| Les revues de presse du JdP n° 100 |
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Date : 17/06/2010 BONHEUR 65 ANS L’AGE DU BONHEUR ! Selon les psychologues, il existe une évolution dans le sentiment de bien-être au cours de la vie. Par exemple, si à 20 ans ont est «moyennement heureux», le sentiment de bonheur décline ensuite régulièrement jusqu’à la quarantaine (pas très heureux) pour atteindre le niveau le plus bas à 47 ans (pas heureux). Ensuite, la courbe change de sens pour retrouver le bonheur vers 60 ans (moyennement heureux) et atteindre son point culminant à 65 ans (très heureux). Il redescend ensuite. Ce type de courbe prouve que l’argent ne rend pas forcément heureux alors que c’est justement à l’âge où l’on est au sommet de sa vie professionnelle (45-55 ans) que l’on se sent le plus malheureux. En revanche, la justice sociale existe puisque c’est à partir de l’âge de la retraite que le sentiment de bonheur devient le plus vif en cumulant alors loisirs, revenus, santé encore bonne, tout en appréciant le chemin parcouru ! LA FORMULE PHYSIOLOGIQUE DU BONHEUR Le psychologue Paul Ekman, de l’université de Californie, a codifié l’expression du bonheur sur le visage humain en mesurant chacun des mouvements de la quarantaine de muscles faciaux en leur attribuant un numéro. Ainsi, si votre visage fait UA12+6 c’est que vous êtes heureux, car vous manifestez alors «Une contraction simultanée du zygomatique supérieur (muscle du sourire, soit unité d’action 12, c’est-à-dire UA12) et de l’orbite oculaire (muscles qui entourent les yeux, soit l’unité d’action 6)». Selon lui, cet état est impossible à feindre et à reproduire car seul le profond bonheur donne l’inimitable plissement de la peau autour de l’orbite oculaire. COMMENT ETRE ET RESTER HEUREUX ? D’après Richard Layard, fondateur du Centre pour la performance économique au sein de la prestigieuse London School of Economics et auteur de «Le prix du bonheur» (Armand Colin), le bonheur est à l’origine de la survie de l’espèce humaine. Selon lui, «Il constitue notre principal facteur de motivation. Sans lui, les hommes auraient disparu depuis longtemps». Une réalité que confirme François Lelord, psychiatre, pour qui «Les biens de consommation passive ne rendent pas heureux. Mais en revanche l’énergie dépensée pour un but, la satisfaction de l’atteindre apportent du bonheur». Pour commencer à être heureux et le rester, ainsi que le préconise le psychiatre Christophe André, il faut pratiquer 5 exercices destinés à se réapproprier le bonheur :
PSYCHOLOGIE ETRE CHANCEUX PARCE QUE JE LE VEUX ! Près de 60% des Français affirment croire en la chance. Pourtant d’après le Dr Richard Wiseman, professeur de psychologie à l’université du Hertfordshire en Grande Bretagne qui a étudié pendant 8 ans et sous toutes les coutures les cas de chance et de malchance, le verdict est sans appel : «Quand les gens pensent avoir de la veine, les occasions se présentent. C’est un cercle vertueux». Selon lui, la chance n’est pas quelque chose qui tombe du ciel mais qui profite avant tout à ceux qui s’y prêtent activement sans même s’en rendre compte. En fait, il existe 2 sortes de chance : «Celle qui fait gagner au loto et sur laquelle nous n’avons aucun contrôle et celle qui ressemble à de la chance mais que l’on peut expliquer par différents facteurs psychologiques. Celle-là, il est possible de la favoriser». Pour cela, confirme-t-il, «En regardant l’existence avec plus d’optimisme, une multitude de bonnes choses arrivent». La chance appartiendrait donc à tous ceux chez qui préexiste un faisceau d’attitudes psychologiques positives et qui surtout… : … Savent repérer les occasions favorables … Sont ouverts aux expériences et aux autres ... Créent autour d’eux un tissu de relations maximisant ainsi leurs possibilités ... Font confiance à leur intuition ... Attendent à avoir de la veine ou que les choses se passent bien ... Voient du positif même dans le négatif A l’inverse, «Croire que l’on est malchanceux est l’une des certitudes les plus redoutables dont on puisse être affligé». Selon ce spécialiste, qui dirige également un laboratoire de recherche sur la chance : «Les gens qui se croient malchanceux deviennent déprimés et défaitistes, donc malchanceux», c’est obligé ! MANAGEMENT IMPOSER UNE DATE BUTOIR 3 chercheurs américains en management et psychologie ont constaté que le fait de se fixer une date butoir accélère effectivement le travail dans certains cas. Selon eux, il existe 2 types de tâches : les «tâches fermées» qui peuvent et doivent être effectuées en une seule session de travail et les «tâches ouvertes» qui nécessitent plusieurs sessions de travail, avec ou sans coordination entre les différents acteurs du projet. En ce qui concerne les «tâches fermées», le fait d’estimer la date d’achèvement permet de gagner en efficacité car cela oblige le travailleur qui agit seul à définir clairement ses objectifs et/ou le conduire à commencer plus tôt. Dans le cadre des «tâches ouvertes» le processus psychologique n’est pas le même, car celles-ci sont plus complexes à estimer et donnent davantage d’occasions de repousser la réalisation de leurs diverses composantes. Ces 3 chercheurs recommandent donc aux managers d’«Etre bien inspirés de solliciter régulièrement des prévisions de leurs employés sur les délais d’exécution.» MISER SUR LA CONVIVIALITE Bien que les moments de convivialité ne se décrètent pas, ils permettent à l’entreprise de considérer ses collaborateurs bien au-delà de leurs fonctions tout en permettant aux gens de se rapprocher dans le respect de chacun. Que ce soit un pot de départ, la pause-café, le déjeuner d’équipe, le séminaire de cohésion, une activité sportive commune ou une fête sympa, il est clair selon Philippe Détrie, auteur de La communication interne au service du management (Ed. Liaisons), que «Les moments festifs institutionnalisés et ritualisés jouent un rôle important. La convivialité doit imprégner le management au quotidien et ne pas seulement être exceptionnel». Il poursuit en indiquant qu’une grande-messe ne saurait remplacer les petits gestes conviviaux du quotidien car la cordialité «Est avant tout un état d’esprit et une démarche. Les salariés ont besoin de «chaleur ajoutée» et le manager doit apporter du plaisir et du sens au travail plutôt que du stress». Principaux éléments d’une convivialité réussie afin de mettre de l’huile dans les rapports hiérarchiques : • S’investir peu mais souvent • Se rapprocher des gens sans se forcer • Eviter la familiarité artificielle • Ne pas agir de manière décalée • Ne pas en faire trop • Favoriser les échanges directs • Miser sur l’intelligence collective • Garder sa place • Fuir l’alcool RELATIONS HUMAINES LA CORDIALITE FORCEE EST MAUVAISE POUR LE COEUR Une étude réalisée par des chercheurs suédois et publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health indique que les salariés fuyant le conflit avec leur patron et leurs collègues présentent un risque d’infarctus presque 3 fois plus élevé que ceux prêts à y faire face. Ils démontrent, en effet, que si la convivialité au bureau adoucit les mœurs et améliore les profits, elle nuit aussi gravement à la santé. Cette étude qui a duré une dizaine d’années montre que les «gentils» qui sont prêts à arrondir les angles avec leurs collègues peuvent finir avec un accident du cœur dans 3,3% des cas, contre seulement 1,2% pour les «grandes gueules». Ainsi que l’explique le Dr urgentiste Philippe Rodet, auteur de Se libérer du stress (Eyrolles), «La nouvelle tyrannie du sourire pousse beaucoup de salariés à faire semblant. Rien ne doit troubler le décor rose bonbon, sous peine de vous faire passer pour un caractériel. Du coup, ils préfèrent refouler leurs émotions et finissent par craquer». Selon des universitaires de Francfort, ce sont d’ailleurs les professions obligées à un sourire forcé quotidien (hôtesses de l’air, vendeuses de prêt-à-porter, accueil…) qui reproduisent le plus ce schéma dépressif. • Probabilité d’accidents cardio-vasculaires avec des salariés fuyant souvent ou toujours les conflits avec… Leur patron 2,9% Leurs collègues 3,3% UNE BONNE «ENGUEULADE», C’EST BON POUR LES RELATIONS HUMAINES A l’inverse de la cordialité forcée, Olivier Tirmarche, consultant au cabinet Stimulus et auteur de Au-delà de la souffrance au travail (Odile Jacob), affirme que «S’exprimer, même vertement, réduit l’intensité de ses émotions et faire des reproches libère ses rancoeurs à condition de les raccrocher à des faits précis. Aujourd’hui, les salariés tendent à minimiser les bénéfices du conflit ou à surestimer les risques d’un désaccord». Un principe déjà développé à la fin du XIXe siècle par le sociologue allemand Georg Simmel qui a été le premier à attribuer des vertus aux conflits, considérant qu’une bonne «engueulade» peut faire un bien fou si ce n’est au cœur au moins dans les relations humaines. Selon lui, une explication franche sert à partager ses contraintes avec l’autre en vue de produire une sorte d’ajustement social. De son côté Daniel Goleman, psychologue et inventeur du concept d’intelligence émotionnelle, va plus loin en affirmant que le fait d’exprimer ses états d’âme augmenterait ses chances de réussite professionnelle ! Pour la psychologue et psychanalyste Anne-Marie Mormin, « une conduite d’évitement vient souvent d’un manque d’estime de soi. Fuir les oppositions, c’est éviter de se sentir infériorisé et maintenir, de façon illusoire et à court terme, sa valeur. Le sujet manque de solidité intérieure pour affronter une situation, soit parce qu’il a été mal ou peu accompagné dans l’enfance, soit parce que des expériences de vie négatives l’ont amené à ressentir une position d’infériorité et ont déclenché ce processus réactionnel ». Le conflit est alors trop risqué : il met en danger l’équilibre précaire de la personne. Apprendre à communiquer Des méthodes de communication et de résolution des conflits existent pour bien dire ce qui heurte. La communication non violente (CNV), par exemple, toutes deux basées sur des principes simples : le langage au “je” (parler de soi à la première personne : “Je ressens…”, “J’ai besoin…”) et l’écoute active (écouter l’autre avec attention, en reformulant ses propos pour être sûr de les avoir bien compris, en posant des questions…). » Courrier Cadres - L’Express - L’Expansion - Le Point |





