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Les revues de presse du JdP n° 89
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La revue de presse de l'entreprise

Date : 04/04/2008

CADRE

MIEUX VAUT ETRE SENIOR ET DIRIGER DES COLLABORATEURS
Une étude de l’Apec indique que l’exercice d’une fonction managériale pour un cadre rapporte 15% de plus. En effet, alors que le salaire brut annuel médian d’un cadre sans responsabilité hiérarchique s’élève en moyenne à 39 000e, il passe à 41 000e pour ceux qui exercent des responsabilités hiérarchiques sur 1 à 3 collaborateurs et à 45 000e au-dessus. D’une manière plus générale, l’étude indique que si le salaire brut annuel médian est de 42 000e pour les cadres, il existe toutefois de grands écarts en constatant que 80% des rémunérations sont comprises dans une fourchette allant de 30 000e à 70 000e. En fait, l’âge et la durée de l’expérience sont les principales caractéristiques personnelles déterminant le niveau des salaires. En revanche, le niveau de formation influence peu le salaire hormis à partir de Bac+6. Les inégalités par le sexe préexistent toujours avec un différentiel de 17% entre le salaire médian des hommes et celui des femmes cadres.

CHÔMAGE

LES DOM-TOM EN TETE

Les derniers chiffres d’Eurostat indiquent que le taux de chômage le plus élevé en Europe concerne 4 départements français : La Guyane (28,5%), la Réunion (28,3%), la Guadeloupe (26,9%) et la Martinique (24,1%). En Guadeloupe, le chômage des 15-24 ans dépasse même les 60% pour un niveau moyen de 50% dans les autres départements d’Outre-Mer, hors Guyane.

1 CHÔMEUR SUR 3 RETROUVE DU TRAVAIL DANS LES 3 MOIS
Selon les dernières statistiques du régime d’assurance-chômage, 38% des demandeurs d’emploi sont de retour sur le marché de l’emploi par le biais d’un CDI, d’un CDD, d’un poste en intérim ou d’une création d’entreprise, dans le trimestre qui suit leur inscription.

CODE APE

5 CARACTÈRES AU LIEU DE 4
Le Code APE (activité principale exercée) des entreprises implantées en France est modifié à partir du 1er janvier 2008 dans le cadre d’une harmonisation avec la nomenclature d’activités européennes (NACE). Aux 4 caractères initiaux s’ajoute une 5e lettre correspondant à chacun des pays de l’UE. En pratique, les entreprises n’ont aucune démarche à effectuer sachant que l’Insee leur adressera automatiquement le nouveau code. Celui-ci devra toutefois être mentionné sur les bulletins de salaire ainsi que sur les déclarations administratives à effectuer au titre de l’année 2008 et suivantes.

CONDITIONS DE TRAVAIL

1 SALARIÉ SUR 2 SATISFAIT DE SON ENVIRONNEMENT
Selon le dernier baromètre de climat social réalisé par la Cegos, seulement 49% des salariés jugent leur espace de travail agréable sur le plan du silence, de la luminosité et de l’agencement. 6 salariés sur 10 estiment, par contre, que leur entreprise n’est pas assez vigilante en matière de qualité de l’environnement de travail.

PROCÉDURE JUDICIAIRE

3 CHANCES SUR 20 DE RENAÎTRE
Une étude menée pendant 10 ans par Deloitte Finance et Altares sur les entreprises en difficulté indique que les jugements rendus à la suite d’une procédure judiciaire concernent 65% de liquidations, 26,8% de plans de continuation ou de redressement et 8,35% de plans de cession. Au final, c’est tout de même 87% des entreprises qui finissent liquidées malgré les tentatives de redressement et de cession. Le cabinet de conseil AlixPartner anticipe, de son côté, une recrudescence des défauts de paiement et des faillites en Europe au cours de 18 prochains mois. L’industrie et le commerce devraient connaître le plus fort taux de restructuration.

DÉLAI DE PAIEMENT

60 JOURS MAXIMUM
Le Baromètre Eurofactor 2007 indique que le délai de paiement moyen constaté en France est de 66 jours alors qu’il n’est que de 35 jours au Danemark, 45 jours en Grande Bretagne et 49 jours en Allemagne. Afin d’éviter un allongement anormal du différé de paiement subi par les fournisseurs (de 2 à 5 jours supplémentaires l’année dernière en Europe), un projet de loi est prévu en France avant l’été en vue d’interdire les paiements au-delà de 60 jours calendaires.

REPRISE D’ENTREPRISE

RACHAT DE SOCIÉTÉ PRÉVU PAR 1/4 DES DIRIGEANTS
Selon le cabinet de conseil Grant Thornton, près de 50% des reprises d’entreprise se font par une autre société. Le rachat direct est devenu la principale solution envisagée par les PME pour permettre une évolution de leur capital, alors même que 25% des dirigeants envisagent une évolution de leur capital d’ici 10 ans.

Principales solutions envisagées par les PME pour une évolution de leur capital:
49%    Cession industrielle
18%    Cession familiale
16%    Fonds d’investissement
9%      Introduction en bourse
8%      Autres*    * Fusion, vente aux salariés…
Source : Grant Thornton

CROISSANCE

LE SCÉNARIO 2035 DU BIPE
Selon le constat réalisé par le Bipe (Bureau d’information et de prévision économique) portant sur les performances de l’industrie française «Même des branches apparemment condamnées comme le textile pourraient devenir des vecteurs de croissance» confirme Elisabeth Rocha, vice-présidente du Bipe. Si l’on en croit les prévisions à long terme réalisées par cet organisme, une douzaine de secteurs peuvent croître à un taux annuel supérieur à 3%. La seule condition consiste à produire des produits sophistiqués à fort contenu innovant que les pays émergents ne savent pas fabriquer. C’est le cas pour l’industrie automobile qui peut tirer son épingle du jeu à condition que «Cette croissance intègre beaucoup de recherche concernant notamment l’électronique embarquée» souligne Mme Rocha, «sachant que les pièces standards seront importées avant d’être assemblées.»

Evolution de la production en moyenne annuelle sur la période 2004-2035 (en volume) dans 12 secteurs leaders en France, selon les estimations du Bipe :

5,6%     Composants électriques et électron.
4,8%     Pharmacie, parfumerie et entretien
4%        Promotion, gestion immobilière
3,8%     Biens d’équipement mécaniques
3,8%     Equip. électriques et électroniques
3,6%     Conseils et assistance
3,6%     Postes et télécommunications
3,5%     Commerce de gros, intermédiaires
3,4%     Activités récréatives, culturelles, sportives
3,2%     Chimie, caoutchouc, plastiques
3,2%     Transports
3%        R&D
2,9%     Industrie automobile
Source : Bipe

EXPORTATION

400 MILLIARDS EN 2007

En 2007, le déficit du commerce français extérieur a atteint -39,3 milliards d’euros à comparer à l’excédent allemand de +175 Mde sur la même période. Pourtant les exportations en volume sont importantes avec 400,2 Mde. En les associant aux importantes rentrées liées au tourisme, le déficit réel est de seulement 1,3% du PIB contre 3,4% pour le Royaume-Uni, 5,5% des Etats-Unis ou encore 8,9% pour l’Espagne. Si l’impact du fort taux de change de l’euro est notable dans les échanges extérieurs en réduisant de facto la compétitivité-prix des produits français, il faut toutefois relativiser son effet. En effet, 50% de nos exportations se font sur la zone euro et un taux fort permet de réduire considérablement la facture pétrolière et gazière limitant ainsi la valeur des importations. Néanmoins selon les spécialistes, la raison profonde de la dégradation chronique des échanges commerciaux serait liée à un net affaiblissement du territoire français comme base de production industrielle.

UN POSITIONNEMENT «MILIEU DE GAMME»
Le positionnement type «milieu de gamme» des produits «made in France», hors produits de luxe, peine de plus en plus à concurrencer les pays dits à forte compétitivité hors prix (type Allemagne) et naturellement les bas coûts des pays émergents et des pays d’Europe centrale et orientale. Une autre raison qui explique cette baisse progressive du niveau des exportations découle de la faiblesse exportatrice des TPE et des PME. Celles-ci sont trop souvent spécialisées dans des activités de sous-traitance s’adressant à des marchés de proximité, à la différence des PME du Mittelstant allemand qui exportent dans le monde entier. Enfin, lorsqu’il s’agit de la signature hautement médiatisée de gros contrats suite à la visite du Président de la République (énergie, transports, environnement, aéronautique), leur contribution réelle doit être relativisée. Par exemple, lorsque la France facture un Airbus, la valeur ajoutée produite sur le territoire national ne dépasse pas généralement le tiers du prix de l’avion !

Exportations françaises par branches en données FAB-FAB, en milliards d’euros (base 2007) :
126    Biens intermédiaires
93,4   Biens d’équipement
60,3   Biens de consommation
51      Industrie automobile
46,7   Secteur agroalimentaire
16,7   Energie
3,9     Armement
1,6     Divers

Exportations françaises par destination en données CAF-FAB, en milliards d’euros (base 2007) :

229,6   Union Européenne
56,3     Autres pays d’Europe
36,9     Amérique
36,3     Asie
22,3     Afrique
12,1     Moyen-Orient
2,1       Divers

Source : Douanes

TPE

DE NOUVELLES MESURES POUR LES ARTISANS EN 2008

A compter du 1er janvier 2008, les artisans, commerçants et professions libérales, ont un seul interlocuteur et un seul avis d’appel de cotisations avec le RSI (régime social des indépendants).
L’avis unique remplace dorénavant les différents appels de cotisations envoyés par la caisse et les Urssaf tout en proposant 10 prélèvements mensuels automatiques effectués le 5 de mois.

LES EFFETS DU BOUCLIER SOCIAL
La loi du 5 mars 2007 et son décret d’application N°2007-966 du 16 mai 2007 indique que toutes les TPE bénéficient d’une exonération permanente de cotisations obligatoires de Sécurité Sociale, égale à la différence entre le montant des charges sociales à payer et une fraction de leur chiffre d’affaires. Cette fraction se monte à 14% pour les entreprises dont le commerce principal est la vente de marchandises ou la fourniture de logement et de 24,6% pour les entreprises exerçant une autre activité. Cette disposition s’applique à compter de 2008 sur les régularisations de cotisations assises sur les revenus 2007. A compter du 1er janvier 2008, une seconde mesure s’applique au TPE récemment créées en leur donnant la possibilité d’opter pour un calcul simplifié de leurs cotisations de Sécurité sociale l’année de leur création d’activité et les 2 années suivantes. Dans ce cas, le montant des charges sociales est déterminé trimestriellement et correspond à une fraction du chiffre d’affaires du trimestre précédent selon les mêmes règles que celles évoquées ci-dessus.

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Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008