Annonceurs, affichez votre bannière sur le site du Journal des Professionnels

1
Les actualités régionales du JdP n° 92
Les entreprises qui bougentPoitou-CharentesLimousinArchives
Les actualités régionales en Poitou-Charentes

Date : 03/12/2008



ATTRACTIVITÉ D’ANGOULÊME POUR LES ENTREPRISES

Le dernier classement réalisé par le magazine L’Entreprise place la ville d’Angoulême au 13e rang des villes de 100 000 à 200 000 habitants (2e place en Région après Poitiers) en matière d’attractivité pour les entreprises avec un score de 108 points, loin derrière Limoges 1ère avec 162 points mais juste au-dessus de la moyenne nationale (106 points).

10 Principaux critères du classement (base 2008) :
Pôle de compétitivité                                  1
Revenu moyen/an imposé par foyer    22 669
Nb. entreprises pour 1 000 hab.              14,1
Taux de création d’entreprises              11,2%
Rentabilité moyenne des entreprises       4,9%
CA moyen des entreprises (Me)                 2,2
Taux taxe professionnelle                    16,51%
Loyer annuel m2 en ZI                              40
Loyer annuel m2 de bureau                       83
Trajet pour Paris en train (en minutes)      132
Source : L’Entreprise

AFPA, DE NOUVELLES OFFRES DE STAGES
Afin de répondre aux attentes des responsables d’entreprise, des salariés et des demandeurs d’emploi, en matière de formation professionnelle, l’AFPA propose en région et sur le plan national  une nouvelle offre de «stages de perfectionnement métiers».  en phase avec les besoins actuels du marché.
Une gamme de 350 stages de courte durée (1 à 5 jours en moyenne) a été conçue pour répondre tout particulièrement aux besoins des métiers de 7 secteurs porteurs : bâtiment et éco-construction, travaux publics, transport et logistique, réseaux électriques, industrie, services à la personne, commerce et distribution.
www.afpa.fr -  N° Indigo : 0 826 46 14 14

ARRIVÉE DE LA FIBRE OPTIQUE À LA PÉPINIÈRE DU GRAND GIRAC
Dans le cadre du réseau SOLSTICE (réseau Très Haut Débit de l’Agglomération du Grand Angoulême), toutes les entreprises de la pépinière ainsi que les salles de réunion et de conférence sont désormais connectables à la fibre optique à des coûts très attractifs.

MORTALITÉ ROUTIÈRE
Les routes départementales de la Charente sont entrées dans le top 16 des départements où le nombre de tués est le plus important. Entre 2003 et 2007, le taux de mortalité routière a atteint les 70 tués pour 100 000 hab., même si c’est le Tarn et Garonne (89), les Alpes-de-Haute-Provence (85), la Haute Corse et le Gers (83 chacun) qui sont les plus meurtriers avec une tendance à la hausse depuis 5 ans. Contrairement aux idées reçues, les grandes villes (Paris, Lyon, Lille…) ont un taux relativement faible de décès sur route. Ainsi, les Hauts-de-Seine et Paris sont les 2 départements métropolitains qui enregistrent le plus bas taux du nombre de tués sur route (10 et 12 respectivement).

Nombre de tués sur routes pour 100 000 habitants, entre 2003 et 2007, en Poitou-Charentes :
Charente                  70
Charente-Maritime    64
Deux-Sèvres            62
Vienne                     55
Source : Observatoire national de la sécurité routière    

AMELI.FR
Le nouveau site Internet www.ameli.fr de la Caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de Charente permet dorénavant à chaque assuré social de consulter en ligne ses remboursements. Le site offre également d’autres services comme l’obtention d’une attestation ou encore le signalement d’un changement d’adresse à plusieurs organismes à la fois :
Assedic, impôts, CAF, MSA, caisses de retraite, EDF-GDF…
 
INFO.EAU-POITOU-CHARENTES.ORG
Il est dorénavant possible de connaître la situation précise de l’eau et des mesures de restrictions en vigueur dans sa propre commune avec le site www.info.eau-poitou-charentes.org.
Celui-ci permet également de s’informer sur l’état des ressources à l’échelle régionale à partir d’une carte actualisée quotidiennement.


2009, LE 2e SALON BATICAP

Du 19 au 21 mars 2009, la seconde édition donne rendez-vous à l’Espace Encan de La Rochelle aux professionnels du Bâtiment de tout l’arc Atlantique. Ce salon intéresse directement les décideurs du BTP (artisans et entrepreneurs), prescripteurs et maîtres d’œuvre (architectes, décorateurs, bureaux d’études, économistes, géomètres) ainsi que les maîtres d’ouvrage comme le service technique des villes et collectivités, les promoteurs-constructeurs et les gestionnaires de biens. 3 grands axes seront proposés durant Baticap : Cap Exposition sur 2 800 m2 de stands avec une centaine d’exposants ; Cap Démonstration avec la mise en œuvre, 6 fois par jours, de démos de produits et matériels novateurs ; Cap Animation organisée autour d’une Eco Maison Bioclimatique et la présentation d’équipements et matériels favorisant le développement durable et la sécurité des hommes sur les chantiers.www.baticap.com

DE LA RADIOACTIVITÉ À LA ROCHELLE
Les centrales nucléaires ne sont pas les seules à poser des problèmes de pollution en matière d’énergie atomique ou d’exploitation chimique de terres rares. Le magazine Capital révèle que l’Hexagone abrite plusieurs centaines de sites à problèmes après avoir établi la carte d’une cinquantaine de sites identifiés comme radioactifs. La ville de La Rochelle y figure, sachant que «Les résidus chimiques intégrés au remblai du port de La Pallice contiennent du thorium et de l’uranium». Cette cartographie indique également que le département des Deux-Sèvres est «radioactif» dans certaines zones, avec un taux naturel de radon de plus de 4 fois supérieur à la normale. C’est le cas, par exemple, de Bessines et de son ancienne mine d’uranium dont on extrayait le métal à base de bains acides et qui a laissé sur place des tonnes de scories et de boues toxiques uniquement recouvertes de terre. Des cas similaires sont également évoqués en limite de région avec les anciennes mines d’uranium de l’Ecarpière et de la Commanderie au nord de la Vendée.
Le problème selon Charles-Antoine Louët, chef de division de l’ASN (Autorité de Sûreté nucléaire), c’est que «Les pollutions les plus préoccupantes datent d’une époque où l’on ignorait encore les processus de contamination». Il confirme toutefois que les installations récentes, considérées comme les plus importantes, sont bien sécurisées avec des mesures de confinement d’extrême rigueur en ce qui concerne les déchets hautement toxiques.
Rappelons que La Rochelle fait partie des 10 villes les moins polluées en période estivale, avec un nombre réduit de jours ayant une qualité de l’air jugée moyenne, médiocre ou mauvaise, par l’indice Atmo (seulement 10 jours entre le 1er juin et le 31 août 2008 contre, par exemple, 81 jours à Nice, 71 à Cannes ou 59 à Toulon).

SECONDE EDITION DU PROJET PULPE
Il s’agit d’un appel à projet «collaboratif» entre des étudiants de l’Université de La Rochelle (niveau Licence ou Master) et des PME de l’agglomération rochelaise. L’objectif consiste à encourager et à soutenir financièrement la réalisation de projets de développement à caractère technique ou technologique «apportant une amélioration de la compétitivité de l’entreprise». Pulpe est entièrement financé par la Communauté d’Agglomération à hauteur de 140 000e et s’inscrit dans le cadre d’une politique globale de soutien à l’Université. Tous les projets lauréats bénéficient d’une aide de 10 000e, à condition que l’entreprise indemnise, en contrepartie, le stage de l’étudiant à hauteur minimale de 50% du SMIC. Le dépôt des candidatures est fixé au 31 janvier 2009. Rappelons que la première édition avait permis de former 21 binômes avec, au final, 2 étudiants recrutés, 1 brevet déposé et 80% de chefs d’entreprises lauréats se disant «très satisfaits» de l’opération.

ATTRACTIVITÉ DE LA ROCHELLE POUR LES ENTREPRISES
Cette année, le dernier classement réalisé par le magazine L’Entreprise place la ville de La Rochelle au 15e rang des villes de 100 000 à 200 000 habitants (3e place en région) en matière d’attractivité pour les entreprises avec 106 points, exactement au même niveau que la moyenne nationale.

10 Principaux critères du classement (base 2008) :

Pôle de compétitivité                                  1   
Revenu moyen/an imposé par foyer    26 562
Nb. entreprises pour 1 000 hab.              24,6
Taux de création d’entreprises              12,9%
Rentabilité moyenne des entreprises       5,3%
CA moyen des entreprises (Me)              1,3%
Taux taxe professionnelle                   17,94%
Loyer annuel m2 en ZI                              58
Loyer annuel m2 de bureau                      143
Trajet pour Paris en train (en minutes)      143
Source : L’Entreprise

ROYAN, LA PLUS FAIBLE TAXE PROFESSIONNELLE DE FRANCE
Depuis l’instauration de l’Agglomération Royan Atlantique, la politique fiscale a toujours été faible faisant de cette ville balnéaire un «petit paradis fiscal» pour les entreprises. Selon le classement dressé par le magazine L’Entreprise, Royan détient le plus faible taux de taxe professionnelle en France avec 11,3% (à l’opposé, la ville d’Aubagne avec 27,2%) . Alors que l’activité reste principalement centrée sur le tourisme, cette agglomération forme un tissu économique local très dense avec 4 000 immatriculations au registre du commerce et un taux de 22 entreprises pour 1 000 habitants. 55% des établissements sont dans les secteurs de commerce et de l’artisanat.



ATTRACTIVITÉ DE NIORT POUR LES ENTREPRISES
Le classement 2008 réalisé par le magazine L’Entreprise place la ville de Niort au 21e rang ex aequo avec Maubeuge pour les villes de 100 000 à 200 000 habitants en matière d’attractivité pour les entreprises avec 99 points, soit une position en dessous de la moyenne nationale (106 points).

10 Principaux critères du classement (base 2008) :
Pôle de compétitivité                                  0   
Revenu moyen/an imposé par foyer    24 598
Nb. entreprises pour 1 000 hab.              15,5
Taux de création d’entreprises              10,8%
Rentabilité moyenne des entreprises       1,5%
CA moyen des entreprises (Me)                2,7
Taux taxe professionnelle                      16,38
Loyer annuel m2 en ZI                              42
Loyer annuel m2 de bureau                      110
Trajet pour Paris en train (en minutes)      136
Source : L’Entreprise

LE GISEMENT EOLIEN DES DEUX-SÈVRES
Afin de respecter l’objectif national d’atteindre 21% de production d’électricité en 2010 à partir d’énergies renouvelables, la région Poitou-Charentes a fixé un objectif de développement pour l’ensemble du parc éolien à 330 MW «installés», alors que le potentiel estimé est évalué à 700 MW.
Il est vrai que l’espace picto-charentais bénéficie d’un gisement éolien relativement favorable avec une vitesse moyenne des vents supérieure à 5,5m/s. Le département des Deux-Sèvres arrive largement en tête avec 45,4% de son territoire soumis à des vents de plus de 6 m/s à 50 m d’altitude faisant qu’il doit, à terme, contribuer à hauteur de 160 MW contre 80 MW en Charente-Maritime, 60 MW dans la Vienne et 30 MW en Charente.
Si le sujet des implantations est particulièrement polémique en région avec un important ratio permis refusés/permis acceptés de 50% (contre 28% sur le plan national), il n’en demeure pas moins que 8 parcs ont été autorisés à la construction : Mauléon (8 MW) ; St-Germain de Longuechaume (10 MW) ; Trayes (10 MW) ; Luzeray - Paysay le Tort (12 MW) ; Les Alleuds - Giurnay (12 MW) ; St-Georges de Noisné (9,35 MW). Depuis le 15 juillet 2007, seuls les projets implantés dans une ZDE (Zone de développement éolien) bénéficient de conditions d’achat garanties de l’électricité.
Rappelons qu’avec un vent moyen de 7,5 m/s, un parc éolien de 12 MW produit environ 30 millions de kilowattheures par an. Le prix d’achat de l’électricité fournie est fixé par contrat à 8,38 centimes d’euro par KWh pendant 10 ans puis entre 2,8 et 8,2 pour les 5 années suivantes.
Infos : www.observatoire-environnement.org

BTP, DE L’ESPOIR POUR 2009
Selon la Fédération française du bâtiment, le nombre de permis de construire délivrés pour l’immobilier privé depuis le début de l’année a diminué de 600 (en baisse de 46.718 m2) sur un an. Les 2.000 entreprises vivant du bâtiment en Deux-Sèvres (8.400 salariés) pourraient souffrir de ce ralentissement même si elles espèrent beaucoup de la mise en oeuvre de la loi Borloo dès 2009 ainsi que du programme de construction des collectivités locales.

DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE ET CHANGEMENT CLIMATIQUE
La première expérience de jury citoyen chargé d’évaluer la politique régionale en matière de changement climatique a rassemblé, courant juin 2008, 26 personnes volontaires, toutes tirées au sort par une entreprise spécialisée. Le but était de garantir une bonne représentation de la diversité sociale régionale sous l’angle territorial, générationnel et professionnel. A l’issue d’une participation active cumulant 24 heures de travail réparties sur 2 fois 2 jours, ce jury a permis d’identifier une quinzaine de domaines d’action regroupés en 6 thèmes. Afin de favoriser une production de réponses concrètes et utiles, des temps de formation et d’appropriation des problèmes posés ont été prévus incluant, par exemple, une lecture collective associée à des commentaires en commun à partir des différents documents remis dans le «dossier du participant». Tous les membres ont également participé à l’exposition «Naturalibus» sur le changement climatique ainsi qu’à des auditions d’experts, acteurs régionaux et élus. 3 questions ont été posées sur la portée de l’action et de la participation de la Région Poitou-Charentes en faveur de la lutte contre le changement climatique en privilégiant les conseils utiles et les propositions pertinentes. Les documents sont disponibles sur : www.democratie-participative.fr
Rappelons que le projet Ideal-EU avec son site www.ideal-debat.eu propose des outils innovants au service de la démocratie participative en Europe. Il s’agit d’une plate-forme de réseau social (e-debat) permettant d’échanger des informations (articles, vidéos, images), de débattre sur le changement climatique et de proposer des moyens d’agir.


LE 20e ANNIVERSAIRE DU CRITT SPORTS ET LOISIRS
Créé en 1988 et implanté depuis à Châtellerault, le Centre Régional d’Innovation et de Transfert de Technologie Sports et Loisirs a pour objet de favoriser le développement de l’industrie des sports et loisirs en France. Le caractère particulièrement innovant de cette structure consiste à favoriser une interface active entre la recherche, les entreprises, les institutions publiques et le secteur sportif. Le CRITT participe directement au dynamisme régional en intervenant dans l’élaboration de normes françaises et européennes pour des matériels sportifs tels que les vélos, casques, tapis ou encore filets de sécurité utilisés dans les stations de ski… Le CRITT Sports et Loisirs est également habilité par le Ministère du Travail pour homologuer des matériels fabriqués par les entreprises, notamment dans le domaine des équipements de protection individuelle : masques, lunettes de soudure, casque anti-bruit, etc.

ATTRACTIVITÉ DE POITIERS POUR LES ENTREPRISES
Le dernier classement réalisé par le magazine L’Entreprise place la ville de Poitiers, capitale de la région Poitou-Charentes, au 5e rang des villes de 100 000 à 200 000 habitants (1ère en région) en matière d’attractivité pour les entreprises avec 125 points. Un bon score, toutefois assez éloigné de celui de Limoges (1ère  du classement avec 162 points). A titre de comparaison, si la capitale du Limousin est en tête des villes françaises ayant le plus fort esprit d’entreprise, c’est qu’elle possède de sérieux atouts : une bonne situation géographique au carrefour des trafics nord-sud et est-ouest, 6 pôles d’excellence, une population rajeunie avec 53% des habitants ayant moins de 40 ans et des grandes entreprises de renommée internationale (Legrand, Haviland, Charcutier Madrange, Renault Trucks, Valeo…). A noter cependant que Poitiers est la ville ayant le plus faible taux de défaillance d’entreprises de France (1,2%) suivie par La Rochelle (1,4%).

10 Principaux critères du classement avec, entre parenthèses, les chiffres comparatifs de Limoges, 1re du classement (base 2008) :
Pôle de compétitivité    1    (6)   
Revenu moyen/an
imposé par foyer        23 544    (24 336)
Nb. entreprises pour
1 000 hab.                    14,8    (15,7)
Taux de création
d’entreprises                 12,1%    (12,4%)   
Rentabilité moyenne
des entreprises                3,5%    (12,8%)
CA moyen des
entreprises (Me)                1,6    2,8
Taux taxe professionnelle    17,84%    (15,93%)
Loyer annuel m2 en ZI            51    (40)
Loyer annuel m2 de bureau    133    (92)
Trajet pour Paris en train (mn)    89    (172)
Source : L’Entreprise

LA FLAMBÉE DES IMPÔTS LOCAUX
D’après le dernier bilan établi par le magazine Capital, la ville de Poitiers fait partie du top 5 des villes françaises dans lesquelles les impôts locaux ont le plus augmenté entre 2001 et 2008 (+42,4%) ainsi qu’en matière de taxe d’habitation (+43%).
Pour la même période, le département de la Charente est également cité pour sa 3e mauvaise place nationale en matière d’augmentation des taux d’imposition (+104,8%).
A noter que, pour la 4e année consécutive, la Région a poursuivi sa politique de maîtrise des dépenses en n’augmentant pas les impôts.
Aussi, en première analyse sur le plan national, il semble que les augmentations soient largement dues aux dépenses de fonctionnement des communautés d’agglomération.
C’est l’avis de René Dosière, auteur de «La Commune et ses Finances», la bible des élus locaux, qui indique à ce sujet qu’«Au lieu de rationaliser les services, on a créé des doublons partout».
Cela explique pourquoi la masse salariale des 2 500 intercommunalités que compte le pays «a gonflé de 50% entre 2003 et 2007».
Pour le député Arnaud de Montebourg, cette prolifération de structures s’explique «Moins par le souci de faire des économies que par le désir de verser des compléments de rémunération aux élus locaux».
Bien d’autres raisons techniques expliquent la flambée des taux d’imposition comme le constate René Dosière, qui indique que «Les conseils généraux ont, en moyenne nationale, augmenté de 18% les effectifs des pompiers pour atteindre 47 729 soldats du feu dont «10 449 ronds-de-cuir», soit cinq fois plus que du temps de l’Etat».
Cette inflation de postes supplémentaires serait due au fait que «Les sapeurs pompiers ayant obtenu depuis 2001 de leurs nouveaux employeurs 3 jours de repos pour chaque jour de permanence, il a fallu forcément recruter pour boucher les trous».
Sur le fond du problème, ce député apparenté socialiste souligne le fait que «Les finances des départements souffriraient aussi du clientélisme. Beaucoup de caciques de conseils généraux n’hésitent pas à acheter leur fauteuil au Sénat». Même si cela est difficile à prouver, il affirme qu’«En offrant, par exemple, aux maires des communes rurales, tous grands électeurs de la Chambre haute, des infrastructures publiques pas toujours utiles». Le dernier argument technique, sans doute le principal, repose sur le constat que les dotations accordées par l’Etat depuis 2001 ne seraient plus suffisantes pour compenser le coût des nouvelles missions transférées aux régions à savoir : construction et entretien des lycées, formation professionnelle, apprentissage, chemins de fer locaux….

UN CENTRE DE RESSOURCES POUR L’HABITAT DURABLE
Un réseau associatif d’une cinquantaine de maîtres d’ouvrage, industriels, entreprises, chercheurs, experts, cabinets et collectivités, viennent de s’engager dans une démarche d’innovation en faveur de l’éco-construction en Poitou-Charentes. L’objectif poursuivi par les membres du Cluster Eco-Habitat est de réaliser des opérations de logements dites de «démonstration» combinant toutes sortes d’expérimentations,de solutions innovantes et seuils de performances environnementales, économiques et sociales. C’est le cas, par exemple, pour les constructions de type BBC (Bâtiment basse consommation), la maîtrise des coûts de construction et d’exploitation des logements (1000e/m2/an pour une construction neuve), l’utilisation des systèmes constructifs Bois ou encore, l’équipement de logements à base de dispositifs intégrés de chauffage par l’air, par combustible bois, ventilation et/ou pompes à chaleur très performantes.
Pour rejoindre le réseau Cluster Eco-Habitat : 05 49 60 37 03 - eco-habitat@neuf.fr


UN CHÈQUE RÉGIONAL ÉGALITÉ INTERNET DE 100e

Depuis le 1er octobre, les habitants des Couronneries à Poitiers (2 500 logements) et ceux de Châtellerault (1 880 logements) ont accès à l’Internet pour un coût d’accès réduit, grâce à l’utilisation du réseau électrique existant (courant porteur en ligne). Une opération qui fait suite à l’engagement de travaux pris par la Région en 2006 en matière de construction de logements sociaux, afin que ceux-ci bénéficient de la couverture Internet. Il s’agit là de réduire concrètement la fracture numérique constatant que seulement 26 % des foyers en logements sociaux ont accès à Internet et un peu plus de 50 % pour les autres foyers. Le chèque régional égalité Internet d’un montant de 100 euros permet donc aux ménages d’accéder à des ordinateurs «recyclés» dont le montant d’achat ne dépasse pas 150 euros, soit un coût maximum de 50e par ménage avec, en plus, un abonnement de 15e maximum par mois. http://www.poitou-charentes.fr/fr/equipements/tic-images-multimedia/index.dml

LE CONTRAT RÉGIONAL DE SÉCURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS (CRSPP)
Le Conseil régional a mis en place courant septembre un contrat destiné aux salariés licenciés pour motif économique, une initiative inspirée de l’expérience des pays nordiques. Le CRSPP doit permettre d’acquérir une formation qualifiante débouchant sur un titre professionnel reconnu tout en garantissant une rémunération à hauteur de 90 % du salaire net pendant 18 mois au plus. En contrepartie, le salarié s’engage à suivre sa formation jusqu’au bout et à rechercher activement un emploi.
www.poitou-charentes.fr/upload/delibs/2008-09-22-cp/08CP0379_III99.pdf

LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT DU VÉHICULE ÉLECTRIQUE RÉGIONAL
Dans le cadre du plan de développement du Véhicule électrique régional, et après avoir réussi à créer un véhicule électrique propre, novateur et à bas coût (montré à l’occasion du dernier Mondial de l’Automobile), la Région entend maintenant accompagner son développement et sa diffusion en lançant un plan prenant en considération les différentes manifestations d’intérêt provenant de :

• Plus de 80 entreprises et collectivités dont le marché potentiel est estimé à plus de 300 unités dès le début de l’année 2010 ;
• De nombreuses collectivités comme Angoulême, Niort, La Rochelle, Poitiers, le Conseil général des Deux-Sèvres et de Charente, Saintes, Cognac, Bressuire, Thouars et de plusieurs Communautés de communes ayant déjà indiqué qu’elles souhaitent mettre en place des véhicules électriques en autopartage, en libre service ou pour équiper leurs flottes de véhicules ;
• La Région elle-même qui s’engage à acquérir un véhicule électrique pour chaque lycée en le mettant ensuite à la disposition du personnel pour les petits déplacements.

Le plan de développement comprend de nouveaux services tels que :
• La mise en place de véhicules en autopartage dans 4 gares de la région (Bressuire, Cognac, Saintes et Angoulême) dès la sortie des premiers véhicules ;
• L’offre aux collectivités de la région et à l’ensemble des agglomérations françaises d’un produit régional clé en main pour la gestion des flottes en autopartage ;
• La mise en œuvre d’une nouvelle mesure régionale avec la voiture à 1 euro pour les salariés des entreprises régionales qui s’engageront dans cette démarche. Cette mesure prend pour exemple la société de M. Laure, société de transport implantée à Nantes, qui a mis selon ce principe, 100 véhicules à la disposition de ses employés.

14 677 JEUNES APPRENTIS EN POITOU-CHARENTES
En 2007, l’apprentissage a représenté un budget de 90,844 millions d’euros pour la Région permettant à 14 677 jeunes de suivre une formation par l’apprentissage. Les apprentis représentent 4 % des jeunes scolarisés, contre 2,9 % pour la France entière, dans le cadre d’une formation professionnelle effectuée au sein de 30 centres de formation d’apprentis (CFA), sections d’apprentissage (SA) et CFA agricoles. 324 formations différentes sont actuellement proposées en Poitou-Charentes ayant permis la création de près de 2 000 nouvelles places supplémentaires en 4 ans. La filière agricole (1 153 apprentis) est en augmentation de +16 % par rapport à 2004.
http://www.poitou-charentes.fr/fr/region/conseil/sur-mesure/doc/2008/sur-mesure16.pdf


UN SOUTIEN AUX PME 
Afin d’encourager les initiatives et garantir le dialogue entre partenaires, la Région vient de mettre en place un plan doté de 6 millions d’euros en faveur du soutien au développement des PME de Poitou-Charentes. Ce plan est conçu pour permettre aux entreprises de financer leurs projets de développement et leurs capacités de réponse face à de nouveaux marchés. Pour cela, la Région garantit des prêts pour un volume de 12 à 15 millions d’euros. Ce soutien est également destiné à répondre aux besoins de trésorerie des entreprises et leur permettre, en garantissant des prêts de moyen terme mis en place par OSEO, de faire face aux tensions observées sur les lignes de découvert accordées par les banques. Afin d’accompagner les projets innovants, la Région augmente également la dotation du fonds régional d’innovation (+ 2,4 millions) et crée un nouveau fonds de capital-risque doté de 2 millions.
http://www.poitou-charentes.fr/upload/communiques/2008-10-20-plan-soutien-6-millions-developpement-pme48fda56737f32.pdf

RÉGION ET PAUVRETÉ
12,4 % de la population du Poitou-Charentes (soit 1 habitant sur 8) est en situation de pauvreté monétaire. Il s’agit là d’une situation proche de la moyenne provinciale (12,1 %) en se situant au milieu de taux métropolitains extrêmes dont ceux de la Corse (17,7 %) et de l’Alsace (8,4 %). A cet égard, le taux de pauvreté en Limousin est un peu plus élevé (12,9 %) et résulte, en partie, à l’instar de celui du Poitou-Charentes, du poids et des caractéristiques de l’espace rural. Il est vrai que le taux de pauvreté dans le rural picto-charentais est plus élevé (15,3 %) que celui du rural métropolitain (13,7 %) sachant que la part de population vivant en zone rurale est 2 fois plus élevée que la moyenne métropolitaine.
Avec 20 % de personnes de plus de 65 ans dans la population totale, le Poitou-Charentes est également la seconde région française la plus âgée, derrière le Limousin (23 %) mais loin devant la moyenne métropolitaine (16,4 %). Cela explique également pourquoi le taux de pauvreté régional des 65 ans et plus atteint 11,8 %, en dépassant largement les moyennes métropolitaines (7,8 %) et de province (8,3 %). Rappelons qu’une personne est dite «pauvre» si son niveau de vie par unité de consommation est en dessous du seuil de pauvreté et/ou égal à 60 % du niveau de vie médian de la population totale. En 2004, le seuil de pauvreté en France métropolitaine était de 788 euros par mois alors qu’en région, 1 personne pauvre sur 2 a un niveau de vie supérieur à 661 euros/mois.

Taux de pauvreté en % (base 2004) :
                                Rural       Urbain
Charente                    15,9%    11,2%
Charente-Maritime      15,8%    11,2%
Deux-Sèvres              14,1%      9,6%
Vienne                       15,2%    10,2%
Poitou-Charentes         15,3%    10,6%
Source : Insee

La moitié des picto-charentais disposent d’un niveau de vie médian parmi les plus faibles avec 1 245 euros/mois en ne devançant que la Corse, le Languedoc-Roussillon et le Nord-Pas-de-Calais. C’est la Vienne, en tant que département le plus urbanisé, qui présente en région le niveau de vie le plus élevé avec 1 274 euros/mois, juste sous celui de la moyenne métropolitaine (1 281 euros/mois). En toute logique, la faiblesse du niveau de vie découle du faible niveau des salaires. En ce domaine, le salaire brut horaire moyen régional est de 13,6 euros (base 2005) contre 15,7 euros pour la France métropolitaine. Il reflète un système productif comprenant beaucoup d’établissements de production et peu de bureaux d’études ou d’activités de conseil. En conséquence, les emplois d’encadrement sont moins présents que dans la moyenne nationale alors qu’à l’inverse, les emplois d’ouvriers et d’employés sont surreprésentés. Les 10 % d’individus les plus aisés ont un niveau de vie 2,87 fois supérieur au niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes, soit 2 136 euros/mois. Ce ratio reste toutefois inférieur à celui enregistré pour la France de province indiquant par là que les inégalités liées au niveau de vie sont un peu moins fortes dans la région. Les plus fortes inégalités régionales sont en Charente-Maritime (2,96) tout en restant dans la moyenne de province alors que les plus faibles inégalités (relatives) sont en Deux-Sèvres (2,74).

LE PROFIL DES CRÉATEURS D’ENTREPRISE DU GRAND OUEST
A l’occasion du 1er Salon des Entrepreneurs tenu à Nantes Grand-Ouest les 13 et 14 novembre 2008, il apparaît que «Les 3⁄4 des entrepreneurs interrogés ne ressentent aucun dépit par rapport à leur emploi précédent en ayant choisi de se lancer dans la création d’entreprise plus par motivation que par frustration».
En effet :

• 94% ont envie d’être maîtres de leurs décisions.
• 88% disent vouloir exercer le métier dont ils rêvaient
• 85% ressentent le besoin d’être plus en accord avec leurs propres valeurs
• 73% parlent de besoin d’autonomie, d’indépendance et de liberté
• 57% ont le souci d’assurer leur propre emploi
• 55% souhaitent développer nettement leur entreprise et ce, malgré la crise économique financière actuelle
• 55% mûrissent ce projet depuis longtemps
• 21% envisagent de développer leur entreprise par l’embauche de personnel ou par des investissements (18%).

Portrait-robot de l’entrepreneur du Grand Ouest dans le cadre d’une étude ayant permis de dégager 5 typologies principales :
• Le converti (33%) : Il s’agit d’un salarié qui, après en avoir longtemps rêvé, se met à son compte, le plus souvent pour la 1ère fois, dans une activité qu’il connaît et maîtrise déjà (artisanat, activité de conseil, profession libérale). Il est motivé par l’indépendance et le goût d’entreprendre mais aussi par la reconnaissance financière et sociale. La création de son activité constitue pour lui un aboutissement.
L’inventeur (17%) : C’est le plus souvent une innovation, une nouvelle idée qui le conduit à la création d’entreprise sachant que l’argent, la reconnaissance sociale et la recherche d’emploi ne sont pas directement à l’origine de la création. C’est fondamentalement l’innovation qui génère l’envie de créer en favorisant chez lui le goût d’entreprendre et le souhait d’indépendance. Si ce futur chef d’entreprise a une perspective ambitieuse de développement et d’embauche c’est parce qu’il ne souhaite plus revenir à un poste salarié.
• Le réfléchi (14%) : Son projet couve depuis longtemps mais il a choisi de se lancer dans un domaine d’activité qui lui est inconnu. Il s’agit le plus souvent d’un cadre de plus de 40 ans ayant longuement préparé son projet de création. La motivation principale n’est ni l’argent ni la reconnaissance sociale mais plutôt le souhait de faire librement l’activité qu’il désire.
• Le contraint volontaire (14%) : Il caractérise une personne ayant déjà connu une période de chômage ou une insatisfaction professionnelle. La création d’entreprise ne constitue donc pas pour lui un rêve mais plutôt une opportunité à saisir, sans véritable réflexion approfondie, afin de sortir de sa situation actuelle. Sa motivation principale porte sur la création de son propre emploi avec en toile de fond un intérêt raisonnable pour l’argent et la reconnaissance sociale.
• Le récidiviste (14%) : Sa spécificité est d’avoir touché précédemment au milieu de l’entreprise en ayant déjà créé un établissement ou en ayant été nourri d’exemples réussis parmi ses proches. Sa principale motivation est d’abord pécuniaire du fait que souvent l’entreprise précédente a été déficitaire ou liquidée et/ou l’a conduit dans une situation difficile. S’il existe chez lui un goût d’entreprendre et une volonté d’indépendance c’est moins que la moyenne des autres typologies même si le nouveau projet en cours correspond, en partie, à l’accomplissement d’un rêve.
Contact : www.salondesentrepreneurs.com

Lettre d’information de la Région Poitou-Charentes - Dossiers de presse des organismes et entreprises - Observatoire Régional de l’Environnement Poitou-Charentes - Site web : www.poitou-charentes.fr

Reproduction interdite - Copyright JdP© / 2000 - 2007 • Directeur de la publication : Y.Guerin / Rédacteur en chef : D.Reuter
Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008