| Les revues de presse du JdP n° 95 |
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Date : 23/06/2009 CONGÉS 36 JOURS DE REPOS Selon une enquête Expedia-Harris Interactive menée dans 11 pays, les Français demeurent les champions du monde des vacances avec, en moyenne, 38 jours de congés acquis (RTT comprises). Cet été, 2 Français sur 3 partiront durant au moins 2 semaines d’affilée. A titre de comparaison, 60% des américains ne prendront qu’une semaine de vacances en 2009 ! ENGAGEMENT CITOYEN DÉVOUEMENT ET SERVIABILITÉ Le dernier baromètre Rotary-L’Express mesurant «l’engagement citoyen» des 30-45 ans indique que 41,3% de cette classe d’âge considère qu’il est dans «sa nature de s’engager» en faveur d’actes de solidarité. 56,1% reconnaissent volontiers surpayer des achats pour des opérations de mécénat ou humanitaires et 48,1% déclarent avoir fait un don direct. 1 jeune adulte sur 4 (24,3%) avoue être engagé dans la vie collective (sport, humanitaire, syndicat) alors même que 56% se disent «très sensibles» aux causes concernant l’aide aux jeunes, l’enfance en danger ou maltraitée et, 52%, à celles concernant la défense de la nature et la protection de l’environnement. Si la pierre angulaire de l’efficacité en matière de solidarité est le temps, 84,5% confessent spontanément ne pouvoir donner que quelques heures par mois sachant que pour 63,6% d’entre eux, il s’agit d’abord d’un manque de temps et pour 30,6% d’obligations familiales. PSYCHOLOGIE LA PEUR DE FAIRE UNE ERREUR Pourquoi la peur de paraître stupide après avoir commis une erreur conduit-elle à mentir aux autres puis à se mentir à soi-même ? Deux psychologues américains, Carol Tavris et Elliot Aronson, tentent de répondre à cette question en expliquant que «faire une erreur» est incompatible avec le fait d’être «une bonne personne». Selon eux, cette fâcheuse tendance à l’autojustification et à la mauvaise foi qui s’ensuit repose sur un phénomène de «dissonance cognitive» fondé sur «un sentiment intellectuel désagréable lié à la tension entre deux choses que nous tenons pour vraies». Par exemple, un salarié qui commet une erreur dans son travail a tendance à «minimiser son erreur ou s’obstine à prétendre qu’elle n’en est pas une, ce qui revient à ajuster la réalité à la théorie». En fait, l’individu considère plus ou moins consciemment que commettre une erreur le remet fondamentalement en cause vis-à-vis de la normalité des autres ce qui a pour effet d’altérer l’estime de soi. Aussi pour combattre cette tendance infantile, les auteurs de l’étude préconisent de commencer tout simplement par admettre que l’on en est victime. En mettant ainsi sa fierté de côté, il redevient possible de faire preuve d’honnêteté intellectuelle envers les autres et soi-même. Ainsi dans le cadre d’une «mauvaise» décision entraînant une erreur, il convient de considérer celle-ci comme synonyme de prise de risque (ce qui est un plus) et/ou de réflexion faussée à partir d’informations partielles (influence néfaste des sources utilisées). Au lieu de se culpabiliser il convient, au contraire, de rebondir dessus en considérant que l’erreur est un «droit» sur le chemin de la réussite et confirme parfaitement l’adage qui dit qu’«Il n’y a que ceux qui ne font rien, ou qui ne s’exposent pas, qui ne se trompent jamais !» L’ESPRIT DE VENGEANCE Des sociologues de l’université de Bonn ont mis en évidence le fait que la vindicte agressive ne paie pas. Après avoir dépouillé le profil psychologique de 20 000 personnes, ils en ont déduit que les individus qui appliquent la règle «œil pour œil, dent pour dent» face à une injustice réelle ou supposée, sous forme de vengeance froide ou violente, font que «ceux-ci sont plus souvent victimes du chômage, ont moins d’amis et sont moins satisfaits de leur vie que la moyenne de la population.» MANAGEMENT GÉRER LA MONTÉE DES PEURS En période de crise «De nombreux salariés ont peur que leur société dépose le bilan ou soit vendue, peur qu’il y ait un plan social, peur d’être dans la charrette… Et ceux qui travaillent dans une entreprise qui s’en sort bien ont peur de ne pas arriver à produire ce qu’on attend d’eux dans un contexte de pression accrue» confirme Thierry Chavel, coach de dirigeants et cofondateur du cabinet Alter & Coach. Il semble en effet, selon un récent sondage BVA, que 53% des salariés estiment que la situation économique actuelle a pour effet de détériorer le climat social dans leur entreprise. Ils sont même 43% dans le secteur privé à se sentir personnellement exposés au risque de perdre leur emploi dans les mois à venir. Dans le contexte actuel de brouillard économique et social, il est fortement conseillé aux managers de veiller à réduire cette tension anxiogène qui risque, sinon, d’aboutir à une démotivation générale, voire à «la tétanisation des troupes». Selon Didier Corpet, directeur de plusieurs sociétés et membre du mouvement EDC (Entrepreneurs et dirigeants chrétiens), «Vis-à-vis d’un salarié dont le sort dépend de vous, c’est comme vis-à-vis d’un enfant en période de crise, il ne faut surtout pas changer d’attitude. Si notre stress est plus important que d’habitude nous devons éviter de le diffuser». Même avis pour Caroline Noublanche, présidente de Prylos, pour qui «Le dirigeant a un rôle de tampon. J’estime que mon boulot est de communiquer aux équipes un stress positif à des moments clés et d’éviter de leur envoyer des signaux parasites chaque fois que j’apprends une mauvaise nouvelle.» Comme le résume Thierry Chavel : «En ce moment, un patron doit faire son métier avec son cœur et ses tripes !» confirmant ainsi qu’en période de crise les salariés attendent 3 comportements majeurs de la part de leurs dirigeants : • Ils ont besoin que leurs managers leur tiennent un discours de vérité, d’adultes. • Ils veulent avoir en face d’eux des patrons «congruents», c’est-à-dire des hommes et des femmes dont les discours sont en phase avec les actes. • Ils souhaitent être écoutés et attendent que le dirigeant fasse régulièrement le «tour des popotes» dans une attitude d’écoute et d’humilité. En fait, chaque collaborateur attend de savoir ce qui l’attend personnellement tout en étant mis au courant des perspectives de l’entreprise. Cela suppose une bien plus grande transparence qu’auparavant de la part des dirigeants et des managers, lesquels doivent montrer un comportement plus ouvert, plus proche et plus disponible envers les salariés. 12 pistes pour cela : • Informer clairement et précisément sur la situation actuelle de l’entreprise et sur ses perspectives. • En cas de problème, informer les salariés sur les conséquences attendues ainsi que sur les moyens mis en oeuvre pour les résoudre. • S’il n’y a pas de problème, le dirigeant doit dire ce qu’il va faire pour préserver cette situation. • Confirmer, le cas échéant, le rôle et la place de chaque collaborateur au sein de l’entreprise en lui demandant, ou non, d’opérer des changements. • Redonner du sens au travail de chaque salarié. • Dans le cas d’un licenciement prévisible, traiter le salarié avec respect en le recevant et en lui disant les choses en face. • Expliquer toutes les décisions stratégiques en disant pourquoi telle option a été prise et quels sont les résultats attendus. • Satisfaire au fort besoin d’échange en créant un blog interne facilitant un lien direct, ouvert et critique entre les collaborateurs et leur dirigeant. • Eviter de trop diffuser les nouvelles anxiogènes à l’ensemble du personnel mais seulement aux personnes concernées. • Ne pas hésiter à dire en cas de difficultés ponctuelles avec un client, fournisseur ou banquier, «qu’on savait que cela allait arriver et que l’on a déjà anticipé la solution pour s’en sortir». • En cas d’imprévu jugé très sensible pour le moral de tous il est conseillé de «mentir intelligemment» afin d’éviter de «risquer qu’un simple incident se transforme en incendie». • Donner du travail à faire à tous et permettre à chacun d’avoir «beaucoup de pain sur la planche» afin de lutter contre la déprime, le relâchement et la gamberge inutile. PHYSIOLOGIE AVOIR L’ESPRIT AILLEURS Selon une étude canadienne, toute période de rêverie (avoir l’esprit ailleurs) n’est pas une perte de temps, notamment lorsque le phénomène se produit spontanément et/ou lorsque l’individu se livre à une tâche facile et routinière (par exemple conduire une voiture sur autoroute). Une analyse par IRM (imagerie par résonance magnétique) révèle que le cerveau met alors à profit ce moment de rêverie pour «résoudre des problèmes individuels complexes ou existentiels» en mobilisant de manière très active les aires cérébrales affectées justement à la résolution des questions complexes. LE SEL FAVORISE LA BONNE HUMEUR Un psychologue de l’université d’Iowa, Kim Johnson, a constaté que la consommation de chlorure de sodium (le sel courant) favorise naturellement la bonne humeur. Selon ce chercheur, le sel aurait un effet antidépresseur après avoir constaté que «Les rats de laboratoire mis au régime sans sel refusaient de participer aux activités qu’ils apprécient habituellement, comme boire des substances sucrées ou activer une manette stimulant des sensations agréables dans leur cerveau.» Une découverte qui va sans doute satisfaire les industriels de l’agroalimentaire et les sauniers en expliquant pourquoi on est toujours tenté d’en surconsommer malgré les conséquences néfastes sur la santé avec l’hypertension et les maladies cardiaques. LE BAISER AMOUREUX EST BON POUR LA SANTÉ ! Une éminente chercheuse américaine du Lafayette College de Pennsylvanie, Wendy L. Hill, a mis en évidence les effets positifs du baiser amoureux sur l’organisme. Selon elle, un French kiss vaut bien mieux que toutes les thérapies de couple sachant que ceux qui s’embrassent régulièrement sur la bouche ont beaucoup plus de chances d’entretenir une relation durable et aimante. Pour preuve, le fait que deux hormones répondent immédiatement au stimulus du baiser : le cortisol (hormone du stress) qui diminue, réduisant ainsi le taux de stress ressenti et l’ocytocine (hormone du plaisir) qui, au contraire, augmente. Cette dernière hormone est importante chez la femme car elle est également à l’origine de l’orgasme, du déclenchement de l’accouchement et de l’allaitement... L’Entreprise - L’Expansion - L’Express |





