| Les revues de presse du JdP n° 90 |
| Les professionnels |
| La revue de presse de l'entreprise |
Date : 11/06/2008 CADRE EN TETE DE LA SYNDICALISATION Une enquête réalisée par BVA indique que 18,6% des cadres sont syndiqués contre 13,4% pour les ouvriers et 10,2% pour les employés. Alors que dans la fonction publique 28% des cadres sont syndiqués, le taux dans le privé atteint tout de même les 15,5%. Toutes catégories professionnelles confondues, le taux de syndicalisation en France est de 13% avec 16% d’hommes et 10% de femmes. QUITTER SON ENTREPRISE, LE REVE POUR 1 SALARIÉ SUR 3 Un sondage réalisé par l’Ifop indique que 36% des salariés (cadres et non cadres) rêvent de quitter leur entreprise, alors qu’ils n’étaient que 28% en 2006. 1/3 d’entre eux indiquent même que le changement d’employeur devrait s’effectuer immédiatement, traduisant là les causes d’un malaise latent non résolu depuis ces dernières années à savoir : une absence de reconnaissance et trop de stress. COACHING EN COUPLE D’après un sondage réalisé par le cabinet de recrutement Robert Half, 46% des cadres indiquent se tourner volontiers vers leur conjoint (la femme ou le mari) lorsqu’il s’agit d’obtenir un avis extérieur sur une prise de décision affectant leur propre carrière. 41% préfèrent toutefois consulter en priorité leur « mentor» (chef ou coach) ou l’un de leur pair (collègue ou ami). COMPÉTENCE LE TRIPTYQUE DU BON MANAGER D’après une enquête menée dans 17 pays par le leader mondial du recrutement, il existe 3 principales qualités pour définir un bon manager : la communication (58% des réponses), l’écoute (38%) et l’intégrité (36%) à égalité avec les compétences d’encadrement. En ce qui concerne plus précisément le poste de direction générale, les compétences à travailler concernent d’abord la stratégie (42% des avis) devant le management et l’encadrement (38% chacun). Les top managers relèvent toutefois que le prix à payer est celui de l’équilibre entre les activités professionnelles et la vie personnelle, ainsi que l’art de gérer ses relations avec les collègues. Des contingences courantes vécues en permanence par des millions de «petits» entrepreneurs qui n’en font pas pour autant des qualités remarquables ! DISTRIBUTION UNE NETTE DOMINATION DANS 60% DES CAS Une enquête comparative menée par l’OCDE sur une période de 8 ans indique que la France est l’un des pays européens les plus mal classés en matière d’augmentation des prix à la consommation (+15%). Elle souligne même une forte augmentation des produits alimentaires de l’ordre de 4,4% en 2007 alors que le taux d’inflation s’est limité à 1,5%. Selon le rapport Attali, ce serait la loi Raffarin qui en serait l’une des principales causes en privilégiant le commerce de centre-ville via le contingentement des ouvertures de supermarchés. Une position qui aurait eu pour effet d’«entraver le développement des grandes surfaces de maxi-discount». L’autre conséquence de cette loi est d’avoir «facilité la constitution de positions dominantes locales» en empêchant la concurrence et le hard discount de s’implanter au profit des distributeurs déjà en place, restant ainsi maître des prix chez eux. Une étude du cabinet Asterop confirme, en effet, qu’un seul distributeur est en situation de nette domination dans 60% des «zones de vie» examinées. Rappelons qu’il existe en Allemagne 2,67 surfaces alimentaires pour 10 000 habitants (berceau du hard discount), 1,83 en France, 1,11 au Royaume-Uni, 0,99 en Espagne ou encore 0,64 en Italie. Augmentation des prix à la consommation sur 8 ans (de janvier 2001 à janvier 2008) : +19,1% Italie +13,6% Allemagne +15% France +13,4% Royaume-U. Source : OCDE IMPÔT 2 MOIS MOBILISÉS PAR AN Selon une étude menée par PricewaterhouseCoopers et Landwell & Associés, le temps «comptable et administratif» consacré en entreprise pour le traitement des différents impôts, taxes et charges salariales, est de 2 mois en moyenne par exercice. Parmi les 178 pays étudiés, la France arrive en 36e position, un constat relativement désespérant sachant que l’équivalent de 7 mois de revenus annuels sont déjà affectés au paiement de l’impôt sous toutes ses formes. Comment être agile et top compétitif avec un tel sac à dos fiscal ! STRATÉGIE PLUS L’EXTERNALISATION EST FORTE, MOINS LA VALEUR AJOUTÉE EST GRANDE La tendance à l’externalisation des tâches serait responsable d’une baisse de la valeur ajoutée produite par les entreprises industrielles dans leur chiffre d’affaires. La valeur ajoutée pour une industrie donnée est égale à sa production brute (principalement ses ventes) moins ses consommations intermédiaires (énergie, matières premières et services) provenant d’autres industries. Aussi, en voulant acheter à d’autres entreprises des biens ou des services qu’elles fabriquaient ou réalisaient elles-mêmes auparavant, un grand nombre d’industries ont ainsi vu la part de leur valeur ajoutée baisser considérablement (-6% en moyenne). C’est le cas notamment de secteurs clés comme les télécommunications (-27,5% depuis 1990), la construction aéronautique et navale (-17,5%), l’industrie des équipements électriques et électroniques (-10,9%), les transports (-8,7%), l’industrie textile (-8,3%) ou encore les équipements du foyer (-8,2%) qui, pris progressivement dans une logique d’«assemblier» ont signé une certaine forme de désindustrialisation de l’économie française. Alors que la part moyenne de valeur ajoutée sur l’ensemble de l’économie française est passée de 50,7% en 1990 à 49,5% en 2006, enregistrant en apparence une très faible baisse (-1,3%), cela révèle néanmoins de grandes disparités avec la montée en puissance d’activités fortement «intégratrices» de valeur ajoutée comme les activités immobilières (+6,1%), les administrations publiques (+4,1%), la santé (+3,0%), le conseil aux entreprises (+1,4%) ou encore les industries agroalimentaires (+0,4%). A noter que les services marchands (commerce, hôtels et restaurants, éducation, activités culturelles et sportives…) ont également enregistré une évolution négative de -2,8% sur la période 1990-2006. SENIOR DERNIERS EMBAUCHÉS, PREMIERS LICENCIÉS Alors que les entreprises disent vouloir embaucher des seniors, ce sont eux qui font d’abord les frais des réductions d’effectifs. Une étude réalisée par l’Association nationale des DRH indique que 65% des entreprises qui ont réduit leur personnel durant le premier semestre 2008 se sont d’abord débarrassées des plus de 50 ans. Cela traduit une forte augmentation de +32% par rapport à l’année 2005 (49%), alors même que 84% des DRH avouent clairement ne pas se préoccuper de la gestion des fins de carrière. TRAVAILLEUR INDÉPENDANT UN FAIBLE REVENU ANNUEL Selon une étude de l’Acoss, plus de 50% des travailleurs indépendants touchent moins de 16 370e par an alors que le revenu médian était de 17 150e en 2006. Cette baisse de revenus s’explique, en partie, par la forte croissance du nombre d’entreprises créées depuis 2004 sachant que les premières années d’activité ne génèrent pas, habituellement, un fort chiffre d’affaires. RÉMUNÉRATION INJUSTIFIABLE POUR LES GRANDS PATRONS Le patron le mieux payé de la planète est Terry Semel, ex-PDG de Yahoo, avec 52,6 millions d’euros en 2007 suivi, en Europe, par Jean-Paul Agon, DG de l’Oréal, avec 14,1 Me. Des salaires totalement injustifiables sur le plan de l’éthique sociale sachant que ceux-ci reposent principalement sur «une logique de rente de situation et non de performance» comme le souligne Thierry Aimar, professeur à Sciences Po Paris. Dans le même temps, les patrons de TPE/PME de moins de 49 salariés, sont rémunérés en moyenne (à stress et à responsabilité égale devant la loi) autour de 43 000 euros l’année. Dans les entreprises de plus de 2 000 salariés, la rémunération moyenne des PDG est multipliée par 10 pour atteindre les 470 000 euros. Alors que la transparence des rémunérations a été rendue obligatoire depuis 2001, la réplique des grands patrons a été depuis de… s’augmenter ! Rémunération moyenne des patrons en fonction de la taille de l’entreprise, en milliers d’euros (base 2005) +2000 sal. 470 000€ 500 à 1 999 sal. 215 000€ 50 à 499 sal. 111 000€ 1 à 49 sal. 43 000€ Sources : Insee, Lifi, Ddas ECONOMIE NUMÉRIQUE LES TPE À LA TRAÎNE Un constat réalisé par Le club de l’économie numérique indique que seulement 15% des TPE (50 000) sont actuellement en mesure de profiter pleinement du potentiel offert par les nouvelles technologies en utilisant le commerce en ligne. A l’inverse, 840 000 TPE (0 à 19 sal.) seraient toujours déconnectées de l’économie numérique par conséquent de l’Internet, dont 600 000 sans aucun équipement informatique sur un total de 2 millions ne disposant d’aucun site Internet. Chaque année pourtant 5 milliards d’euros sont investis dans les TIC laissant de côté un grand nombre d’entreprises artisanales, commerciales et industrielles, qui perdent ainsi une capacité de compétitivité à court et à moyen terme. Contact : www.club-econumerique.org Alternatives Economiques - Capital - Club de l’économie numérique - L’Entreprise - Enjeux - L’Express - Oséo |





