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Les actualités régionales du JdP n° 94
Les entreprises qui bougentPoitou-CharentesLimousinArchives
Les actualités régionales en Poitou-Charentes

Date : 25/03/2009


COUP DE POUCE AU DISPOSITIF CORDEE TPE


La ComAGA vient de mettre en place une enveloppe de 375 000€ sur 6 ans à destination des TPE de l’agglomération d’Angoulême «Particulièrement sensibles aux soubresauts d’une économie mondiale chahutée». Afin de soutenir financièrement les très petites entreprises qui continuent d’investir malgré la crise, la Communauté d’Agglomération du Grand Angoulême s’est associée au dispositif CORDEE TPE déjà mise en place en 2007 par le Conseil Régional. Le Conseil Général de Charente et l’Etat se sont également impliqués dans cette démarche en vue d’amplifier le programme d’investissement des TPE et faciliter leur montage financier selon le principe de l’effet de levier. Une vingtaine de dossiers sont en cours d’instruction dont 6 qui ont déjà pu bénéficier d’un soutien financier. Sur 264 000€ d’investissements programmés, 20% le sont actuellement grâce au dispositif CORDEE TPE. Info : www.cordee-tpe-comaga.fr

SOS ENTREPRISES

La CCI d’Angoulême a mis en place un numéro vert gratuit (0.800.503.954) en direction des patrons touchés par la crise. L’objectif est d’aider et de guider les TPE et PME affectées par les difficultés de la crise.
En seulement 2 mois, plus de 160 entreprises ont déjà sollicité une aide. 20 dossiers ont été solutionnés de façon positive et 140 autres sont en cours de traitement.
La CCI a également mis en place un «pôle création reprise transmission» afin d’aider 1.500 porteurs de projet d’entreprise en 2009. Contact : 05.45.20.55.55

LABEL QUALITRI POUR LA VILLE DE COGNAC

L’Ademe et Eco-Emballages ont remis début mars à la ville de Cognac, et à 37 autres lauréats en France, le label national QualiTri récompensant une gestion exemplaire de son service de collecte des déchets. Ce label valorise les performances de tri avec 118 kg par an et par habitant d’emballages ménagers, de journaux et de revues collectés, lesquels sont ensuite transformés en matière première secondaire (emballages, verre, papier journal).
Il récompense également un taux de refus de tri relativement faible (10%), un dispositif de gestion des déchets des commerçants permettant de garder leur ville propre, un coût total collecte + traitement de 17€ la tonne ainsi qu’un engagement du collecteur qui utilise des véhicules propulsés au biocarburant (gazole + huile végétale). En matière de développement durable, les priorités de la ville pour 2009 concernent l’optimisation de la collecte sélective (coût, quantité, qualité), le développement du compostage domestique en vue de réduire les apports en Centre d’Enfouissement Technique (CET), ainsi qu’une campagne de sensibilisation des scolaires et administrés.
En matière de recyclage des verres, l’un des grands avantages de la ville de Cognac est de disposer en toute proximité d’une unité de traitement du verre (SAMIN) et de la SGE pour la production de verres d’emballages ménagers.

LES REVENUS MOYENS DANS LE GRAND ANGOULÊME

En 2007, 283 foyers ont déclaré un revenu supérieur à 97.500 euros à Angoulême (seuil de richesse), 40 à St-Yrieix et Champniers, 35 à Soyaux et 34 à Puymoyen.
Dans les communes du Grand Angoulême le revenu moyen par foyer est de 32.445€ à Puymoyen, 23.119€ à St-Yrieix, 19.968€ à Ruelle, 18.641€ à Gond-Pontouvre, 18.154€ à La Couronne, 17.961€ euros à Angoulême et 16.566€ à Soyaux.

RECRUTEMENT DES CADRES

En 2008, 199 400 cadres ont été embauchés malgré un sévère ralentissement durant le dernier trimestre. Sur le plan régional, 2.590 cadres ont été embauchés dont 860 cadres industriels portant ainsi à 49.000 leur nombre en région, un score encore jamais atteint (+13% par rapport à 2007).
Un coup de frein brutal
Selon l’Apec, «Les recrutements des cadres connaîtront en 2009 un coup de frein brutal après la période faste 2005-2008. Cependant, le volume des embauches devrait rester à un niveau élevé». En s’appuyant sur les prévisions de la Commission européenne, l’Apec confirme que l’on doit assister cette année à une chute de 17% des recrutements de cadres sur le plan national (165 000), puis à une période de quasi stagnation entre 2010 et 2012 avec des niveaux proches de ceux de 2002 (163 000) consécutifs, à l’époque, à l’éclatement de la «Bulle Internet». Selon les prévisionnistes de l’Apec, une vigoureuse reprise ne devrait intervenir qu’en 2013, année durant laquelle on pourrait alors enregistrer 190 000 recrutements de cadres. Pour 2009, les prévisions d’embauches concernent seulement 2 000 cadres, soit une baisse de 23%, en constatant par ailleurs que les entreprises régionales se révèlent moins optimistes qu’au niveau national. 87% d’entre elles prévoient de maintenir leurs effectifs cadre, 7% de les accroître (dont 12% en Deux-Sèvres) et 6% de les réduire. Ce sont les cadres exerçant une fonction commerciale (29%), ceux des Etudes/R&D (18%) et de Production industrielle/Chantier (15%) qui seront les plus recherchés. Le secteur le plus porteur reste celui des Services avec 56% des opportunités, suivi par le Commerce (18%) et l’Industrie (17%). En matière de profils recherchés ce sont toujours les cadres confirmés (+ de 5 ans d’expérience) qui restent les plus courtisés (53%) talonnés par les jeunes cadres disposant de 1 à 5 ans d’expérience (31%) avec un net retrait pour les jeunes diplômés (16% des recrutements).



NOUVEAUX PARCS D’ACTIVITÉS

La 1ère tranche du parc d’activités de Chef-de-Baie doit être normalement livrée à la mi-2009. Technocéan couvrira une surface de 80 000m2 et accueillera une quarantaine d’entreprises travaillant dans le secteur des énergies renouvelables. Sur Périgny est également prévue début 2010 la livraison d’un nouveau parc d’activités de 20 hectares, dont un pôle arts et métiers comprenant 2 tranches de 2 bâtiments de 600m2. La CdA de La Rochelle va également ouvrir 2 villages d’entreprises à La Pallice (4 bâtiments de 250 m² à 400 m²) et à Laleu avec 5 bâtiments de 250 m² à 550 m².

LE PREMIER NAVIRE ÉLECTROSOLAIRE COPERNIC

A partir d’avril 2009, la liaison maritime quotidienne entre le Vieux-Port de La Rochelle et le Port de plaisance des Minimes va s’effectuer avec des bus de mer de type «zéro émission».
Ce projet baptisé «Copernic» est une première mondiale mettant en œuvre les premiers navires de transport de passagers à propulsion électrosolaire de grande capacité (jusqu’à 75 personnes). 2 nouveaux catamarans de 15 m. de long vont ainsi remplacer les 2 anciens «coureauleurs» «Tchoutchou» et «Fantômas». Ces bateaux disposent d’une nouvelle génération de chaîne de propulsion électrique et d’hydrodynamique en étant capables de naviguer en mer dans des conditions de vagues, de courant et de vent.
La forme affinée de leur coque et de leurs hélices ainsi que la légèreté du matériau composite utilisé, permettent de diminuer le nombre de watts nécessaires à leur fonctionnement journalier (120 kWh pour 100 km/jour).
Les batteries sont uniquement rechargées la nuit en dehors de l’apport continu des capteurs solaires (16m2 - 3,5 kWc). Pour le plus grand confort des passagers le trajet est, selon ses concepteurs, «Totalement silencieux et non polluant, la stabilité du bateau est optimale, l’habitacle est solide et très largement vitré pour ouvrir la vue et faire profiter de la traversée».
Le coût global de financement de cette opération menée par le CDA de La Rochelle est de 1,808 M€ dont une partie co-financée par le Feder, le Conseil Régional et l’Ademe.

HOMMAGE À MICHEL CRÉPEAU…

«Démocrate, Républicain, Parlementaire» mais aussi «turbulent, joyeux et humaniste» sont des qualificatifs qui ont toujours collé à l’image de Michel Crépeau, député-maire de La Rochelle et chantre du Parti Radical de l’époque (PRG).
A l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition une oeuvre monumentale a été réalisée au pic de l’entrée du Vieux Port à La Rochelle par le sculpteur F. Cante-Pacos, dont les fondeurs sont les frères Landoxski.
Pour caractériser l’importance de cet événement au sein de la ville «Belle et Rebelle», le mieux est de se remémorer l’hommage adressé à Michel Crépeau il y a 10 ans, le mardi 30 mars 1999 : «Michel Crépeau nous a quittés. La République vient de perdre l’un de ses gardiens les plus exigeants. Parlementaire exemplaire, maire aimé de ses administrés, il était une référence pour chacun d’entre nous. Il savait comme personne marier les principes politiques qui fondaient ses convictions et une expression libre, simple et compréhensible par tous. Pour lui, il n’existait pas de débat secondaire lorsqu’il s’agissait de dénoncer une injustice.
La sincérité de ses colères et ses talents d’orateur n’avaient d’égal que l’humour qu’il savait manier avec dextérité. Michel était un homme simple, passionné des joutes politiques et de son travail d’élu local. Il me laissera à jamais l’image d’un homme sur lequel le temps et la résignation n’ont jamais eu de prise ; l’image d’un homme sensible, enthousiaste, amoureux de La Rochelle et proche de tous ses habitants.»



LABELLISATION QUALIPLUS POUR LE SYNDICAT MIXTE DU PAYS THOUARSAIS
Le label QualiPlus national, décerné par l’ADEME et Eco-Emballages, a été remis au Syndicat mixte du Pays Thouarsais en reconnaissance de la qualité de son service de collecte des déchets, en même temps que 5 autres lauréats sur l’ensemble de la France.
Plus exigeant que le label QualiTri, celui-ci intègre un niveau plus important de performance dans la collecte ainsi que de nouveaux critères  comme : la présence d’une comptabilité analytique, une politique de réduction des émissions de CO2, etc. Il est vrai que depuis juin 2000, date de mise en œuvre de la collecte sélective sur son territoire, le Syndicat n’a cessé de développer une politique volontariste dans le domaine de l’environnement et plus particulièrement des déchets. Sa logique d’optimisation dans la gestion, la satisfaction des usagers et les performances de tri avec 82 kg d’emballages ménagers et de papiers-journaux par habitant en 2007, sont autant d’éléments clés qui lui ont permis d’obtenir le label national QualiPlus.
Cette labellisation récompense également une communication forte en direction des usagers, des professionnels, des collectivités, des publics scolaires et campings, en vue de les encourager à maintenir le geste de tri, à les sensibiliser sur la prévention de la production de déchets comme à promouvoir l’Eco-responsabilité. Dans le cadre de sa politique de réduction des émissions de CO2, le syndicat du Pays Thouarsais a également fait le choix depuis janvier 2007 d’utiliser du biocarburant pour ses camions de collecte. Il propose aussi à ses agents des formations à l’éco-conduite afin de limiter la consommation de carburant.

PÔLE RÉGIONAL DES MÉTIERS D’ART

Le Pôle régional des métiers d’art situé à Niort fonctionne comme une véritable tête de réseau dans la coordination des actions visant à soutenir et à valoriser les métiers d’art de la région ainsi que les sites touristiques associés dans le travail du bois, du verre, de l’or, de la broderie, de la fonderie d’art, des bijoux, de la décoration, du papier… L’association qui en assure la gestion est même devenue un véritable outil économique et culturel au service des professionnels des métiers d’art, du grand public et des collectivités territoriales, en animant et en communiquant sur cet authentique patrimoine régional. Pour Olivier Courtot, son président, «Tous ces artisans d’art conjuguent passion et savoir-faire ancestraux pour réaliser du bel ouvrage manuel. Véritables alchimistes, ils transforment la matière pour nous donner à voir une œuvre unique. Il est temps de retrouver le chemin des valeurs fondamentales de nos métiers qui ont traversé les siècles. Notre savoir-faire constitue notre principal capital : l’authenticité de nos matières, l’apprentissage d’un métier, la création de l’objet fini. Dans un contexte où se renforcent l’individualisme et l’uniformisation des objets de consommation, donnons aux jeunes, aux actifs, à nos anciens, l’envie  de redécouvrir la richesse de nos métiers si singuliers.»

Sous le sigle «Porte bleue» il existe en région plusieurs lieux privilégiés entièrement consacrés à la découverte de créations artisanales originales dont :
• Pôle régional des métiers d’art à Niort
• Atelier Jean-Paul Guirard à Rochefort
• Hôtel*** Restaurant Atalante à Sainte-Marie-de-Ré
• «Matière Première» à Surgères
• Porte Bleue du Palais à Angoulême

Plusieurs manifestations sont également prévues cette année :
• Première exposition vente métiers d’art au château de Villiers-en-Plaine les 16 et 17 mai 2009
• 6e Rencontre des Métiers d’Art et des Savoir-Faire à Saint-Amant-de-Boixe le 28/05/2009
• Marché des créateurs de bijoux de La Rochelle le 30/05/2009
• Marché des potiers de Poitiers le 06/06/2009
• Artisanales de l’Abbaye le 05/12/2009
Info : www.metiers-art.com

TOURISME EN DEUX-SÈVRES

L’activité touristique au sein du département pèse près de 140 millions d’euros et génère 5.300 emplois directs et indirects, soit plus que le secteur agroalimentaire (4.627 postes). Face à un effritement des chiffres de fréquentation des principaux sites départementaux et du nombre de nuitées, le Conseil Général a voté un schéma départemental du tourisme pour la période 2009-2013 doté de 10,2 millions d’euros tout en menant une politique de rationalisation des services compétents.

TOP 20 PARMI LES PLUS HAUTS REVENUS MOYENS DE FRANCE

Alors que le chômage est toujours à la hausse dans le département avec une progression de +19,9% sur un an, soit la plus forte progression régionale, le magazine «Le Point» a classé les Deux-Sèvres dans le Top 20 des revenus moyens les plus hauts de France. Selon les chiffres indiqués par l’économiste Jacques Marseille évaluant le niveau de «richesse» à 97 000 € de revenus annuels par foyer fiscal, 2 villes sont citées pour leur taux de «riches» supérieur à la moyenne : Mauléon et Châtillon-sur-Thouet.



LES NOMBREUX ATOUTS DE POITIERS

Le magazine l’Expansion vient de consacrer un dossier spécial sur les atouts économiques de l’agglomération de Poitiers. On y apprend, par exemple, que la Technopole du Futuroscope a nécessité 400 millions d’euros d’investissement sur 22 ans tout en produisant 4,4 milliards d’euros de richesses avec ses 224 entreprises, ses 5 800 salariés, 400 chercheurs, 2 000 étudiants et 300 nouveaux emplois créés en moyenne chaque année. A noter d’ailleurs la prochaine création du Club d’affaires du World Trade Center Poitiers-Futuroscope. En matière d’innovation, ce territoire offre de nombreuses opportunités d’embauches notamment dans les secteurs de l’agrobiologie, des biotechnologies, biologie, santé, génétique mais aussi dans le high-tech en informatique, télécoms, Internet et sécurité. La thématique du véhicule électrique est également très présente avec l’écomobilité, la mécatronique ainsi que les solutions énergétiques et cinématiques du véhicule du futur, sans parler naturellement d’un puissant secteur dans l’aéronautique, le spatial et la défense. La Communauté d’Agglomération de Poitiers est également très impliquée dans les initiatives «vertes» d’avant-garde avec notamment 216 PME-PMI concernées par le programme Entrepreneurs du développement durable, dont une trentaine qui inventent les solutions de demain pour réduire la pollution et proposer des produits sains. La ville de Poitiers a prévu d’investir 26 millions d’euros pour relancer l’économie locale en favorisant les activités du bâtiment, de voirie, de rénovation urbaine en coeur d’Agglomération. A noter enfin que Poitiers est classée 13e sur 34 agglomérations comptant plus de 10 000 étudiants en matière de «ville où il fait bon étudier».

LE RÔLE DU CESVI FRANCE

Ce centre de recherche et de formation des garagistes et carrossiers implanté sur le site du Futuroscope a été créé en 1997 par Maaf Assurances et Groupama sur le modèle du MAPFRE espagnol. Son activité consiste à diffuser auprès des réparateurs et des experts des techniques innovantes de réparation automobile dont la mise en oeuvre se révèle beaucoup moins chère que le strict remplacement des pièces endommagées. Ainsi, par exemple, le Cesvi a été le grand promoteur de la réparation des plastiques en développant des techniques adaptées pour chaque type de véhicule. Depuis son démarrage, le Cesvi France a permis de faire économiser des millions d’euros sur le remboursement des coûts de réparation à ses actionnaires de l’assurance automobile. Plusieurs axes de recherche et d’innovation ont également contribué à une forte maîtrise des coûts : mise en peinture, diagnostic des trains roulants, réparation de l’aluminium, débosselage sans peinture, réparation de l’électronique... Actuellement, les ingénieurs du Cesvi étudient des techniques de collage issues de l’aéronautique, un savoir-faire qui est ensuite transmis aux réparateurs et aux experts à l’occasion de stages. C’est à partir de l’ensemble des remontées d’informations provenant de ce centre, que les 2 assureurs établissent leur grille tarifaire pour environ huit nouveaux véhicules par an. Parallèlement à ce cœur de métier, le Cesvi a développé une compétence très particulière en matière de simulation 3D pour la reconstitution virtuelle d’accidents. 35 à 40 dossiers graves sont ainsi étudiés chaque année, soit plus de 200 depuis le démarrage de cette activité en 2002. Il réalise également des expertises en vue d’établir les circonstances des accidents, le comportement des véhicules et la responsabilité des protagonistes.
Info : www.cesvifrance.fr

L’IMAGE POSITIVE DES IUT

Une récente étude réalisée par l’IFOP auprès des lycéens et des parents d’élève révèle «L’image positive» des IUT en France. Il en ressort que «Plus les personnes se disent bien informées sur l’offre des IUT (Instituts Universitaires de Technologie), plus l’image est positive pour 93% d’entre elles». Pour 87% des parents et 79 % des lycéens bien informés, les IUT bénéficient d’une image très positive en présentant un grand nombre d’atouts tels que l’enseignement pluridisciplinaire, l’encadrement des étudiants, l’adaptation aux besoins des entreprises, l’équipement pédagogique, les débouchés professionnels et la poursuite d’études. Ainsi, plus de 80 % des lycéens et des parents d’élèves suffisamment informés s’accordent pour considérer que les formations universitaires post-bac constituent une bonne transition avec le lycée en préparant à de très nombreux métiers dans l’industrie et les services.
Ce sentiment se renforce, d’ailleurs, au fur et à mesure que les étudiants se rapprochent de l’année du Bac en envisageant alors sérieusement la possibilité d’intégrer un IUT.
A noter, toutefois, que la reconnaissance des IUT comme orientation post-bac varie en fonction des souhaits de poursuite d’études plus ou moins longues. Ainsi, les élèves issus de la filière générale sont plus nombreux à envisager des études longues, alors que 1 élève sur 4 (28%) ne pense pas que cela puisse se faire en IUT, ce qui dénote là une méconnaissance des formations proposées.
Parmi les principaux freins à l’entrée en IUT, il est à noter un véritable manque d’information et de communication sur cette filière universitaire ainsi que sur les formations qui y sont délivrées.
C’est l’avis de 62% des lycéens et de 60% des parents qui souhaitent une amélioration dans les relais d’information afin de renforcer l’attractivité naturelle des IUT.
Selon les chiffres officiels, les 116 IUT de France forment annuellement 134 000 étudiants (ayant au minimum le niveau bac) au sein de 25 spécialités. 75% d’entre eux décrochent un emploi en moins de 6 mois grâce à des formations diplômantes et qualifiantes.
Par exemple, le DUT (Diplôme Universitaire de Technologie) constitue bien plus qu’un diplôme de niveau Bac+2 mais aussi un passeport professionnel offrant de nombreux débouchés du point de vue du marché de l’emploi.
Créés il y a 40 ans afin d’assurer une formation technologique, les IUT proposent aujourd’hui un large éventail de formations compatibles avec le système européen de diplômes LMD qui articule le cursus universitaire supérieur en 3 étapes : Licence (Bac+3), Master (Bac+5) et Doctorat (Bac+8). Info : www.iut-fr.net



CHIFFRES ÉCONOMIQUES ET TENDANCES DÉMOGRAPHIQUES

Le dernier panorama économique réalisé par les chambres consulaires indique que le Poitou-Charentes comprend 665 500 emplois, 76 621 établissements dans le secteur marchand, 28 616 entreprises artisanales, 41 723 emplois dans l’agriculture et 66 262 emplois dans l’économie sociale. L’année dernière, l’exonération de charges sur les heures supplémentaires a été utilisée par 42% des entreprises des Deux-Sèvres, 43,7 % des entreprises de la Vienne, 41,3% des entreprises de Charente Maritime et 40,5% des entreprises de Charente, alors que la moyenne nationale est de 39,3%. Sous l’angle du chômage le Poitou-Charentes comptait, fin 2008, 55.630 demandeurs d’emploi soit +15,4% sur un an. Les femmes représentent 49,2% des demandeurs d’emploi, les jeunes de moins de 25 ans 22,2%, les chômeurs de longue durée 24,6% et les plus de 50 ans 13,9%.
Selon le rapport de l’observatoire des territoires, la région Poitou-Charentes se situe au dessus de la moyenne pour le taux de croissance économique annuel, ainsi que parmi les régions les plus dynamiques au niveau de la moyenne nationale pour la croissance de sa population. En effet, la région a gagné +5,13% d’habitants en 10 ans depuis le dernier recensement de 1999, soit actuellement une population totale de 1.724.123 hab. Au 1er janvier 2009, la Charente compte 347.037 hab.(+2,18%), la Charente-Maritime a franchi la barre des 600 000 habitants alors même que si le littoral continue à attirer de nouveaux arrivants, les villes de l’intérieur des terres en perdent (-6% à Saint-Jean-d’Angély et -8% à Jonzac). Les Deux-Sèvres comptent 359.711 hab. (+4,45%) et la Vienne 418.460 (+4,87%).

UNIQUE EN EUROPE, LE PLAN RÉGIONAL «ÉNERGIE SOLAIRE»

Le plan photovoltaïque adopté par la Région en janvier dernier vise à développer la production décentralisée d’énergie renouvelable, à renforcer l’autonomie énergétique des territoires et à développer l’emploi et les filières économiques dans le secteur photovoltaïque en répondant aux objectifs fixés par l’Union européenne d’atteindre 20 % d’énergie renouvelable en 2020. Cet ambitieux projet représente plus de 400 millions d’euros d’investissements sur 4 ans avec une prévision de création d’un millier d’emplois. Les objectifs à atteindre pour 2012 ont été fixés à 73 gWh de production d’électricité solaire, soit 1,5 fois ce que l’ensemble du pays a produit en 2007 et cela, grâce à une puissance installée de 65 MWc et plus de 600 000 m² de panneaux solaires. Il s’agit, à ce jour, d’une expérience unique en Europe, malgré la période de tension financière sur les marchés, qui garantit des financements attractifs pour les collectivités publiques, entreprises, professionnels et agriculteurs partenaires grâce au partenariat entre la BEI (institution de financement de l’Union européenne), la Région Poitou-Charentes et le Crédit Agricole. Outre les projets en cours de réalisation, la Région prévoit l’installation de 150 000 m² de panneaux solaires sur son propre patrimoine. Parallèlement, les dispositifs de soutien en faveur des collectivités et des entreprises doivent permettre la mise en place de 100 000 m² complémentaires ainsi que des centrales au sol pouvant représenter jusqu’à 300 000 m² de panneaux solaires.

LA CHARTE TERRE SAINE


En 2008, une enquête sur l’utilisation des pesticides menée auprès des 1 464 communes de Poitou-Charentes a montré que la plupart des communes utilisaient régulièrement les pesticides tout en souhaitant fortement diminuer leur usage. C’est la raison pour laquelle la charte Terre saine «Votre commune sans pesticides» a été lancée courant février afin de lutter contre les effets toxiques des pesticides sur la santé de l’homme (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques) via la contamination des ressources naturelles (eau, sols, air, biodiversité). L’objectif de cette charte réalisée en commun entre la Région et la DRAAF (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) est d’inviter les collectivités locales à réduire, voire supprimer, les pesticides dans la lutte contre les «herbes folles» par la conception et la gestion écologique des espaces publics : espaces verts, allées, bords de routes, trottoirs, abords des bâtiments, terrains de sport, terrasses, entrée de garage… Dans le prolongement de cette initiative, l’opération «1 000 désherbeurs thermiques» est également lancée en direction des particuliers en remboursant jusqu’à 50€ l’achat d’un désherbeur thermique.

RYANAIR OUVRE UNE LIGNE LA ROCHELLE -BRUXELLES

A partir du 5 Juin 2009, Ryanair, compagnie leader low-cost en Europe, ouvre une nouvelle ligne entre La Rochelle et Bruxelles Charleroi qui opèrera deux fois par semaine, les mardis et vendredis. www.ryanair.com

L’ADIE : POUR LE DROIT A L’INITIATIVE ECONOMIQUE

En décembre 1988, Maria Nowak, actuelle Présidente de l’Adie, fondait en France le microcrédit, s’inspirant de l’expérience de la « Grameen Bank » créée par Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006.
Aujourd’hui, l’Adie est une association reconnue d’utilité publique qui aide des personnes exclues du travail et du système bancaire classique à créer leur propre emploi grâce au microcrédit. Depuis sa création  en 1989, l’Adie a financé et accompagné près de 55.000 entreprises générant la création de près de 65.000 emplois.
L’association s’est choisie, dès l’origine, une triple mission :
• Financer les personnes en difficulté qui n’ont pas accès aux banques, et qui souhaitent créer une micro-entreprise.
• Apporter de la formation, des conseils et des services.
• Tirer les enseignements de cette expérience pour proposer des changements législatifs et réglementaires au profit du développement des micro-entreprises et du microcrédit.
Le réseau ADIE couvre toute la France, y compris l’Outre-Mer avec 130 antennes et près de 400 permanences. Cinq sont situées en Poitou-Charentes : Poitiers, La Rochelle, Angoulême, Niort et Saintes.
L’ADIE est soutenue par les collectivités locales : Région, Départements, Communes et Groupements intercommunaux.
20 ans après sa création, l’Adie dresse le bilan de son action.
. Partie de rien, à l’image de ses clients, l’Adie a augmenté régulièrement son activité. Son rythme de croissance est actuellement de 30% par an, avec près de 10.000 microcrédits accordés en 2007.
. Le public de l’Adie est composé pour 43% de bénéficiaires du RMI, de 43% de chômeurs et de 14% de travailleurs pauvres. Près de 36% sont des femmes.
. L’Adie touche aussi bien des personnes qui savent à peine lire et écrire (21%), que ceux qui ont fait des études universitaires (22%), et qui, dans un cas comme dans l’autre, n’ont pas accès au crédit bancaire.
. Le taux de pérennité des entreprises créées est de 65% à 2 ans et de 57% à 3 ans,  proche de la moyenne nationale.
. Le taux d’impayés est évalué à 6,41%.
. 1,2 emploi est créé en moyenne par entreprise financée
. La majorité des projets se situe dans les secteurs du commerce et des services.
. Aujourd’hui, plus de 800 bénévoles accompagnent les microentrepreneurs.

Les modalités d’accompagnement
L’ADIE propose des financements pouvant aller jusqu’à 10.000€, composés d’un microcrédit (5.500€ maximum au taux du marché) et de financements complémentaires (prêt d’honneur, EDEN, la prime régionale, le PCE..) et, éventuellement, un prêt de matériel : véhicule, ordinateur, matériel de vente sur les marchés.
En savoir plus : www.adie.org

Actufax - Apec - Lettre d’information de la Région Poitou-Charentes - Expansion - Dossiers de presse des organismes et entreprises.

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Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008