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| Les actualités régionales du JdP n° 88 |
| Les entreprises qui bougent |
| Les actualités régionales en Limousin |
Date : 01/02/2008 ZOOM SUR LE NIVEAU DES SALAIRES EN LIMOUSIN Le Limousin parmi les trois régions proposant les salaires les plus bas. Selon l’Insee Limousin, la région se place au vingtième rang national, devant la Basse-Normandie et le Poitou-Charentes, avec un salaire horaire net moyen en 2005 de 10,50€ nets, inférieur de 12,5% à la moyenne nationale (12€). Un salarié limousin perçoit en moyenne 30% de moins qu’un travailleur d’Ile-de France (15,10€) et 10% de moins qu’un salarié de Rhône-Alpes, la première région de province. Ces écarts de salaire s’expliquent à hauteur de 80% par les caractéristiques des emplois (cadre, profession intermédiaire, employé, ouvrier). Faible dispersion des salaires Les 10% de travailleurs les moins bien rémunérés ont perçu en 2005 moins de 6,90€ nets de l’heure. À l’opposé, les 10% de salariés les mieux payés ont gagné plus de 15,60€ . Le seuil des hauts salaires représente donc 2,3 fois celui des bas salaires. Cette valeur fait du Limousin la région où l’écart des salaires entre les catégories socioprofessionnelles est le plus faible. Explication : le seuil des hauts salaires en Limousin est très modéré par rapport à celui affiché au niveau national : 19,20€ sur l’ensembl: le seuil des hauts salaires en Limousin est très modéré par rapport à celui affiché au niveau national : 19,20€ sur l’ensemble de la France et 16,80€ en province. Des cadres moins nombreux et moins bien rémunérés En Limousin, les cadres représentent 8% des effectifs salariés, soit un taux bien en deçà des taux d’encadrement constatés sur l’ensemble du territoire (15%) et en province (11%). De plus, un cadre limousin a perçu en 2005 un salaire horaire net moyen de 20,70€, inférieur de plus de 10% à la moyenne française. Comme dans le reste de la France, les femmes sont sous-représentées dans les postes d’encadrement (30%). cadrement (30%). L’ancienneté paye Le salaire horaire progresse de manière significative avec l’âge du salarié : un jeune en deçà de 25 ans touche ainsi 40 % de moins qu’un salarié de plus de 55 ans. Une partie de cet écart est due au fait que les jeunes occupent en plus grand nombre des emplois moins qualifiés. En revanche, la différence entre jeunes et «anciens» n’est plus que de 20% si l’on raisonne en catégories socioprofessionnelles identiques. Enfin, l’ancienneté profite surtout aux plus qualifiés : en début de carrière, un cadre a un salaire horaire 63% plus élevé que celui d’un ouvrier non qualifié, l’écart atteint 212% en fin de carrière. Des disparités hommes-femmes persistantes En Limousin, le salaire horaire moyen des hommes (11€) est supérieur de 12% à celui d’une femme. À caractéristiques identiques (fonctions, âges, etc.), le différentiel passe à 7,5%. Ces disparités sont plus faibles que celles que l’on constate au niveau national (17,7% pour la province), principalement en raison d’un salaire masculin bien inférieur à la moyenne nationale. Le décalage est nettement plus prononcé chez les cadres puisque le salaire d’un cadre masculin est supérieur de 22,5% à celui d’une femme occupant la même fonction. Cet écart n’est que de 4,5% entre employés hommes et femmes. Enfin, l’ancienneté accentue les différences de salaire entre hommes et femmes. En début de carrière, un homme aura un salaire 2,5% plus élevé qu’une femme alors qu’ en fin de carrière, l’écart sera de 28%. L’énergie et les activités financières : des secteurs plus rémunérateurs Dans la région, les secteurs les moins rémunérateurs sont l’industrie agroalimentaire, le commerce, et surtout les services aux particuliers et l’intérim où la rémunération nette n’atteint pas 9€/h. Les salaires les plus élevés se trouvent dans les secteurs de l’énergie (14,60€), des activités financières (13,50 €) et de l’industrie automobile (12,60 €). Les grandes entreprises plus généreuses Le salaire croît avec la taille de l’établissement employeur, passant de 9,30€ pour les établissements de moins de 10 salariés à 12,30€ pour les établissements de plus de 250 salariés (soit 32% de plus). À caractéristiques identiques des emplois, l’écart tombe à 14%. CHAMPEAU TISSE SA TOILE SUR TOUTE LA FRANCE Premier fabricant français de charpentes industrielles en bois, la Société Champeau compte déjà 13 sites de production dont 2 à Eymoutiers, mais aussi à Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Méréville (Essonne) et Albert (Somme). Deux autre sites verront le jour près de Dijon et dans le Sud-Ouest dès le printemps 2008, puis ce sera le tour de la Bretagne : l’objectif étant d’arriver rapidement à une couverture totale du pays. Cette volonté de maillage national liée à l’élargissement de la gamme des produits devraient faire passer l’entreprise de Feytiat de 64 millions d’euros de CA en 2007 (déjà en progression de 10% par rapport à 2006) à 110 millions d’euros fin 2009. Aujourd’hui, Champeau emploie 370 personnes dont 120 dans le Limousin. LA POPULATION LIMOUSINE A L’HORIZON 2030 L’augmentation de la population limousine devrait se poursuivre, mais à un rythme limité. Selon les projections réalisées par l’Insee Limousin, la population limousine augmenterait de 2% d’ici 2030 en supposant le maintien des tendances démographiques récentes, à savoir la poursuite de l’allongement de l’espérance de vie, le niveau plus élevé de la natalité et surtout l’attractivité croissante de la région. En effet, avec un gain migratoire moyen estimé à 3.200 personnes chaque année jusqu’en 2030, le Limousin ferait plus que compenser son déficit naturel (2.600 personnes par an). En matière de perspectives de croissance démographique, la région se situe en dix-septième position seulement loin derrière les grands gagnants que seraient le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. En revanche, elle ne fait plus partie du peloton de queue constitué de régions qui resteraient orientées à la baisse à l’horizon 2030 : Champagne-Ardenne, Lorraine et Bourgogne. Les campagnes limousines plus attractives. Le gain migratoire serait plus prononcé dans le rural que dans l’urbain : l’espace à dominante rurale, sur lequel habitent 38 % des Limousins, concentrerait en effet près de la moitié du gain migratoire de la région sur les 25 prochaines années. Cependant, cette tendance migratoire favorable sera loin de compenser le déficit des naissances sur les décès. Des projections très différentes d’un département à l’autre. A l’horizon 2030, la Haute-Vienne connaîtrait une hausse de 8 % de sa population tandis que la Creuse en perdrait 9%. la Corrèze progresserait légèrement jusqu’en 2015 puis afficherait ensuite une décroissance pour s’établir en 2030 à un niveau inférieur de près de 1% à celui de 2005. Les différences d’évolution s’expliquent surtout par les distorsions de solde naturel. Rapporté à la population, le déficit naturel est quatre fois plus important en Creuse qu’en Haute-Vienne. L’écart tient au poids beaucoup plus important des personnes âgées en Creuse et non à des écarts de fécondité : l’indicateur de fécondité est d’ailleurs plus élevé en Corrèze et en Creuse qu’en Haute-Vienne. Croissance plus marquée pour Limoges que pour Brive. Grâce à une pyramide des âges plus équilibrée, l’aire urbaine de Limoges serait le territoire limousin le plus dynamique dans la période à venir : elle devrait gagner chaque année en moyenne 350 habitants par dépassement des naissances sur les décès, et 1.100 par gain migratoire jusqu’en 2030. La hausse de population serait ainsi de 14% en 25 ans. La progression serait deux fois moins élevée à Brive dont la population est nettement plus âgée. La population limousine avancera encore en âge. La région est déjà la plus âgée de France avec une moyenne de 43,5 ans en 2005, contre 39 ans pour l’ensemble de l’hexagone. Elle devrait le rester en 2030 avec une moyenne de 46,5 ans, dépassant encore de quatre ans l’âge moyen national. Cependant, l’écart avec d’autres régions se resserre : la Corse, la Bourgogne et l’Auvergne connaîtront un vieillissement plus prononcé que le Limousin. En 2030, l’espace rural comptera guère plus d’un jeune de moins de 20 ans pour trois personnes âgées de plus de 60 ans. EOVI MUTUELLE DU LIMOUSIN S’IMPLANTE A BRIVE Depuis fin 2007, les Corréziens peuvent se rendre à la nouvelle agence Eovi Mutuelle du Limousin qui conforte ainsi son implantation dans la région. Avec ses 97.000 adhérents, Eovi Mutuelle du Limousin et Eovi Mutuelle creusoise forment le Groupe UTIM (Union Technique Interdépartementale Mutualiste) qui constitue la première force mutualiste régionale. Spécialisé dans la protection sociale individuelle ou collective de tout secteur d’activités mais aussi dans les domaines de l’épargne, de la prévoyance et de la retraite, le Groupe UTIM dispose dorénavant de 10 agences dont 4 en Haute-Vienne, 4 en Creuse et une à Angoulême en Charente. Ses 85 collaborateurs gèrent 650 entreprises pour 46 M€ de chiffre d’affaires santé et 0,42 M€ de CA prévoyance. L’INCUBATEUR REGIONAL AU SERVICE DES TECHNOLOGIES INNOVANTES L’incubateur régional « Aile », installé sur la technopole Ester de Limoges, accompagne les porteurs de projets mettant en œuvre des technologies innovantes en leur apportant appuis technique, managérial, financier et/ou juridique pour créer leur entreprise. Les aides mises à disposition se font en échange de l’engagement de rester au moins trois ans dans la région Limousin. Depuis 2000, année de sa création, « Aile » a soutenu 13 dossiers (sur 42 candidatures). Les deux derniers projets sélectionnés au 4ème trimestre 2007 concernent : • un dessert laitier à forte valeur ajoutée nutritionnelle, porté par Eric Guérin et adossé à l’ESCAIA (Ecole supérieure de la Coopération Agricole et des industries alimentaires de Montpellier). • le développement de solutions innovantes en instrumentation micro-onde. PHOTONIS REDUIT LA VOILURE SUR LE SITE DE BRIVE Fin 2007, le Groupe Photonis a annoncé la suppression de 121 emplois sur les 643 du site de Brive. Ancienne filiale de Philips et créé en 1998, Photonis est leader européen et « numéro deux » mondial sur le marché des photomultiplicateurs pour l’imagerie médicale, domaine dans lequel elle connaît depuis 2003 une forte chute des ventes : 60% en quatre ans. L’entreprise dispose de quatre autres sites de production dans le monde : Matamoros au Mexique, Lancaster et Sturbridge aux USA, Roden aux Pays-Bas (les deux premiers sites devraient aussi connaître des réductions d’effectifs). Fort heureusement, l’entreprise corrézienne développe d’autres activités plus lucratives comme la photodétection ou les systèmes d’intensification de lumière qui lui donnent accès notamment aux marchés liés à la Défense. De plus, un renforcement de la politique commerciale, le redéploiement sur les marchés scientifiques et industriels ainsi que le maintien de l’activité « Recherche & Développement » sur le site de Brive constituent les bases d’une relance annoncée. |





