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Les revues de presse du JdP n° 86
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La revue de presse de l'entreprise

Date : 06/11/2007
Par JDP

ACCIDENTS DU TRAVAIL

BAISSE DES DÉCÈS
En 2005, selon l’INRS, le nombre d’accidents du travail avec arrêt a été de 699 217 (+1%) générant un total de 33,2 millions de journées perdues par I.T (incapacité temporaire). En additionnant les accidents du trajet (82 965) et les maladies professionnelles (41 347), c’est un total de 831 729 arrêts enregistrés en France. Le nombre de décès (474) profite d’une baisse notable de -24%, un recul surtout perceptible dans la Métallurgie et le BTP.

 

CADRE

DES NOTES DE FRAIS UN PEU GONFLÉES
76% des cadres interrogés lors d’une enquête internationale menée par la société KDS disent savoir comment tromper la vigilance de leur comptable. C’est notamment le cas en matière de notes de frais vis-à-vis desquelles 18% d’entre eux confessent le gonflement régulier de leurs notes de taxi et de restaurant. En moyenne, cette habitude ne dépasse pas toutefois 10 euros chaque mois.

PEU DE TURN OVER EN RÉALITÉ
La dernière enquête de l’Apec indique, pour la 4e année consécutive, que 8 cadres sur 10 (tous secteurs confondus) n’ont pas connu de changement dans leur vie professionnelle au cours des 12 derniers mois. Seulement 13% disent avoir évolué au sein de leur entreprise. Le phénomène est surtout notable dans les PME de plus de 50 salariés au sein desquelles les cadres avouent être beaucoup moins enclins à changer d’entreprise lorsque la mobilité interne est encouragée et facilitée.

 

DÉPLACEMENT

32 MINUTES EN MOYENNE
Selon l’Insee, les Français qui se déplacent en voiture pour rejoindre leur lieu de travail mettent 32 minutes en moyenne. Ils sont la moitié à travailler à moins de 8 km de leur commune de résidence bien qu’il existe deux exceptions : celui des franciliens qui ont un trajet supérieur à 45 minutes pour 25% d’entre eux et celui des habitants de zones rurales qui, malgré l’allongement des distances, ont un temps de trajet plus court (28 mn). Autre fait notable ressortant de l’étude, le fait que les cadres parcourent des distances bien plus importantes que les autres salariés.

 

DRH

LE RECRUTEMENT, UN TEMPS FORT DE LA DISCRIMINATION
Une enquête menée par la Cegos sur le thème de la discrimination indique que l’âge pour les seniors et le handicap sont les 2 principaux motifs de discrimination à l’embauche. Dans 80% des cas, c’est au moment du recrutement que la discrimination reste la plus importante. C’est du moins ce qu’affirment 57% de DRH témoins d’actes de ce genre.

UNE VOLONTÉ D’EMBAUCHE DES + DE 50 ANS
Une autre enquête de la Cegos indique que 72% des DRH entendent pallier les retraites massives des années à venir en embauchant des plus de 50 ans. Ils sont également 34% à envisager des mesures pour prolonger la présence des seniors dans l’entreprise et plus de la moitié à mettre en place des dispositifs pour fidéliser les hauts potentiels.

 

ECONOMIE

UNE FRANCE ATTRACTIVE MAIS PEU AGILE
Le dernier rapport 2007 réalisé par l’IMD sur l’état de la compétitivité mondiale place la France à la 28e place sur 55 pays notés, juste derrière l’Inde. Le plus inquiétant est que si le pays est le numéro 3 mondial en matière d’IDE (investissements étrangers directs) avec 88 milliards de dollars, prouvant ainsi sa réelle attractivité financière, il se place bon dernier à la 55e place pour l’attitude des Français face au nombre d’heures travaillées et pour la «non» flexibilité et adaptabilité des personnes confrontées à de nouveaux défis. Ce «french paradox» a de quoi inquiéter pour l’avenir de la croissance et des réformes nécessaires dans l’Hexagone.

 

ENTREPRISE

LA VISION DES JEUNES SALARIÉS
Un récent sondage réalisé par Opinion Way pour AACC Corporate et mené auprès des 18-24 ans confirme que les PME sont toujours largement plébiscitées (83%) loin devant les multinationales (50%). Toutefois à choisir entre une PME (25%) et la fonction publique (24%) l’écart est devenu quasiment inexistant dans les intentions de travail. Parmi les 3 critères comptant le plus pour opter entre une entreprise ou une institution, les jeunes adultes mettent en premier le niveau de rémunération (55%), l’ambiance et les relations humaines (50%), ainsi que les conditions de travail (45%). La réputation de l’entreprise (13%), les avantages sociaux (12%), la possibilité de travailler à l’étranger (10%) et l’engagement social ou citoyen (7%) forment la «queue» de leur motivation. Signe frappant, une majorité de jeunes salariés considèrent qu’ils sont moins bien traités que les anciens (56%). C’est peut être la raison qui fait qu’ils ne font pas confiance aux patrons (14%) pour défendre leurs intérêts dans le monde de l’entreprise, pas plus qu’au Medef (5%). Parmi les distorsions qui choquent le plus les jeunes dans leur relation à l’entreprise viennent en tête la discrimination (42%), les salaires trop bas (42%) et les délocalisations (39%). S’ils comprennent assez bien le rôle économique de l’entreprise, ils ne sont pas du tout d’accord pour prolonger les priorités et les tendances actuelles.

Priorité des 5 rôles souhaités pour l’entreprise de demain avec, entre parenthèses, l’estimation de son rôle actuel :

  • Créer des emplois 43% (20%)
  • Assurer un développement durable de la société 35% (8%)
  • Participer au développement économique, créer des richesses 13% (25%)
  • Innover 7% (3%)
  • Faire du profit 2% (44%)
    Source : Opinion Way

 

HEURES SUPPLÉMENTAIRES

PAS SI ÉVIDENT !
«Travailler plus pour gagner plus» est le nouveau slogan gouvernemental grand public destiné à faire oublier celui plus implicite des 35 heures «travailler moins et gagner moins». Sous l’angle économique, le nouveau dispositif doit, en théorie, profiter davantage aux salariés en CDI déjà en place et/ou les mieux payés, c’est-à-dire à ceux qui effectuent le plus d’heures suppl. déclarées (notamment dans le secteur de l’énergie) et beaucoup moins aux salariés à temps partiel, intérimaires, CDD et salariés passés en temps annualisé. Dans la fonction publique, au sein de laquelle un grand nombre d’heures suppl. sont habituellement transformées en compte épargne temps, l’hypothèse de la revendication de leur paiement effectif risque de poser de sérieux problèmes à la Sécu.
Une autre problématique se pose pour les nombreux salariés du privé qui effectuent régulièrement des heures suppl. non rémunérées, notamment dans les TPE. C’est également le cas de l’estimation du solde de tout compte ou du montant transactionnel au moment du licenciement ou de la démission, en mettant alors dans la balance l’ensemble des heures suppl. accumulées au fil des années même s’il n’existe pas d’effets rétroactifs.

Un autre effet sournois guette la dégradation de l’ambiance de travail entre les «bons élèves» qui restent plus tard le soir et augmentent ainsi leur salaire, en ne sachant pas vraiment ce qu’ils font de ce temps supplémentaire au bureau, et tous les autres. La dilution du temps de travail en vue de profiter d’une rémunération suppl. risque de devenir un nouvel enjeu de contrôle pour les managers. Il en est de même avec l’adéquation des anciennes grilles de salaire lorsque celles-ci sont relativement étroites et ne séparent plus le statut du salarié de sa rémunération globale.

LES GRANDES LIGNES DU DISPOSITIF
Sur le principe, le recours au dispositif des heures suppl. est décidé par l’employeur qui reste seul juge de la nécessité d’en faire pratiquer ou pas. Dans tous les cas, les nouvelles règles s’appliquent au-delà de 35 H. sur les bases suivantes :

  • Les heures suppl. sont rémunérées 25% de plus que les heures normales ;
  • Elles sont exonérées de cotisations sociales salariales et de CSG
  • Elles profitent d’une défiscalisation en terme d’IR (impôt sur le revenu) dans la limite d’un plafond ;
  • Les personnes non imposables ne reçoivent pas de crédit d’impôt malgré les heures suppl. réalisées ;
  • Les ménages touchant la PPE (prime pour l’emploi) ne verront pas ce montant baisser (ou progresser) malgré l’existence d’heures suppl. ;
  • Les salariés à temps partiel ne peuvent profiter de l’exonération de charges sociales que pour les heures suppl. dépassant de 10% la durée initiale de leur contrat et ce dans la limite de 33% ;
  • Les cadres, dont le contrat de travail prévoit un nombre de jours travaillés, peuvent bénéficier de la défiscalisation au-delà de 218 jours/an.

% de salariés à temps plein effectuant des heures supplémentaires déclarées avec, entre parenthèses, le nombre d’heures suppl. en moyenne annuelle pour ceux qui en effectuent (base 2004) :

Energie 69% (47H.)
Industrie automobile 56% (34H)
Transports 55% (114H)
Construction 50% (82H)
IAA 43% (43H)
Ind. Biens intermédiaires 43% (48H)
Commerce 38% (46H)
Ind. Biens d’équip. 36% (52H)
Ind. Biens de cons. 35% (40H)
Services aux entreprises 34% (58H)
Education, santé, social 33% (39H)
Services aux particuliers 29% (49H)
Activités financières 16% (23H)
Activités immobilières 9% (49H)
Activités associatives 6% (53H)

 

MARKETING

LE MYTHE DU «ONE TO ONE»
40% des sociétés estiment que le marketing “one to one” et la relation personnalisée avec les clients relèvent plus du mythe que de la réalité. L’étude menée par l’université Paris-Dauphine et Everest confirme que si 80% des entreprises possèdent bien une base de données, seulement 30% d’entre elles l’actualisent et stockent l’historique des données clients.

 

RÉMUNÉRATION

LES PRIMES VARIABLES DES CADRES
Selon une récente enquête de la Cegos, près de 75% des cadres perçoivent une part variable dans leur rémunération. Le niveau des primes variables allouées en 2007 pour des objectifs atteints à 100% est de : 22,5% pour les cadres commerciaux, 18,7% pour les cadres supérieurs, 12,3% pour les managers et 8,9% pour tous les autres cadres. En regard des rémunérations perçues, 70% des cadres se déclarent néanmoins peu ou pas satisfaits des modes de calcul liés à la performance, et seulement 39% des salariés considèrent que la politique salariale de leur employeur est équitable.

 

SALARIÉ

L’OPPORTUNITÉ DE TRAVAILLER CHEZ SOI
81% des salariés concernés par la poursuite de leur travail à domicile considèrent que cela est une opportunité et 17% y voient une contrainte. C’est le constat d’une étude menée par l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) qui relève que 16% des salariés travaillent plus souvent à la maison. Cette proportion monte même à 40% parmi les cadres et les 25-29 ans.

C’EST LE SALAIRE QUI MOTIVE D’ABORD LE DÉPART DE L’ENTREPRISE
Un sondage réalisé par le cabinet Pactes Conseil indique que 36% des salariés invoquent la rémunération comme principale raison du changement d’entreprise. 15% disent se déterminer d’abord par l’intérêt du poste et 10% par les conditions de travail. Au-dessus d’une rémunération de 3 000€, ils sont toutefois plus nombreux (21%) à se dire motivés par les nouvelles responsabilités du poste.

LA PRESSION GRANDISSANTE DU CLIENT
D’après les chiffres publiés par le ministère de l’Emploi, 71% des salariés travaillent en contact avec le public, de vive voix ou par téléphone. 22% d’entre eux déclarent toutefois avoir été agressés verbalement dans les 12 mois précédant l’enquête et 2% avouent avoir subi des violences physiques. Il ressort que le «poids» de la relation client au sein de l’entreprise devient de plus en plus pressant, voire stressant, notamment dans les professions des banques, des assurances, de la poste, de la santé et de la sécurité.

Principales sources utilisées : Alternatives Economiques - Capital - Challenges - L'Entreprise - Enjeux - L'Express
Articles consultables sur http://www.men3.fr/catalogue/nouveauxcontenus.html

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Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008