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Les revues de presse du JdP n° 87
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La revue de presse européenne

Date : 04/01/2008

26 MILLIARDS D’EUROS TRANSFERES PAR LES EXPATRIES VERS LEUR PAYS D’ORIGINE

Pour la première fois, Eurostat et la Commission européenne ont tenté d’évaluer les montants transférés par les expatriés travaillant dans l’UE 27 vers leurs pays d’origine. Les données proviennent, d’une part, des flux enregistrés dans les balances des paiements des pays membres et, d’autre part, d’une étude extrapolant les transferts à partir des revenus disponibles des immigrés et de leur propension à en transférer une partie. Les sommes transférées de façon informelle ou clandestine ne sont pas comptabilisées et n’apparaissent donc pas dans ces statistiques.
Pour 2006, les fonds transférés sont estimés à 26 milliards d’euros contre 23 milliards en 2005. Les flux intra-UE27 se sont élevés à 7 M€ et les flux extra-UE27 à 19 M€, soit les trois quarts. Les données montrent que l’UE 27 a transféré vers des pays tiers plus du double du montant reçu de ceux-ci (19 milliards envoyés contre 9 reçus).
Plus de 85% de ces envois de fonds ont été effectués à partir de seulement cinq Etats membres. Par ordre d’importance : l’Espagne (6,8 milliards d’euros), le Royaume-Uni (4,7), l’Italie (3,2), l’Allemagne (2) et la France (1,4).

Les 10 grands couloirs d’envoi de fonds
Eurostat identifie dix grands couloirs de sortie de fonds :
Allemagne : Turquie, Pologne, Serbie
France : Maroc, Portugal, Algérie
Espagne : Maroc, Colombie, Equateur
Italie : Albanie

LUXEMBOURG, PLUS CHER QUE LONDRES

Selon les chiffres collectés sur l’ensemble de l’année 2006 par le réseau ERA Immobilier, Luxembourg récupère sa place de capitale la plus chère d’Europe avec un prix moyen de logement de 485.000 € devant Londres (473.830€). Berne (440.000€) occupe la troisième position, suivi par Dublin (427.343€), Madrid (382.000€) et Paris (324.840€). Prague, qui figurait en dernière position (112.000 €) cède sa place à Sofia (nouvellement entrée dans l’enquête) qui devient la capitale la moins chère d’Europe (78.000€).
Lisbonne (+20% des prix alors qu’ils ont baissé dans le reste du pays) et Dublin (+16%) ont enregistré les plus fortes progressions. Curieusement, Bruxelles (malgré une hausse constante depuis 2004) et Berlin ne se trouvent qu’en 12ème et 13ème position.
L’Espagne est toujours le pays européen qui construit le plus de logements. L’engouement des acquéreurs étrangers continue à jouer à plein (35% des transactions) mais les prix commencent à se calmer sérieusement : 20% en 2004, 6,5% en 2006. D’après l’enquête Era Immobilier, l’accumulation des reventes de la part d’acquéreurs ne pouvant plus faire face aux mensualités pèse sur l’évolution des prix.   

           
PRES DE 70% DES EUROPEENS SONT PROPRIETAIRES

En moyenne, 68,9% des Européens sont propriétaires de leur logement, soit une hausse de trois points en un an. Le record est détenu par la Bulgarie avec un taux exceptionnel de 94%, suivi par Chypre (85%) et l’Espagne (84%).
La France se situe dans la deuxième partie de tableau avec 58% de propriétaires. Elle devance les Pays-Bas, l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse, dernière comme chaque année (37,2%).

LE VOTE ELECTRONIQUE EN RECUL

Alors que le Sénat français reconnaît des difficultés survenues lors de l’utilisation du vote électronique à l’occasion des dernières élections, les commissions électorales de l’Angleterre, du Pays de Galles ou encore de l’Irlande ont récemment rendu des avis négatifs sur la généralisation de ce dispositif. En outre, malgré un fort ancrage du vote électronique aux Pays-Bas (90% du corps électoral) et en Belgique (44%), des problèmes sont apparus en termes de fiabilité et de sécurité, engendrant de vives discussions autour de son développement. Alors que l’Italie, l’Espagne et le Portugal en sont au stade de l’expérimentation sans valeur juridique, il semble que, d’une façon générale, la tendance soit au recul de la généralisation pourtant annoncée du vote électronique à l'occasion des dernières élections, les commissions électorales de l'Angleterre, du Pays de Galles ou encore de l'Irlande ont récemment rendu des avis négatifs sur la généralisation de ce dispositif. En outre, malgré un fort ancrage du vote électronique aux Pays-Bas (90% du corps électoral) et en Belgique (44%), des problèmes sont apparus en termes de fiabilité et de sécurité, engendrant de vives discussions autour de son développement. Alors que l'Italie, l'Espagne et le Portugal en sont au stade de l'expérimentation sans valeur juridique, il semble que, d'une façon générale, la tendance soit au recul de la généralisation pourtant annoncée du vote électronique.

GESTION DE CREANCES


N°1 européen en matière de gestion du poste client, Intrum Justicia réalise chaque année une enquête sur l’évolution des délais de paiement et de la gestion des impayés dans les entreprises européennes. Cette étude a été conduite début 2007 dans 25 pays dont 22 sont membres de l’UE. Environ 6.500 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activités ont été consultées.

Amélioration des délais de paiement
En 2006, le délai moyen de paiement effectif s’est réduit en comparaison des trois exercices précédents, tout en demeurant à un niveau supérieur à la valeur de 2004. En effet, la durée de paiement est passée de 42,5 jours (mars 2006) à 42 jours (mars 2007) pour les particuliers, de 59,9 jours à 58,6 jours pour les entreprises et de 69,8 à 68,9 jours pour le secteur public.
Par ailleurs, les retards de paiement se sont également réduits : après avoir connu une hausse continue depuis 2004 pour atteindre 16,6 jours en 2006, ils sont maintenant de 16,0 jours.

Des disparités importantes
Concernant les entreprises, on note des disparités importantes selon les pays et même les régions. Pour exemple, une entreprise norvégienne est payée en moyenne quatre fois plus vite qu’une entreprise grecque. 
On distingue trois groupes :
    -    les « bons élèves » : tous les pays nordiques , y compris l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui affichent           des délais de paiement de 26 à 40 jours.
    -    les « élèves moyens » : France, Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne, Autriche (45 à 66 jours)
    -    les « mauvais élèves » : Espagne, Italie, Chypre, Grèce, Portugal (82 à 106 jours).

En France, l’évolution est contrastée
Même si les délais de paiement en France sont légèrement supérieurs à la moyenne européenne, on note une certaine amélioration puisque ceux-ci sont passés de 67,5 jours à 65,8 jours. Les retards de paiement ont également raccourci, passant de 15,2 à 14,3 jours. Les particuliers aussi règlent leurs créances plus tôt : 37,8 au lieu de 39 jours. Les pertes sur créances irrécouvrables se sont stabilisées, mais à leur niveau le plus élevé (1,6%). Le secteur public a allongé ses délais de paiement (70,1 jours contre 69,6).
Parmi les entreprises françaises ayant participé à l’enquête, environ 75% connaissent des difficultés de trésorerie du fait de mauvais comportements de paiement et la moitié craignent même pour leur survie.

Quid du secteur public ?
Le secteur public reste un mauvais payeur chronique. Dans la plupart des pays européens, en particulier en Europe de l’Ouest, mieux vaut une trésorerie importante et beaucoup de patience pour travailler avec les organismes publics. Si une entreprise travaillant avec ce secteur est réglée en 20,8 jours en Estonie, elle doit en revanche attendre en moyenne 139,7 jours pour être payée en Italie et 152,5 jours au Portugal. Conclusion : pour financer son activité, une entreprise a besoin de sept fois plus de capitaux au Portugal qu’en Estonie si elle travaille avec le secteur public.

Les pertes sur créances irrécouvrables
Les pertes sur créances irrécouvrables oscillent entre 1,7% et 1,9% depuis 2004, avec de fortes disparités selon les régions.
Sur les 25 pays considérés, seule la Finlande affiche des pertes sur créances irrécouvrables inférieures à 1%. En revanche, ce taux dépasse les 3% en Pologne, Estonie, Lituanie et République Tchèque.



LES JEUNES QUITTENT LE TOIT PARENTAL DE PLUS EN PLUS TARD

Aujourd’hui, les jeunes européens vivent en moyenne plus longtemps chez leurs parents que les générations précédentes. Les Italiens, avec 56% de « 25 à 29 ans » vivant chez leurs parents et plus généralement les jeunes des pays du Sud de l’UE (Grèce, Espagne, Portugal) ont tendance à jouer les « Tanguy ». A l’inverse, les Danois, proche de 0% de « 25-29 ans » vivant chez leurs parents, les finlandais, les anglais (18%) et les français (20%) seraient les plus autonomes. Cette tendance générale au départ tardif du domicile parental s’expliquerait par l’allongement de la durée des études, des perspectives moins nombreuses sur le marché de l’emploi et celui du logement, des variations nationales en termes de politiques de soutien aux jeunes mais aussi, bien souvent pour des raisons culturelles.



L’ALLEMAGNE INVESTIT DANS LES JEUNES PAR LE VOLONTARIAT INTERNATIONAL

L’Allemagne a mis en place un programme à destination des jeunes de 18 à 28 ans qui souhaitent partir à l’étranger pour travailler au sein d’organisations humanitaires, pour une durée de 6 à 24 mois. Concrètement, l’Etat versera 580€ par mois et par volontaire aux organisations concernées, prendra en charge tous les frais relatifs à l’engagement du Jeune et lui versera en plus environ 100€ par mois d’indemnité. L’objectif de cette opération est double : valoriser le travail bénévole et inciter les jeunes à partir à l’étranger, quelles que soient leurs conditions de ressources. Le pari sous-jacent est qu’en échange, les volontaires gagneront des compétences, très valorisées et demandées dans une économie globalisée. Pour 2008, une enveloppe de 70 millions d’euros a été prévue pour accueillir 10.000 participants.



ZOOM SUR L’EMPLOI FEMININ DANS l’UE15
Secteur public : premier employeur des femmes.
46% des femmes travaillent dans le secteur public (contre 20% chez les hommes).  En Suède, elles sont même 2 sur trois à travailler dans les services publics. A l’opposée, en Grèce, seule une femme sur trois y est employée.

84% de l’emploi des femmes se concentre dans les activités de services
Les femmes travaillent principalement dans le secteur de la santé et de l’action sociale (17,2%), du commerce de détail (12,5%), dans l’éducation (11,4%), l’administration publique (7,3%) et le secteur des services aux entreprises (7,2%).
Entre 2000 et 2005, la part de l’emploi des services dans l’emploi total des femmes est passée de 67,5% à 72,5% alors que celle des activités industrielles diminuaient de 27,4% à 23,8%.

Une femme sur trois travaille à temps partiel
Très peu développé dans les pays méditerranéens, l’emploi à temps partiel concerne 9% des femmes en Grèce contre 40% en Suède et même 75% aux Pays-Bas.



MEDISYS : UN NOUVEL OUTIL DE VEILLE DES RISQUES SANITAIRES

La DG « Santé & Protection des Consommateurs » de la Commission européenne a ouvert un site Internet d'information médicale : MediSys. Celui-ci recueille et classe en trois catégories principales : « maladies », « bioterrorisme », « autres menaces », des données provenant de plus de 1.000 sites internet d'actualités et de 120 sites spécialisés en santé publique. Ce système de veille complète les outils classiques de surveillance sanitaire qui recensent de façon continue et systématique des informations relatives à un type de maladie ou à une population particulière (taux de décès, recours aux services de santé). Il a vocation à détecter rapidement tout type de risque pour la santé publique dès qu'un sujet est fréquemment répertorié. Une alerte est alors envoyée aux autorités sanitaires de l'ensemble des États membres qui sont ainsi en mesure d'anticiper ces menaces et/ou d'y faire face de façon coordonnée.

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Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008