| Les revues de presse du JdP n° 92 |
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Date : 28/11/2008 EAU L’IMAGE POSITIVE DE L’EAU DU ROBINET Près de 2 Français sur 3 boivent régulièrement de l’eau du robinet. Un phénomène qui se développe de plus en plus compte tenu du coût actuel des eaux minérales en bouteilles et des critiques écologiques à leur encontre. Depuis 4 ans, la consommation des eaux en bouteille a fléchi de 3 à 4% par an au profit de la bonne vieille eau du robinet qui coûte, il est vrai, de 300 à 400 fois moins cher que l’eau embouteillée. Cette année encore la 13ème édition du baromètre C.I.EAU/TNS-SOFRES réaffirme la préférence des Français pour l’eau du robinet. Ils sont, en effet, 67% à déclarer boire de l’eau du robinet au moins une fois par semaine dont 52% plusieurs fois par jour. 3/4 des Français (71%) se disent satisfaits de la qualité globale de l’eau du robinet et trouvent même l’eau bonne. 46% avouent être des buveurs «mixtes» buvant sensiblement plus d’eau du robinet (59%) que d’eau en bouteille (41%). Globalement, les chiffres font apparaître une image très positive de l’eau du robinet ainsi que celle des services de l’eau, même si les Français se disent inquiets pour la ressource hydrique tant en quantité qu’en qualité. 81% estiment que l’eau du robinet est sûre et 62 % jugent les contrôles de qualité suffisants même si 25% souhaitent que ceux-ci soient renforcés. UNE BONNE QUALITÉ DE L’EAU Bien que la qualité de l’eau du robinet ait objectivement progressé depuis plus de 10 ans, 22% des sondés se disent toutefois insatisfaits en faisant valoir 2 principales critiques basées sur des notions de confort d’utilisation, à savoir : le goût essentiellement lié au chlore et le calcaire. En fait, Les Français se font peu d’illusion sur la qualité de la ressource hydrique avec 59% d’entre eux estimant que celle-ci s’est dégradée depuis 10 ans. 47% craignent même que la dégradation des ressources ne se poursuive dans le temps tout en restant optimistes à 63% quant à l’avenir de la qualité de l’eau potable. Il est vrai que les 2 points noirs traditionnels de la pollution de l’eau potable que sont les nitrates et les pesticides sont aujourd’hui bien filtrés à 99% et font que «L’eau est d’excellente qualité surtout par rapport à beaucoup d’aliments» affirme le Pr. PH. Hartemann (Faculté de médecine de Nancy) pour qui «L’eau du robinet est sûre car très contrôlée». MAIS DES RISQUES À LONG TERME Pourtant différentes études indiquent que de nouveaux polluants encore mal connus menacent l’eau du robinet. Parmi ces recherches, une d’origine américaine qui a détecté pas moins de 260 contaminants dans l’eau du robinet dont la moitié ne fait l’objet d’aucune disposition réglementaire. Pour les chercheurs, ces polluants «sans visage» posent surtout un problème à long terme (sauf cas de gastro-entérites) car certains contiennent des milliers de substances hormonales (provenant du rejet de médicaments contraceptifs, détergents, plastifiants, ignifugeants, métaux lourds, pesticides…) qui agissent comme des perturbateurs endocriniens susceptibles de favoriser l’apparition de cancers hormonaux, des troubles de l’immunité ou de la reproduction notamment chez les garçons et les jeunes hommes. Un risque diffus existe également avec l’utilisation de l’ozone et du chlore pour la désinfection de l’eau qui, en réagissant avec des matières organiques naturelles, forment une variété de sous-produits indésirables dont : • les trihalométhanes, • le chloroforme • le bromodichlorométhane (responsable de 7,7 cas de cancers pour 1 million). L’eau du robinet serait également polluée par la présence de sels d’aluminium utilisés dans le traitement de l’eau afin d’éliminer les particules organiques en suspension. Si la réglementation fixe à 200 μg/l leur teneur maximale dans l’eau de boisson, des études ont prouvé qu’il existe un lien entre la concentration de l’eau en aluminium et le risque de démence (l’aluminium étant toxique pour le système nerveux), lequel serait multiplié par 2 dans les zones où l’eau renferme plus de 100 μg/l d’aluminium au litre. Enfin, en ce qui concerne les nitrates présents dans l’eau, y compris aux doses autorisées (50 mg par litre), ceux-ci peuvent conduire dans certaines conditions à la formation d’un composé cancérigène, la N-nitroso-proline, impliqué dans les cancers digestifs. Déjà, l’altération de la fixation de l’hémoglobine chez les nouveaux-nés est un phénomène bien connu, même à faible dose de nitrate (25mg/l), expliquant pourquoi il est préconisé d’utiliser de l’eau minérale dans les biberons ! CADRE 3,7% D’AUGMENTATION EN 2009 Selon le cabinet Hewitt, le salaire annuel brut moyen des cadres dans le secteur privé et semi-public est de 53 000e en 2008. Il devrait augmenter de 3,7%, en moyenne pour l’année 2009 afin d’atténuer les effets de l’inflation. D’après la Cegos, le nombre d’entreprises pratiquant des augmentations générales pour les cadres est passé de 29% en 2006 à 43% en 2008, alors même que la part des augmentations générales dans le budget global tend à diminuer autour de 1 à 1,3% par an en moyenne. En 2007, 50% des cadres affirment avoir perdu du pouvoir d’achat et 22% n’avoir perçu qu’une augmentation individuelle alors même que, d’après la CFDT, 2/3 des cadres réclament une hausse annuelle de salaire mixte : individuelle et collective. LE RETOUR DE LA POINTEUSE Une étude réalisée par l’Apec indique que la pointeuse, et son équivalent moderne la badgeuse, effectue un retour marqué avec 13% de cadres qui y sont astreints contre 6% en 2001. Si l’autodéclaration des horaires reste la forme de contrôle la plus répandue pour 17% des cadres, 31% d’entre eux voient leurs horaires suivis par la direction, soit une hausse de 9 points depuis 2001. Actuellement, plus d’1 cadre sur 3 gère toujours ses horaires dans une relative autodiscipline. DÉFIANCE ENVERS LA DIRECTION 57% des cadres du secteur privé estiment que le discours des entreprises vis-à-vis de leurs salariés n’est pas crédible. Selon l’étude menée par Publicis Consultants, ce sentiment de défiance provenant surtout de la part des cadres intermédiaires est révélateur d’une «sorte de schizophrénie imposée aux cadres lorsque ceux-ci doivent relayer la bonne parole du PDG auprès de leurs équipes.» LA FIBRE INTERNATIONALE DES FEMMES CADRES Une récente étude réalisée par l’Ifop bouscule bien des idées reçues sur le comportement des cadres féminins en révélant que ces dernières sont loin d’être casanières. Au contraire, elles seraient 78% à vouloir s’expatrier chez toutes celles qui n’ont pas encore eu l’occasion de travailler à l’étranger. Mieux encore, après avoir vécu une expérience professionnelle à l’international, elles sont 95% à se déclarer «totalement satisfaites». Pourtant 30% des sondées regrettent que leur entreprise «n’encourage pas l’accession des femmes à des fonctions en lien avec l’international». Si cela ne bouge pas, 33% des femmes cadres envisagent même de quitter leur entreprise. Motivations jugées «très importantes» par les femmes cadres qui souhaitent exercer une fonction en lien avec l’international : 48% Les responsabilités exercées 44% La rémunération et les avantages 37% L’accélération de carrière Source : Ifop PSYCHOLOGIE NOS PULSIONS GUIDENT NOS CHOIX Selon le professeur Dan Ariely, auteur de C’est (vraiment ?) moi qui décide, paru aux Ed. Flammarion, nous sommes assez fréquemment «La proie de nos pulsions, préjugés, passions et surtout de la puissance de suggestion de tous ceux (publicitaire, marketeur, homme politique…) qui s’ingénient à nous duper pour des raisons faciles à imaginer». Ce spécialiste de l’«Economie comportementale» est passé maître dans la manière de décortiquer les mobiles cachés de nos décisions en s’opposant au postulat de l’économie conventionnelle qui veut que «L’être humain soit naturellement doué de raison et agisse toujours objectivement au mieux de ses intérêts». Pour lui, en fait, «Nous ne sommes pas seulement irrationnels dans nos décisions mais d’une irrationalité prévisible et répétitive». Pire que cela, «Les gens sont soumis aux influences néfastes de leur environnement (politique, économique, commercial, médiatique…) mais aussi de leurs émotions et d’un manque de perspicacité». Point positif, avoue-t-il, «Quand on a pris conscience de cela, on réalise que ces erreurs nous offrent également la possibilité de nous améliorer.» LA «BEHAVORIAL ECONOMICS» D’après ce professeur d’économie, «L’homme est rationnellement irrationnel. C’est ce qui le sauve !». Il affirme également que «L’homme effectue rarement un choix dans l’absolu sachant que nous ne possédons pas de système d’évaluation nous permettant d’estimer la valeur des choses. Nous nous fondons plutôt sur les avantages relatifs d’un objet par rapport à un autre pour apprécier sa valeur. Par exemple, j’ignore le prix d’une voiture à six cylindres mais je me doute qu’elle coûte plus cher qu’une quatre cylindres !» Cette posture mentale explique pourquoi les «as du marketing savent nous faire perdre la tête» par des offres «leurre» ou des fausses gratuités, sachant que la plupart de nos choix sont d’abord motivés par des ressorts psychologiques privilégiant le plaisir, l’orgueil ou l’égocentrisme. La «behavorial economics» (économie comportementale) propose plusieurs pistes pour appréhender le phénomène de la compulsion et de l’achat au rythme de nos pulsions. Pour elle, cela repose sur : • La croyance d’agir avec raison alors que l’émotion, les habitudes ou les besoins immédiats guident, à la source, nos choix. • La recherche première de la facilité et de la simplicité face au situations complexes. • La tendance à être d’abord influencé par les stimuli qui éveillent une demande de concrétisation ou une recherche de satisfaction immédiate. • La propension à remettre à plus tard l’effort ou les contraintes lorsque l’intérêt ou la motivation est faible. • La difficulté à se projeter dans l’avenir en prolongeant spontanément le format présent sans envisager l’hypothèse d’un changement possible, autrement ou ailleurs. Enjeux - L’Entreprise - L’Expansion - Management - Sciences & Avenir |





