| Les revues de presse du JdP n° 97 |
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Date : 23/11/2009 BARCODE SAVEZ-VOUS DÉCODER LES CODES BARRES ? Les codes-barres (ou barcode) permettent la traçabilité des produits dans le commerce et l’industrie. Ils identifient notamment le pays de l’entreprise qui commercialise le produit (et non le site de production) avec les 2 à 3 premiers chiffres, dite aussi partie «Drapeau» ou zone d’origine. Savez-vous, par exemple, que les premiers chiffres du code-barres des produits manufacturés en Chine commencent toujours par 690, 691, 692 ou 693 ? Exemples de code pays visibles au début d’un barcode : 00 à 13 Etats-Unis et Canada 30 à 37 France 40 à 44 Allemagne 45 à 49 Japon 50 Grande-Bretagne 54 Belgique et Luxembourg 57 Danemark 64 Finlande 76 Suisse et Liechtenstein 80 à 83 Italie 471 Taïwan 400 à 440 Allemagne 480 à 489 Philippines 628 Arabie Saoudite 629 Émirats Arabes Unis 690 à 693 Chine 740 à 745 Amérique Centrale Source : http://www.aurel32.net/elec/codes_barres.php ENVIRONNEMENT LE MIRAGE DE LA POLITIQUE CARBONE Alors que le gouvernement français s’est jeté à corps perdu dans des mesures coûteuses, jugées inutiles par certains experts, afin de devenir le premier de la classe en matière de taxation carbone et de réduction de ses rejets (75 % par rapport à l’an 2000 contre 25 % pour l’ensemble de la planète), on oublie d’indiquer à l’opinion publique que tout cela a un prix à payer important pour la société civile. Certains peuvent ainsi se targuer des lois issues des Grenelle I, Grenelle II et bientôt Grenelle III, visant à faire 3 fois mieux que l’ensemble des pays du globe et prétendre ainsi, que tout cela sera compensé par la création de 500 000 emplois verts en 10 ans. Rien n’est pourtant moins sûr. Des études sérieuses ont montré qu’il existe un effet rebond à la création prévisionnelle de nouveaux emplois «verts» par la destruction massive concomitante d’emplois traditionnels (700 000 environs). Des emplois sacrifiés par l’hypertaxation ainsi que par des changements structurels d’orientation notamment dans l’industrie automobile et ses sous-traitants. En fait, l’analyse des mesures politiques prises sur une échelle de temps plus large indique que l’impact environnemental négatif restera croissant partout dans le monde et donc très relatif en terme de gains. Par exemple, si la France limite de manière drastique l’augmentation annuelle de ses rejets de CO2, cette option conduira d’ici 2020 à un accroissement de 7 millions de tonnes pour l’hexagone et de…. 499 millions de tonnes pour la Chine. Soit, au niveau de la planète, un effet «pinuts» qui pendant tout ce temps-là aura fait payer cher aux Français l’augmentation du CO2 par la Chine et les autres pays grands pollueurs ! Classement des pays en mesurant la tonne de CO2 produite pour chaque million de dollars de PIB : France 266 Italie 382 Allemagne 426 Etats-Unis 761 Mexique 942 Inde 2834 Russie 3788 Chine 3810 Moyenne mondiale 882 Classement des principaux pays en matière de taxation des carburants par rapport au prix de vente d’un litre d’essence : 175 % Allemagne 163 % Italie 150 % France 81 % Japon, Brésil 23 % Russie 12 % Etats-Unis Pays qui, au contraire, subventionnent le litre d’essence pour permettre aux consommateurs d’économiser sur ce poste : 8 % Chine 27 % Inde, Indonésie 30 % Mexique 88 % Arabie Saoudite, Iran 97 % Venezuela Sources : Christian Gerondeau «CO2, un mythe planétaire» (Ed. du Toucan) - Rémy Prud’homme «C02, raison garder» (Commentaire N° 125). ECONOMIE MONDIALE LES RÉFORMES NE PROTÈGENT PAS DE LA CRISE D’après les projections du cabinet Goldman Sachs, le tout import et le tout export rendraient très vulnérables, en période de crise, tous les pays qui misent habituellement dessus. Ainsi, paradoxalement, les pays les plus ouverts au commerce et/ou disposés aux réformes sont, en fait, les plus vulnérables face à la crise. C’est ce que démontre le dernier classement du Forum économique mondial de Davos qui indique un recul moyen de -4% du PIB en 2009 pour tous les pays arrivés en tête de «l’ouverture» au commerce mondial, contre seulement -0,8% pour le reste du monde. C’est le cas de l’Allemagne avec une baisse de -4,9%, du Japon (-5,9%) ou encore de Singapour (-4,5%). En contrepoint, ce cabinet confirme néanmoins qu’«à la moindre éclaircie conjoncturelle, les pays ouverts au commerce mondial se ressaisiront». Une hypothèse qui ne devrait toutefois pas concerner la France (16e du classement) avec ses petits sursauts de croissance de 0,3% sur les 2 derniers trimestres qui, au contraire, devrait subir une croissance 2 fois inférieure à celle des 7 nations les plus riches. Si le «modèle français» semble apporter un relatif rempart contre la récession (-2,1% de PIB en 2009) grâce à sa protection sociale et l’importance de son secteur public, il plombe aussi mécaniquement toute véritable chance de forte croissance au moment de la reprise, à cause justement «du trop grand nombre de barrières à l’entrée» et d’une relative faiblesse dans les réformes de fond même s’il existe une pléthore de réformes opportunistes dont les effets induits ne vont pas forcément dan le sens. Classement des économies les plus libérales selon leur rang d’ouverture au commerce mondial, avec indication du % d’évolution négative du PIB en 2009 : 1. Suisse (-2%) 2. Etats-Unis (-2,6%) 3. Singapour (-4,4%) 4. Suède (-4,7%) 5. Danemark (-3,5%) 6. Finlande (-5,2%) 7. Allemagne (-4,9%) 8. Japon (-5,9%) 9. Canada (-2,3%) 10. Pays-bas (-3,6%) 16 France (-2,1%) Moyenne Monde (-0,8%) Sources : Forum économique mondial, Goldman Sachs TEMPS DE TRAVAIL OÙ TRAVAILLE-T-ON LE MOINS DANS LE MONDE ? Sans surprise…. en France et notamment à Lyon et à Paris ! C’est ce qu’indique le dernier classement mondial réalisé par UBS qui inclut les vacances, les congés payés et les jours fériés légaux (hors RTT en France) en se fondant sur un panel de 14 professions : chauffeur d’autobus, cuisinier, assistante, vendeuse, agent de centre d’appels, spécialiste crédits, mécanicien auto, manœuvre du bâtiment, ouvrier qualité et ouvrière dans l’industrie, ingénieur, chef de département, chef de produit. Moyenne pondérée du nombre d’heures de travail annuel (base 2009) : 1 582 Lyon 1 594 Paris 1 717 Berlin 1 762 Londres 1 763 Moscou 1 955 New York 1 997 Tokyo 2 088 Singapour 2 273 Doha 2 295 Hongkong 2 312 Séoul 2 373 Le Caire Source : UBS KIDNAPPING UNE CROISSANCE EXPONENTIELLE D’après Bernard Carayon, président de la fondation Prometheus : «Nous sommes entrés dans une nouvelle dimension avec des moyens du crime et de la corruption qui sont décuplés». La prise d’otages est devenue un véritable business dans certains pays avec un nombre croissant, voire exponentiel de cas d’enlèvements. Les cibles privilégiées concernent les expatriés et leurs familles en raison de la solvabilité de leurs employeurs. Les Français sont d’ailleurs les Occidentaux qui se font le plus enlever dans le monde. Pour les multinationales, la couverture du risque «enlèvement et rançon» est même devenue un passage obligé même si cela est interdit en France, pays dans lequel la négociation reste du ressort de l’Etat. C’est donc à l’étranger que la plupart des entreprises françaises vont chercher des produits d’assurance prévoyant «Le paiement de la rançon, sa perte éventuelle, les frais de négociation avec les ravisseurs. Ce type de garantie peut être étendu, en cas de besoin, à une évacuation d’urgence» confirme Marie Ortigoza, spécialiste des risques Kidnap & Ransom chez le courtier Gras Savoye. Les tarifs des primes vont en général de 7 000 à 15 000 euros pour une PME et jusqu’à 100 000 euros pour une très grande entreprise même si, statistiquement, les négociateurs réussissent à ne payer aux ravisseurs que 2 à 15% de la rançon demandée. Mini Atlas des principaux territoires du risque «économique» et leurs «spécialités» selon le bureau de veille Geos : • Bulgarie : Kidnapping d’hommes d’affaires • Chine : Contrefaçon à grande échelle (630 Md€) • Etats-Unis : Fraude à la carte bancaire (130 millions de cartes piratées) • Grande-Bretagne : Falsification de bilans comptables et de documents officiels (700 M€ estimés). • Inde : Pratique du racket en direction des acteurs économiques (+ 60M€) • Italie : Corruption, prises de contrôle et appels d’offre truqués dans les marchés de traitement des déchets (5% du CA annuel du secteur) • Mexique : Terreur liée à l’affrontement des cartels (4 300 meurtres en 2009 et 3 enlèvements par jour) • Nigéria : Attaques contre les compagnies pétrolières par des groupes rebelles (5 à 10% prélevés sur la production annuelle) • Somalie : Piratage en mer (plus de 200 navires en 2009) • Taïwan : Appropriation des marchés publics par les triades chinoises (1/3 des budgets du secteur de la construction) • Venezuela : Flash kidnapping (appelé aussi «ballade du millionnaire») avec braquage au moment où l’on monte en voiture puis forçage afin de retirer ensuite de l’argent aux distributeurs de la ville (385 cas). Enjeux Les Echos - L’Expansion - Le Point - www.un.org/fr. |





