| Les revues de presse du JdP n° 97 |
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| La revue de presse européenne |
Date : 23/11/2009 ENVIRONNEMENT : DES INITIATIVES ET DES CHIFFRES PROMETTEURS Les mesures adoptées en avril 2009 par l’Union européenne sur l’énergie et le climat fixent comme objectifs d’ici 2020 : une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 et une part de 20% d’énergie produite à partir de sources renouvelables. Le recours à un large éventail de technologies, comme le solaire ou l’éolien, sera nécessaire pour atteindre ces objectifs. Danemark : le plus grand parc éolien marin du monde L’entreprise danoise, Dong Energy, vient d’inaugurer le plus grand parc éolien marin au monde, avec près d’une centaine d’éoliennes pouvant produire de l’électricité pour couvrir les besoins annuels de 200.000 foyers. Ce parc, qui s’étend sur près de 35 km2 à 30 km au large des côtes, comprend 91 turbines livrées par le constructeur allemand Siemens. Il est le premier parc éolien de la planète à être équipé d’un transformateur et d’une plate-forme d’habitation pour 24 personnes chargées de la maintenance et de la surveillance de la production électrique. Séville : la plus grande centrale solaire à collecteurs d’Europe Les centrales solaires à concentration utilisent les rayons solaires comme source d’énergie à haute température pour produire de l’électricité à partir de la chaleur, à l’instar des autres centrales thermiques. La nouvelle centrale solaire, construite dans la banlieue de Séville et dénommée PS20, produira suffisamment d’électricité «propre» pour alimenter 10.000 logements tout en évitant le rejet d’environ 12.000 tonnes de CO 2 par an. Construite et exploitée par Abengoa Solar, cette centrale est la deuxième de ce type et désormais la plus puissante d’Europe. Lors de son inauguration, Andris Piebalgs, Chargé de l’énergie à la Commission européenne, déclarait: « la centrale solaire à concentration est une réponse appropriée aux défis auxquels nous sommes confrontés: les émissions de CO 2 sont considérablement réduites, l’utilisation de sources d’énergie disponibles localement contribue à la sécurité des approvisionnements tandis que l’innovation technologique, le leadership entrepreneurial et la création d’emplois sont stimulés ». 28% DES EUROPEENS PARLENT AU MOINS DEUX LANGUES ETRANGERES Sur la base de l’auto-évaluation de leurs propres compétences linguistiques, 28% des européens âgée de 25 à 64 ans déclarent parler deux langues étrangères ou plus, tandis que 36% avoue n’en parler aucune. Les « premiers de la classe » Les proportions les plus importantes d’européens estimant parler au moins « deux » langues étrangères sont relevées en Slovénie (72%), en Slovaquie, en Finlande (68%) et en Lituanie (66%). Les plus fortes proportions de personnes affirmant parler « une » langue étrangère sont notées au Royaume-Uni (65%), à Chypre (59%), en Autriche (50%), ainsi qu’en Grèce et en Suède (45%) Les « bonnets d’âne » Les proportions les plus élevées de personnes ne parlant aucune langue étrangère se situent en Hongrie (75%), au Portugal (51%) et en Espagne (47%). Dans certains pays, 100% des élèves étudient au moins deux langues étrangères. En moyenne, dans l’UE, 60% des élèves du second cycle de l’enseignement secondaire étudient au moins deux langues étrangères tandis que 6% n’en étudie aucune. • 100% des élèves étudient au moins deux langues étrangères en République tchèque, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Finlande, devant la Slovénie, la Slovaquie et l’Estonie (98%). • A l’opposé, au Royaume-Uni, 51% des élèves n’étudie aucune langue étrangère. Dans les deux tiers de l’UE, l’anglais est la langue étrangère la plus couramment parlée. Sans surprise, l’anglais est la langue étrangère la plus parlée et la plus étudiée dans l’UE, à l’exception du Luxembourg, où l’anglais, le français et l’allemand sont à égalité, et de l’Irlande et du Royaume-Uni, où le français est le plus répandu. Le russe est la langue étrangère la plus parlée en Bulgarie, dans les États baltes et en Pologne. 60% DES ACHATS EN LIGNE A L’ETRANGER SONT REFUSES. Une vaste enquête mystère vient d’être menée par un organisme indépendant, pour le compte de la Commission européenne, afin d’appréhender les possibilités offertes aux consommateurs de l’UE par le commerce électronique transfrontalier, ainsi que les obstacles rencontrés à cette occasion. Dans tous les pays, des testeurs ont recherché cent produits courants (CD, machines à laver, ordinateurs, appareils photos, vêtements..) sur internet, vérifié l’économie possible en achetant sur un site étranger et mesuré les entraves à l’achat électronique réel du produit dans un autre pays de l’UE. Plus de 11.000 commandes ont ainsi été passées. Il ressort que 60% des transactions transfrontalières n’ont pu aboutir parce que le commerçant n’assurait pas l’expédition du produit vers le pays des acheteurs ou qu’il ne proposait pas de moyens de paiement transfrontalier adéquats. Pourtant, dans un État membre sur deux, plus de 50% des produits ont pu être trouvés 10% moins cher (frais de transport inclus) sur un site situé dans un autre pays. De plus, 50% des produits recherchés n’ont pu être trouvés sur des sites nationaux, tandis qu’ils étaient proposés sur des sites installés dans un autre État membre. « Nous disposons à présent de faits et de chiffres concrets illustrant la mesure de l’inexistence, pour le consommateur, du marché unique européen dans la vente au détail en ligne, alors que le consommateur pourrait être mis à un clic de souris d’offres plus intéressantes et d’un choix de produits plus étendu. Il nous faut simplifier le labyrinthe juridique qui empêche les commerçants en ligne d’offrir leurs produits dans d’autres pays. Cet objectif doit figurer tout en haut de la liste des initiatives à prendre pour relancer le projet du marché unique» a déclaré la commissaire européenne, Mme Kuneva, lors de la présentation de cette enquête. Le marché transfrontalier du commerce électronique Si le nombre d’acheteurs en ligne européens est passé de 27% à 33% de la population en deux ans (2006 à 2008), celui des acheteurs transfrontaliers ayant commandé au moins un produit en ligne dans un autre pays de l’UE a stagné, passant de 6% à 7%. De même, seulement 21% des négociants réalisent des ventes à distance au-delà des frontières. 2010 : ANNEE EUROPEENNE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE Pour 73% des Européens, la pauvreté est un problème « très répandu » dans leur pays, et ils sont 89% à souhaiter que leur gouvernement prenne des mesures d’urgence pour y remédier. Tels sont les principaux résultats d’un sondage Eurobaromètre, réalisé en septembre 2009, sur les attitudes vis-à-vis de l’exclusion sociale, à l’approche de l’ « Année européenne de lutte contre la pauvreté » (2010). Dans un contexte morose où près de 80 millions de personnes, soit 16% de la population de l’UE vivent en dessous du seuil de pauvreté et sont confrontées à des obstacles majeurs pour accéder à l’emploi, à l’éducation, au logement ou aux services sociaux et financiers, le sondage met en lumière la perception des causes de la pauvreté et de l’exclusion sociale : • Les causes «sociétales» Les causes «sociétales» de la pauvreté le plus souvent citées sont le chômage élevé (52%) et les salaires insuffisants (49%), loin devant le montant trop faible des prestations sociales et des pensions (29%) et le coût excessif des logements décents (26%). • Les causes «personnelles» Les principales causes «personnelles» perçues sont le manque d’instruction, de formation ou de compétences (37%), la pauvreté «héritée» (25%) et l’addiction (23%). Plus de la moitié des Européens considèrent que les chômeurs sont ceux qui courent le plus grand risque de pauvreté, devant les personnes âgées (41%) et les personnes dont le niveau d’instruction, de formation ou de compétences est faible (31%). • 74% des européens considèrent que la pauvreté réduit les chances de trouver un emploi et 60% estiment qu’elle a une incidence sur l’accès à un enseignement scolaire fondamental décent. • 54% sont d’avis que la pauvreté limite la capacité de créer et conserver un réseau d’amis et de connaissances. LIBERTE DE LA PRESSE : LA FRANCE, L’ITALIE ET LA SLOVAQUIE NE FONT PAS PREUVE D’EXEMPLARITE Le huitième classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières a été publié le 20 octobre 2009. Il prend en compte les violations de la liberté de la presse commises entre le 1er septembre 2008 et le 31 août 2009 sur le seul territoire du pays concerné. La fin du modèle européen ? L’Europe a longtemps été exemplaire en matière de respect de liberté de la presse, mais cette année, plusieurs pays européens reculent très nettement. Même si les treize premières places restent occupées par des Etats européens, la France (43e), la Slovaquie (44e) ou l’Italie (49e), continuent leur descente, perdant respectivement huit, trente sept et cinq places. Ils se font même distancer par de jeunes démocraties africaines (Mali, Afrique du Sud, Ghana) ou latino-américaines (Uruguay, Trinidad et Tobago). Des journalistes sont encore menacés physiquement, en Italie, en Espagne (44e), mais aussi dans les Balkans, notamment en Croatie (78e) où le 23 octobre 2008 le propriétaire et le directeur marketing de l’hebdomadaire Nacional ont été tués dans un attentat à la bombe. De nombreuses lois promulguées depuis septembre 2008 viennent remettre en cause le travail des journalistes. Pour exemple, la Slovaquie (44e), vient d’introduire la notion de droit de réponse automatique et d’accroître fortement l’influence du ministre de la Culture dans les publications. Israël : opération chape de plomb sur la presse L’opération militaire «Plomb durci» menée par Israël contre la bande de Gaza a eu des répercussions sur la presse : ce pays perd 47 places et se retrouve au 93e rang du classement. Cette chute fait perdre à Israël son statut de premier pays du Moyen-Orient, en le faisant passer derrière le Koweït (60e) et les Emirats arabes unis (86e). L’Iran aux portes du trio infernal Déjà proche de la fin du classement les années précédentes, l’Iran est arrivé aux portes du trio infernal, toujours composé par le Turkménistan (173e), la Corée du Nord (174e) et l’Erythrée (175e), où la presse a été tellement bâillonnée qu’elle y est aujourd’hui inexistante. Les Etats-Unis gagnent 16 places mais.. En un an, les Etats-Unis sont remontés de 16 places, passant du 36e au 20e rang. L’arrivée du président Obama et son attitude moins belliqueuse que celle de son prédécesseur à l’égard de la presse y est sans doute pour beaucoup. Malgré cette amélioration, l’attitude des Etats-Unis à l’égard des médias en Irak ou en Afghanistan est litigieuse : plusieurs journalistes ont été blessés ou détenus par l’armée américaine. Principale Source : Fondation Robert Schumann |





