DYNAMISME
10 CONSEILS POUR ETRE AU TOP
Poussé par la nécessité de faire du chiffre, du résultat, de la productivité, chacun a tendance à oublier «ses plages de respiration» comme le souligne Jean-Michel Milon, consultant chez Leroy Consultants. Pour y remédier, «Il est nécessaire d’avoir une vie personnelle et psychologique solide avec de bonnes fondations» confirme Maurice Thévenet, auteur du Plaisir de travailler et professeur au Cnam et à l’Essec. Pour cela, les spécialistes conseillent plusieurs astuces afin de rester toujours dynamique chez soi comme au travail :
• Eviter la modestie en se forçant à communiquer sur ce que l’on fait de bien, sur ses performances et ses petites réussites, car «cela donne la pêche et valorise l’estime de soi» indique Dominique Genelot, président d’Inep Consulting-Bernard Julhiet Group et pour qui «La modestie est très française : nos amis anglo-saxons nous en mettent plein la vue ! Ils savent faire monter la mayonnaise avec très peu d’huile…»
• Etre clair avec soi-même en identifiant consciemment qui l’on est et ce que l’on veut. L’objectif est d’éviter de se sous-estimer (et de se surestimer) face aux autres ou aux situations rencontrées en expectorant régulièrement ses humeurs. Pour cela rien de tel, d’après Hélène Lacroix-Sablayrolles, DG de Lacroix & Cobsultants, que d’«Ecrire pour soi tous les reproches que l’on peut faire à autrui, fréquenter des amis bienveillants, prendre du recul sur les événements passés…»
• Ne pas perdre l’envie de progresser, de se former, de faire le point sur ses compétences et sur son évolution, quel que soit son âge, reconnaît Sylvie Sanchez-Forsans, fondatrice du Capap. Selon elle, «Lorsqu’on n’apprend plus, c’est peut être le moment de changer de job. Même lorsque sa situation professionnelle est stable, ses compétences maîtrisées, il faut se remettre en question. Sans quoi, il y a risque d’absence de pêche.»
• Etre curieux et demeurer une force de proposition sans tout attendre de sa hiérarchie ou des autres suggère Dominique Genelot pour qui «Aller chercher les réponses auprès de son n+1, réclamer des informations, des explications pour comprendre, c’est être proactif : Or souvent, les cadres sont peu curieux.»
• Savoir dire non mais avec diplomatie «permet d’exprimer son point de vue profond, ses émotions ou encore dire ce qui ne va pas à un collaborateur ou à un supérieur» affirme Jean-Michel Milon, car cela «évite aussi d’être débordé et donc favorise la pêche.»
• Savoir gérer son taux d’incertitude tout en en sachant profiter du quotidien est une nécessité vitale d’après Sylvie Sanchez-Forsans qui souligne que «La conscience des risques professionnels et de santé est bien plus forte aujourd’hui qu’hier et qu’une vision lucide des choses est nécessaire pour se rassurer ou pour s’inquiéter à juste titre.»
• Se forcer à rire avec des livres, des films, des histoires drôles, car «Lorsqu’on ne rit plus, ça va mal» constate Hélène Lacroix-Sablayrolles. Pour elle, «Les managers qui font rire sont forts, même si on les considère parfois comme des rebelles…». Pour Maurice Thévenet, dans notre société aseptisée et prudentielle , «Les tabous sont plus nombreux qu’il y a vingt ans, certains mots ne peuvent plus être utilisés et les rapports humains sont moins faciles. Le rire est un moyen de contourner cela. Il a sa place s’il n’est pas aux dépens de quelqu’un, si c’est un rire de l’absurde qui pousse à réfléchir.»
• Eviter de trop se livrer en important ses problèmes personnels au boulot afin d’éviter de tomber dans le registre de l’émotion et de la compassion. De la même manière, conserver une certaine prudence dans le tutoiement sachant que «Les bonnes relations réclament du temps et de la réflexion, sinon il y a risque de déception, ce qui est mauvais pour la pêche» estime Maurice Thévenet.
• Prodiguer des sourires, utiliser des mots aimables, pratiquer la politesse, féliciter lorsque c’est sincère, sont des moteurs de bien-être rappelle Jean-Michel Milon, considérant que tout comportement positif vers autrui appelle souvent, en retour, un comportement positif envers soi.
• Avoir une double vie professionnelle et extra professionnelle afin de pouvoir prendre du temps rien que pour soi et éviter ainsi que les frustrations du travail et/ou le manque de reconnaissance au boulot ne viennent entretenir une négation d’envie et d’intérêt pour d’autres plaisirs, loisirs et passions, «empêchant ainsi de se ressourcer ailleurs», ajoute Hélène Lacroix-Sablayrolles.
MARKETING
POURQUOI LA RÉCESSION EST-ELLE LA BIENVENUE ?
Certaines études tendent à démontrer qu’en période de ralentissement de la conjoncture, les investissements consacrés au marketing rapportent davantage, en gain de parts de marché, qu’en période de prospérité économique. Cette réalité est confirmée lorsque l’entreprise a l’audace d’adopter une stratégie contraire à celles de ses principaux concurrents. En période difficile, la conquête de nouveaux clients suppose de laisser tomber le réflexe gestionnaire qui conduit à réduire les dépenses de marketing, à diminuer les effectifs consacrés au service clientèle, à reporter le lancement de nouveaux produits, à baisser les commissions versées à l’équipe commerciale ou encore à moins investir dans la formation. En général, dans ce cas, la réduction des coûts induit une baisse du niveau des services dont l’effet est de faire fuir la clientèle et réduire la part de marché. Ce que Gordon Bethune, PDG de Continental Airlines, résume par la formule «Ce n’est pas le moment d’enlever le fromage de la pizza ! ». Il considère, en effet, que changer de fournisseur juste pour payer moins trahit de la part de l’acheteur une méconnaissance profonde des règles du marketing.
RETOURNER LA SITUATION
Lorsque les temps sont durs, il est plutôt recommandé de faire tout le contraire, c’est-à-dire proposer plus et jamais moins en adoptant une attitude qui consiste à :
• Maintenir la qualité du produit ou du service voire l’augmenter.
• Accroître la formation du personnel en employant de nouveaux talents.
• Augmenter les primes en faveur de l’équipe commerciale afin de la motiver.
• Ne pas négliger le travail de proximité auprès des clients.
• Placer les personnes les plus compétentes sur le terrain afin de dynamiser les ventes.
• Aider les clients à réduire leurs coûts en montrant comment le produit ou service leur fait gagner du temps, améliore les garanties et réduit le gaspillage chez eux.
• Tirer parti du fait que les clients ont plus de temps pour rencontrer les commerciaux et sont plus motivés par les solutions qui font baisser les coûts.
• Oser lancer des produits innovants sur le marché en favorisant des partenariats avec les meilleurs clients.
• Cibler en priorité les clients des concurrents qui apparaissent plus faibles ou affaiblis par la conjoncture, notamment ceux qui diminuent leurs investissements promotionnels.
• Investir dans des solutions Internet afin de réduire les coûts administratifs et la bureaucratie.
PSYCHOLOGIE
LES VERTUS SUBCONSCIENTES DES MOTS ENCOURAGEANTS
Le fait d’encourager une personne et ce, même de manière subliminale, c’est-à-dire sans qu’elle s’en rende compte lui permet de faire des miracles. C’est ce qu’ont essayé de démontrer Henk Aarts et ses collègues de l’université d’Utrecht (Pays-bas) lors de tests de préhension d’objet. A cette occasion, des mots encourageants tels que «bien», «réussir», «facile», ont été adressés de manière subliminale à certains volontaires et pas à d’autres. Ceux à qui ont été présentés les mots encourageants ont tous réagi plus rapidement et plus efficacement que les autres, prouvant ainsi qu’une motivation inconsciente s’était enclenchée en eux. A contrario, il est possible de déduire qu’une ambiance constamment négative ou critique tend à réduire la motivation en induisant de manière corrélative un moindre résultat, voire la préexistence de facteurs d’échec.
SANTÉ
LA «SUMMER ATTITUDE»
Pour être au top, cet été, dans sa tête comme dans son corps, il est recommandé de se mettre physiquement en condition (pratiquer la marche, prendre le plus possible l’escalier, monter les marches deux à deux, faire des balades à vélo, danser…) ainsi que consommer de manière sélective sur le plan alimentaire, afin de disposer en permanence d’un bon tonus, soigner sa peau, ses articulations et ses os.
Pour cela, rien de mieux que de varier les repas sur les bases suivantes :
• Montrer un esprit aiguisé : manger du poisson, crustacés, œufs, brie, noix, cresson, soja, haricots verts, céréales, pain complet, boire beaucoup d’eau.
• Disposer d’un système immunitaire à toute épreuve : ail, oignon, ciboulette, poireau, échalote, poissons gras et autres aliments riches en oméga 3, menthe, fruits et légumes en général pour l’apport en minéraux et vitamines.
• Rendre ses os solides et parés pour l’aventure : Epinards, figues, chou rouge, brocolis, cassis, eau du robinet car plus calcaire.
• Profiter d’articulations fortifiées pour les randonnées : Oignon, ail.
• Avoir une peau nickel et bronzée : Carottes, abricots, melons, tomates, beurre, foie, avocats, germes de blé, levure de bière, fromage bleu, pommes de terre, huîtres et autres fruits de mer, farine complète.
SEXOLOGIE
LA RÉVOLUTION SEXUELLE DES FRANÇAISES
La dernière enquête nationale menée par l’Inserm et l’Ined révèle que les Françaises ont fait leur révolution sexuelle depuis mai 68, constatant que la sexualité des 20-50 ans n’a plus grand-chose à voir avec celle de leurs mères ou de leurs grand-mères. Les statistiques issues de l’Enquête sur la sexualité en France menée auprès de 12 000 personnes démontrent que «Les pratiques sexuelles des femmes ressemblent de plus en plus à celles des hommes» comme le souligne Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm. Alors qu’avant les années 70, les 2/3 des femmes ne connaissaient qu’un homme dans leur vie «une célibataire de 30 ans vivant dans une grande ville a déjà eu, aujourd’hui, entre 20 et 30 amants» affirme Philippe Brenot, psychiatre et directeur de l’enseignement de sexologie à l’université Paris V. Le nombre moyen de partenaires est passé de 1,8 en 1970 à 4,4 en 2006. Il confirme également que les jeunes femmes font dorénavant l’amour pour la première fois au même âge que les garçons (17 ans) et que la femme moderne pratique assidûment cunnilingus et fellation. Toutefois, Ph. Brenot remarque que les vieux clichés ont toujours la vie dure lorsque 73% des femmes sont convaincues que leurs compagnons ont, par nature, plus de besoins sexuels qu’elles. «Pourtant, ajoute-t-il, la sexologie a démontré que la sexualité s’apprend notamment par le biais de l’autoérotisme. Or, les femmes ont encore du mal à accéder facilement au plaisir et au désir parce que, contrairement aux hommes, beaucoup ont une expérience limitée de la masturbation.»
Pratique régulière de la pénétration annale et de la masturbation :
25-34 ans 12% 22,3%
35-39ans 12,2% 23,1%
40-49ans 12,5% 21,7%
50-59ans 7% 14,3%
60-69ans 3,4% 10,1%
Pratique régulière de la fellation et du cunnilingus :
25-34 ans 67,5% 70,5%
35-39ans 67% 72,3%
40-49ans 61,6% 67,7%
50-59ans 45,7% 49,5%
60-69ans 22,1% 26%
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