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JDP N° 86 : Productivité / Sécurité - L'organisation moderne du travail, Mesure de la productivité, Sécurité le marché du siècle Extrait

Date : 03/12/2007

 

  • L’ORGANISATION MODERNE DU TRAVAIL
  • QUE MESURE LA PRODUCTIVITE ?
  • LE «TOUT PROCESSUS»
  • SECURITE, LE MARCHE DU SIECLE


L’ORGANISATION MODERNE DU TRAVAIL

4 MODÈLES D’ORGANISATION DU TRAVAIL
Au départ l’économiste Adam Smith (1723-1790) insiste sur l’idée que c’est de la répétition que naissent la perfection des gestes et leur économie. La notion d’apprentissage devient essentielle en matière de recherche de productivité. Pourtant très vite, une fois que l’organisation est mise en place dans l’usine, il n’y a plus vraiment apprentissage mais répétition des gestes et des habitudes. Des améliorations notables sont toutefois apportées au XXe siècle faisant qu’il existe actuellement 4 principaux modèles dans l’organisation du travail en milieu industriel de nature à influencer directement la productivité. Le premier modèle repose sur la logique taylorienne ; le second sur la logique fordiste ; le troisième est une amélioration du précédent (néofordisme) ; le quatrième modèle repose sur la logique toyotiste.
En France, le modèle industriel dominant se révèle plus proche du néofordisme que du toyotisme par l’importance du contrôle de la hiérarchie, la faiblesse de la formation continue, la relativement faible autonomie des salariés et surtout le caractère fréquemment répétitif du travail. L’organisation du travail dans les grandes industries françaises semble être en retard d’une méthode, malgré des gains réels de productivité, surtout face aux enjeux concurrentiels issus de la mondialisation.

1. LE MODÈLE TAYLORISTE
Il s’agit de la première forme d’organisation scientifique du travail développée par Frederick Taylor à la fin du XIXe siècle. Ce modèle est fondé sur une double division du travail à la fois verticale (hiérarchie, conception/exécution) et horizontale (spécialisation) avec un rôle tout particulier dévolu au bureau des méthodes. Ce dernier a pour principale tâche de définir sur la base de l’expérimentation, la meilleure manière de réaliser chaque opération. De fait, les tâches sont alors décomposées et simplifiées de manière à éliminer le maximum de temps morts en vue d’obtenir une exécution parfaite. Avec le Taylorisme, la division des tâches aboutit à la répartition du travail comme à la spécialisation des opérateurs, des entreprises, voire des activités dominantes de chaque pays. Le pilotage de la production est ici totalement géré en amont ne laissant que très peu d’initiative à l’opérateur. D’une manière plus large, il est possible de dire que le fonctionnement rationnel classique de nombreuses entreprises sous forme d’ateliers, de services et autres départements distincts, est encore largement influencé par le modèle Tayloriste.

2. LE MODÈLE FORDISTE
En 1913, le modèle tayloriste prend un tournant avec l’arrivée d’un nouveau principe d’organisation à la chaîne rationalisé par Henry Ford, dont l’usine principale est installée à Dearborne dans le Michigan. Ce dernier perfectionne le «système» en instaurant la chaîne de montage au sein de sa production automobile. L’objectif est de faire en sorte que le déplacement de la chaîne soumet directement l’opérateur au rythme de la machine et supprime ainsi des manipulations fatigantes. Le recours généralisé au convoyeur mécanisé consiste à déplacer le produit devant les opérateurs en déterminant ainsi leur rythme du travail. En quelque sorte, l’ouvrier spécialisé devient lui-même un complément de la machine. Les théoriciens de la régulation utilisent le terme «fordisme» pour désigner en réalité un mode de régulation associant production de masse, gains de productivité par la division du travail et consommation de masse par la stabilisation de la demande. En effet, alors que la production est totalement pilotée en amont, l’entreprise conçoit des produits de masse puis essaye de les vendre sans vraiment s’intéresser aux attentes précises du consommateur. En termes économiques, le modèle fordiste repose sur le schéma suivant : spécialisation ; gains de productivité ; croissance ; élargissement des marchés ; croissance auto-entretenue.

 

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La suite du dossier :

L’ORGANISATION MODERNE DU TRAVAIL

  •  
  • 4 modèles d’organisation du travail
  • Le secteur des services
  • La contrainte commerciale
  • L’importance de l’apprentissage
  •  


QUE MESURE LA PRODUCTIVITÉ ?

  • 3 grandes mesures officielles
  • Des mesures souvent arbitraires
  • D’autres incertitudes

LE TOUT PROCESSUS

  • Une autre forme d’organisation du travail
  • Le modèle idéal comprend 5 ou 6 unités
  • Pour une redistribution des pouvoirs


SÉCURITÉ, LE MARCHÉ DU SIÈCLE

  • L’economie de la peur
  • Les grands marchés de la sécurité
  • Beaucoup de menaces mais une faible occurrence du risque
  • Une bulle sécuritaire auto-entretenue
  • La folie sécuritaire en ville

 

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