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JDP N° 87 : Environnement - Energie Article complet

Date : 07/01/2008

  • LES GRANDS DÉFIS DU XXIe SIÈCLE
  • ABECEDAIRE COMPLEXE DE L'ENVIRONNEMENT
  • LE GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

  • LES GRANDS DÉFIS DU XXIe SIÈCLE

    UNE NOUVELLE PEUR COLLECTIVE


    A l’échelle globale de la planète, le rapport à l’environnement est multiple et contradictoire. Il est particulièrement non homogène en se fondant sur un mélange de constats objectifs (découvertes, statistiques, prévisions) ainsi que sur des peurs collectives savamment entretenues dans les pays occidentaux.
    Sur le fond, la problématique de la dépréciation inéluctable de l’environnement résulte d’un modèle social et économique occidental fondé sur la croissance permanente. Celui-ci privilégie la mondialisation des échanges et l’extension des marchés poussant ainsi les entreprises à produire, vendre, exporter, importer, en prélevant toujours plus sur les ressources de la planète, tout en assurant parallèlement aux ménages des revenus suffisants pour leur permettre d’accéder à un niveau de vie suffisant.
    En cela la recherche compulsive du bien-être, du confort, de la sécurité et de la qualité de vie, s’oppose directement à l’esprit écologue qui devrait, au contraire, se satisfaire a minima des ressources naturelles. Perdre tout cet acquis est donc inenvisageable même pour des raisons environnementales sérieuses sachant que le monde est ainsi fait qu’il préfère continuer à avancer et à profiter toujours et encore des ressources disponibles, alors même que cela risque de le conduire à sa perte. Aussi, la vraie peur environnementale n’est pas dans le spectre des conséquences naturelles issues du changement climatique mais dans la perte collective et surtout individuelle des acquis de la modernité.

    DES SCÉNARIOS CATASTROPHES


    En limitant l’analyse des faits à la surenchère alarmiste et aux scénarios négatifs via les grandes incantations collectives, les statistiques effroyables et les comportements écolos «proprounets», nous tombons une fois de plus dans la même erreur de raisonnement nous enfermant dans des schémas projectifs à portée négative, fermée, normative et/ou dogmatique, intellectuellement très confortables. Pourtant de tout temps, l’homme est incapable de projections précises sur le futur et il continue pourtant à jouer au futurologue comme dans les années 60 où l’on prévoyait déjà en 2000 un monde sur Mars avec plein de robots !
    Il ne suffit pas que les occidentaux s’inquiètent de la fonte des glaces polaires, de l’effet de serre et du niveau de C02, sachant que bien d’autres problèmes beaucoup plus importants menacent directement l’humanité. La solution n’est pas non plus dans le fait que les projecteurs médiatiques braquent leurs faisceaux manichéistes sur les malheurs du monde pour redécouvrir une réalité longtemps plongée dans l’ombre et frappant, depuis des lustres, de nombreuses populations et contrées dans l’insouciance occidentale : épidémies, pollution, manque d’eau, sécheresse, inondations, cyclones, incendies, tremblements de terre, séismes, pauvreté… Tous les spécialistes sont d’ailleurs unanimes pour dire qu’il est déjà trop tard pour éviter les effets inertiels du réchauffement planétaire dans les prochaines décennies, voire sur plusieurs siècles. Un phénomène déjà prévu en 1827 par J.B Fournier et confirmé en 1895 par le chimiste suédois S. Arrhénius.

    Parmi les alarmistes, Jacques Attali, pour qui la mutation climatique devrait avoir 3 conséquences gigantesques:
    - Des pénuries agricoles massives considérant que dans 10 ans les habitants des pays du sud mangeront 25% de plus de volailles, 30% de plus de bœuf et 50% de plus de porc qu’aujourd’hui obligeant à produire 2 fois plus de blé.
    - Des pénuries d’eau potable avec conflits armés en raison de la croissance des besoins de l’agriculture, d’une urbanisation croissante et de l’augmentation de la température.
    - Des pénuries de matières premières et d’énergie compte tenu des besoins dispendieux de la Chine et de l’Inde dans le cadre d’une faible efficacité énergétique aujourd’hui égale à 1/3 de celle des Etats-Unis et à 1/5e de celle du Japon.


    OPPORTUNISER LE CHANGEMENT


    Si telle est dorénavant l’évidence d’un réchauffement climatique durable, un autre scénario consiste à considérer que l’environnement global n’est pas le principal dans la survie des générations en cours. En fait, si le problème ne résultait que du réchauffement planétaire tout irait somme toute «assez bien», car la nature sait beaucoup mieux s’adapter aux changements climatiques que l’être humain ébahi à la moindre fonte des glaces ou à la moindre canicule estivale. Les vrais défis du XXIe siècle ne sont pas de l’ordre des 1, 3 ou 6° de plus, sachant déjà que les populations asiatiques et africaines vivent très bien toute l’année dans des conditions climatiques assurément plus prégnantes encore. Les vrais défis à venir sont d’un tout autre ordre. Ils concernent les migrations humaines et la surpopulation dans les mégapoles, la recomposition drastique de certains secteurs économiques, la santé publique et les grandes menaces sanitaires. Derrière tout cela, le lent changement climatique est et restera secondaire longtemps.
    Les défis à venir sont dans le regard porté de manière lucide et opportuniste sur ce que le changement actuel peut apporter également de «bon» et de «productif» sur d’autres terrains et facteurs utiles à l’humanité. L’économie verte, le business vert, les cleantech…, la reprise en main démocratique, en sont des exemples concrets. Les vrais défis à venir supposent, en réalité, de multiplier par 1 000 l’impact d’un Grenelle français de l’environnement qui, à l’échelle mondiale, s’apparente à mettre des serpillières propres devant la porte face à l’annonce d’une crue importante tout en taxant une nouvelle fois les gens pour les punir de consommer.

    LE GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT

    LE PRINCIPE DE L’INITIATIVE


    Le Grenelle de l’environnement de Paris fait référence à mai 68, époque durant laquelle il existait une énorme crise sociale et sociétale. Lancé le 6 juillet 2007, ce dernier résulte de la prise de conscience des élites de la gravité de la crise écologique et du rapport de force établi par les associations environnementales à l’occasion de l’élection présidentielle. Mené dans un cadre considéré comme dramatique, au sens théâtral du terme, ce processus de négociation a impliqué 5 collèges pour définir des solutions et non des diagnostics : l’Etat, les collectivités locales, les industriels, les syndicalistes et les ONG. 6 groupes de travail ont été mis sur pied en vue d’aboutir à une série de mesures nouvelles destinées à mieux préserver l’environnement portant sur :

    - Le changement climatique
    - La biodiversité
    - La santé et l’environnement
    - Les modes de production et de consommation
    - La démocratie environnementale
    - Les questions de compétitivité et d’emploi

    La présidence des groupes a été confiée à des personnalités indépendantes, à charge pour eux de faire en sorte que ces groupes définissent chacun des mesures prioritaires en vue d’une négociation finale courant octobre 2007. Des débats ont été organisés parallèlement en province et une consultation est restée ouverte sur le site officiel du Grenelle de l’environnement.

    LA RAISON ECONOMIQUE D’ABORD

    Ainsi avoir su transformer les problèmes environnementaux en manne économique et fiscale est le vrai résultat français du Grenelle de l’environnement. L’ensemble des mesures présentées à l’occasion de la table ronde sur le développement durable a semblé réjouir tous les acteurs présents (300 personnes) et pour cause. Il est vrai que la plupart des positions prises pour améliorer l’environnement profitent surtout d’un impact favorable pour le business vert, les transports routiers et publics, la SNCF, l’industrie du vitrage, le BTP, l’industrie automobile, EDF, l’agriculture… sans parler de la reconnaissance officielle des associations écologiques. Pour éviter que d’importants lobbies industriels et pétroliers ne viennent ensuite miner le projet au sein de Parlement, le cœur du raisonnement politique a été de considérer que d’investir dans l’environnement est une bonne manière d’alimenter la croissance économique. En contentant politiquement les industriels, rien d’essentiel n’a vraiment été imposé pour la sauvegarde de la planète si l’on se rapporte notamment aux effets réels attendus des mesures prises par rapport aux «dix mille enjeux» planétaires.
    A condition que les engagements pris soient tous tenus, liste des principaux programmes structurants et promesses découlant du Grenelle de l’environnement devant ensuite être soumis à l’accord du Parlement :

    - Prime à la casse pour les vieilles voitures polluantes
    - Taxe écologique sur les véhicules neufs les plus polluants
    - Taxation des poids lourds étrangers transitant par la France
    - Développement de voies ferroviaires et fluviales pour le fret
    - Rénovation de 400 000 logements anciens par an
    - Suppression des ampoules à incandescence d’ici à 2020
    - Double vitrage obligatoire à la même date
    - Construction de 2 000 kilomètres de lignes à grande vitesse d’ici à 2020
    - 1 500 kilomètres de voies supplémentaires pour les bus, les vélos et les tramways
    - 1 milliard d’€ dans les énergies et les moteurs du futur en 4 ans
    - Plus de 20% de notre consommation en énergie renouvelable d’ici à 2020
    - Produits alimentaires labellisés ou issus d’exploitation certifiés pour un usage dans la restauration collective
    - Réduction de 50% des pesticides si possible dans les 10 ans

    ABÉCÉDAIRE COMPLEXE DE L’ENVIRONNEMENT

    TOUT LE MONDE MENT À SA MANIÈRE !


    Pour rester lucide sur les enjeux environnementaux nationaux et planétaires, il est important de considérer le plus grand nombre de facteurs interagissant sur l’environnement et sa dégradation. L’effet de serre, le réchauffement climatique ou les énergies alternatives ne doivent pas être le voile de fumée qui cache bien d’autres réalités environnementales pas toujours bonnes à avouer. Il n’est pas exagéré de dire que presque tout le monde ment, masque et/ou oriente la réalité à sa manière dans les grands enjeux médiatiques de l’environnement.

    50 facteurs affectant, ou étant eux-mêmes affectés, par la dégradation environnementale :

    • Abeilles
      Il ne peut y avoir de récolte sans pollinisation pour près de 80% des plantes à fleurs qui dépendent d’une fertilisation. Le déclin du nombre d’abeilles partout dans le monde est devenu un phénomène inquiétant à cause des pesticides, de la disparition des plantes dont elles font leur miel ou encore par la présence massive de parasites. Les effectifs auraient baissé de 50% en France suite à l’hiver 2006 et entre 40 et 60% en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. Il a été évalué aux Etats-Unis que la contribution des petites ouvrières aux cultures commerciales est de l’ordre de 10 milliards de dollars si on devait les remplacer pour polliniser les fleurs. Selon un rapport du National Research Council américain, bien d’autres espèces pollinisatrices (bourdons, papillons, chauve-souris, certains oiseaux) sont également en danger de disparition.
    • Agrocarburant
      L’éthanol fabriqué à partir du maïs, de la betterave ou de la canne à sucre est tout aussi malsain pour les poumons que l’essence en dégageant beaucoup d’acétaldéhyde. Ainsi, si toutes les voitures roulaient au superéthanol (85% d’éthanol et 15% d’essence sans plomb) d’ici à 2020 aux Etats-Unis, les problèmes respiratoires liés à la pollution de l’air se traduiraient par une surmortalité de 4%.

      D’après le prix Nobel Paul Crützen, le nitrate nécessaire pour faire pousser à hauts rendements des plantes comme le colza, le maïs ou le blé, se dégrade en protoxyde d’azote (N2O) dans les sols humides. Or ce gaz a un pouvoir de réchauffement 296 fois plus puissant que le CO2. Aussi d’après ce scientifique, le biodiesel actuellement issu du colza aurait un pouvoir de réchauffement de 1 à 1,7 fois supérieur à celui du gaz ou du pétrole. Un autre effet induit par les biocarburants est que les prix des céréales remontent depuis 5 ans par réduction des stocks (notamment ceux du maïs). Ce sont les pays en voie de développement qui sont le plus confrontés à une forte hausse du prix des denrées alimentaires alors même que les pays riches ont réduit leurs aides alimentaires. Selon le sociologue Suisse, Jean Ziegler, rapporteur à l’ONU pour le droit à l’alimentation, «La conversion des terres aux biocarburants serait responsable d’hécatombes dans les pays en développement». Il indique notamment qu’«Il faut 232 kilos de maïs pour faire un plein de cinquante litres de bioéthanol. Avec cette quantité de maïs, un enfant peut vivre pendant un an. Pour lui, la conversion des terres arables dans les pays en développement est «une catastrophe totale pour les affamés du monde !».
    • Air
      La qualité de l’air en France laisse à désirer avec 58 jours par an durant lesquels la limite d’ozone mesurée sur l’ensemble du territoire a été dépassée pendant au moins une heure au cours de l’été 2004. Seule l’Italie fait «mieux» avec 76 jours, alors que la Suède ou l’Irlande tendent vers le 0 jour.
      6 000 personnes décèdent «officiellement» chaque année prématurément en France à cause de la pollution de l’air. Selon l’institut de veille sanitaire, les particules fines en suspension dans l’atmosphère tuent chaque année des centaines de personne en France (850 à Paris, 170 à Marseille ou encore 60 à Lyon). Un chiffre toutefois largement contredit par l’OMS (organisation mondiale de la santé) pour qui l’exposition prolongée aux seules particules fines serait responsable de quelque 32 000 décès annuels en France chez les plus de 30 ans et occasionnerait 500 000 nouveaux cas de bronchites chroniques chaque année dont 450 000 chez les enfants.
    • Automobile
      Alors que la planète compte 800 millions d’automobiles, elle pourrait en détenir 5 milliards si tous les hommes utilisaient autant de véhicules que les habitants des Etats-Unis. En terme de lobbying automobile, les constructeurs automobiles allemands BMW, Daimler, Porsche sont accusés de manœuvres dilatoires contre les restrictions imposées par Bruxelles aux émissions de CO2. Rappelons qu’en terme de kilomètres parcourus en voiture individuelle en 2003, par personne et par an, l’Italie (12 343 km) et la France (11 926) sont les premiers utilisateurs en Europe pour une moyenne dans l’Union à 25 qui se situe à 9 703 km.
      D’après Ari Rabl, chercheur à l’Ecole des mines et spécialiste des questions d’environnement, «Personne ne connaît le chiffre exact mais une voiture d’aujourd’hui pollue entre 100 et 1 000 fois moins qu’une auto des années 70».
    • Bidon-ville
      Chaque semaine dans le monde, 1 million de personnes rejoignent les grandes villes faisant qu’actuellement 1 homme sur 7 vit dans un bidon-ville alimentant ainsi la pauvreté, les maladies et la criminalité.
    • Carbon club
      Nom attribué par les défenseurs de l’environnement aux différents acteurs qui s’opposent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Carbon club regroupe des entreprises, des groupes de pression et des personnalités scientifiques en désaccord avec les théories des environnentalistes.

      4 FAMILLES DE PENSÉE

      En matière d’écologie, l’axe de vérité est certainement dans le mélange des 4 familles de pensées suivantes:

      LES DECROISSANTS

      Ils préconisent de se serrer la ceinture pour préserver la planète en vivant chichement, voire en autarcie, ainsi qu’en relocalisant les activités économiques.

      LES EGALITARISTES
      Ils veulent partager la croissance mondiale en faisant en sorte que le Nord restreigne sa croissance au profit du Sud dans une logique de vases communicants.

      LES LAISSERFAIRISTES
      Il n’est pas question pour eux de renoncer au bien-être par la croissance économique. L’ingéniosité des hommes et des scientifiques permettra forcément de trouver des solutions de progrès comme ça a toujours été le cas dans l’histoire de l’humanité.

      LES POSSIBILISTES
      Pour eux, croissance et écologie vont de pair en mettant en place une chasse drastique aux gaspillages, en favorisant les économies d’énergies ou en modifiant les infrastructures de transport au profit du train ou du bateau.
    • Carbone
      Il prend la forme de gaz dans l’atmosphère et dans l’océan mais aussi de molécules organiques vivantes ou mortes dans les plantes, les animaux et les microbes ainsi que dans les matières solides (calcaire, charbons).
    • Cancer
      La France est dans le groupe de tête des pays de l’OCDE pour le nombre de cancers pour 100 000 habitants en 2002 avec un taux de 289,5. Les Etats-Unis sont «leaders» avec un taux de 357,7.

    • Cleantech
      Les technologies propres, c’est-à-dire celles qui permettent d’optimiser de près ou de loin l’utilisation des ressources naturelles (eau, énergie, matériaux) sont devenues le nouvel eldorado branché des fonds d’investissement et des capital-risqueurs. La révolution des cleantech s’appuie le plus souvent sur des technologies anciennes en visant à les rendre plus compétitives (solaire, biocarburants, piles à combustibles…).

    • Climat
      Même si l’homme stabilise ses émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique devrait atteindre 3° d’ici à 2100. Alors que la température moyenne à la surface de la Terre était de 14,5° C en 1900, elle est passée à 15°C en 2000 et doit atteindre les 20,5°C en 2100. Depuis 1961, la température moyenne de l’océan mondial a crû et ce jusqu’à des profondeurs d’au moins 3 000 mètres provoquant une expansion de l’eau. Le niveau de la mer a monté de 1,8mm par an entre 1961 et 2003. Le phénomène s’est accéléré pour atteindre 3,1mm par an de 1993 à 2003 alors que le volume des glaciers et des calottes glaciaires diminue partout sur Terre. Le réchauffement le plus important est attendu sur les terres émergées et aux latitudes élevées. Le moins important doit apparaître dans l’Océan Indien et dans certaines parties de l’Amérique du Nord. En été, les simulations prédisent une diminution totale des glaces dans l’Arctique. Les pluies augmenteront aux latitudes élevées et se raréfieront dans les régions émergées subtropicales.

      L’EMPREINTE ECOLOGIQUE

      L’empreinte écologique représente la superficie de la Terre nécessaire pour subvenir à nos besoins en fonction de notre mode de vie.

      Nombre d’hectares nécessaires pour faire vivre un habitant :
      9,4 Amérique du Nord
      4,8 Union européenne
      3,8 Reste de l’Europe
      2,2 Moyenne Orient
      2,2 Asie centrale
      2,2 Moyenne mondiale
      2 Amérique Latine
      1,3 Asie-Pacifique
      1,1 Afrique
      Source : Footprint Network
    • CO2
      Le CO2 est l’un des plus redoutables gaz à effet de serre. Dès lors que l’on dépasse les 3 milliards de tonnes annuelles, la concentration n’est plus stabilisée naturellement. Nous sommes à l’heure actuelle sur la pente des 8 Milliards de tonnes/an. D’après le CCFA, les émissions mondiales annuelles de CO2 proviennent pour 95% d’émissions naturelles et pour 5% d’activités humaines. Les émissions anthropiques (dont la formation résulte de l’intervention humaine) se répartissent en 8 catégories dont la contribution réelle mondiale annuelle en % de CO2 doit se rapporter sur les 5% anthropiques :

      - Centrales thermiques 25% (1,25%)
      - Activités domestiques 23% (1,15%)
      - Industrie 21% (1,05%)
      - Combustion de biomasse 15% (0,75%)
      - Circulation routière 10% (0,50%)
      - Transport aérien 2,7% (0,13%)
      - Transports divers 2,2% (0,11%)
      - Navigation 1% (0,05%)

      Emissions de CO2 liées à l’utilisation des combustibles fossiles en tonnes par habitant (base 2004):
      19,7 Etats-Unis
      13,6 Arabie Saoudite
      10,3 Allemagne
      9,6 Corée du Sud
      9,5 Japon
      8,9 Royaume-Uni
      7,7 Pologne
      6,2 France
      5,5 Iran
      4,9 Venezuela
      4,2 Roumanie
      4,2 Monde
      3,7 Chine
      2,4 Algérie
      1,8 Brésil
      1,0 Inde
      Source : AIE

    • Condamnation
      Sous ces airs de bon élève en matière d’écologie la France accuse 25 cas d’affaires jugées par la Cour européenne de justice entre 2002 et 2007 et ce, sur plaintes déposées par la Commission en matière d’environnement et de droit des consommateurs. L’Italie détient le record avec 39 affaires (2 seulement pour le Danemark).

      LE CAS DE LA FRANCE
      Alors que la France est le pays de l’OCDE qui émet le moins de CO2 pour produire un dollar de richesse (222 grammes par habitant), et bien que les Chinois, Australiens, Canadiens et Américains en dégagent plus du double, il semble que le pays se soit endormi sur ses lauriers depuis 1990, car ses émissions de CO2 n’ont baissé que 0,8%. L’année dernière, la Commission européenne a même épinglé le gouvernement français pour avoir accordé beaucoup trop de «droits à polluer» à ses fleurons industriels.

      • Contrainte carbone

      Ce terme désigne l’ensemble des contraintes imposées par la réduction des émissions de CO2 dans certaines branches (construction, énergie, transports). Il correspond à un ratio mesurant le volume d’émission de GES par rapport à un certain montant de richesses créées.

      • Déchets

      En 10 ans, le poids de l’emballage n’a reculé que de 10% représentant encore 4,6 millions de tonnes par an. Alors que les industriels traînent les pieds, 46% des Français dénoncent l’envahissement des emballages. Selon Marc Cheverry, chef du département gestion des déchets à l’Ademe, «La moitié des départements risque, dans les années à venir (avant 4 ans), de ne plus disposer de capacités suffisantes pour traiter les ordures». On atteint actuellement les 30 millions de tonnes par an dont seulement 20% sont recyclés. En France, les déchets d’emballage représentent 206 kg par personne et par an (base 2002). Le taux de recyclage de ces mêmes déchets n’est que de 45%, alors qu’il est de 74% en Allemagne et de 54% en dans l’Union européenne à 25.

      • Part des déchets ménagers valorisés (compost) ou recyclés en 2003 :

      50% Autriche
      45% Allemagne
      30% Etats-Unis
      20% France
      10% Royaume-Uni
      Source : Ademe

      • Déforestation

      20 à 25% des émissions mondiales de gaz carbonique (CO2) sont dues à la déforestation dans les pays en développement. Chaque année, c’est 16 millions d’hectares de forêts qui disparaissent soit l’équivalent de la surface de la Grèce. 50% des espèces animales et végétales vivent dans les forêts tropicales mais la moitié de ces forêts a déjà disparu sachant, par ailleurs, que 50% des médicaments viennent de la nature.

      Développement durable

      41% des dirigeants déclarent ne pas prendre en considération le développement durable dans leur entreprise. Le marché mondial des écotechnologies est pourtant estimé à 550 milliards de dollars (base 2005) avec une croissance de 5% par an. Le nombre d’écoentreprises en France serait de l’ordre de 7 000 à 8 000 pour le segment de l’environnement classique mais beaucoup plus dans le secteur très diffus de l’efficacité énergétique comme dans celui des énergies renouvelables.

      • Droit à polluer

      Invention découlant du protocole de Kyoto et correspondant à un permis à polluer fondé sur une unité de valeur équivalent à une tonne de CO2. Le principe est que la loi du marché régule d’elle-même les émissions polluantes à l’intérieur d’une enveloppe globale correspondant aux engagements de Kyoto.
      En fonction de ses objectifs chiffrés de réduction, chaque pays se voit attribuer un quota national d’émissions de GES comptabilisé en tonnes équivalent CO2 avec un prix (valeur des quotas de CO2 non utilisés) qui fluctue en fonction de l’offre et de la demande. La permission d’émettre permet ainsi de vendre ou d’acheter des droits à émettre entre pays industrialisés. Actuellement, les cours du «droit à polluer» ont largement dégringolé (6,48€ à fin 2006 contre 22,35€ 1 an plus tôt) par le fait que le marché est devenu excédentaire compte tenu du fait que les Etats en ont trop distribué aux entreprises.

      • Eau

      Seulement 0,3% de l’eau de la planète est utilisable par l’homme. 97,5% du stock est constitué d’eau salée, est prisonnier des glaces ou enfermé dans des nappes phréatiques difficilement accessibles. Moins de 10 pays se partagent 60% des réserves en eau douce du globe. En France, la ressource en eau est globalement abondante et pas trop surexploitée avec un stock souterrain estimé à 2 000 milliards de m3 et celui des eaux stagnantes à 108 milliards de m3. La consommation domestique s’est stabilisée à partir du milieu des années 80 et les besoins industriels ont diminué de 30% depuis les années 70, alors que les surfaces irriguées ont, à l’inverse, quadruplé depuis la même époque.

      • Répartition des volumes réellement consommés en % :
      68% Agriculture
      24% Eau potable
      5% Industrie
      3% Energie
      Source : IFEN

      • Prix moyen du m3 en € avec, entre parenthèses, la quantité d’eau obtenue pour 1€ (base 2005) :

      5,12 Danemark (195 litres)
      5 Allemagne (200 litres)
      3,84 Pays-Bas (260 litres)
      3,48 Royaume-Uni 287 litres)
      3,07 Belgique (326 litres)
      2,79 Finlande (358 litres)
      2,77 France (361 litres)
      1,83 Suède (546 litres)
      1,48 Espagne (676 litres)
      0,79 Italie (1 266 litres)
      Source : NUS Consulting/SPDE

      • Economie verte

      Le changement climatique va stimuler l’activité économique même si comme le rappelle Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, «On ne sait pas faire croître l’économie sans faire croître aussi les émissions de CO2». Alors que la consommation ne cesse d’augmenter tirée par la démographie, le développement des pays émergents et les besoins des économies matures, le paradoxe pour Gilles Cochevelou, directeur général des énergies nouvelles chez Total, est que pour «Assurer la demande européenne en électricité, au rythme de croissance actuel cela équivaut à construire deux nouveaux réacteurs nucléaires par mois pendant vint cinq ans». Aussi «décarboner» l’économie occidentale suppose d’agir simultanément sur plusieurs leviers :

      - Réduire l’utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour limiter les rejets et lisser la transition énergétique en préférant soutenir le solaire, l’hydraulique, la biomasse, l’éolien, le nucléaire…
      - Améliorer les rendements des moteurs et des cellules solaires, tout en diminuant les consommations (appareils électriques, véhicules) et en isolant mieux l’habitat.
      - Utiliser autrement les transports et les déplacements pour les loisirs avec plus de train, transports en commun, vélo, marche à pied et moins d’avion et de voiture.
      - Une alimentation moins riche en viande (attention aux carences en fer) mais avec plus de fruits et de légumes de saison locaux.
      - Un habitat mieux isolé thermiquement avec des équipements moins énergivores.
      - Privilégier les outils de la mobilité (téléphone, Internet, vidéoconférence) plutôt que les déplacements et voyages en avion.
      - Revoir la logistique avec des véhicules propres tout en limitant les flux tendus avec des stocks roulants
      - Modifier l’approche marketing dans le monde industriel en privilégiant le réparable plutôt que le jetable comme en limitant les emballages.

      • Energie

      Les 3 énergies reines (pétrole, charbon, gaz) représentent actuellement 80% de la consommation mondiale. Lorsque les réserves seront épuisées, il sera impossible de les remplacer par des énergies dites propres qui ne représentent actuellement que 9,2% du total. Même en multipliant par 4 le nombre de centrales nucléaires dans le monde (actuellement 439) on ne pourrait satisfaire qu’environ 25% des besoins actuels en énergie.

      • Part en % des différentes énergies dans la production totale mondiale (base 2005) :
      34,4% Pétrole
      24,4% Charbon
      21,2% Gaz naturel
      10,8% Bois, déchets
      6,5% Nucléaire
      2,2% Hydro-électrique
      0,5% Solaire, éolien…
      Source : Agence internationale de l’énergie

      • Espèces

      Les espèces animales et végétales disparaissent actuellement de 100 à 1 000 fois plus rapidement que leur rythme naturel. 1 espèce de poisson sur 3 est menacée, 1 sur 4 chez les mammifères et 1 sur 8 chez les oiseaux. Des projections estiment que 1/4 des espèces vivantes pourraient disparaître d’ici 2050 sous l’effet des changements climatiques. En France, selon l’Ifen, 14% des espèces vertébrées présentes dans l’Hexagone sont menacées d’extinction et le nombre d’oiseaux a baissé de 27% depuis 15 ans.

      LES ESPÈCES MENACÉES

      En % du total estimé de chaque espèce, base 2006 :
      85% Crustacés
      70% Plantes
      52% Insectes
      51% Reptiles
      45% Mollusques
      40% Total des espèces
      40% Poissons
      31% Amphibiens
      23% Mammifères
      12% Oiseaux
      Source : IUCN

      • Fonte de la banquise polaire

      Les effets positifs du dégel de la banquise au pôle Nord devraient permettre :
      - D’accéder à 25% des réserves mondiales de gaz et de pétrole.
      - Offrir aux pêcheurs et aux navires de fret l’accès au légendaire passage du Nord-Ouest, au nord du Canada - Le dégagement de cette voie maritime devrait permettre de raccourcir de plusieurs milliers de km le trajet entre l’Europe et la côte pacifique des Etats-Unis. En concurrençant les routes actuelles du Panama et de Suez, c’est la prévision d’un nouveau bouleversement du commerce mondial.
      - Ouvrir à l’agriculture des milliers de kilomètres carrés de terres actuellement prises dans le permafrost dans le Nord de la Russie.
      - L’augmentation du CO2 dans l’atmosphère devrait accélérer de 10 à 20% la pousse des végétaux et faire apparaître du blé et du maïs jusque dans le nord de la Suède ainsi que des vignes en Ecosse.

      • Fruits et légumes

      Dans son livre intitulé «Les prêcheurs de l’apocalypse», Jean de Kervasdoué affirme que «L’agriculture bio n’est pas forcément bonne pour l’environnement car elle nécessite deux à trois fois plus de surface et consomme plus d’énergie par tonne d’alimentation produite».
      De son côté l’Inpes nous invite régulièrement à consommer 5 fruits et légumes par jour en oubliant de nous dire que la plupart des productions agricoles sont soumises aux pesticides et aux produits phytosanitaires.
      Pour s’en débarrasser, il est conseillé de maintenir fruits et légumes durant au moins 15 secondes sous l’eau mais aussi de brosser certains d’entre eux (radis, carottes, pommes de terre).
      Des analyses réalisées par la Direction de la consommation indiquent qu’un grand nombre de produits affichent des résidus de pesticides supérieurs aux normes :

      • Proportion de produits maraîchers dépassant les taux autorisés de pesticides :

      31,8% Céleris branche
      26,1% Bottes de persil
      23,2% Poivrons
      21,4% Raisins secs
      19%   Pêches
      16,7% Ananas
      16,1% Fraises
      12,1% Feuilles d’épinard
      10,8% Céleri-rave
      10,2% Salades
      9,9%   Haricots non écossés
      8,3%   Patates nouvelles
      7,7%   Mandarines
      Source : Direction de la consommation

      • Gaz à effet de serre

      La première source de GES dans l’atmosphère (24,5%) est le parc de centrales thermiques notamment au charbon. Celui-ci est utilisé prioritairement par les 2 plus grands pollueurs de la planète : les Etats-Unis et la Chine. La seconde source d’émission de GES est la déforestation (18%) et la troisième (13,5%), les transports sous toutes ses formes rendant ainsi très relatif le forcing entrepris par les écologistes pour lutter uniquement contre la pollution automobile. Il est prévu que d’ici à 2030, les émissions chinoises de GES augmentent 2 fois plus rapidement que celles des pays de l’OCDE. La production de gaz à effet de serre devrait exploser d’ici à 2050 dans le tiers monde en particulier en Inde et en Chine annulant tout ou partie de ce qui aura déjà été entrepris. La cause en est l’usage important du charbon beaucoup plus polluant que le pétrole avec une production électrique qui augmente chaque année de l’ordre de 60 gigawatts, c’est-à-dire l’équivalent de toutes les infrastructures existantes en Angleterre.

      • Pays parmi les plus gros émetteurs d’émissions de gaz à effet de serre en %, base 2006 :

      24% Etats-Unis
      13% Chine
      6% Russie
      5% Japon
      4% Allemagne
      4% Inde
      2% Royaume-Uni
      2% France
      2% Canada
      2% Italie
      Source : UNFCCC

      • GIEC

      Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été créé, en 1998, conjointement par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des nations Unies pour l’environnement en vue de rassembler des données scientifiques pertinentes, d’en favoriser la production et la diffusion ainsi que pour en faire la synthèse critique.

      • Habitat

      Le bâtiment résidentiel et tertiaire représente près de 20% de la consommation mondiale d’énergie. A l’échelle planétaire, les émissions de CO2 liées à l’habitat sont en cours d’exploser à cause de pays comme la Chine et l’Inde qui développent à marche forcée leurs parcs immobiliers avec tout le confort énergivore que cela suppose. A l’inverse, une nouvelle industrie de bio-habitat et d’éco-habitat se développe en Europe visant à minimiser tous les impacts habituels sur l’environnement. Grâce à une stratégie globale de consommation et d’épuration des eaux, de gestion des déchets, d’isolation thermique ou encore de matériaux écologiques (peintures, isolants…), il est théoriquement possible de passer de 31,4% de poids du bâtiment dans la consommation énergétique française à 7% avec un parc immobilier mieux isolé.

      • Houle

      Le conseil mondial de l’énergie est formel : la seule force de la houle pourrait satisfaire la consommation d’électricité de la planète entière. La houle se traduit par un mouvement vertical de l’onde marine qui produit beaucoup d’énergie en période dépressionnaire, automne, hiver et printemps. Le seul problème est son amplitude qui ne peut ainsi garantir une production électrique continue. En Europe, le Royaume-Uni et la France possèdent le meilleur potentiel d’énergie maritime sachant qu’avec les seuls courants, les Britanniques peuvent obtenir 10 gigawatts et les Français 5 GW, soit l’équivalent de 5 tranches de centrales nucléaires.

      • Incinération

      C’est actuellement un sujet de discorde pour beaucoup de riverains d’incinérateurs. Le parc français comporte 128 usines aux normes européennes en se targuant de ne recracher que 0,1 nanogramme de dioxine au maximum par mètre cube de fumée. Les experts pensent toutefois que si les panaches de fumée ne sont pas susceptibles de provoquer des cancers ils peuvent être toxiques à long terme pour les gènes. En ce domaine, les activités d’incinération en France ainsi que de fabrication de pâtes et papiers concernent 23,6% des émissions totales européennes de dioxines et de furanes (base 2004). Les écologistes estiment à plus de 2 000 les substances dangereuses présentes dans les seuls rejets d’une usine d’incinération d’ordures ménagères.

      • Insectes

      Pour lutter contre la prolifération des insectes qui adorent la chaleur,«Il faudra probablement utiliser plus d’insecticides dans les années à venir» prévient Jean-François Castell, chercheur à l’Inra. En France, la sésamie qui s’est longtemps contentée des épis de maïs du sud commence à migrer vers la région Centre. La chenille processionnaire qui ravage les arbres et provoque des réactions allergiques remonte lentement vers le nord. La carpocapse qui s’attaque aux pommiers et aux poiriers tend à proliférer ainsi que les pucerons qui raffolent des pommes de terre et des betteraves.

      • Irrigation


      70% de l’eau utilisée dans le monde sert à l’irrigation pour l’agriculture et l’élevage. Il faut, par exemple, 15 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande de bœuf et 7 000 litres pour fabriquer un tee-shirt en coton.

      • Kyoto

      Réunion de 160 pays en décembre 1997 pour tenter d’offrir une réponse internationale au réchauffement climatique observé depuis les 50 dernières années. Alors qu’il faudrait faire baisser le réchauffement climatique de 50%, le fameux protocole est largement en dessous avec uniquement 5% prévus dans les accords internationaux. Malgré cela, l’ensemble des pays développés affiche seulement une baisse de 3,3% de leurs émissions par rapport à 1990. Seul 1/3 des émissions mondiales est couvert par le Protocole et les principaux émetteurs en volume comme en intensité n’ont pris aucun engagement de réduction de leurs émissions. Une échéance a été fixée en 2012 afin de négocier de nouveaux engagements pour l’après première période de Kyoto.

      • Lobby

      Il est clair que les grands lobbies industriels et agricoles, principalement nord-américains, font tout pour saper les négociations sur le changement climatique. Omniprésents dans tous les grands rendez-vous (y compris Grenelle de l’environnement) leur stratégie consiste à se réclamer d’une approche «constructive» sous la bannière de la Chambre de commerce internationale en s’attachant à obtenir un usage illimité des mécanismes de flexibilité inscrits dans le protocole de Kyoto comme à profiter d’échappatoires tels que : le recours illimité aux droits d’émission, la spéculation boursière et financière des droits à polluer et la possibilité de transferts en direction des pays du sud de «mécanismes de développement propres» aux cahiers des charges volontairement imprécis.

      • Management environnemental

      Avec 3 629 établissements certifiés ISO 14001 ou Emas (norme européenne) en 2006, la France est très loin derrière le Japon (21 779) ou encore la Chine (près de 20 000). Le Canada et le Brésil font encore beaucoup moins bien avec près de 2 500 certifications.

      • Mer

      Selon l’institut international pour l’environnement et le développement (IIED) 634 millions de personnes vivent à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il est pourtant prévu, au minimum, que la mer monte de 30 cm en un siècle sauf «s’il y avait une fonte substantielle de la calotte du Groenland, nous arriverions à six mètres d’élévation» avertit le climatologue Michel Petit, membre du Giec. Il est toutefois peu probable que cette fonte ait lieu durant le XXIe siècle alors qu’un affaissement des sols côtiers de l’ordre de 30 cm est sérieusement envisagé durant le prochain siècle.

      • Méthane

      Peter Bergamaschi, chercheur au centre de recherche de la Commission européenne (Ispra), affirme que le taux de méthane produit en France devrait être majoré de +47% et de +92% en Angleterre. Le méthane est l’un des principaux gaz à effet de serre dont le calcul officiel dans ces 2 pays est, selon lui, volontairement erroné.

      • Mountain Removal

      Cette technique utilisée aux Etats-Unis consiste à araser complètement les collines pour extraire plus facilement le charbon. Très polluante, cette technique concerne déjà 200 000 hectares et 3 000 kilomètres de cours d’eau ont été déviés ou détruits sur l’ensemble du territoire américain.

      • Nourriture

      Avec les techniques de production agricoles modernes, il est possible de nourrir 12 milliards d’individus soit le double de la population actuelle. Toutefois selon Josef Schmidhuber, économiste, «Nous vivons dans un monde où la faim n’est pas due à un manque de produits agricoles mais à un manque d’argent chez les plus pauvres». D’après lui, les prix de la nourriture sont désormais corrélés aux errements du marché de l’énergie. Aussi «Près de la moitié de l’humanité vit directement de l’agriculture. Un retour à des prix élevés des végétaux peut permettre à ces hommes de mieux gagner leur vie. Cela pourrait revitaliser les zones rurales».

      • Nucléaire

      Le recours au nucléaire apporte de nombreux avantages économiques dans la vie collective de tous les jours alors même que l’industrie nucléaire reconnaît être responsable d’une production sensible d’émissions de gaz à effet de serre. Sous l’angle du risque potentiel, un réacteur nucléaire produit environ 20 tonnes de déchets radioactifs par an. Il en existe 443 sur la planète (58 en France). Actuellement, les 3 principaux risques du nucléaire concernent : les accidents graves affectant durablement de larges territoires ; la gestion des déchets à vie longue ; la prolifération des centrales dans le monde entier.

      • OGM


      Depuis le premier maïs hybride aux Etats-Unis en 1933, 22 pays cultivent des OGM dans le monde sur une surface totale de 102 millions d’hectares. Le soja représente 57% de la superficie mondiale d’OGM devant le maïs (25%), le coton (13%) et le colza (5%). Les Etats-Unis représentent 53% de la superficie mondiale. En Europe, c’est l’Espagne avec 100 000 hectares qui se place devant le Portugal et la France. La France ne cultive que quelques milliers d’hectares d’OMG en ayant autorisé uniquement que 39 types de cultures expérimentales (maïs, vignes, pommes de terre, peupliers…). Le but scientifique des OGM consiste à apporter de futurs bénéfices environnementaux (limitation des pesticides épandus, meilleure utilisation de l’eau…) malgré le prix du risque écologique qui n’est pour l’instant qu’hypothétique. Pour 67% des agriculteurs concernés, c’est la tolérance aux herbicides qui est prioritairement recherchée puis la résistance aux insectes (19%).

      • Pesticide

      Dans une étude publiée par The Lancet, Michael Eddelston, du bureau écossais d’information sur les poisons, affirme que 200 000 personnes se suicident tous les ans en Asie en ingérant des pesticides. Il s’agit la plupart du temps d’organophosporés dont l’ingestion massive provoquent des défaillances respiratoires sévères. Avec 1,63 kg de pesticides utilisés par habitant et par an (base 2001), la France est le 1er pays européen et le 2e consommateur de pesticides au monde alors même que les produits phytosanitaires sont suspectés d’être cancérigènes, d’accroître les risques de tumeur cérébrale et d’avoir des effets neurotoxiques.

      • Vente de pesticides, fongicides et insecticides en 2004 (en millions d’euros) :
      6 800 Etats-Unis
      1 790 France
      1 060 Allemagne
      727 Italie
      636 Espagne
      Source : UIPP

      • Pluviométrie

      Xuebin Zhang de l’Université de Toronto indique que la pluviométrie augmente au rythme de 62mm par siècle dans les zones tempérées Nord englobant l’Europe, la Sibérie et le Canada, dont 50 à 85% à mettre sur le compte des humains. Dans les zones tropicales et subtropicales nord, les pluies diminuent au rythme de 98 mm par siècle alors qu’en zones tropicales et subtropicales sud l’humidité progresse inversement de 98 mm par siècle.

      • Pollution

      En France, 36 millions d’habitants vivent dans des zones où les stations d’épuration ne sont pas toujours aux normes. Le problème est que les eaux usées finissent dans les rivières entraînant une mauvaise qualité générale des eaux. 96% des cours d’eau en France sont pollués, 61% des nappes souterraines et une rivière sur 10 est impropre à la fourniture d’eau selon l’Ifen (Institut français de l’environnement).

      • Puits de carbone

      Une fois le carbone émis dans l’atmosphère sous forme de gaz carbonique, il est en partie absorbé par des puits de carbone formés par les océans et les forêts. Plus la surface de ces dernières est importante, plus leur capacité d’absorption est grande, c’est l’effet multiplicateur. A l’inverse, le réchauffement de la planète diminue la capacité d’absorption de ces puits. Sur les 25 milliards de tonnes de gaz à effet de serre émis annuellement, 40% restent dans l’atmosphère, 30% sont absorbés par les océans et 30% par les plantes.

      • Principe de précaution


      Ce principe inscrit depuis 2005 dans la constitution française tend plus à nourrir les délires écologiques et sanitaires qu’à les éviter ou les combattre en amont. Avec lui, «Il ne s’agit plus d’analyser des évolutions vraisemblables mais d’imager l’impensable» d’après Jean de Kervasdoué, économiste. Dans nombre de cas, il semble que le principe de précaution serve à l’Etat et à ses institutions de caution morale pour se laver les mains de ne pas avoir su agir avant et surtout de ne pas avoir mis en place des moyens conséquents.

      • Réchauffement climatique


      Un récent sondage de l’Institut Harris Interactive indique que les français considèrent que c’est majoritairement aux acteurs économiques (41,2%) de faire le plus d’effort, même s’ils restent relativement nombreux à s’approprier cet enjeux (29,4%) et considèrent que les pouvoirs publics ont également leur part (23,9%).
      Les Français disent être prêts à changer leurs habitudes pour lutter contre le réchauffement climatique :

      86,9% Dans la gestion des déchets ménagers
      76,9% Consommation d’énergie
      53,7% Dans l’utilisation d’un véhicule à moteur

      Ils sont toutefois 56,1% à ne pas être favorables à la création de taxes spécifiques pour les pratiques qui ont des effets sur le réchauffement climatique mais 94,3% pour que ce soient les industriels qui payent.

      • Sous-marin nucléaire

      L’Agence internationale pour l’énergie atomique a recensé pas moins de 31 naufrages de sous-marins nucléaires et autres accidents concourant à polluer le fond des mers, surtout dans la région de Mourmansk. Rappelons qu’entre 1946 et 1982, une douzaine de pays ont délibérément jeté en mer des milliers de fûts radioactifs enrobés de ciment et de bitume.

      • Taxe carbone


      Avec 2,4% d’écotaxes dans le PIB, la France est un des Etats où la fiscalité à vocation écologique pèse le moins lourd dans le produit intérieur brut, alors qu’elle est l’un des pays ou la fiscalité est la plus importante. Préconisée par les experts pour lutter contre le réchauffement du climat, la création d’un impôt sur les émissions de CO2 est destinée à avoir un effet direct sur le coût de la vie afin d’inviter les ménages à consommer moins ou mieux selon les cas. Les experts du Giec recommandent ainsi de «faire payer les émissions de gaz à effet de serre» en utilisant des outils économiques comme les taxes, les marchés de quotas et les réglementations environnementales. Une fois de plus, c’est le citoyen-otage de l’offre économique et industrielle qui va devoir payer la taxe carbone. Selon, Patrick Criqui, conseiller de Nicolas Hulot, «Pour peser sur les comportements, il faudrait que cette taxe fasse doubler le prix des combustibles d’ici à 2050», soit une taxe qui varie de 100 à 400 € par tonne de CO2 selon les secteurs. Bravo Nicolas Hulot! Penser à la taxe carbone pour «favoriser» des comportements vertueux, c’est la fausse bonne idée par excellence en revenant au temps de la Gabelle sans aucune garantie sérieuse d’amélioration environnementale. Par expérience, l’augmentation des prix n’a jamais vraiment réduit la consommation sinon en la déplaçant vers d’autres produits. Dans cette affaire, ce sont encore les industriels et l’Etat qui s’en tirent à bon compte jusqu’à observer que notre compétitivité, déjà plombée par une overdose de taxes, mettra à coup sûr encore plus vite le nez par terre face à l’«agilité» des autres pays en ce domaine.

      Exemples d’application de la taxe carbone :
      - Ordinateur à écran plat
      Emission de CO2 = 1,283 tonne
      Prix actuel : 700€, avec taxe carbone : 828€

      - Vol A/R Paris-New York
      Emission de CO2 = 2,64 tonnes
      Prix actuel : 518€, avec taxe carbone : 1 558€

      - Kilo de tomates sous serre
      Emission de CO2 = 2,1 kg
      Prix actuel : 3€, avec taxe carbone : 3,21€

      - 1 an d’électricité de chauffage au gaz et d’eau
      Emission de CO2 = 3,77 tonnes
      Prix actuel : 1 530€, avec taxe carbone : 2 413€

      - 1 kg de bœuf
      Emission de CO2 = 17,2 kg
      Prix actuel : 20€, avec taxe carbone : 21,72€

      - Usage d’un véhicule diesel de 6 ch. pendant 1 an
      Emission de CO2 = 2,8 tonnes
      Prix actuel : 1 060€, avec taxe carbone : 2 180€

      • Transport routier

      14% des émissions mondiales de CO2 proviennent du secteur des transports. L'O.T.R.E (Organisation des transporteurs routiers européens) représentant plus de 4 500 PME sur l'ensemble du territoire français indique dans un récent communiqué que les dernières hausses du prix des carburants relèvent d'une vaste manipulation. Il s'agit, d'après elle, du fait que les opérateurs pétroliers créent sciemment la pénurie de gazole à teneur en souffre à 50 ppm (soit 50 mg/kg) afin de favoriser l'arrivée, plus tôt que prévu, d'un gazole à 10 ppm. Or, la réglementation prévoit que ce passage est programmé au 1er janvier 2009 faisant que «l'arrêt de production de gazole à 50 ppm augmente artificiellement le prix du carburant», lequel a déjà atteint un niveau historique avec la montée constante du prix du baril.

      • Nombre de grammes de CO2 rejetés dans l'atmosphère pour transporter une tonne d'aliments sur 1 kilomètre :
      570 à 1 580 Avion
      210 à 1 430 Camion
      168 à 186 Voiture
      30 Train
      15 à 30 Bateau
      Source : EEA

      • Valeur boursière

      L'écologie est devenue une valeur rentable… surtout en bourse. Par exemple, l'indice boursier regroupant les sociétés productrices d'électricité éolienne ou solaire a grimpé de 30% en 1 an. Celui des sociétés spécialisées dans la gestion de l'eau potable a bondi également de 17% au cours de la même période. Selon le cabinet Ernst & Young, 100 milliards de dollars ont été investis l'an passé dans les énergies dites de substitution (éolien, solaire, biocarburants…) car les investisseurs sont motivés par la croissance démographique mondiale laquelle fait grossir de 3,5% par an la consommation d'eau potable et de 2% le volume des rejets domestiques !



      ISO 26000 ET DEVELOPPEMENT DURABLE


      La future norme responsabilité sociétale ISO 26000… ou l’approche volontaire du Développement Durable par la normalisation. Une voie possible pour l’entreprise ? Par François Petit*

      “Comment mettre en pratique la Responsabilité Sociétale dans une organisation ?” devient une question prégnante et lancinante dans l’entreprise aujourd’hui confrontée à de nouvelles pressions et exigences. Les managers se posent en effet la question de savoir comment se prévaloir d’une démarche “socialement responsable”.

      Quels en sont les principes directeurs ?, Par quelles actions concrètes convient-il de commencer ? Quels résultats et bénéfices en attendre pour l’entreprise ?
      De nombreux référentiels et parfois surprenants guides du Développement Durable occupent aujourd’hui le terrain international. Ils comblent en fait les lacunes d’une réglementation internationale. En proposant chacun une approche spécifique, ils contribuent à générer du flou et de l’incertitude sur les concepts même du Développement Durable. Il y a compétition entre ces guides et ces normes. Dans ce contexte, un arbitrage “international” opéré par l’ISO permettra sans doute (comme pour la “Qualité” et “l’Environnement” en son temps) d’éclaircir la situation actuelle qui reste extrêmement confuse. “

      La future norme ISO 26000 fournit les lignes directrices relatives aux principes et domaines relevant de la Responsabilité Sociétale. Elle a pour but d’instaurer un climat de confiance et de responsabilité avec les “Parties Prenantes”. Elle vise à intégrer la Responsabilité Sociétale dans la vie de l’entreprise, à harmoniser la vision du Développement Durable et de la Responsabilité Sociétale au niveau international, et à adjoindre le Développement Durable dans toutes les organisations. Une démarche Responsabilité Sociétale engendre, a priori, des impacts bénéfiques sur les entreprises ou organisations qui s’y engagent : réputation, capacité à drainer de nouveaux employés, cohésion du personnel, appréciation des investisseurs, image vis-à-vis des clients, de la collectivité ainsi que de toutes les autres “Parties Prenantes”.

      Cette norme prend appui sur des “parties constituantes” qui impliquent des représentants de six groupes de “Parties Prenantes” : Industries, Gouvernements, Syndicats, ONG, Consommateurs, Consultants et Instituts de recherche. .

      La Responsabilité Sociétale est définie par l’ISO de la manière suivante :
      La responsabilité d’une organisation pour les impacts de ses décisions et de ses activités sur la société et sur l’environnement par un comportement transparent et éthique qui :

      • Prend en compte les attentes des “Parties Prenantes”
      • Respecte les lois en vigueur
      • Est compatible avec le Développement Durable
      • Est intégré à l’ensemble de l’organisation.

      C’est dire que l’organisation co-évolue avec son environnement et ses “Parties Prenantes” en ménageant des dispositifs de veille, en faisant de ses acteurs des “guetteurs”, en établissant des maillages et alliances avec ses “Parties Prenantes” pour une fertilisation mutuelle.
      La norme nous alerte sur les grands “principes” de la Responsabilité Sociétale qui sont autant de défis à relever par l’organisation : respect de la loi et des instruments internationaux, reconnaissance des droits des “Parties Prenantes” et de leurs préoccupations, obligation de “rendre compte”…
      Les piliers de la norme s’articulent autour de “7 Questions Centrales” qu’impliquent la Responsabilité Sociétale : gouvernance, droits de l’homme, conditions de travail, environnement, “bonnes pratiques” des affaires, consommation, et aussi ancrage/engagement territorial.
      Les protagonistes de l’ISO débattent encore d’un engagement précis ou d’une orientation à donner sur le “comportement éthique”, l’approche de précaution, la diversité … Le rideau doit tomber en 2009 ; la messe sera dite et le document final adopté.

      Ce credo de la Responsabilité Sociétale sera complexe à appliquer. Dans sa conception actuelle, L’ISO 26000 permet de concilier une démarche “construite”, tout en développant la compétitivité de l’entreprise. Comme toute norme, la 26000 tente d’infléchir les comportements des individus et des organisations pour accroître leurs performances : elle aura un effet structurant. Elle possèdera les mêmes avantages et inconvénients que ses grandes sœurs : ISO 9000 et 14000 et des implications plus importantes sans aucun doute …
      Avec la Responsabilité Sociétale et l’application de cette norme, la “ligne de feu” de l’entreprise se déplace. La situation était compliquée, elle va devenir complexe, imprédictible (avec des “Parties Prenantes” et tous les nouveaux enjeux à considérer).

      La future norme tente aussi de répondre à certains dysfonctionnements de la logique de l’économie de marché et propose un modèle qui tend à organiser progressivement les relations de l’entreprise avec toutes ses “Parties Prenantes”, et notamment celles de son environnement.
      La plupart des entreprises françaises n’ont pas encore encouragé la transparence, ni cherché à développer un climat de confiance et fait preuve d’un intérêt pour une compréhension claire des aspirations des représentants de la société civile. Pourtant, les organisations ne peuvent survivre que si elles respirent avec l’environnement, Ce n’est qu’en se nourrissant quotidiennement de leurs échanges avec l’environnement externe et les “Parties Prenantes” qu’elles peuvent progresser.

      La future ISO 26 000 est-elle intégrable dans la décision et le pilotage de l’entreprise ?
      Cette question ne peut être dissociée de celle du financement de cette responsabilisation galopante que va engendrer la mise en œuvre de ses recommandations : le coût est-il supportable ? Et par qui ?
      En théorie, La comptabilité et la finance figurent, elles aussi, dans l’espace normatif international. Elles devraient refléter l’économie et les “affaires” de l’entreprise et représenter aussi des résultats environnementaux et sociétaux de l’entreprise.
      L’approche actionnariale, fondée sur la juste valeur (IFRS), s’accorde difficilement avec la Responsabilité Sociétale. Comment aujourd’hui mettre en œuvre une politique respectueuse des directives à venir de la future ISO 26000 sans enregistrement comptable adéquat et donc sans impact financier ?
      Pourtant, Les changements préconisés par l’ISO 26 000 n’ont rien à voir avec la philanthropie pas plus qu’ils n’ont pour but de transformer les entreprises en “bons samaritains”. Ils constituent simplement une réponse plus “intelligente” à l’évolution des aspirations et des besoins de la société tout en offrant une piste méthodologique pour faire évoluer l’entreprise du XXIe siècle afin d’assurer durablement sa compétitivité et sa survie à moyen terme.

      * François Petit, Directeur de la filière Environnement et Développement Durable du Groupe Sup de Co La Rochelle, Membre de la commission nationale Management de la Qualité de l'Afnor, Membre de la plate forme Sud Ouest - ISO 26000 Responsabilité Sociétale de l'Afnor.

      En savoir plus : www.afnor.org/developpementdurable.
      Sup de Co La Rochelle organise le 24 janvier 2008 dans ses locaux un colloque sur l’ISO26000 en partenariat avec l’AFNOR.

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