| Les revues de presse du JdP n° 95 |
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Date : 24/06/2009 CHUTE DES FLUX D’INVESTISSEMENTS ENTRE L’UE ET LE RESTE DU MONDE Des investissements sortants en baisse de 28% Les Investissements Directs Etrangers (IDE) de l’UE 27 vers des pays tiers ont diminué de 28%, passant de 496 milliards d’€ en 2007 à 354 mrds en 2008. Ces IDE se sont dirigés pour moitié, soit 149 mrds d’€, vers les Etats-Unis, puis, en deuxième position, vers les Centres Financiers Offshore (CFO) avec 43 mrds d’€, soit trois fois moins qu’en 2007. Ces CFO sont un agrégat qui inclut 38 pays dont Guernesey, Jersay, le Liechtenstein, l’Ile de Man, les Iles Féroé, Andorre, Gibraltar , Panama, les Bahamas, les Bermudes, les Iles Caïman, les Iles Vierges, Bahrein, Hong-Kong, Singapour ou les Philippines. Le Canada, troisième destination des investisseurs de l’Union en 2007 avec 42 mrds d’€, a lourdement chuté puisqu’il n’a reçu en 2008 que 9 mrds d’€. En revanche, les IDE se sont accrus vers la Suisse ( de 24 à 33 mrds) et la Russie (de 16 à 22 mrds). Des flux entrants d’IDE en chute de 57% La baisse des investissements de l’UE27 (flux sortants) dans le reste du monde est toutefois très faible au regard de la chute des investissements en Europe en provenance du reste du monde (flux entrants). En effet, ceux-ci sont passés de 400 milliards d’€ en 2007 à seulement 173 mrds en 2008. Les Etats-Unis sont restés le principal pourvoyeur avec 45 mrds d’€, contre 194 mrds en 2007, soit un plongeon de presque 75%. Les investissements des Centres Financiers Offshore ont également décliné (de 124 à 45 mrds d’€), ainsi que ceux de la Suisse (de 20 à 5 mrds), du Japon (de 19 à 4 mrds) et de l’Inde ( de 10 à 2 mrds). A l’opposé, ceux du Canada ( de 14 à 18 mrds) et du Brésil ( de 2 à 7 mrds) se sont accrus. Globalement, en 2008, les flux d’investissements sortants ont dépassé les flux entrants de 182 milliards d’euros (96 mrds en 2007) Des échanges d’IDE modestes entre la chine et l’UE En dépit de leur importance croissante dans les échanges de biens, les flux d’IDE de l’UE 27 avec la Chine (hors Hong-Kong) sont restés modestes en 2008 : l’UE ayant investi seulement 5 mrds d’€ en Chine tandis que les flux chinois vers l’Union atteignaient péniblement 100 millions d’€ . Le Luxembourg, la France et le Royaume-uni : principaux acteurs des flux d’IDE Le Luxembourg, avec des IDE sortants de 83 mrds d’€ (23% du total de l’UE27), et 76 mrds de flux entrants ( 44%) reste en tête du palmarès en raison de l’importance de ses activités d’intermédiation financière. La France ( 16% des flux sortants et 15% des flux entrants) et la Grande-Bretagne (15% des flux sortants et 26% des flux entrants) se partagent la seconde place. Des flux intra-UE27 en décroissance de 42% Les flux d’IDE à l’intérieur de l’UE 27 a baissé de 42% entre 2007 et 2008. La France a été le principal acteur avec 92 mrds d’€ d’investissements intra-communautaire, devant l’Allemagne (71 mrds) et les Pays-Bas (37 mrds). La France pointe également en tête pour l’accueil des capitaux en provenance des Etats membres (55 mrds), devant l’Espagne (40 mrds) et la Belgique (34 mrds). Source : Eurostat VERS UNE EUROPE SANS ARME NUCLEAIRE AMERICAINE ? Les Etats-Unis sont le seul pays au monde à déployer un arsenal nucléaire en dehors de son territoire national. Cet armement est stationné depuis 1954 en Allemagne, Belgique, Italie, Pays-Bas et Turquie, dans le cadre de la politique de défense commune de l’OTAN devant « assurer la capacité d’effectuer un bombardement stratégique, y compris la livraison d’une bombe atomique » et « les Etats-Unis étant les principaux responsables du bon fonctionnement de cette doctrine ». L’arsenal nucléaire américain en Europe est aujourd’hui évalué à 240 bombes nucléaires tactiques (dont 180 en Italie et en Turquie) : nombre qui n’a fait que décroître au fil des vingt dernières années. L’Europe a été jusqu’à disposer de 7.300 armes nucléaires en 1971, le plus haut niveau jamais atteint. Les enjeux géostratégiques ont changé Aujourd’hui, le manque de sécurité avérée des sites nucléaires, le vieillissement du parc des chasseurs bombardiers, la pression de la société civile européenne, la mise en place du bouclier antimissiles et surtout l’adoption en Avril 2009, lors du 60ème anniversaire de l’OTAN, d’un nouveau Concept stratégique laissent à penser que le scénario de retrait partiel (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) ou total de la présence nucléaire américaine au cours de la prochaine décennie est bien engagé. Sauf peut-être pour la Turquie, pays proche des zones à fortes tensions (Iran, Syrie, Afghanistan) et proche de l’ennemi d’hier (Russie). Le site turc est très utile pour l’OTAN car « il permet, en cas de tensions extrêmes, de disposer d’une capacité militaire nucléaire visible permettant une montée en puissance graduée et laissant le temps à des négociations diplomatiques ». Par ailleurs, le retrait des armes nucléaires américaines de Turquie pourrait pousser ce pays à se doter lui-même d’un arsenal atomique dans une région nucléarisée (Russie, Israël) ou en cours de nucléarisation (Iran). Source : Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité (GRIP). DELAI DE PAIEMENT ET CREANCES IRRECOUVRABLES : DES TENSIONS POUR TOUS DANS L’UE Chaque année, Intrum Justitia, leader européen de la gestion du poste client, interroge plusieurs milliers d’entreprises, dans 25 pays d’Europe, sur les risques d’impayés. Les informations ainsi recueillies permettent d’appréhender précisément ces risques tant sur les comportements des particuliers, des entreprises ou des services publics. Des délais de paiement en très légère hausse... Réalisée entre janvier et mars 2009, l’étude EPI (European Payment Index) porte évidemment les stigmates de la crise. Celle-ci n’impacte pas tous les pays avec la même sévérité, mais tous subissent un léger allongement des délais de paiement. Ainsi, le délai effectif de paiement des particuliers, qui s’était amélioré l’an passé en passant de 42 à 40 jours, est remonté cette année à 41 jours. Même tendance pour les entreprises dont les délais de règlement sont passés 55,5 jours en 2008 à 57 jours au début 2009, puis pour les administrations qui affichent un délai moyen de 67 jours contre 63.5 jours en 2008 et 68,9 jours en 2007. ….Et des créances irrécouvrables en progression constante, carrément inquiétantes. En corollaire de cet allongement général des délais de paiement, le taux de pertes sur créances irrécouvrables ne cesse d’augmenter depuis 3 ans : 1,90% du chiffre d’affaires des entreprises en 2007, 2% l’an passé, 2,4% au début 2009, soit + 26% en 2 ans. La situation est alarmante pour certains pays déjà considérés comme les mauvais élèves: l’Italie qui passe de 1.6% à 2,5%, la Grèce de 2.2% à 3% et Chypre de 2.2% à 3%. Plus surprenant, la situation des pays scandinaves : toujours cités en exemple, ils se targuaient de détenir les plus faibles taux de pertes sur créances irrécouvrables en Europe. Aujourd’hui, les temps changent : la Finlande passe de 0.6% à 1%, la Norvège de 1.3% à 2% et le Danemark de 1.2% à 2%. Quant à la France, elle est passée de 1,9% en 2008 à 2,1% pour le 1er trimestre 2009. Des conséquences pour le climat des affaires L’allongement des délais de paiement impacte directement les finances des entreprises : on estime au moins à 25 milliards d’€ la somme consacrée par celles-ci à financer les retards de paiement. Quant aux sommes passées en pertes et profits, elles avoisineraient les 270 mrds d’€ (2.4% du PIB de d’Europe des 27). Sans compter l’énergie supplémentaire déployée par le service commercial pour contrebalancer l’impact des créances douteuses: pour compenser 10.000€ passés en pertes, une société avec une marge de 5% doit réaliser 200.000 € de vente additionnelle. Outre le fait qu’ils amputent les marges des entreprises et hypothèquent lourdement leurs capacités d’investissement, les mauvais comportements de paiement se répercutent sur les prix des produits et services eux-mêmes. Malgré ces constats, les entreprises semblent toujours réticentes à recourir à des professionnels pour accélérer les paiements : 65% d’entre elles attendent 85 jours, en moyenne, avant de faire appel à un spécialiste. Or les statistiques sont formelles : la probabilité d’obtenir un règlement de son dû au-delà de ce seuil est faible. Focus sur la France En France, les retards de paiement ont augmenté de façon importante : les particuliers qui, en 2008, réglaient leurs factures avec un retard moyen* de 10 jours par rapport au délai contractuel, attendent 19 jours en 2009. Les entreprises sont passées de 16 à 18 jours de retard tandis que les services publics s’acquittent de leurs dettes avec 22 jours de retard. Au regard des autres pays de l’UE, la France arrive en 9e position en matière de risque de paiement. * Retard moyen de paiement: différentiel observé entre le délai contractuel et le délai effectif de paiement. En France en 2009, le délai contractuel de paiement est de 24 jours pour les particuliers, 45 pour les entreprises et 48 pour le service public. 30% DES JEUNES EUROPÉENS ONT UN DIPLÔME DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR. Dans l’UE27, le nombre de personnes ayant fini des études d’enseignement supérieur d’au moins deux ans a augmenté régulièrement au fil des générations. En 2007, 30% des européens de 25 à 34 ans avaient un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 25% chez les 35-44 ans et 19% chez les 45-64 ans. Les proportions les plus élevées de jeunes diplômés sont enregistrées à Chypre (47%), en Irlande (44%), en France (42%), en Belgique (41%) ainsi qu’au Danemark et en Suède (40%). A l’opposé, la République tchèque (16%), la Roumanie (17%), la Slovaquie (18%), mais aussi l’Italie et l’Autriche (19%) affichent les plus mauvais résultats. Plus de femmes que d’hommes diplômés. La proportion de diplômés entre hommes et femmes s’est inversée au fil des générations : 18% de femmes pour 21% d’hommes diplômés chez les 45-64 ans, 24% et 25% chez les 35-44 ans, 34% et 26% pour les 25-34 ans. CAP SUR L’EUROPE DE VOS VACANCES Vous passez des vacances au sein de l’UE ? Pendant le voyage, puis sur place, le consommateur européen bénéficie d’un certain nombre de droits. • Les compagnies aériennes doivent respecter des règles, notamment en cas d’annulation, de retard et de surréservation. Outre le choix entre le remboursement du billet ou un autre vol, le voyageur, victime du surbooking, a droit à une indemnisation dont le montant varie en fonction de la longueur du vol : 250€ si moins de 1.500 kms, 400€ entre 1.500 et 3.500 kms. Le même tarif est appliqué en cas d’annulation due à la compagnie, sauf si l’annulation est liée à la météo. • Côté transport ferroviaire, de nouveaux droits pour l’usager européen entrent en vigueur en 2009, notamment l’indemnisation en cas de retard, la responsabilité des entreprises envers les voyageurs et leurs bagages, le droit d’embarquer un vélo, l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, qui représentent 10% de la population de l’Union. • Une fois arrivé sur le lieu de vacances, le consommateur conserve des droits, notamment au supermarché où il doit retrouver les mêmes informations obligatoires qu’en France. Les étiquettes doivent par exemple détailler les ingrédients, les colorants et les conservateurs. Pour faciliter les comparaisons, les grandes surfaces doivent afficher les prix au litre ou au kilo. • Pour prévoir d’éventuels soucis de santé, il faut demander une carte européenne d’assurance maladie à la Sécurité sociale. Si vous tombez malade ou si vous êtes victime d’un accident, présentez cette carte au médecin, au pharmacien ou à l’hôpital et vos frais médicaux seront pris en charge selon la législation locale, comme si vous étiez un assuré du pays. • En cas d’accident de voiture (personnel ou location), sachez que tous les pays de l’Union utilisent le même modèle de constat et que, si vous vous servez de celui de l’autre automobiliste, vous pouvez le remplir en français. • En cas de pépin grave, vous pouvez composer le 112 depuis n’importe quel pays de l’Union, à l’exception de la Bulgarie, pour joindre gratuitement les services d’urgence. • En vacances aussi, vous voulez respecter l’environnement ? Cette fleur vous servira de guide dans le choix de vos hôtels, campings, chambres d’hôtes ou auberges de jeunesse. Il s’agit du label écologique européen qui atteste d’un impact limité sur l’environnement : consommation d’eau et d’énergie réduite, production de déchets limitée, utilisation de détergents moins polluants et d’électroménager moins gourmand…. |





