Otto Office : tout le bureau à pris discount

Les revues de presse du JdP n° 97
Les professionnelsL'entrepriseL'EuropeL'internationalArchives
La revue de presse de l'entreprise

Date : 23/11/2009

BANQUE

SUPPRESSION DES DATES DE VALEUR
Depuis le 1er novembre 2009, les banques françaises doivent appliquer de nouvelles règles en matière de moyens de paiement. Cette obligation fait suite à la transposition en droit français de la directive européenne des services de paiement (DSP) avec l’ordonnance n°2009-866 du 15 juillet 2009.
Celle-ci concerne notamment la suppression définitive des dates de valeur à l’origine des frais de commission imposés par les banques (à l’exception des chèques qui n’entrent pas dans le champ d’application de la DSP) considérant dorénavant que «Le montant de l’opération de paiement est crédité sur le compte du prestataire de services de paiement du bénéficiaire au plus tard à la fin du 1er jour ouvrable suivant le moment de réception de l’ordre de paiement».

ET AUTRES AJUSTEMENTS
D’autres changements sont également prévus notamment un délai plus long (13 mois) pour contester une opération non autorisée, des délais d’exécution des ordres ramenés à 1 jour ouvrable, un délai de 8 semaines pour demander le remboursement d’une opération dont le montant ne correspond pas au montant attendu (la banque devant alors procéder au remboursement dans un délai de 10 jours).
La transposition de la directive est également l’occasion de substituer à la notion de moyens de paiement celle de services de paiement.

AUTO-ENTREPRENEUR


UN DÉBUT ENCOURAGEANT

Depuis janvier 2009, plus de 230 000 auto-entrepreneurs se sont officiellement inscrits boostant ainsi les chiffres de la création d’entreprises.
Un sondage réalisé à l’occasion du Salon des entrepreneurs de Nantes Grand-Ouest montre que 64% d’entre eux (près de 2 sur 3) ne seraient pas passés à l’acte sans la création de ce nouveau régime et 55% confirment que c’est un bon tremplin pour passer au stade supérieur de la création d’entreprise. Ils sont également 93% à être optimistes concernant leur nouvelle activité même si seulement 1 sur 5 juge son activité rentable avec, pour 42% d’entre eux, un CA moyen de 4 200€ par trimestre.
Toutefois, 1 auto-entrepreneur sur 2 avoue manquer d’un accompagnement fiable alors que 62% ont des difficultés à trouver des clients, 36% ne savent pas comment fixer leurs prix, 35% ont des problèmes de financement et ont même du mal à convaincre des prospects de leur faire confiance du fait de leur statut.

E-COMMERCE

PRÈS DE 60 000 E-BOUTIQUES
Sur l’année 2009, le commerce en ligne devrait atteindre les 25 milliards d’euros dans le cadre d’une croissance annuelle continue à 2 chiffres. Le e-commerce évolue à un rythme 5 fois plus élevé (2,5%) que la consommation (0,5%) du fait d’un nombre croissant de nouveaux sites.
Un chiffre qui a quadruplé depuis 2005 pour atteindre aujourd’hui près de 60 000 e-boutiques grâce, notamment, aux enseignes de magasins physiques qui ouvrent de plus en plus leur propre site web.
Le volume de commandes augmente régulièrement et compense largement la légère diminution (-4% sur un an) du panier moyen qui se situe à 89 euros. Toutefois, une étude du cabinet OC&C indique que contrairement à de nombreux sites marchands non alimentaires, les cybermarchés sont encore loin d’être rentables à cause de prix jugés bien trop hauts, de l’ordre de +13% en moyenne par rapport aux supermarchés physiques.
Or la baisse moyenne devrait être de -14% selon le cabinet, ce que ne veulent justement pas faire les distributeurs «En n’investissant pas dans leurs sites car ils ne veulent pas concurrencer leurs propres magasins» précise Guy-Noël Chatelain, associé d’OC&C.

Rabais qu’attendent les consommateurs sur le web par rapport au prix en magasin :
-14% Alimentaire
-17% Electronique grand public
-22% Chaussures
Source : OC&C

EVOLUTION DE CARRIERE

POURQUOI PAS UN CHANGEMENT DE POSTE EN INTERNE
Selon Gilles Lacour, consultant au cabinet Altedia, «La période est propice pour un changement de poste en interne car les entreprises sont prudentes sur le plan financier et que cette solution leur coûte moins cher que des recrutements externes». Il affirme également que «Souvent lorsqu’un recrutement est déclenché se présentent 5 ou 6 personnes extérieures et seulement un salarié de l’entreprise. Mais c’est pourtant lui qui va être choisi, notamment parce que son intégration sera plus facile». Un avis partagé par Jérôme Remeur, associé au sein du cabinet MacAllister, pour qui «Face au gel des recrutements durant l’année 2009, les sociétés ont tout intérêt à proposer de nouveaux postes en interne pour préserver les compétences de leurs salariés».
Alors que la mobilité verticale «Ne garantit pas forcément un gain de rémunération significatif, le candidat doit rester ferme et négocier une contrepartie» confirment tous les spécialistes. Pour cela, il est nécessaire de valoriser son savoir-faire et montrer, avec conviction, tout ce que l’on peut apporter de différent dans le nouveau poste.

Effets sur la rémunération lorsque les cadres changent d’emploi (base 2009) :
40% obtiennent une rémunération supérieure
35% obtiennent une rémunération équivalente
15% obtiennent une rémunération composée autrement
10% obtiennent une rémunération inférieure
Sources : Cabinet Altédia - Syntec

Principaux moyens pour retrouver un emploi (base 2008) :

41% Réseau du candidat
16% Annonces presse, Internet
14% Chasseur de têtes
11% Candidatures spontanées
9% Réseau du cabinet d’outplacement
7% Création, reprise d’entreprises
2% Autres
Source : Syntec

MARCHE DU TRAVAIL

INADAPTÉ MAIS PROTECTEUR EN TEMPS DE CRISE
Pour l’Institut Thomas-More, la LME (loi de modernisation de l’économie) n’a apporté que quelques avancées timides comme la rupture conventionnelle du contrat, alors que «Ces assouplissements ne résoudront qu’artificiellement les lourdeurs du marché».
Même si depuis le début de la crise, le nombre de destruction d’emplois ne s’est élevé qu’à +18% en France contre +33% au Royaume-Uni, +95% aux Etats-Unis et +133% en Espagne, et reste de ce fait assez protégé via l’encadrement des contrats par la loi, il n’en demeure pas moins que le manque de fluidité et de flexibilité joue un rôle négatif pervers. Selon Eric Heyer, directeur adjoint à l’OCDE, la complexité de la législation française et son manque de souplesse sont «La cause évidente du niveau élevé de chômage structurel. Aujourd’hui, plus d’un contrat signé sur deux est d’une durée de moins d’un mois. Ce marché du travail à deux vitesses désavantage principalement les jeunes». Même avis de la part d’Agnès Verdier-Molinié, vice-présidente de l’Ifrap (Institut français de recherche sur les administrations et les politiques publiques), pour qui «Cette rigidité ne protège que ceux qui ont un emploi. Pis encore, elle dissuade l’embauche des autres ou les cantonne dans des CDD qui ont connu une véritable inflation ces dernières années.»
Pour André Zylberberg et Pierre Cahuc, coauteurs des Réformes ratées du président Sarkozy, de nombreux particularismes pénalisent le marché de l’emploi en France, comme par exemples : «La durée limitée du temps de travail, le salaire minimal, le fameux smic, qui est une barrière à l’embauche des peu qualifiés malgré les allègements de charges. Un autre handicap, concerne l’alourdissement de certaines cotisations sociales qui renchérissent le coût du travail plus rapidement en France que dans le reste de l’Europe (presque 35% depuis 1999 contre environ 15% en Allemagne).»


Indices de flexibilité de la réglementation du travail en France et dans l’OCDE (base 2008) :

  France OCDE
Difficulté d’embauche 67 26
Rigidité des horaires 60 42
Rigidité de l’emploi 56 31
Difficulté de licenc. 40 26
Coût du licenciement 32 26
Source : Doing Business

INDUSTRIE

METTRE LE «PAQUET»
Les Etats généraux de l’industrie se termineront en février 2010 en vue de définir la nouvelle politique industrielle de la France et ce, de manière plus ou moins concomitante avec le grand emprunt qui intéresse beaucoup les fédérations industrielles. Selon l’avis du ministre Estrosi «Nous allons identifier quelques projets transversaux sur lesquels il faudra mettre le paquet». Il est vrai qu’il y a urgence depuis que ce secteur (industrie manufacturière) ne représente plus que 16,4% de la richesse nationale, 13,2% de l’emploi total en ayant détruit 600 000 emplois depuis 2000 et, affiche un indice de production industrielle en baisse de 13% entre juin 2008 et juin 2009. S’il est vrai que de nombreux secteurs manufacturiers sont touchés par la crise, ce dernier quart de siècle a initié un processus de mutation et de recomposition profonde et douloureuse qui est passé rapidement du postindustriel au tout délocalisable, en passant par le «sans usine» et l’économie virtuelle. Toutefois, le secteur industriel représente encore 80% des exportations françaises, 85,6% des dépenses de R&D et 31,4% des investissements. Le plus important est sans doute dans le puissant effet d’entraînement qu’il exerce au sein de toute la chaîne de sous-traitance comme dans celle des services aux entreprises (informatique, conseil, publicité, logistique…). Le «new deal industriel made in 2010» devrait favoriser tout particulièrement les filières consacrées aux nouveaux matériaux, les nanotechnologies, l’automobile verte, la fibre optique ou encore l’e-santé.

Répartition de la richesse nationale (valeur ajoutée en volume) dans le sens le plus large de l’industrie incluant également les secteurs périphériques (base 2008) :
Ind. manufacturière 16,4%
Services aux ent. 17,3%
Construction 5,1%
Energie 2%
Total 40,8%
Source : Insee

Alternatives Economiques - Challenges - Enjeux Les Echos - L’Entreprise - L’Expansion - Le Point

Reproduction interdite - Copyright JdP© / 2000 - 2007 • Directeur de la publication : Y.Guerin / Rédacteur en chef : D.Reuter
Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008