| Les revues de presse du JdP n° 85 |
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Date : 14/01/2008 COMMUNICATION RÉUSSIR SON INTERVENTION Il est tout à fait normal que le trac et le stress accompagnent un début d’intervention en réunion, devant un groupe ou face à un large auditoire. La prise de parole en public nécessite un entraînement car «Parler en public est un exercice difficile : il faut être à la fois auteur, metteur en scène et interprète» confirme Murgui-Tomas, directeur associé de l’IMFA-ACTA. Bien qu’il n’existe aucune recette miracle pour éviter le trac, quelques techniques de base sont indispensables considérant que «maîtriser son sujet et afficher de beaux slides PowerPoint ne suffit pas. Il faut s’impliquer physiquement» prévient Jean-Michel Roche, directeur général de Verbateam. Toute «La difficulté est d’attirer l’attention et de la conserver. C’est pourquoi il faut «incarner» son discours, parler debout, poser le regard sur la salle, moduler sa voix comme pour composer une mélodie» recommande Patrick Rousseau, formateur et comédien de métier. Ces spécialistes ont d’autant plus raison que pour réussir le lancement d’une réunion, l’intervenant n’a que 2 minutes pour intéresser l’auditoire, sinon c’est fichu ! 5 Conseils pour bien préparer son «entrée en scène» • Utiliser une bonne accroche avec un chiffre, une anecdote, une citation, une annonce sensationnelle, une formule humoristique, une blague d’introduction ou un message clé, afin de mobiliser l’attention dès le départ. • Rédiger un texte court et clair en utilisant des phrases simples conjuguées au présent avec, en appui, un exemple imagé, une métaphore destinée à se faire bien comprendre. • Répéter préalablement son discours à haute voix en veillant à travailler surtout l’articulation et les intonations en respectant bien le temps imparti. • Repérer les lieux afin de «sentir la salle», ainsi que régler et repérer tous les aspects techniques et matériels. • Se décontracter absolument avant de prendre la parole en s’étirant, en baillant pour décrisper les muscles du visage, en respirant profondément 1 à 2 minutes. 5 conseils pour réussir à coup sûr son intervention : • Arriver de manière dynamique et prendre la parole en souriant. Le sourire s’effectue surtout au moment de l’expiration. • Créer rapidement une complicité avec l’auditoire en utilisant d’entrée de jeu son accroche, en citant, par exemple, le nom des personnes connues, une activité commune pratiquée avec certains... • Adopter à tout moment les bonnes postures et bons gestes (redresser le corps en restant souple, avoir un port de tête et un regard droit porté droit devant sur le public, éviter de s’affaler sur le pupitre, mains et bras ouverts, pieds et jambes non croisés…). • Prendre du plaisir à prendre la parole, avoir de l’enthousiasme, en sachant se lâcher avec modestie et authenticité tout en conservant une certaine distance «affective» avec l’auditoire. • Impliquer de temps en temps les participants par une question, une demande précise, une réflexion commune, en s’avançant régulièrement vers l’auditoire. 5 choses à ne pas faire • Prétexter à haute voix que l’on est gêné par la lumière, que l’on ne voit rien, qu’il y a trop de bruit… • Baisser constamment la tête, rester en recul, tourner le dos à l’auditoire, avoir une posture figée. • Raconter une histoire de mauvais goût ou utiliser une formule négative du type «Je ne suis sans doute pas le plus compétent pour parler de ce sujet». • Se cacher en permanence derrière son PowerPoint en ne faisant que lire tout ce qui est écrit. • Mal orienter sa voix par rapport au micro, avoir des gestes rapides ou de trop grande amplitude, se déplacer constamment de long en large. 5 erreurs qui se rattrapent • Faire un lapsus : utiliser finement l’autodérision et/ou être franc et sincère sur ce qui a été dit. • Avoir un trou de mémoire : se dire que l’on a au moins 15 secondes de répit avant que l’auditoire ne s’en aperçoive tout en revenant, par exemple, sur le dernier point évoqué. • Faire un flop avec un mauvais jeu de mot : en voulant faire sourire, c’est plutôt le silence qui s’installe, ne pas insister en continuant comme si de rien n’était sur la suite tout en changeant de posture. • Chute d’un document, d’un objet, geste maladroit : ne pas s’empresser de «réparer» l’erreur en continuant comme si de rien n’était démontrant ainsi une certaine maîtrise de la situation. «Réparer» calmement un peu plus tard. • Problème technique : mettre en place le plan B (autre sujet, autre outil utilisé…) en évitant une trop longue transition, tout en demandant à quelqu’un dans les coulisses de s’occuper de régler le problème. CONDITIONS DE TRAVAIL LES PATHOLOGIES AIGUËS SE MULTIPLIENT Selon Patrick Légeron, patron du cabinet Stimulus spécialisé dans le stress professionnel, «Aujourd’hui, c’est le psychisme plus que le corps qui est sous pression. Les cinq facteurs de cette forme de souffrance sont à la hausse : la charge mentale qui conjugue quantité de travail et pression du temps et des objectifs ; les changements permanents auxquels est soumise l’entreprise ; la frustration par le manque de reconnaissance ; la perte de sens ; les relations entre collègues faites de concurrence plus que de solidarité». Le constat fait par Philippe Davezies, médecin et chercheur en santé du travail, va dans le même sens en précisant que «c’est justement l’urgence qui place les salariés face à un dilemme : comment concilier les exigences de productivité avec leur souci de bien faire leur métier ?». Il poursuit, en soulignant qu’«Une partie d’entre eux n’y parvient pas. Ils en souffrent et finissent par craquer, pour peu qu’ils soient, en prime, fragilisés pour des raisons personnelles.» LA BANALISATION DU «MAL DE TRAVAILLER» Alors que les syndicats ne bougent pas le petit doigt devant la plupart des cas de détresse au travail, il apparaît que «Les nouvelles organisations, en privilégiant l’individualisation de l’évaluation, ont détruit les solidarités et le vivre ensemble. Si vous vous enfoncez, personne ne bouge» confirme Christophe Dejours, directeur du laboratoire de psychologie du travail au Cnam. D’après lui, «La souffrance dans le milieu professionnel est devenue avant tout une pathologie de la solitude». Un constat inquiétant, qui traduit bien l’émergence de ce «mal de travailler» dont personne n’est vraiment coupable dans l’entreprise mais dont tout le monde est un peu responsable. D’après Sylvie Rondey, médecin inspecteur régional du travail, «Toutes les catégories socioprofessionnelles dans le public comme dans le privé sont touchées. Le point commun de mes patients, c’est d’être très investis dans leur boulot». De son côté, la psychanalyste Marie Pezé, la première à avoir ouvert des consultations de pathologies professionnelles dès 1995 à l’hôpital Max-Fourestier de Nanterre (92), n’hésite pas à affirmer que ces patients sont «des fracassés du travail» et que «la situation a considérablement empiré depuis quelques années. On a vu se multiplier les pathologies aiguës, psychiques mais aussi somatiques». Elle cite notamment l’évolution des TMS (troubles musculo-squelettiques) qui sont passés de 2 600 en 1992 à 24 000 cas en 2004, représentant aujourd’hui 70% des maladies professionnelles. Un autre phénomène émergent en France est celui du nombre de suicides de salariés directement sur leur lieu de travail, sachant qu’un grand nombre d’entre eux, ou du moins de tentatives, existent déjà depuis longtemps et restent «anonymes» parmi les 110 000 tentatives de suicides et les 10 à 12 000 suicides déclarés officiellement par an en France. DÉPUTATION «POUR» LE SCRUTIN PROPORTIONNEL La dernière enquête Ifop/Acteurs Publics est assez significative sur la perception qu’ont les Français sur leurs députés. 55% des personnes interrogées déclarent ne pas connaître leur député ni de près ni de loin, dont 62% pour les femmes. Les moins de 35 ans (71%) ainsi que les ouvriers (68%) sont les plus nombreux à ne pas savoir identifier leur parlementaire. Seulement 36% avouent avoir une bonne opinion de celui-ci contre 9% une mauvaise, sachant que la grande majorité des autres «observe» sans prendre vraiment parti. En terme de rôle attendu de la part de leur député, il existe une nette scission (52%/48%) dans la conception du travail parlementaire. Pour les premiers, surtout parmi les cadres supérieurs, les professions libérales et les personnes âgées de plus de 65 ans, il s’agit de considérer le rôle du député comme étant d’abord de «privilégier sa présence à l’Assemblée nationale pour y voter les lois et défendre les intérêts de sa circonscription». Pour les autres catégories d’âge intermédiaire, ouvriers et habitants de communes rurales, le député doit être avant tout «présent dans sa circonscription pour rester à l’écoute de la population et rendre compte de son travail aux électeurs.» En matière de méthode d’élection jugée la plus démocratique, les Français sont majoritairement favorables au scrutin proportionnel en vue de favoriser «la représentation de tous les partis en fonction de leurs poids dans l’électorat». Ainsi 65% des ouvriers et 63% des personnes âgées de moins de 35 ans se prononcent clairement en faveur de cette solution. Ce mode de scrutin reste également majoritaire, mais dans une moindre proportion, parmi les cadres supérieurs et les professions libérales (56%) ainsi que chez les personnes âgées de plus de 65 ans (53%). KNOWLEDGE MANAGEMENT UNE NÉCESSITÉ DANS CHAQUE ENTREPRISE Le partage de l’information dans le cadre du KM (Knowledge Management ou Management des connaissances) est principalement destiné à éviter que les connaissances internes et informelles de l’entreprise, qui se répartissent dans autant de têtes que de collaborateurs, ne disparaissent avec le départ de ceux-ci (démission, retraite, disparition précoce…). En ne faisant rien pour transmettre et/ou stocker l’immatériel du savoir acquis au fil du temps (méthodes, techniques, projets en cours, carnets d’adresses, ficelles et finesses dans le savoir-faire…) leur «évaporation naturelle» peut être lourde de conséquences, voire de retards et d’erreurs, à des moments clés pour l’entreprise. Aussi pour les petites entreprises, choisir entre un KM construit autour d’un système d’information interactif (Intranet, réseau) ou un KM fondé exclusivement sur l’échange et la rencontre régulière et informelle entre collaborateurs, il existe un moyen terme réalisable par tous à partir d’une saisie sur de simples fichiers word. Clés à respecter pour faire en sorte que «plus l’entreprise partage son savoir avec ses salariés, plus l’entreprise devient performante» : 1. Identifier clairement les objectifs Il s’agit d’abord de bien identifier les gains attendus et apprécier si le contexte est propice pour un changement de culture parmi les principaux membres concernés (éviter la rétention en préférant le partage). 2. Collecter les données La démarche la plus simple consiste à recenser les savoir-faire originaux, inédits, spécifiques, que la concurrence ne possède pas. En complément de la mise en place de groupes de parole, dans tous les autres cas le retour d’expérience peut s’effectuer sur un simple fichier Word. Il suffit le plus souvent de réaliser, par entité, un recueil de connaissances simplement structuré : date, rappel de l’objectif, étapes de la résolution du problème, intérêt de la solution trouvée (coûts, délais…), coordonnées des principaux acteurs… 3. Organiser et diffuser les connaissances Le but est de pouvoir accéder rapidement et sans difficulté au fonds de connaissances grâce, notamment, à l’informatique. L’archivage et la sauvegarde sont ici primordiales. Un mot de passe est naturellement recommandé sachant que cette opération peut être effectuée assez aisément en 2 ou 3 semaines par un étudiant en informatique. Il s’agit alors de créer une base de données constituée de tous les documents et fichiers disponibles en les rendant accessibles par un sommaire conçu sur la base de simples liens hypertextes. 4. Vérifier et stimuler la circulation des infos Pour apprécier la valeur de l’information, il est absolument nécessaire que celle-ci soit mise à jour régulièrement et que les collaborateurs soient suffisamment formés pour pouvoir l’exploiter. Il s’agit dès lors de mettre en place des règles simples destinées à inciter chacun à participer comme, par exemple : tenir compte de l’apport en KM au moment de l’évaluation annuelle ou encore offrir une prime aux meilleurs contributeurs. PSYCHOLOGIE COMMENT TROUVER LA CONFIANCE EN SOI ? D’après Jack Welch, ancien président charismatique de General Electric et auteur de «74 réponses iconoclastes pour réussir» paru au Village Mondial, il est nécessaire que chaque collaborateur et manager dispose de la plus grande confiance en lui, sans quoi il ne peut aller nulle part. Ce spécialiste du management des hommes recommande de procéder par étapes pour obtenir ou retrouver la confiance en soi : 1. Rechercher des petites victoires Pour commencer, il faut se fixer un objectif réaliste au travail ou à la maison, l’atteindre avec détermination, puis savourer cette petite réussite. Se fixer ensuite «un objectif plus vaste, plus audacieux et assez lointain dans le temps, afin de s’obliger à sortir un peu de sa zone de confort». Recommencer encore et encore dans le cadre d’une démarche lente et régulière. 2. Surmonter les échecs En cas d’échec ou de revers, il faut découvrir et comprendre ce qui n’a pas fonctionné en se fixant un nouvel objectif et en recommençant la démarche. Avec le temps, l’on découvre que «tout échec vous enseigne en réalité une chose qui vous devez savoir, afin que vous puissiez vous ressaisir et passer de nouveau à l’offensive avec toujours plus d’audace…» 3. Dire ce que l’on pense et faire ce que l’on dit D’après J. Welch, il faut absolument éviter de dire une chose et en faire une autre, comme c’est souvent le cas en entreprise, car cela tue la confiance à la racine. Il faut également éviter le manque de franchise ou la langue de bois dans le but de se dégager d’une responsabilité, car alors «la confiance en soi s’effrite et meurt.» 4. Etre transparent Recourir à la transparence suppose de mettre en conformité ses actes et ses paroles. C’est la base même de la confiance, car «cela suppose une grande intégrité dans l’une et l’autre de ses dimensions» en favorisant directement le respect de soi et des autres. 5. Savoir siffler la fin de la partie avec les autres En terme d’allocation de confiance aux autres il existe, selon Jack Welch, 4 types de managers au monde pouvant être classés selon la qualité de leurs résultats et la manière dont ils mettent en œuvre les bonnes valeurs.
D’ABORD 8,7 Comme il y a 35 ans, les Français ont en moyenne 2 rapports sexuels par semaine. Une longue enquête menée conjointement par l’Ined, l’Inserme et l’ANRS le confirme, en indiquant une fréquence de rapports sexuels de l’ordre de 8,7 fois par mois. Il existe toutefois une véritable évolution de la sexualité avec notamment une augmentation des pratiques chez les aînés. Par exemple, en 1970, 53% des femmes de plus de 50 ans vivant en couple déclaraient une activité sexuelle régulière. Elles sont aujourd’hui près de 90%. Autre enseignement, si l’activité sexuelle ne baisse pas avec l’âge, elle diminue en revanche avec la longévité du couple. Lorsque le couple est constitué depuis moins de 6 mois, le nombre de rapports par mois est de 12, alors qu’il n’est plus que de 8 après 5 ans de vie commune. L’âge moyen du premier rapport pour les filles est à 17,6 ans, soit 3 ans de moins que leurs grands-mères. Pour les garçons, il est à 17,2 ans. ENSUITE 4,4 et 11,6 Alors que les hommes déclarent 11,6 partenaires sexuels dans une vie, les femmes se limitent à 4,4 (1,8 en 1978), faisant dire aux chercheurs que si «Les déclarations des hommes sont stables depuis 1970, celles des femmes augmentent, ce qui traduit une plus grande facilité à rapporter une vie sexuelle diversifiée». La variété des expériences semble également agir sur les pratiques sexuelles. Pour les scientifiques menant l’enquête, «Les pratiques de sexualité orale ont connu une diffusion spectaculaire dans les années 80, elle se poursuit. Fellation et cunnilingus sont devenus une composante très ordinaire du répertoire». D’après eux, la sodomie reste marginale sachant que 12% des femmes et 15% des hommes la pratique «parfois». Autre évolution, 4% des femmes disent avoir connu une relation homosexuelle (2,6% en 1992) et une sur 10 reconnaît s’être déjà inscrite sur un site de rencontres, contre 13% pour les hommes. Les rapports sexuels découlant de l’usage de L’Internet concernent 6% des femmes et 10% des hommes «Un chiffre destiné à progresser» d’après les auteurs de l’enquête. Principales sources utilisées : L’Entreprise - L’Express - Ifop - Le Point - Management - Le Point |





