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JDP N° 88 : Formation - Loi sur l'autonomie des universités, réformes, grandes écoles, formations en alternance
Extrait
Date : 31/01/2008
LA BATAILLE DU SAVOIR EDUCATION = CROISSANCELe capital intellectuel d’un pays pèse autant que son PIB lorsqu’il s’agit de faire la différence entre un pays gagnant et un pays perdant. Il est constaté que là où l’investissement éducatif est élevé, la croissance est au rendez-vous. Hormis l’Afrique qui n’a pas encore appliqué ce principe (avec une baisse du taux de scolarisation), la plupart des autres pays en développement ont pris conscience de l’importance de l’enseignement. Une part croissante des dépenses budgétaires est consacrée à l’éducation avec des taux de scolarisation en hausse constante. Dans tous les pays confrontés à la mondialisation, l’objectif prioritaire est de faire en sorte que plus la main d’œuvre dispose d’une formation de base correcte, plus elle peut s’exporter sur le marché mondial. Le couple éducation/croissance est devenu un déterminant essentiel pour profiter du développement économique lié à l’internalisation des échanges. Naturellement bien d’autres raisons justifient le développement intellectuel et cognitif des élèves, des étudiants et des salariés. C’est, par exemple, le rapport direct entre un bon système de formation et la diffusion du progrès technologique faisant ainsi que les entreprises ont tout intérêt à avoir des consommateurs et des usagers formés si elles veulent ensuite développer leurs besoins et accroître leurs marchés. C’est également une évidence, lorsqu’il s’agit d’attirer des investisseurs étrangers en quête d’une main-d’œuvre qualifiée. C’est enfin une nécessité en matière d’amélioration de la productivité dans les secteurs industriels et de services. LE TAUX D’ALPHABÉTISATION A DOUBLÉ EN 30 ANS Toutes les études réalisées par les grands organismes mondiaux (Onu, Banque mondiale, Pnud…) convergent pour souligner le fait que le moyen le plus efficace pour sortir de la misère passe par l’éducation de masse. Le développement durable d’un pays passe obligatoirement par le développement du capital intellectuel de chaque individu. Un bon bagage éducatif permet de décrocher un emploi et s’insérer rapidement dans le tissu économique local. Il permet parallèlement d’espérer une rémunération satisfaisante et durable. Il offre enfin, en cas de crise économique, un abri social financier aux individus en leur permettant de se reconvertir avec plus de facilité dans des secteurs dynamiques. C’est la raison pour laquelle l’enseignement secondaire est de plus en plus ouvert aux femmes des pays du tiers monde et que plus de 3/4 des enfants en âge scolaire des pays en développement sont inscrits à l’école. Le nombre d’alphabètes a d’ailleurs plus que doublé dans le monde en 30 ans avec 1,5 milliard d’individus en 1970 et plus de 3,2 milliards au début des années 2000. ( . . . ) |
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La suite du dossier : LA BATAILLE DU SAVOIR
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