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| Les actualités régionales du JdP n° 97 |
| Les entreprises qui bougent |
| Les actualités régionales en Limousin |
Date : 02/12/2009 LE LIMOUSIN AU PREMIER RANG POUR LE TAUX DE SURVIE DE SES ENTREPRISES Le Limousin figure parmi les régions à faible taux de création d’entreprises, se classant même en avant-dernière position devant l’Auvergne. En revanche, les chances de pérennité des entreprises créées y sont meilleures. En 2007, 60% des créateurs d’entreprises limousins sont toujours à la tête de l’entreprise qu’ils ont fondée en 2002 contre 53% pour la moyenne métropolitaine. La région se classe ainsi au premier rang des régions françaises pour le taux de survie à cinq ans de ses entreprises. Le poids des reprises d’entreprise participe aux bonnes performances Dans la région comme en France, les chances de pérennité sont très inégales selon qu’il s’agit d’une création ex nihilo, dite « création pure », ou de la reprise d’une entreprise cédée. Or, en Limousin, les reprises sont nombreuses : 31% de l’ensemble des créations contre 23% en France métropolitaine. Ce qui participe aux bonnes performances de la région en matière de taux de survie. Mais, même pour les créations pures, les chances de survie sont meilleures en Limousin : 58% passent le cap des cinq années d’existence, contre 51% au niveau national. De bons taux de survie dans l’industrie, notamment agroalimentaire. L’activité exercée conditionne aussi fortement le taux de survie des entreprises. L’industrie, et particulièrement les industries agro-alimentaires (IAA), présente de très bonnes performances dans la région, bien meilleures qu’au niveau national et supérieures à celles observées dans la construction, le commerce et la plupart des services. Ainsi, plus de 80% des entreprises des IAA créées en Limousin sont toujours en activité cinq ans après, contre 55% au niveau national. Ce taux atteint 65% dans les autres secteurs industriels (56% en France). Des résultats inégaux dans le secteur des services Les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’action sociale dépassent les 70% de survie à cinq ans, en Limousin comme en France. Les services aux entreprises, la construction et le commerce avoisinent les 60%, contre 50% au national. La rotation la plus forte revient en Limousin aux activités immobilières : 43% de survie contre 55% au taux national. Pérennisation plus difficile pour les femmes Moins d’un tiers des nouveaux entrepreneurs sont des femmes. Elles obtiennent, en Limousin comme en France, de moins bons taux de survie à cinq ans que leurs homologues masculins : 54% contre 62%. Par ailleurs, les femmes créent leur entreprise plus souvent sous la forme juridique de personne physique : 77% des cas contre 61% pour les hommes. Enfin, la mise de départ investie dans l’entreprise est souvent très faible : moins de 8.000€ dans 53% des cas pour les femmes, contre 43% pour les hommes. Or ces deux dernières caractéristiques jouent dans le sens d’une moins bonne pérennité des unités économiques. En effet, les chances de survie ont tendance à croître avec le montant de la mise de départ et les entreprises créées sous forme de personne morale ont un taux de survie supérieur à celui des entreprises créées sous forme de personne physique (71% contre 54%). L’atout de l’expérience En Limousin comme en France, les entrepreneurs les plus jeunes et les plus âgés sont ceux dont les projets sont les moins pérennes. Ceux qui ont créé leur entreprise entre trente et cinquante ans sont, à l’inverse, proches de 65% en taux de survie à cinq ans. Les risques de voir son entreprise se fragiliser varient aussi selon l’activité préalable du créateur : s’il était déjà en emploi, les chances de pérennité de l’entreprise sont meilleures que s’il était chômeur, et plus encore que s’il était sans activité. La connaissance du milieu professionnel joue, semble-t-il, plus que le bagage scolaire. Si l’absence totale de diplôme est défavorable, les chances de survie à cinq ans sont les mêmes pour un titulaire d’un diplôme du supérieur et pour un détenteur du seul brevet des collèges. Les chances de pérennité sont maximales dans les cas de rachat de l’entreprise dans laquelle on était précédemment salarié : 82% de survie à cinq ans dans la région. L’accompagnement renforce les chances de réussite L’appui extérieur lors de la mise en place du projet de création est un atout indéniable à sa réussite. L’intervention d’un organisme de soutien à la création d’entreprise conforte de sept points les chances de pérennité à cinq ans. De même, les aides publiques à la création favorisent, en Limousin plus qu’ailleurs, la survie des entreprises. Les motivations qui ont poussé au projet comptent également : une création réalisée sous contrainte pour se créer son emploi a moins de chances de réussite durable que celle qui résulte d’un choix ou d’une opportunité. Source : Insee Limousin QUI BENEFICIENT DES AIDES A L’INNOVATION EN LIMOUSIN ? De 1997 à 2007, la Région Limousin et OSEO ont versé près de 38 millions d’euros d’aides à l’innovation à 373 entreprises de la région. De nombreuses entreprises ont bénéficié plusieurs fois du dispositif, les établissements d’enseignement en particulier, mais aussi quelques entreprises industrielles qui en ont bénéficié jusqu’à six fois. Le montant de l’aide est proportionnel au montant du projet présenté par l’entreprise et les trois quarts des sommes versées le sont sous forme d’avance remboursable. L’industrie et les services aux entreprises sont les premiers bénéficiaires. La distribution des aides à l’innovation est très concentrée : treize entreprises se sont partagé près du quart des 38 millions d’€. À l’inverse, un tiers des entreprises ont reçu moins de 20.000 euros. Plus de la moitié des bénéficiaires sont des entreprises industrielles et un quart relèvent du secteur des services aux entreprises (recherche et développement, services informatiques…). Les autres exercent leur activité dans le commerce de gros, l’éducation (laboratoires de l’université et lycées) et, de façon très marginale, dans l’agriculture, la construction ou le commerce de détail. Au sein de l’industrie, quatre secteurs concentrent une part importante des aides : le travail des métaux, la céramique, la fabrication de machines et la fabrication d’équipements électriques et électroniques. Parmi les premiers bénéficiaires, on retrouve logiquement les entreprises des deux pôles de compétitivité de la région : Céramique et Elopsys. L’industrie chimique, peu développée en Limousin, est aussi un secteur qui apparaît relativement aidé au regard de son poids en effectif dans l’industrie régionale. A contrario, les industries agricoles et alimentaires, le papier-carton, l’édition-imprimerie ou le travail du bois apparaissent comme des secteurs peu aidés, toujours par rapport à leur poids relatif dans les effectifs salariés industriels. Plus grandes et plus tournées vers l’export Les entreprises aidées sont plutôt grandes: elles emploient en moyenne 45 salariés et leur chiffre d’affaires dépasse un million d’€ pour 58% d’entre elles. Si elles sont souvent exportatrices (47%), leur chiffre d’affaires dégagé par salarié n’est pas particulièrement plus élevé que dans les entreprises non aidées. Source : Insee Limousin LE CENTRE EUROPEEN DES ENTREPRISES ET DE L’INNOVATION EN LIMOUSIN SOUFFLE SA PREMIERE BOUGIE Au terme de sa première année de fonctionnement, le CEEI Limousin s’est vu octroyer le renouvellement de la labellisation «Centre Européen des Entreprises et de l’Innovation » pour une durée de trois ans. Le CEEI Limousin a pour vocation d’accompagner au quotidien les chefs d’entreprises d’une trentaine de PME innovantes pour leur permettre de mieux anticiper les échéances liées au développement de leur entreprise. L’objectif est aussi d’accompagner la création de 30 entreprises innovantes par an, soit 100 à 150 emplois nouveaux créés chaque année dans la région. Le CEEI Limousin est porté par Limousin Expansion et a pour partenaires ESTER Technopole, le département incubateur de l’AVRUL (Agence pour la Valorisation de la Recherche Universitaire du Limousin), ELOPSYS, le Pôle Européen de la Céramique, ainsi que la Communauté de Communes de Guéret et la Communauté d’Agglomération de Brive. Ce dispositif s’adresse aux responsables de PME souhaitant se développer par l’innovation comme aux porteurs de projet de création d’entreprise innovante. La valorisation technologique, la mise en place d’un process industriel ou d’un modèle économique innovant, l’exploration de nouveaux marchés peuvent bénéficier du dispositif. A noter que le CEEI Limousin s’est vu récompenser pour son action avec la remise d’un «Euroleader Award » dans la catégorie des outils de veille technologique et économique. www.ceei-limousin.eu L’ANNUAIRE DES COMPETENCES TIC EN LIMOUSIN Créé en 2007, l’annuaire des compétences TIC permet de recenser les acteurs régionaux du secteur des TIC. A ce jour, 158 professionnels (indépendants, entreprises et organismes) du Limousin sont inscrits dans l’annuaire : 55 agences de communication, 34 sociétés de services et d’ingénierie informatique, 18 éditeurs de logiciels et 13 indépendants. www.pole-edesign.com/annuaire. ZOOM SUR LE POLE ECO-CONSTRUCTION DU LIMOUSIN Sept acteurs du secteur du bâtiment ont récemment créé le pôle éco-construction du Limousin : l’Ademe, l’Association du pôle interprofessionnel bois (APIB), la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat, l’Etat représenté par la direction régionale de l’équipement, la délégation d’Ester Technopole, la Fédération française du bâtiment et le Conseil régional. Ce pôle, qui vise à mutualiser les informations, les ressources, les compétences et les initiatives liées à l’éco-construction en région, s’est donné cinq objectifs principaux : • augmenter la demande en matière de qualité environnementale des bâtiments individuels, collectifs, touristiques, tertiaires, industriels ou agricoles. • mutualiser et diffuser les bonnes pratiques de qualité environnementale. • développer l’offre de services des professionnels et des prescripteurs. • accompagner la mutation économique et technique des professionnels. • encourager l’innovation et le transfert de technologie. 4e SALON STUDYRAMA DES ETUDES SUPERIEURES DE LIMOGES Le prochain Salon des Etudes Supérieures aura lieu le samedi 16 janvier 2010 au Parc des Expositions de Limoges. Quelle voie choisir : l’université, une école, une formation en alternance, un cursus à l’étranger ? Quelle formation pour quel métier ? Que faire après un Bac + 2 : poursuivre ses études ou entrer dans la vie active ? Comment se réorienter après une année d’échec ? Plus d’une cinquantaine d’établissements venant de toute la France et représentant 200 formations post-bac : BTS, écoles de commerce et d’ingénieurs, écoles de métiers, CFA …. répondront à ces questions. Ils proposeront leurs programmes dans des secteurs aussi variés que les sciences, les arts, le commerce, la santé, l’agroalimentaire, l’informatique ou encore l’environnement. Côté emploi, les professionnels de l’AFIJ (Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés) répondront aux questions relatives à l’entrée dans la vie active : les véritables débouchés des filières, les secteurs qui recrutent, les étapes du recrutement… Des centaines d’offres de jobs et de stages seront également proposées. www.studyrama.com L’EMPLOI SALARIE EN LIMOUSIN Entre juin 2008 et juin 2009, l’emploi salarié en Limousin a diminué de 3,5%, contre 1,9% en France. C’est donc 5.500 postes qui ont été perdus sur un an dans la région. Le secteur de l’industrie a perdu 5,5% de ses emplois, soit 2.000 postes tandis que le tertiaire s’est contracté de 3% et a perdu 3.100 postes. Le secteur de la construction a perdu 1,9% de ses effectifs, soit 330 emplois. Globalement sur un an, les évolutions de l’emploi dans ces trois principaux secteurs d’activités de la région sont nettement plus défavorables qu’au niveau national : -4,3% pour l’industrie, -1,4% pour le tertiaire et -0,9% pour la construction. Evolution annuelle de l’emploi salarié entre le 30 juin 2008 et le 30 juin 2009 Creuse : -1% France : -1,9% Limousin : -3,5% Corrèze : -3,6% Haute-Vienne : -4% LA VOITURE REINE EN LIMOUSIN La voiture est le mode de transport le plus utilisé pour aller travailler 80% des Limousins prennent leur véhicule pour rejoindre leur lieu de travail, 76% en moyenne pour les provinciaux et 44% en Ile de France. Même lorsqu’ils travaillent sur leur commune de résidence, près des deux tiers des Limousins privilégient la voiture, soit en moyenne sept points de plus qu’en province. Moins d’une personne sur dix se rend à pied à son travail et c’est surtout l’usage des transports en commun qui se révèle moins répandu en Limousin : 3% contre 7% en province. Posséder au moins deux voitures est la norme pour les ménages dont les deux conjoints travaillent. 79% des ménages « biactifs » limousins disposent de deux voitures contre 72% en moyenne en province. Ce suréquipement limousin est encore plus marqué dans les zones périurbaines (86%). Une concentration des emplois autour des villes-centres. En Limousin plus qu’ailleurs, la césure a tendance à s’accentuer entre les territoires où se situe l’emploi et ceux où réside la population. Ainsi, Limoges, Brive, Tulle, Guéret, Ussel et Saint-Junien regroupent la moitié des emplois occupés dans la région, alors que seul un tiers des actifs en emploi y résident. Source : Insee Limousin |





