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JDP N° 87 : Internet - Long Tail, E-Commerce, E-Marketing, optimiser son site
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Date : 07/01/2008 LA «LONG TAIL» Chris Anderson, Rédacteur en chef du magazine américain Wired, avance le concept de «longue traînée» (long tail) affirmant que la multiplicité de l’offre via le Net et la distribution électronique tend à briser peu à peu le monopole des produits de masse. Dans son ouvrage «The Long Tail», il prédit que l’on vendra de plus en plus de choses mais généralement en plus petites quantités. L’idée économique du «long tail» désigne pour lui «La façon dont notre économie et notre culture sont en train de passer d’un marché global dominé par un nombre limité de «best-sellers» (grandes marques de produit) à une offre bien plus diversifiée et segmentée correspondant à des millions de niches». D’après lui, les nouvelles méthodes de distribution électronique rendues possibles grâce au stockage virtuel vont permettent le retour en grâce des petites séries et des petites quantités considérées auparavant comme autant de niches secondaires et marginales du point de vue de l’efficacité économique. LA LOI DE PARETO REMISE EN QUESTION La notion de niche qui, jusqu’à présent, ne trouvait pas de place dans la distribution traditionnelle à cause des limites physiques de stockage, de l’obligation de rentabilité des linéaires et surtout de l’importance des coûts de distribution ne pouvant pas être amortis par de petites quantités, retrouve une place centrale dans le business électronique. C’est en cela que la notion de «long tail» traduit le début d’une révolution commerciale prenant appui sur un nouveau modèle mathématique représentant une courbe de demande qui intègre non seulement ce qui se vend d’abord en masse (Best-sellers) mais aussi tous les autres articles achetés ensuite en petite quantité dans des niches spécifiques. Chris Anderson prévoit ainsi que l’«On va échapper à la tyrannie du plus petit commun dénominateur des tubes commerciaux et des succès fabriqués» dopés artificiellement à gros coups de marketing. Pour cela, il remet en question la loi de Pareto (80/20) dans laquelle 80% des profits sont apportés par 20% des produits. D’après lui, la primauté des Best-sellers existera toujours mais en nombre plus limité tant en volume, profit, que part de marché, accordant ainsi beaucoup plus de place à une multiplication d’autres «petits» produits disposant de valeur ajoutée. Pour étayer sa démonstration il considère, par exemple, que «Si l’on admet que 80% des profits des grands magasins de disques sont générés par la vente d’environ 1 millier de titres, ceux-ci ne représenteront avec certitude plus que 50% des ventes et des profits dans le schéma de la long tail : les 50% restants proviendront d’une multiplication du nombre de titres vendus, même si chacun est acheté en petite quantité» pourvu que le bénéfice soit là. L’ÈRE DE LA MICRO-CULTURE L’arrivée de l’Internet a signé la fin de l’orthodoxie en matière de connaissances et d’informations «données à la cuillère par les experts et des institutions infaillibles» en favorisant, au contraire, l’avènement d’une mosaïque d’informations. Pour Chris Anderson, «Les niches qui définissent la long tail constituent des formes de liens tribaux beaucoup plus forts» que l’appartenance traditionnelle à une marque. S’il est un domaine où la long tail a déjà commencé, c’est dans le combat sans merci que se livre actuellement les médias traditionnels avec les sites d’information accessibles à tout moment sur l’Internet. Contrairement aux besoins d’information fortement canalisés par l’offre télévisuelle traditionnelle obligeant à subir la «grand-messe du journal télévisé de 20 heures», le citoyen peut dorénavant choisir ses sources par lui-même et à son rythme. D’après M. Anderson «Une fois que quelqu’un se met «en ligne», il ne circule plus d’un média à l’autre, il se disperse, car l’infinité de choix signifie la fragmentation». Grâce à l’Internet, nous sortons de communautés d’utilisateurs (téléspectateurs) très superficielles dans lesquelles «Les individus n’avaient accès qu’à des médias généralistes répondant mal à leurs choix personnels, où chacun regardait, écoutait ou lisait à peu près la même chose, avec les mêmes sources d’information». pour se diriger vers une culture plus fragmentée mais aussi plus riche. L’auteur du long tail explique également que «Nous entrons dans l’ère de la micro-culture dans laquelle nous nous intéressons tous à des choses différentes». De ce fait : «Nous continuerons à partager une culture commune avec d’autres mais plus avec tout le monde. Il y aura une multiplication de tribus mais heureusement, chacun d’entre nous appartient à plusieurs tribus à la fois qui changent à différents moments de la vie.» L’E-COMMERCE SE PORTE BIEN TOUS LES INDICATEURS SONT AU VERT Selon Henri de Maublanc, président de l’Acsel (Association pour le commerce et les services en ligne) «Le Net est devenu un vrai canal de transformation de l’acte d’achat». La France compte aujourd’hui près de 19 millions de cyberacheteurs (30% des Français) et 20 000 sites d’e-commerce. Des chiffres en constante augmentation qui modifient au cœur les codes du shopping traditionnel. La Fevad (Fédération de la vente à distance) prévoit un résultat de 16,3 milliards d’? en fin d’année et 30 Md? à l’horizon 2010. Actuellement le panier moyen sur la Toile s’établit à 91? sachant que ce sont presque toujours les mêmes sites qui se partagent la plus grosse part du gâteau. Sous l’angle commercial, l’Internet est devenu une véritable passerelle pour se faire plaisir, découvrir mais aussi acheter à distance. La France est d’ailleurs dans le peloton de tête des pays européens pour les achats effectifs réalisés sur le Net, juste derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Le baromètre annuel des comportements d’achats multicanal indique parallèlement que 6 internautes sur 10 déclarent avoir consulté un site au cours des 6 derniers mois avant de réaliser un achat en boutique. Phénomène inverse, 41% des internautes se sont rendus en magasin avant de commander sur le Web. L’indice de confiance ne cesse de progresser pour atteindre les 62% en ayant gagné 5 points en 1 an y compris chez les plus de 50 ans. LES RAISONS DU SUCCÈS Le premier facteur d’engouement pour le Web concerne l’augmentation du taux d’équipement des foyers en ordinateurs et la croissance du nombre d’abonnés à l’Internet Haut débit. Selon Frédéric Loos, directeur commercial et cofondateur de Paybox, «Pour les consommateurs, consulter le Net est devenu un réflexe. La multiplication des comparateurs de prix sur le réseau n’est pas étrangère à ce comportement. Plutôt que de consulter des dizaines de pages indigestes de catalogue papier, il est quand même beaucoup plus confortable de laisser travailler un moteur de recherche sur le Web à sa place.» La seconde grande raison concerne le développement important des services en ligne de la part de l’Administration. Avec la télédéclaration de la TVA et de l’impôt sur le revenu, en passant par une kyrielle de services électroniques (inscriptions aux universités, appels d’offre dématérialisés, échange de données informatisées, services offerts par les mairies à leurs administrés…), la banalisation de l’Internet s’est peu à peu parée de vertus pédagogiques. Un autre facteur déterminant concerne la sécurisation des paiements et la protection du cyberacheteur dans ses achats. D’après Frédéric Loos «Sur le Net, l’achat est souvent impulsif. La crainte de laisser son numéro de carte de crédit est tombée. D’ailleurs, depuis deux ans, on enregistre une croissance régulière des volumes d’achat. Un phénomène qui s’explique principalement par la simplicité d’usage de la carte bancaire. Par rapport à la vente à distance traditionnelle, plutôt lourde et complexe, les paiements par carte représentent un gain de temps considérable pour le consommateur.» DE GRANDES DIFFÉRENCES DANS LES TRANSACTIONS Un dernier élément très important concerne le comportement très «pro» des e-commerçants qui, face à l’exigence croissante des consommateurs demandant toujours plus d’informations et de garanties, ont su s’adapter et améliorer sans cesse leurs méthodes. Pour Henri de Maublanc «Ils sont devenus plus professionnels. Leurs offres se sont diversifiées, leurs sites ont gagné en ergonomie, leur service clientèle s’est amélioré». De leurs côtés les «pure players» (Pixmania, Rueducommerce, PriceMinister…) comme les «petits» cybermarchands ont réussi à prendre rapidement des parts de marché face à la distribution classique considérant, selon Henri de Maublanc, qu’«Ils n’ont pas d’acquis à protéger et sont vierges d’une culture initiale. Ils peuvent ainsi être plus inventifs». Il faut toutefois rester lucide sur l’importance relative des sites de e-commerce dans les volumes de transaction. Selon le ministère des PME, il existe un abîme entre les 1% de sites leaders qui traitent plus de 10 000 transactions par mois et la grande majorité des autres (56%) qui réalisent moins de 10 transactions/mois, voire aucune. Pour Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister, le message est clair «Internet est un secteur où il est relativement facile de créer son entreprise mais où seuls les plus forts survivent». LE «DERNIER KILOMÈTRE» Si la plate-forme Internet peut être potentiellement la promesse d’un nouveau marché de niche accessible avec un faible ticket d’entrée pour toute forme de commerce il faut encore, selon Marc Lolivier (Fevad), que «Le commerçant sache bien dimensionner son projet, qu’il soit en mesure d’externaliser les paiements et de bien gérer la logistique». Car tous les e-commerçants se heurtent toujours au même problème de logistique qui consiste à s’affranchir du «dernier kilomètre», c’est-à-dire celui qui sépare l’entrepôt du vendeur du domicile de l’acheteur (surtout lorsque ce dernier habite en zone rurale). La livraison au consommateur reste donc le talon d’Achille du commerce à distance faisant ainsi dire à Henri de Maublanc que «ce qui importe le plus au client aujourd’hui, c’est de savoir précisément quand il sera livré et non plus seulement dans quel délai.» 4 possibilités de logistique s’offrent aux cyber¬commerçants qui doivent toutefois se méfier du caractère erratique en qualité de service et en (non) respect des délais des livraisons de la part de certains prestataires spécialisés dans l’«express» ou le «chrono». Il s’agit du : - Recours au service de la Post - Recours aux sociétés de transport rapide - Multiplication de points relais avec enlèvement sur place - Accès direct (et gratuit) aux entrepôts du vendeur COMMENT OPTIMISER SON SITE ? UN CANAL PRIVILÉGIÉ POUR LA RECHERCHE DE FOURNISSEURS Internet est devenu un formidable outil de business pour les chefs d’entreprise. D’après les estimations de la Fevad, le marché du commerce électronique en B to B est de l’ordre de 4 fois supérieur en volume à celui réalisé dans le B to C. Pour les entreprises, l’Internet est même devenu le canal privilégié de la recherche de fournisseurs. Pour Marc Lolivier «Les secteurs les plus porteurs sont les équipements informatiques et télécoms suivis des voyages d’affaires. Quant au marché des équipements de bureau, il continue de croître au rythme de 35% par an. Parmi les autres secteurs dynamiques, le recrutement, la formation et, bien sûr, la logistique et les transports qui bénéficient directement du boom de l’e-commerce. Reste que le recours à Internet et aux échanges électroniques est encore restreint dans pas mal de PME.» UTILISER UN MOTEUR «DESKTOP» Devant l’immensité des volumes documentaires à explorer, il existe des moteurs «indexés» qui permettent de faire remonter immédiatement l’information recherchée. Le moteur «Desktop» recense uniquement l’adresse des pages contenant le ou les termes recherchés grâce à l’utilisation d’un index qui permet d’effectuer un «balayage» en moins d’un dixième de seconde du disque dur de la machine ou du serveur Les principaux moteurs «Desktop» en accès gratuit : Google Desktop : S’installe en 5 minutes avec une indexation très fiable des données de la machine en moins d’une heure. Yahoo Desktop : Téléchargement rapide, utilisation ergonomique mais création de l’index sur plusieurs heures. Copernic Desktop : Outil lent mais puissant et séduisant par sa convivialité. MSN Desktop : Même les documents les plus récents peuvent être retrouvés. LE DUO GAGNANT : INTERNET + RENCONTRE Un sondage BVA Quotatis réalisé en début d’année indique que 75% des entreprises plébiscitent Internet pour trouver leurs prestataires de services loin devant les méthodes traditionnelles du bouche à oreille (16%) ou de l’annuaire (9%). 92% des internautes se disent prêts à passer du temps pour pouvoir comparer 3 offres (56% des cas) ou 4 offres et plus (39% des personnes interrogées). Internet contribue à donner un large aperçu du marché en évitant ainsi à 61% des internautes de se déplacer ou de téléphoner dès le départ aux différents intervenants. Si l’utilisation du Net est jugée utile par 50% des personnes interrogées pour sélectionner des fournisseurs, 72% indiquent toutefois qu’une rencontre physique est indispensable pour finaliser l’accord. Car une fois que la mise en relation via l’Internet est effectuée, la rencontre téléphonique ou physique «influe» sur plus de 72% de la décision finale. Le mixage entre l’Internet et la rencontre permet, à la fois pour les entreprises, de bénéficier d’une simplification des recherches, d’une comparaison rapide tout en disposant d’éléments de négociation objectifs sur les prix et services. Ce duo gagnant offre également la possibilité d’utiliser, en seconde ligne, le facteur humain qui rassure sur la crédibilité des acteurs et leur capacité à gérer un vrai sur-mesure. ATTENTION AUX CLÉS USB PIÉGÉES Il est conseillé de ne jamais laisser un inconnu brancher une clé USB ou un Ipod sur son ordinateur, sous prétexte de présenter un fichier ou de transférer une chanson. Il est possible qu’un logiciel malveillant de type «aspirateur» y soit installé et se lance automatiquement en aspirant les données enregistrées sur le disque dur. Ce type de logiciel peut être configuré aussi bien pour récupérer un dossier particulier que des fichiers en .doc, .pdf ou autres. Le seul élément qui puisse alerter sur une «aspiration» illicite est que la diode intégrée à la clé clignote constamment pendant l’opération alors que rien ne se passe à l’écran. Le logiciel espion Hacksaw est encore plus retord en aspirant les données mais aussi en installant un logiciel de récupération des fichiers contenus dans les autres clés connectées ou dans tout autre périphérique USB branché ultérieurement. Dans ce cas, les informations sont ensuite découpées, compressées et envoyées à une adresse mail connue du seul pirate, le tout en petits morceaux et sans laisser aucune trace. L’ultime raffinement de ce système est qu’il piège automatiquement les autres clés connectées en les transformant elles-mêmes en mouchards. Une autre méthode consiste à se faire piéger soi-même en introduisant sa propre clé dans l’ordinateur d’un client qui y a déjà installé le logiciel USB Dumper. Celui-ci récupère alors tous les fichiers de la clé en quelques dizaines de seconde. OPTIMISER LE SITE DE L’ENTREPRISE Il est toujours temps d’améliorer la qualité visuelle et l’ergonomie d’un site professionnel notamment en travaillant notamment sur la qualité de la page d’accueil et la dynamique des pages intérieures. Revue de détail concernant la dynamisation de son propre site Internet : Le site doit pouvoir être consulté par tous les navigateurs Par principe, les pages doivent être visibles sans que l’on ait besoin de modifier le navigateur utilisé. Si c’est le cas, il faut proposer alors un accès direct et gratuit au type de navigateur nécessaire pour visiter le site (Flash, Mac…). La taille de l’écran doit rester conforme à une résolution de type 1 024 x 768 pixels. Dans le cas d’une présentation vidéo, il convient de proposer un lien vers les 3 lecteurs disponibles (RealPlayer, MediaPlayer, QuickTime) en réalisant conjointement un résumé écrit et bien visible de la présentation. Etre en mesure de booster les audiences Etre visible sur le Net suppose de se faire repérer. Pour cela, la première règle concerne le référencement par les moteurs de recherche, notamment le premier d’entre eux : Google. Il existe 2 contraintes pour réussir : • Maîtriser la technique web pour utiliser au mieux les notions de «page rank» (mesure de popularité d’un site), de «crawlage» (dispositifs permettant à un site d’être mieux repéré par les robots de recherche des moteurs) ou encore de «linking» (citations croisées entre deux sites pour accroître l’audience). • Se tenir constamment au courant des dernières astuces en passant du temps à lire l’info en ligne. Intégrer un blog Ce journal personnel électronique est un excellent moyen pour introduire de la proximité et de la libre parole avec les clients en leur permettant de s’exprimer sur les produits. Pour cela, il faut communiquer sur soi et sur son entreprise de la même manière que l’on parle à un ami . Ce que l’on peut mettre sur un blog : • Des accessoires (météo, programme TV, bourse…) • Des archives (messages postés et commentaires) • Son profil (identification claire de l’auteur) • Boîte de «chat» pour un dialogue en direct • Rubrique de liens avec des sites ou blogs en rapport avec le sujet Animer régulièrement son site En général, lorsqu’un internaute ne trouve rien de nouveau lors de sa seconde visite, il n’y retourne pas une troisième fois ou alors bien plus tard. Cela suppose de recourir aux services d’un webmaster, ou de mettre en place une organisation interne, apte à alimenter régulièrement le contenu du site ou du blog maison en textes et en images attractives. Proposer un fil RSS Il s’agit d’un petit bouton qui permet au lecteur ou client de récupérer un lien permettant d’automatiser la réception régulière de nouveaux messages. La réalisation est extrêmement simple avec les nouveaux logiciels de navigation. Il est également possible de proposer à ses cibles de recevoir une alerte par mail. Favoriser le design de la page d’accueil Dans la page d’accueil, tout ce qui retarde le visiteur doit être proscrit. Celle-ci doit être classiquement découpée en 2 ou 3 colonnes verticales surplombées par un bandeau annonçant l’identité de la société. En général, la 1ère colonne fait office de sommaire et peut réapparaître sur toutes les pages afin de faciliter la navigation dans le site. L’espace central est celui des informations majeures sachant que c’est là où le regard s’attarde le plus. La colonne de droite doit servir à afficher des événements plus statiques (documentation, annonces d’événements à venir…). Mettre un rubricage exhaustif Afin de ne négliger personne dans la quête d’informations précises, il est nécessaire de valoriser les éléments majeurs en les positionnant sous la forme d’une bande horizontale immédiatement visible située sous le logo de l’entreprise. Le déplacement sur le site doit s’effectuer grâce à cette barre de navigation située en haut de l’écran et composé de 7 ou 8 onglets. Utiliser des titres informatifs facilement identifiables Il faut éviter de multiplier les couleurs et les polices de caractères. Le mieux consiste à choisir des corps assez grands (10, voire 16 à 20 points) avec des polices communes à toutes les plates-formes (Mac, PC, Linux) comme Helvetica, Arial, Verdana. Les titres doivent avoir une couleur particulière afin d’attirer l’œil en le détachant du texte courant composé en noir. Pour cela, le mieux consiste à opter pour des fonds blancs ou clairs sur lesquels se détachent bien les couleurs foncées. Faire des textes courts Près de 80% des internautes ne lisent pas mais balaient seulement le texte du regard. Il faut également tenir compte du fait que la lecture sur écran demande 25% de temps en plus que la lecture sur papier. Il faut donc éviter les tournures alambiquées en restant constamment direct et concret avec des paragraphes très courts de 2 à 3 lignes, bien espacés et contenant des phrases de 12 mots maximum. Le but est de privilégier la segmentation de la lecture. Pour cela, il est recommandé de proposer un lien conduisant au texte intégral ou plusieurs liens découpant le texte selon la précision technique nécessaire, les infos pratiques ou encore les tarifs. Les mots-clés doivent toujours être en gras. Proposer des liens hypertextes explicites et justifiés Plus le message est important et plus il doit être inscrit haut sur la page. Le visiteur doit savoir ce qu’il va trouver derrière chaque lien hypertexte car si le message manque de clarté il ne cliquera pas et ce, d’autant plus, qu’il devra attendre plusieurs secondes pour voir apparaître le contenu final. Un retour direct à la page d’accueil D’un seul clic, le visiteur doit pouvoir revenir à la page d’accueil. Le plus simple consiste à afficher le logo de l’entreprise en haut à gauche de toutes les pages faisant qu’en cliquant dessus l’on revient immédiatement à la page d’accueil. Choisir des images légères Un bon site doit faire apparaître les images aussi vite que les textes. Le mieux consiste, pour cela, à les compresser et à en réduire la taille (par exemple en .jpg ou .gif) sur la base de 200 pixels. Il faut éviter de proposer une résolution supérieure à 72 dpi (pixels par pouce) et opter pour le format vignette. Accélérer l’affichage des éléments du site Avec du haut débit le temps d’apparition doit être inférieur à 5 secondes. Les études indiquent que plus une page apparaît vite, plus elle semble intéressante. Il est recommandé, pour cela, de ne pas dépasser les 50 ko par écran dans un site html courant. S’il est vrai que l’utilisation des langages Java, Flash ou Activex apportent une qualité graphique et d’animation incomparable, elle alourdit également l’arrivée des pages tant que l’ordinateur du visiteur n’est pas suffisamment puissant. Etablir une arborescence omniprésente L’internaute doit être capable, à tout moment, de savoir dans quelle section ou sous-section du site il se trouve. La meilleure méthode consiste à préserver une ligne de texte dans le haut de chaque page pour indiquer à quelle profondeur le visiteur se situe. Chaque mot de l’arborescence doit être également un lien hypertexte de façon à permettre au visiteur d’aller directement à n’importe quel autre endroit du site ou, pour le moins, sur les différents niveaux du chemin qu’il a dû emprunter. Proposer des fiches produit vendeuses Pour cela, il est recommandé de : • Présenter une photo du produit d’environ 250 pixels de côté, un effet zoom et autres vues du produit (côté, arrière) sous forme de vignettes cliquables. • Résumer les principales caractéristiques en seulement 5 lignes à la droite de la photo. • Afficher les prix avec une couleur vive ainsi que les frais de port, le stock disponible et le délai de livraison. • Proposer de noter les produits avec un lien favorisant les commentaires. • Rassurer en mettant en évidence les garanties offertes (SAV, hot line, sécurisation du paiement, labels …) • Faire figurer sur chaque page le pictogramme désignant le panier d’achat du client en indiquant le nombre d’articles sélectionnés et le montant de la commande. • Laisser le choix du mode de paiement (CB, chèque, tél.) • Envoyer après la commande une confirmation par retour d’e-mail Miser sur des formats courants de fichiers Il est conseillé d’utiliser préférentiellement les formats accessibles gratuitement sur le Net, notamment le format Acrobat (.pdf) pour les fichiers textes, le format JPEG (.jpg) pour les images et photos et le format GIF (.gif) pour les schémas et autres graphiques. Des pages imprimables en entier Pour éviter que la page A4 ne soit coupée à gauche ou à droite lorsque l’on imprime, il suffit simplement d’indiquer au logiciel de création du site que la largeur d’une cellule doit être proportionnelle à celle de la fenêtre du navigateur. Cette caractéristique sera alors prise en compte automatiquement par l’imprimante. Penser au pied de page Cet espace doit être réservé aux informations légales et administratives en faisant figurer également les liens vers le service après-vente, les FAQ (Frequently Asked Questions) et les partenaires de confiance. Offrir plusieurs moyens de contact L’idéal consiste à proposer tous les modes de relations possibles : adresse postale, plan d’accès, numéro de tél. du siège social, adresses e-mail du SAV, commercial, achat, réclamations. Un autre moyen consiste à proposer un formulaire de contact prérempli avec des cases à cocher ou à remplir ; Simplifier le formulaire de contact, d’inscription et/ou de bon de commande Il s’agit de mettre en évidence les différentes étapes de l’achat afin que le visiteur puisse évaluer le temps nécessaire à y consacrer. Il est nécessaire de limiter le nombre des informations demandées en marquant les informations obligatoires d’un point rouge. A tout instant, l’internaute doit avoir la possibilité de revenir sur ses pas et/ou corriger une faute. Les commandes de validation, «Retour», «Effectuer le paiement» doivent être affichées en gros. LES TENDANCES DU E-MARKETING LE NOUVEAU MARKETING VIRAL Actuellement la problématique des actions menées en matière de e-marketing ne concerne plus vraiment les moyens d’identification qualitative des cibles ni même la manière de concevoir et d’adresser des messages de masse le bon jour et au bon moment. Le temps des actions amateurs de bouche-à-oreille via de petits e-mailing artisanaux ayant très peu de % de transformation est en passe de laisser place à l’expertise de professionnels disposant de méthodes éprouvées, de technologies appropriées et de fichiers hautement qualifiés. Le nouveau marketing viral repose dorénavant sur la parfaite maîtrise de 3 défis permettant d’assurer du résultat en associant la vitesse de transformation, la crédibilité de l’image et l’efficacité des actions menées. Il s’agit dorénavant d’être capable de : Réussir à créer une masse critique initiale suffisante dans la qualité et la quantité des adresses visées afin que la dynamique du marketing virale prenne rapidement Fixer des objectifs précis d’audience dans les actions menées et non plus agir à l’aveuglette Tracker les résultats en cherchant à faire évaluer le ROI (retour sur investissement) des campagnes menées PSYCHOLOGIE D’après une étude menée par le cabinet YouGov, il apparaît que 30% des heures passées sur le Net ne servent à rien, soit l’équivalent de 2 jours par mois. Pour le psychiatre Serge Tisseron, auteur de «Vérités et mensonges de nos émotions» paru chez Albin Michel, «La flânerie n’est pas forcément négative. Quand je lis mon journal, je flâne aussi, je picore des informations sur des sujets qui ne m’intéressent pas forcément a priori. C’est une autre façon de s’ouvrir à d’autres choses». En fait, poursuit-il «Tout être humain a besoin de s’égarer. On clique comme on zappe sur sa télé.» LORSQUE LA PERSONNALISATION AMÉLIORE LE TAUX DE CONVERSION Une étude réalisée par le cabinet Aberdeen a démontré que 88% des sociétés leaders ont noté un ROI (retour sur investissement) significatif suite à la mise en place d’une solution de personnalisation. 76% d’entre elles se disent convaincues que les gains financiers réalisés suite à la personnalisation de l’offre dépassent largement les coûts d’implémentation de la solution. Il est vrai que l’augmentation des ventes online et offline reste un enjeu majeur pour 60% des entreprises. Pour cela, les sociétés sondées ont dû mettre en place une stratégie de personnalisation sur différentes fonctionnalités de leur site Internet telles que les e-mails (76%), le cross-selling/up-selling (50%), les lettres d’information (40%), les pages d’accueil (31%) et les résultats de recherche sur le site (29%). Pour John Lovett, analyste chez Aberdeen, «Dans une démarche de personnalisation globale en ligne il ne faut pas s’attendre à un impact et à des résultats immédiats. Le retour sur investissement des solutions de personnalisation se fait sentir au fur et à mesure du déploiement de la solution et de la stratégie mise en place». Par exemple, poursuit-il, «Une personnalisation optimale requiert l’analyse et l’utilisation d’informations implicites sur les visiteurs et sur leurs comportements afin d’être en mesure de leur proposer des informations explicites pour faciliter leur navigation et l’expérience client.» BAROMÈTRE E-MAILING En moyenne, la performance des e-mails reste très faible ou pour le moins relative notamment en ce qui concerne le taux d’ouverture des messages par les destinataires. Il semble que 73% des internautes ne les ouvrent pas et que 93% d’entre eux ne poursuivent pas plus avant leur quête d’information (clic sur un lien dans le message après l’avoir lu). Rappelons que le temps de lecture d’un e-mail marketing est de 3,2 secondes et que si le texte est trop long, le destinataire tend à zapper. Selon les chiffres du 2e trimestre 2007, il apparaît donc que 7 à 9 internautes sur 10 ne sont pas spontanément intéressés par les messages reçus sous forme d’e-mails. LE PROBLÈME DE L’ACCESSIBILITÉ NUMÉRIQUE D’après Tim Berners-Lee, Directeur du WEC et inventeur du World Wide Web, «L’accessibilité permet de mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales». Aujourd’hui, la plupart des sites et des outils Web ont encore des barrières d’accessibilité qui rendent difficile ou impossible pour un grand nombre de personnes d’utiliser Internet à cause de la rédaction (langue, adaptation du format des pages, commentaires d’images, titres de pages…) mais aussi à cause de handicaps physiques (mal voyant et non voyant) et/ou par le fait de l’utilisation de navigateurs spécialisés. Il est clair qu’«à l’inverse» les critères d’accessibilité favorisent l’expansion de l’information et apportent des retombées largement positives pour tous. Dans cette perspective, la loi sur l’égalité des droits et des chances prévoit, depuis la mi-2007, que tous les sites publics ou assimilés doivent respecter sous 3 ans un standard minimum d’accessibilité. Ceux-ci pourront alors être labellisés «Accessiweb» récompensant une mise aux normes internationales d’accessibilité. UN EFFACEMENT ILLUSOIRE SUR DISQUE DUR FORMATÉ Selon Paul Dujancourt, DG de la société Kroll Ontrack spécialiste de la récupération de données informatiques, «Il est presque toujours possible de retrouver une partie des informations supprimées, voire l’intégralité». D’après lui la raison en est simple, notamment sur les PC utilisant Windows, car l’espace occupé d’un fichier effacé reste disponible tant qu’aucune information n’est enregistrée en lieu et place du fichier supprimé. La capacité des disques durs est telle que ceux-ci disposent de grands espaces pour enregistrer de nouveaux fichiers sans devoir «recouvrir» pour cela les anciennes données effacées. En fait pour réaliser un effacement complet, il faut un logiciel spécial qui réécrit par dessus les anciennes données afin de les faire disparaître de manière numérique. Ce logiciel spécifique supprime alors les données sur l’intégralité du disque dur y compris tous les petits bouts de texte que l’on supprime machinalement en écrivant dans un document Word ou autre. LA PERCÉE DES RÉSEAUX SOCIAUX Actuellement en retard sur les Etats-Unis, la France met les bouchées doubles pour créer et animer des communautés d’internautes. Selon le sociologue Francis Jauréguiberry, dans le meilleur des cas, les réseaux sociaux «relancent la fonction d’échange, voire de don» précisant par ailleurs que la notion de réseau social recouvre une communauté réunie sur le Net répondant à 3 critères : La demande faite à chaque membre de révéler une partie de son identité en remplissant un «profil». LE FAIT D’AFFICHER UNE LISTE D’AMIS Que le réseau social électronique débouche sur des relations bien «réelles»Il semble que le potentiel de ces réseaux soit considérable dans le business (Viadeo, Xing, LinkedIn, 6nergies, CopainPro…) ainsi et surtout dans le champ de la vie privée (MySpace, Copains d’avant, Widiwici…). Le principe de ces communautés d’internautes, fondées en grande partie sur l’application du marketing viral, est conçu pour permettre à chacun de s’exprimer et d’échanger à travers divers canaux (vidéo, musique, photo, mail, blog…). En ce domaine, pour Julien Barras directeur associé du benchmark Group, il existe 2 types de services possibles «Ceux qui reproduisent en facilitant les relations déjà entretenues dans la vie réelle et ceux qui suscitent quelque chose de nouveau entre des personnes a priori sans lien commun.» VERS UNE FÉDÉRATION DES RÉSEAUX Le modèle économique durable des réseaux sociaux reste encore à découvrir même si certains reposent exclusivement sur la manne publicitaire et d’autres uniquement sur les abonnements à des services, une fois que l’internaute est attiré par un premier niveau d’accès gratuit. En ce domaine, l’américain Facebook fait encore plus fort (24 millions d’utilisateurs) d’après le consultant Frédéric Cavazza, pour qui «Il est le seul à prendre le risque d’ouvrir totalement son système d’information. N’importe qui peut créer un réseau par-dessus sa base de données. C’est une façon de se rendre indispensable en fédérant toujours plus d’internautes.» Sur l’Internet, chaque individu a dorénavant de facto un double virtuel composé par toutes les traces indélébiles qu’il laisse dans son sillage de navigation et de mise en ligne. Les techniques de délégation d’authentification de type «Open ID» doivent, à l’avenir, favoriser la multiplication des réseaux de niche (petits réseaux) dont la finalité est de se fédérer entre eux. En effet, la création d’un nouveau compte (identifiant, e-mail…) réalisée dans le cadre de l’Open ID permet théoriquement d’accéder à plusieurs réseaux adhérents grâce à l’émergence d’une nouvelle notion génératrice d’affaires : l’identité numérique. Cette «identité» ouvre sur un marché qui doit profiter prochainement aux méga bases d’informations telles que Google ou Yahoo. |






