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Les revues de presse du JdP n° 85
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La revue de presse de l'entreprise

Date : 14/01/2008

AIDES PUBLIQUES

UN LARGE ÉVENTAIL PAS FORCÉMENT PERTINENT
Le système français d’aides aux entreprises reste relativement opaque et ce, d’autant plus, qu’il est éclaté entre au moins 6 000 dispositifs et des centaines de guichets à tous les échelons territoriaux, de l’Union européenne aux communes en passant par les associations et la Région. En matière d’aides à la création d’entreprise, par exemple, celles-ci sont au nombre de 120 donnant ainsi l’impression d’une vaste mobilisation publique, alors qu’en réalité leur montant total ne recouvre que 2% du total et ne profite qu’à 10% des entreprises en création.
Même constat en ce qui concerne la R&D déclarée prioritaire mais qui ne pèse, en réalité, que 3% des aides d’Etat. Il est vrai que le profil des aides a fortement évolué. Ainsi, la subvention traditionnelle tend à devenir de plus en plus marginale et ne représente que 11% des 57,3 milliards d’€ d’aides recensées lors du dernier audit du budget de l’Etat. Ce sont, aujourd’hui, principalement les aides fiscales et les exonérations sociales indirectes qui représentent la grande majorité des aides (50%). Elles s’appliquent aussi bien aux mesures favorisant l’emploi qu’à celles concernant l’investissement.

Répartition des aides accordées aux entreprises par l’Etat, en % des 57,3 Md€ (base 2005) :
34%    Emploi
21%    Investissement
20%    Fonctionnement
11%    Entreprises publiques
5%      Territoire
3%      R&D
2%      Formation
2%      Création d’entreprise
1%      Environnement
1%      Sauvetage-restructuration
Source : Rapport sur les aides publiques aux entreprises (2007)

ARTISANAT

UN SECTEUR CLÉ DE L’ÉCONOMIE

Alors que l’artisanat est la «première entreprise de France», 75% des artisans disent avoir du mal à recruter à cause des problèmes de qualification des apprentis, malgré un nombre de candidatures qui ne cesse d’augmenter. Dans sa dernière enquête, l’UPA (Union professionnelle artisanale) confirme, sur le fond, que c’est aussi «le secteur qui tempête le plus contre les charges sociales. Elles n’ont jamais été aussi lourdes ! Cela décourage l’embauche». Et pourtant, l’artisanat reste un pilier important en matière d’emplois puisque 430 000 ont été créés en 7 ans (75 000 embauches par an en moyenne), soit 25% du total des emplois créés en France durant la même période. Selon un sondage Ipsos, plus de 80% des Français pensent que l’artisanat est un secteur clé de l’économie et que les artisans dynamisent fortement leur environnement de proximité.
C’est également le secteur par excellence de la création d’entreprise avec un diplômé sur deux qui monte sa propre boîte. C’est également celui de la transmission d’entreprise sachant, par ailleurs, que 300 000 entreprises vont voir leur patron partir à la retraite dans les 10 années à venir. Pourtant, 10 000 entreprises en pleine activité disparaissent chaque année faute de repreneurs. Le problème est identique dans les DOM-TOM, une partie de la France qui regroupe 33 698 entreprises et 52 907 salariés. Là-bas, comme en France, les structures artisanales sous-capitalisées et souvent peu structurées peinent à survivre dans un contexte économique tendu (3 583 disparitions en 2004).

Chiffres de l’artisanat en général (base 2006) :
•  175 Md€ de chiffre d’affaires
•  6 Md€ d’exportations dont les 2/3 en Europe
•  900 000 entreprises
•  2,4 millions d’actifs
•  1,7 million de salariés dont 1/3 de femmes
•  510 métiers
•  40% d’établissements dans le bâtiment
•  31% dans les services
•  17% dans la production/fabrication
•  12% dans l’alimentation

CADRE

EMPLOI : DE BONNES PERSPECTIVES D’ICI 2015
Les prévisions du Centre d’analyse stratégique projettent que 600 000 actifs partiront à la retraite chaque année et que 150 000 emplois supplémentaires/ an verront le jour jusqu’en 2015, soit un total de 750 000 postes disponibles par an. Les créations nettes d’emploi de cadre doivent représenter 43% des créations nettes totales pour atteindre un total d’emplois cadre de 5,5 millions en 2015, soit +14% par rapport à 2005. A cette date, l’emploi total devrait atteindre les 25,5 millions soit une évolution de +6,3%. Dans le prolongement de ces dernières années, l’entrée sur un poste de travail  doit correspondre pour 40% à un mouvement interne, pour 31% de l’arrivée d’une personne provenant d’une autre entreprise (17% exerçant exactement le même métier) et pour 29% de nouveaux entrants (étudiants, apprentis) n’ayant aucun emploi auparavant. Rappelons que chaque année, 10% des salariés changent de profession en restant dans la même entreprise.

Les 9 professions qui vont recruter le plus de cadres avec nombre de postes à pouvoir de 2005 à 2015 :

Administration générale des entreprises 838 000
Enseignement et formation 449 000
Ingénieurs techniques, informaticiens et personnes de la recherche 379 000
Cadres commerciaux 189 000
Cadres du BTP   90 000
Cadres de la fonction publique 90 000
Cadres de la banque et des assurances  77 000
Médecins et assimilés 66 000
Cadres de transports et navigants de l’aviation 31 000

Source : Centre d’analyse stratégique

ENTREPRENEURIAT

LA FRANCE N’EST PAS VRAIMENT UN TERREAU FERTILE
Malgré la somme incroyable d’organismes, d’agences et de relais existant en France, penchés autour de l’entreprise (création, transmission, conseil, formation, aide…), il semble que l’entrepreneuriat soit fondamentalement handicapé par le système lui-même. Malgré les aides apportées par tous ces organismes d’accompagnement il manquerait, à l’évidence, le feu sacré, l’enthousiasme, l’état d’esprit offensif dont a besoin l’entrepreneur. Peut être cela est-il dû aux intervenants, certes de bonne volonté, mais qui le plus souvent raisonnent trop administratif, technocratie, fonctionnariat, procédure, en n’ayant jamais créés eux-mêmes d’entreprise et/ou qui n’ont jamais été confrontés, pour certains d’entre eux, aux véritables aspérités du terrain. Un récent sondage réalisé par TNS Sofres en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie, indique que le pays favorisant le plus l’entrepreneuriat en Europe est, de loin, le Royaume-Uni (54% des sondés) grâce notamment à un bon environnement fiscal, très loin devant la France (13%).
Idem en ce qui concerne le «climat social» jugé bien plus favorable dans ce pays avec 44% d’avis positifs contre 21% pour la France. Un seul grand motif de satisfaction : les dirigeants français sont perçus par leurs homologues européens comme étant les «plus sensibles aux aspects humains» dans l’entreprise.

FISCALITÉ

HAUSSE DES PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES EN 2006

Le taux des prélèvements obligatoires a atteint 44,4% en 2006, soit une augmentation de 0,4 point sur un an. Un niveau jamais atteint depuis 1999 intégrant tous les impôts (revenu, ISF, Taxes locales, cotisations de sécurité sociale, CSG…).
Selon l’Insee, l’impôt sur le revenu a augmenté de +5,6% du fait d’une augmentation des revenus d’activité de +3,7%, ainsi que la fiscalité locale qui a subi une hausse de +2,4%. Si l’ISF a poursuivi sa lancée du fait de la flambée de l’immobilier, la suppression de l’avoir fiscal et la taxation des PEL de plus de 10 ans ont également achevé d’alourdir la facture.
Un bilan des courses à contre courant de ce qui avait été promis, faisant que les recettes fiscales ont augmenté de 10,8 milliards d’€ l’année dernière.
Alors que le gouvernement se félicite d’un déficit limité à 36,16 milliards d’€ en améliorant de 10,8 Md€ ses prévisions c’est surtout le fait, selon Philippe Seguin président de la Cour des comptes, que cette hausse d’impôt a servi principalement à payer les intérêts. D’après lui, «La baisse du déficit est due à des facteurs conjoncturels, notamment par des rentrées fiscales meilleures que prévue et par la cession des autoroutes».
En 2007, le taux des prélèvements obligatoires devrait toutefois «redescendre» à 44% (niveau idem 2005) du fait de la modification du barème de l’impôt sur le revenu. Rappelons pour mémoire que la dette publique atteint 1 152 Md€ (2006) et que le simple remboursement de la dette (38,9 Md€ en 2006) est devenu le second poste budgétaire après l’enseignement (59,4 Md€) et devant la défense (35 Md€).

TOP MANAGEMENT

UN RECRUTEMENT ENDOGAME
Un sondage CSA/Transearch/Enjeux-Les Echos indique une certaine inquiétude quant au remplacement des dirigeants et des cadres supérieurs en place dans les grandes entreprises. Le fait de savoir si les successeurs seront vraiment à la hauteur pose, en effet, un vrai problème au top management en place. De toute évidence, le premier choix de 70% des sondés se porte majoritairement sur un candidat ayant eu un parcours important au sein de l’entreprise. Il est vrai que dans 57% des cas, le dernier top manager en place a été lui-même recruté au sein de l’entreprise. Seuls 26% des dirigeants interrogés iraient chercher un candidat à l’extérieur pour un poste à haute responsabilité, même si 39% d’entre eux avouent l’avoir pourtant fait lors du dernier recrutement. La préférence pour la solution interne est encore plus marquée dans les entreprises industrielles confirme Alain Tanugi pour qui : «Certaines entreprises, dans l’industrie notamment, sont très conservatrices et endogames. Il faut une situation de crise pour qu’elles aillent chercher du sang neuf à l’extérieur.»
Eléments pris en considération dans le choix d’un cadre dirigeant/top manager, en dehors des évidentes qualités professionnelles et managériales requises :

96%    Contenu de l’expérience    
74%    Dimension internationale
39%    Age
19%    Fait d’être une femme
7%     Appartenance à une minorité ethnique
4%     Appartenance à un grand corps d’Etat

Source : Sondage CSA/Transearch/Enjeux-Les Echos

TRAVAILLEURS INDÉPENDANTS

GAGNENT PLUS MAIS TRAVAILLENT PLUS
Une étude de l’Insee menée en 2006 indique que la France compte 2,3 millions de travailleurs non salariés appelés «indépendants». Dans cette catégorie, il convient d’intégrer les professions libérales, les petits patrons de l’industrie, du commerce et des services, ainsi que les exploitants agricoles. La moyenne de rémunération nette annuelle d’un indépendant est de l’ordre de 30 400€ contre 21 000€ pour un salarié du privé, soit +45%. En contrepartie, la moyenne hebdomadaire de travail est de 55 heures, contre 39H. pour les salariés du privé, soit 41% de boulot en plus. Une autre particularité est dans la très faible proportion de femmes parmi les indépendants avec un taux de 27% contre 42% dans le privé. Enfin la plupart des indépendants, à l’exclusion des médecins et des agriculteurs, ne sont devenus leur propre patron qu’au bout d’une dizaine d’années, soit vers l’âge de 32 ans.

Comparatif entre le revenu net annuel moyen d’un salarié du privé et celui d’un indépendant (base 2006) :

  Salarié du privé Indépendant
Commerce, services  de proximité 15 300€  22 400€
Industrie, construction, transport 21 700€  31 800€
Secteur des prof.
libérales 
23 100€ 54 400€
Moyenne des
indépendants
21 000€ 30 400€

Source : Insee

WEB

LE PRIME TIME DU NET
Selon Médiamétrie, le mercredi est le jour de plus grande affluence sur le Net avec 83% d’internautes connectés, juste après le lundi (82%). Dans la semaine, les 2 plages horaires les plus sollicitées en terme d’affluence sont dans l’ordre : 17H-18H (81%) et 12H-14H (77%).

3 SITES UTILES EN ENTREPRISE

•  www.administration24h24.gouv.fr : Ce site s’apparente à un véritable guichet unique de l’administration donnant accès à près de 600 démarches administratives en ligne.
•  www.couveuse-virtuelle.com : La «couveuse» s’adresse surtout aux créateurs ayant déjà validé leur projet auprès d’organismes partenaires comme les boutiques de gestion ou l’ANPE. Ceux-ci bénéficient d’une gestion administrative et comptable accompagnée, d’un test de viabilité du projet pendant 6 mois à 1an, du N° Siret de la couveuse et de conseils avisés d’un accompagnateur.
•  www.industrie.gouv.fr/pratique/ format/vae-entreprises.html : Il donne un accès au mode d’emploi du vade-mecum de la VAE (Validation des acquis de l’expérience) en entreprise et conseille les chefs d’entreprise sur la démarche en identifiant clairement toutes les étapes clés du déroulement du projet.

Principales sources utilisées : Alternatives Economiques - Enjeux - L’Entreprise - Industries - Mobilité Mag - MatinPlus - Le Point - Le Revenu - Travail & Sécurité
Articles consultables sur http://www.men3.fr/catalogue/nouveauxcontenus.html

Reproduction interdite - Copyright JdP© / 2000 - 2007 • Directeur de la publication : Y.Guerin / Rédacteur en chef : D.Reuter
Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008