| Les revues de presse du JdP n° 93 |
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Date : 26/01/2009 LES POLITIQUES D’EMPLOI DES SENIORS DANS L’UE L’emploi des seniors constitue une question primordiale de la politique sociale et de la politique du travail dans beaucoup de pays de l’Union européenne. Retarder l’âge de la fin d’activité permet à la fois de réduire la hausse du poids des pensions dans le PIB et d’augmenter la population active disponible, donc le niveau de production. Encore faut-il que les travailleurs seniors (les 55-65 ans au-jourd’hui, et de plus en plus les 55-70 ans) soient effectivement employés. Selon l’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures économiques), l’évolution de l’emploi des seniors passe par des choix de stratégie sociale et par de profonds changements institutionnels. Parmi les pistes suivies aujourd’hui par les pays de l’UE qui ont entamé ces réformes, on peut identifier : Des solutions par le bas • Réduction progressive et même suppression des différents dispositifs de retraites précoces : préretraites, pensions d’invalidité octroyées pour des motifs écono-miques, dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs âgés. • Recul de l’âge légal de la retraite et allongement de la durée requise des carrières. • Modification des règles de calcul de la pension de retraite pour les rendre plus pénalisantes aux départs précoces et plus incitatives aux départs tardifs. Ces stratégies induisent deux risques : • celui que beaucoup de travailleurs seniors, perdant leur emploi et n’ayant pas encore droit à une retraite, connaissent une période prolongée de chômage et soient contraints de partir à la retraite avec un faible niveau de pension. • celui de creuser les inégalités entre des travailleurs manuels incapables de prolonger leur activité et les cadres qui profiteraient à plein des mesures d’incitation au prolongement des carrières. Des solutions par le haut • Formations spécifiques. • Incitations fiscales. • Aménagement des conditions de travail. • Gestion des carrières pilotée par les partenaires sociaux. LES PAYS QUI AFFICHENT UN FORT TAUX D’EMPLOI DES SENIORS Les pays à fort taux d’emploi des seniors sont généralement des pays proches du plein emploi. C’est le cas des pays scandinaves mais aussi du Royaume-Uni où le cumul retraite-emploi à temps partiel est très répandu. Durant ces dix dernières années, le taux d’emploi des seniors a augmenté de 17 points en Finlande et de 15 points aux Pays-Bas, soit 10 points de plus que le taux d’emploi normal. Selon l’OFCE, la progression qu’ont connu ces pays est due à la conjugaison de plusieurs facteurs (selon les pays) : • Forte croissance • Faible niveau des retraites • Adaptabilité par la formation professionnelle • Emplois à temps partiel développés • Bonnes relations dans l’entreprise • Incitations fiscales • flexibilité et baisses des coûts fixes du travail Les taux d’emploi des seniors hommes (55-64 ans) en 2005 (en%) Suède 72,3 Allemagne 53,6 Danemark 66,8 Finlande 52,6 R.-Uni 65,8 France 43,8 Pays-Bas 55,0 L’EXEMPLE DES PAYS SCANDINAVES Le Danemark Le haut niveau d’emploi des seniors y est ancien et résulte pour beaucoup du faible niveau des retraites qui incitent les salariés à prolonger leur activité pour se constituer un capital-retraite suffisant. Au cours des dernières années, le taux d’emploi des seniors a aussi été favorisé par la création d’emplois publics dédiés aux seniors, par des primes spécifiques à l’embauche, mais aussi par le recul des possibilités de pensions d’invalidité et des dispenses de recherche d’emploi. La Suède Depuis la réforme des retraites de 2001, la Suède a retrouvé un taux élevé d’emploi des seniors grâce à une série de mesures : incitations fiscales à l’embauche, création d’emplois publics destinés à réguler la conjoncture, suivi rigoureux des chômeurs, pénalisation des préretraites, contrôle plus stricte des pensions d’invalidité. Par ailleurs, les retraites y sont relativement faibles et l’âge de départ de la vie active est devenu flexible : de 61 à 70 ans au lieu de 65 ans. Certaines institutions spécifiques jouent aussi un rôle important avec des mesures particulières : • Profils salariaux relativement plats puis décroissants. • Règles de licenciement fondées sur la séniorité : premier entré, dernier parti. • Pas de mise à la retraite avant 67 ans. • Niveau élevé de formation professionnelle • Créations d’emplois publics spécifiques pour les seniors • Subventions à l’embauche de seniors • Aide à l’amélioration des conditions de travail La Finlande La Finlande a réformé son système de retraite en 2005 : l’âge de la retraite est devenu flexible entre 63 et 68 ans et le travail après 65 ans est fortement récompensé. Comme au Danemark ou en Suède, les dispositifs de préretraites et d’invalidité ont été réduits. Cette réforme prévoit en contrepartie une certaine revalorisation des pensions qui, par ailleurs, restent relativement faibles. Source : Observatoire Français des Conjonctures économiques (OFCE) LES CONDITIONS DE VIE DES ETUDIANTS EUROPEENS Le rapport Eurostudent 2008 sur la situation sociale et économique des étudiants européens vient de paraître. Si 23 pays ont réalisé l’enquête, dix seulement ont été sélectionnés pour faire la synthèse, de façon à obtenir un panorama le plus représentatif possible : la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, la Finlande, la Suède, la Bulgarie et la Roumanie. L’âge des étudiants Eurostudent distingue deux groupes de pays: ceux où la plupart des étudiants commence leurs études avant leur vingtième anniversaire comme la France ou l’Italie et ceux où la majorité des étudiants les débute entre 20 et 25 ans comme la Finlande ou la Suisse. C’est en effet en France que les primo-inscrits sont les plus jeunes puisqu’ils entrent généralement directement dans l’enseignement supérieur sans avoir interrompu leurs études. A l’inverse, en Grande Bretagne, les étudiants âgés de plus de 31 ans représentent près d’un quart de la population étudiante car les reprises d’études y sont plus fréquentes comme c’est aussi le cas en Espagne et en Suède. Ces différences d’âge s’expliquent aussi par une plus grande souplesse de certains pays qui offrent la possibilité aux étudiants qui n’ont pas obtenu le diplôme final de l’enseignement secondaire usuel d’accéder à l’enseignement supérieur. Sexe Les filles sont majoritaires dans l’enseignement supérieur européen, à l’exception de l’Allemagne (48,4%) et de la Suisse (49,3%).La féminisation est particulièrement marquée en Suède (64,5%), en Finlande (61,9%), en Bulgarie (59,1%) et en France (58,1%). Dans la majorité des pays, l’âge moyen des garçons est supérieur à celui des filles : cette différence s’explique par de meilleures performances scolaires des filles dans l’enseignement secondaire et/ou par l’obligation pour les garçons d’accomplir un service militaire ou civil. Enfin, les garçons effectuent souvent des études plus longues. Logement Eurostudent 2008 distingue 3 groupes de pays: • les pays d’Europe du Nord et de l’Est où 90 à 95% des étudiants quittent le domicile parental assez tôt. Notamment parce que l’enseignement supérieur y est concentré dans les grandes agglomérations. • La France et la Suisse où environ la moitié des étudiants sont indépendants, avec une proportion plus élevée en résidence collective pour la France. • Les pays d’Europe du Sud où le contexte culturel, notamment la force du lien familial, pousse les étudiants à partir plus tard du domicile parental. Ainsi, en Italie, ce n’est qu’après 28 ans que la proportion d’étudiants indépendants dépassent 50%. Origine sociale De façon générale, l’enquête montre que les étudiants issus des classes « populaires » sont toujours relativement peu représentés. Même en Roumanie et surtout en Bulgarie où, alors que 80% des actifs sont ouvriers, seulement 57% et 32% des étudiants sont issus des classes « populaires. La France se situe en milieu de peloton en matière de représentation sociale des étudiants, légèrement devant le Royaume-Uni, mais loin derrière la Finlande. Le travail rémunéré Le travail rémunéré (emplois formalisés ou occasionnels comme le baby-sitting ou le soutien scolaire) est particulièrement développé en Grande-Bretagne (68% des étudiants), en Allemagne (65%) et en Suisse (63%). En Grande-Bretagne, ce taux d’emploi élevé s’explique par la forte proportion d’emplois d’appoint à temps partiel alors qu’en Allemagne, il est à mettre au compte d’un système d’enseignement relativement flexible en matière d’emploi du temps. Avec 46% d’étudiants exerçant une activité rémunérée pendant les études, la France se situe dans la moyenne de l’UE alors que la Roumanie et la Bulgarie ferment la marche (35%). Source : Observatoire National de la Vie Etudiante DEVENIR UNE « ENTREPRISE EUROPÉENNE D’EXCEPTION » : HASARD OU ETAT D’ESPRIT ? Le Cabinet Ernst & Young vient de publier une étude réalisée auprès de 2.377 entreprises européennes de taille moyenne (entre 250 et 999 salariés) répon-dant à trois critères de performance : une croissance du chiffre d’affaires et des investissements de 33% sur la période 2004-2006 et un résultat d’exploitation positif ou nul sur la même période, permettant de qualifier ces sociétés d’ « Entreprises d’Exception en Europe » (EEE). Ce qui les caractérise Les EEE s’assurent une croissance continue, même sur des marchés en stagnation, par des avantages compétitifs réels dans les produits et les services. Elles autofinancent en grande partie leur développement, mettent l’accent sur l’innovation, dans les produits comme dans les modes d’organisation, et misent sur l’internationalisation. Gardant une vision à moyen et long terme, elles privilégient les marchés européens et investissent principalement dans cette zone. Ce qui fait leur succès Le dirigeant d’une EEE construit son organisation sur trois piliers essentiels : • une stratégie évolutive focalisée sur l’identification permanente de nouvelles opportunités. • un réinvestissement dans la R&D et les ressources humaines. A chiffre d’affaires égal avec une autre entreprise de taille moyenne, l’« entreprise d’exception » rémunère mieux ses salariés ! • une approche entrepreneuriale qui, en diminuant les étages hiérarchiques, installe plus de souplesse dans le mode de management et délègue les décisions pour plus de réactivité dans la conquête de nouveaux marchés. Cette organisation accélère les processus d’évaluation et de décision d’investissements. L’esprit entrepreneurial n’est plus le fait du seul entrepreneur, l’organisation entière est devenue « entrepreneuriale », ce qui à une incidence forte sur les profils recherchés et le management. SUR LE NET OU VA L’ARGENT DE L’UE ? Les citoyens européens peuvent désormais connaître les noms des bénéficiaires des quelques 10 milliards d’euros de subventions et d’autres formes allouées chaque années par la Commission européenne. Celle-ci vient en effet de mettre en ligne un site internet consacré au « Système de transparence financière » qui permet de faire des recherches via certains critères comme les bénéficiaires, le service de la Commission attributif de l’aide ou encore le montant de celle-ci. Actuellement en phase test, le site présente encore quelques rubriques essentiellement en anglais. europa.eu/grants/search/index_fr.htm WWW.EUROPEANA.EU : LE PATRIMOINE CULTUREL EUROPEEN A PORTEE DE CLIC 2 millions de documents en ligne. Europeana, la bibliothèque multimédia en ligne depuis le 20 Novembre, propose déjà plus de 2 millions de documents : livres, tableaux, enregistre-ments, photographies, documents d’archives, films, émissions de radio ou de télévision …. provenant des bibliothèques nationales et d’institutions culturelles des 27 Etats membres. Une rubrique traitant des dernières actualités scientifiques et technologiques, agrémentée de forums, apporte même une note futuriste. Ce n’est là qu’un début puisque, en 2010, la version Europeana V1.0 devrait comporter six millions de références et proposer d’autres rubriques interacti-ves autour de communautés thématiques. De 2009 à 2011, deux millions d’euros seront consacrés chaque année à la numérisation des œuvres et au développement du site. www.europeana.eu Source : Commission Européenne |





