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JDP N° 89 : Ressources humaines - Manager, Gestion du temps, Recruter sur le Web
Article complet
Date : 31/03/2008 • MANAGER DE JEUNES RECRUES • 72 PETITS TRUCS DE LA VIE D'ENTREPRISE • LA GESTION DU TEMPS • SE FAIRE RECRUTER SUR LE WEB MANAGER DE JEUNES RECRUES ILS NE SUPPORTENT PAS LES CHEFS INCOMPÉTENTS Les juniors de moins de 30 ans n’ont pas du tout la même vision du monde du travail que leurs aînés. Leur perception du monde de l’entreprise est différente sachant qu’ils n’attendent plus un emploi à vie et qu’ils ne croient pas que leur employeur leur fera facilement grimper les échelons. Aussi, si quel que chose leur déplaît ou qu’ils sont démotivés par l’ambiance de travail, ils partent sans état d’âme dès qu’une offre se présente à l’extérieur. Très pragmatiques, ils sont exigeants et individualistes en ne supportant pas les chefs incompétents. Avant tout, les jeunes cadres et non cadres veulent qu’on s’occupe d’eux. En échange, la plupart sont prêts à s’investir professionnellement et assumer des responsabilités. Ils attendent beaucoup de leurs actions dans l’entreprise même s’ils attachent une grande importance à la vie après le bureau. En fait, ils veulent être fiers de parler de leur entreprise à l’extérieur sachant que ce qui les branche tout particulièrement se résume dans : • L’intérêt de leur travail • La qualité de vie dans l’entreprise • L’ambiance au sein de l’équipe • Les bonnes relations avec la hiérarchie • Le salaire FAVORISER UNE BONNE INTÉGRATION Pour se mettre au diapason des attentes des jeunes recrues, il faut donc d’abord leur donner le sentiment qu’ils sont attendus dans l’entreprise. Pour cela quelques règles simples s’imposent : • Être présent le premier jour au moment de l’accueil ou désigner un collaborateur pour faire les présentations • Veiller aux détails matériels du premier jour : bureau fin prêt, téléphone fixe, accès à Internet, adresse e-mail… • Consacrer du temps pour leur faire découvrir leur cadre de travail : locaux, équipes, organisation • Évoquer les horaires, les Ticket-restaurant, les congés, les RTT… • Remettre un document ou une charte écrite décrivant les valeurs de la maison, la conception de la relation client, l’engagement dans le développement durable… • Prévoir d’organiser, éventuellement, une journée ou un week-end d’intégration en profitant de cette occasion pour faire passer des messages dans un climat détendu. C’est un moment idéal pour que les juniors tissent entre eux des liens qui leur faciliteront ensuite les relations de travail au quotidien. QUELLES SONT LES ASPIRATIONS DES JEUNES CADRES ? 96% placent l’intérêt de leur travail au premier rang de leurs motivations 95% considèrent comme essentielle l’ambiance dans leur équipe 92% sont préoccupés par leurs perspectives d’évolution dans l’entreprise Source : Apec TAUX D’INSERTION EN ENTREPRISE • Taux d’insertion selon le type de spécialité avec salaire médian brut annuel en euros pour les diplômes Bac+4/5 de 2005 observés en 2007 : 98% Informatique, télécoms, technologies (29 900€) NC Electronique, informatique industrielle (29 900€) NC Informatique de gestion (30 000€) 97% Médical, paramédical, socioculturel (NC) 97% Spécialités industrielles (28 600€) 96% Finance, gestion, comptabilité (28 000€) 95% Commerce, commerce international (24 400€) 93% Marketing (27 600€) 92% Maths (28 800€) 92% Ressources humaines (23 400€) 91% Chimie, biologie (27 800€) 91% Edition, Communication (22 000€) 90% Droit, Sciences politiques (22 100€) 89% Economie (24 700€) 88% Agronomie, Environnement (NC) 88% Langues (19 500€) 87% Physique, Sciences de la terre (25 000€) NC Formation, Animation, Social (18 000€) • Taux d’insertion selon le type d’enseignement supérieur suivi par les diplômés de 2005 observés en 2007 98% Ingénieurs 96% Commerce 91% Universités Source : Apec jeunes diplômes AVOIR UN DISCOURS CLAIR Tout ce qui se rapporte à la bureaucratie, à la rétention d’information, aux jeux de pouvoir, leur donne vite un sentiment d’étouffement. Pour se sentir à l’aise, les juniors ont besoin d’avoir une relation saine et franche avec leur hiérarchie. Pour eux, la qualité de la relation au travail dépend directement de leur motivation et de l’image qu’ils ont des personnes. Une condition de base qui ne doit jamais être mise à mal par de mauvais comportements ou par des fautes psychologiques à leur égard. Sans rejeter l’autorité, ils ne «légitimisent» que la compétence et apprécient beaucoup le charisme de leurs aînés. Ils attendent de leur part un discours clair sur ce que l’on attend d’eux, la mise en valeur des missions qui leur sont confiées ou encore la précision des objectifs et des résultats attendus pour eux-mêmes, l’équipe et l’entreprise. Pour gagner l’adhésion des jeunes recrues et profiter de leur potentiel d’implication, il convient notamment pour le chef de service de : • Donner du sens aux tâches quotidiennes en insistant sur les atouts que cela procurera dans leur CV • Ne pas jouer au petit chef en matière de discipline • Etre ferme sur les règles essentielles telles que le respect du règlement intérieur, la tenue vestimentaire ou encore les règles de courtoisie en vigueur dans l’entreprise LES BAC+5 FACE AU TRAVAIL LES ROIS DU PÉTROLE Ils décrochent facilement et en quelques mois un poste stable de cadre avec un salaire élevé. Spécialités : Electronique, micro-électronique, ingénieur généraliste, informatique, mathématiques LES PETITS SALAIRES Ils accèdent assez rapidement à un emploi stable mais mettent du temps à s’habituer en occupant souvent des postes sous qualifiés avec des salaires modestes. Spécialités : Finance, Marketing, Gestion, Comptabilité, Edition, Communication LES ZAPPEURS Ils obtiennent des postes intéressants et de bons statuts avec de bons salaires tout en mettant longtemps à se stabiliser. Spécialités : Physique, Sciences de la Terre, Commercial, Commerce international LES INTELLOS PRÉCAIRES Ils peinent à trouver des emplois en rapport avec leur formation même en contrat à durée déterminée et touchent des salaires faibles. Spécialités : Socioculturel, Agronomie, Environnement, Sciences humaines, Economie, Droit, Sciences politiques, Ressources Humaines, Chimie, Sciences de la vie, Lettres, langue, Documentation Source : Apec VIVRE LE PLUS D’EXPÉRIENCES POSSIBLE Une fois les règles du jeu établies, il faut veiller à ce que les jeunes recrues, surtout les diplômés cadres, puissent découvrir continuellement de nouveaux territoires d’action, d’émotion, de découverte, voire d’aventure. Pour y arriver, la meilleure façon consiste à avoir une véritable politique de mobilité interne en faisant en sorte que le premier poste évolue rapidement dans le cadre d’un suivi de carrière. Il est donc nécessaire de leur permettre de changer de fonction, de service, de pays, tout en les raisonnant sur la non précipitation à le faire et la nécessité d’un minimum de fidélité à l’entreprise ou au service. N’ayant pas spécialement envie d’occuper un job de planqué, la grande majorité préfère, au contraire, endosser rapidement des responsabilités. Là aussi, il convient de leur en donner tout en leur expliquant dans quelle mesure celles-ci s’exerceront. Certains s’attendent à une confiance aveugle de la part de leur hiérarchie en confondant autonomie et indépendance. Le mieux, pour cela, consiste à : • Laisser le jeune collaborateur chercher lui-même son modus operandi • Proposer une méthode pour atteindre ses objectifs • Garder une bonne distance avec lui surtout lorsque l’on est soi-même expert dans le domaine EVITER LES 3 ECUEILS HABITUELS Se tromper, prendre du retard et faire des erreurs fait partie de l’apprentissage de tout métier. Ce qu’il ne faut pas faire vis-à-vis d’une jeune recrue : 1. Casser son enthousiasme en lui soufflant trop les solutions à ses problèmes au risque d’en faire un simple exécutant. 2. Exploiter sa passion en lui confiant des missions ingrates que l’on ne veut pas effectuer soi-même, car il risque alors de s’en lasser vite et de le reprocher par la suite. 3. Briser l’image qu’il a de lui-même en dénonçant régulièrement ses erreurs. ÊTRE JUSTEMENT RÉCOMPENSÉ La nouvelle génération demande à être récompensée selon son mérite et les résultats de son travail. D’une manière générale, les jeunes sont ceux qui présentent les approches et les idées les plus originales dans l’entreprise. Souvent intuitives, celles-ci sont aussi étayées par de solides études de marché sachant que pour mettre en place leur projet, ils utilisent souvent plus le culot que l’expérience. Ce type de contribution est important pour eux en se montrant très attentifs à l’équité et à la prise en considération de leurs apports et réflexions. Aussi le manager de jeunes collaborateurs doit-il veiller en permanence à : • Ne pas consacrer plus de temps aux vieux collaborateurs fidèles mais peu performants. • Ne pas lier la qualité du matériel, des équipements ou la taille du bureau à l’ancienneté, mais plutôt à la compétence et à l’étendue des responsabilités. • Ne pas jouer sur une hiérarchie des salaires figée et/ou automatique POUR ENCOURAGER LES MEILLEURES RECRUES Sans bouleverser la grille des salaires, le mieux consiste à : • Verser des primes annuelles ou trimestrielles • Leur accorder des augmentations plus généreuses qu’aux cadres confirmés pouvant aller jusqu’à 10% alors que les seniors doivent se contenter de 3%. • Favoriser un programme de formation continue sachant que cet investissement lourd est presque toujours rentable à terme. 72 PETITS TRUCS DE LA VIE EN ENTREPRISE LA VIE PROFESSIONNELLE N’EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE La vie en entreprise fourmille de situations au quotidien qui obligent à prendre sans cesse des attitudes, des décisions, des comportements adaptés. Exemple de 8 situations courantes dans lesquelles il convient de faire preuve de beaucoup de tact et de professionnalisme face au patron, au client ou au collègue, lorsque la situation oblige à prendre position : A. Mentir à son patron B. Savoir ce qui se trame derrière son dos C. Arriver à l’heure au rendez-vous D. Lutter contre la routine professionnelle E. Annoncer une mauvaise nouvelle à son chef F. Contredire son interlocuteur sans le vexer H. Passer le barrage d’une personne rétive I. Réussir un repas d’affaires A. MENTIR À SON PATRON Dans le cas d’un retard sur l’exécution d’un travail ou dans la réalisation d’un dossier, il est quelquefois nécessaire d’avoir recours à de petits stratagèmes pas moraux du tout mais efficaces pour obtenir un petit délai supplémentaire. 1. Pratiquer le mensonge par omission Si le patron semble avoir oublié le dossier en retard ou une absence, mieux vaut se garder de le lui rappeler tout en conservant une explication au cas ou. 2. Ne pas chercher midi à 14 heures Dans tous les cas, préférer un mensonge simple qui évite de se contredire plus tard ou exige des explications laborieuses. Exemple de mensonges courants : l’ordinateur s’est planté ; un parent est souffrant. 3. Choisir le bon moment En général, le boss est moins enclin à pinailler le soir, à la sortie du bureau, juste avant le week-end ou à la veille de prendre des congés. C’est le moment idéal pour profiter, en plus, d’un «d’accord, pas de problème !» 4. Mettre ses collègues au courant Ne pas hésiter à faire part à ses collègues de confiance, parmi les plus proches, des vraies raisons invoquées (ou des fausses). Le cas échéant, ces derniers pourront ainsi confirmer la version devant le patron. 5. Regarder droit dans les yeux Un menteur se trahit souvent par un regard fuyant, une augmentation de la fréquence de ses battements de cils et une voix plus aiguë que d’habitude. Aussi pour éviter ce piège convient-il de poser un regard droit dans les yeux de son interlocuteur tout en adoptant un ton légèrement plus grave que d’habitude. 6. Ne pas essayer de convaincre D’habitude, le menteur ressent le besoin de s’assurer que son interlocuteur a bien mordu à l’hameçon en revenant plusieurs fois sur le sujet. Il ne faut donc pas en rajouter car cela peut donner l’impression que l’on doute de la clarté de ses propos. 7. Adopter un ton de circonstance Un «beau» mensonge doit toujours être accompagné d’une attitude adaptée. Par exemple : manifester de la colère si l’on fait porter le chapeau à un collaborateur ; simuler un abattement si l’on annonce une mauvaise nouvelle ; montrer de la stupeur si l’on évoque un événement imprévu... 8. Noyer son histoire dans d’autres vraies infos Un mensonge a d’autant plus de chance de passer inaperçu qu’il se voit dilué parmi d’autres informations crédibles. La méthode la plus courante consiste donc à profiter d’une réunion portant sur un sujet différent pour glisser discrètement son bobard en passant ensuite à autre chose. 9. Les absents ont toujours tort Dans le prolongement de cette maxime, il ne faut pas hésiter à impliquer «subtilement» les collègues qui sont partis de la boîte, un client lointain ou un fournisseur épisodique, en n’hésitant pas à leur mettre sur le dos le retard occasionné. 10. En cas d’échec avouer en riant Dans le cas où le patron ne croit pas du tout à l’explication fournie, le mieux est de ne pas s’enferrer. L’humour doit alors être de mise en lui disant en souriant «qu’il est trop fort pour vous !» FLATTER SON PATRON «Flatter c’est pour le salarié conclure un acte faustien. Jusqu’où suis-je prêt à me compromettre pour arriver à mes fins € Tout dépend de l’éthique personnelle de chacun. Pour certains le choix est vite fait. Ils manipulent par intérêt et versent dans le panégyrique sans trop se poser de questions. D’autres jouent les béni-oui-oui pour ne froisser personne» constate Thierry Chavel, coach dans le cabinet Alter & Coach. Pour Eric Albert consultant et psychiatre, «S’il y a flatterie et qu’elle fonctionne, c’est que le dirigeant l’encourage et qu’il a instauré un système de management fondé sur l’affectif où il faut plaire au chef pour réussir». Il est vrai que «le pouvoir isole et rend certains chefs narcissiques. Ils sont en quête d’approbation et ne supportent plus d’être contredits» renchérit Patrick Légeron, psychiatre et directeur de cabinet de conseil Stimulus. En fait, «Tout le monde a besoin de signes de reconnaissance dans son métier. Même s’il n’est pas complètement dupe, un dirigeant préfère récupérer des miettes de reconnaissance, plutôt que rien.» affirme Bernard Hévin, consultant au Dôjô. B. SAVOIR CE QUI SE TRAME DERRIÈRE SON DOS Au lieu d’écouter aux portes (micro), de regarder par le trou de la serrure (caméra) ou de fouiller dans les poubelles (visiter le bureau), il vaut mieux utiliser des méthodes plus «soft» : 11. Délier les langues de ses collègues Ceux des autres services savent forcément beaucoup de choses que l’on ignore. Aussi à l’occasion d’une visite de courtoisie ou d’une invitation à déjeuner, il n’en faut généralement pas plus pour délier les langues. 12. Utiliser régulièrement le distributeur de boisson La machine à café est certainement le lieu où s’échangent le plus d’informations dans l’entreprise. Le seul problème est de démêler le vrai du faux, l’info de l’intox. 13. Rester tout ouï et vigilant dans certains lieux C’est fou comme les toilettes recèlent en échanges privés. Les bonnes tables de restaurant et les comptoirs attitrés dans le quartier sont également des lieux dans lesquels les cadres et les collaborateurs échangent à tout va. La photocopieuse, le fax ou encore les imprimantes regorgent très souvent de documents oubliés plus ou moins confidentiels. 14. Partir régulièrement à la pêche à l’info sur l’Intranet En quelques clics, toute une masse d’informations peut se retrouver instantanément grâce à l’intranet maison. 15. Côtoyer de près le délégué du personnel Sachant que celui-ci est l’oreille attentive des salariés et qu’il doit être normalement reçu au moins une fois par mois par l’employeur, il est l’une des personnes les mieux informées de l’entreprise. En faisant copain-copain avec lui, il est possible de savoir ce qui se trame et/ou avoir un autre son de cloche que le «canal officiel». 16. Ne pas manquer les grand-messes A l’occasion des pots de départ, arbre de noël, assemblée générale ou séminaire, le boss et ses directeurs, pris dans l’ambiance, peuvent se révéler étonnement diserts. 17. Lire la presse économique, consulter les blogs C’est un moyen efficace d’apprendre des choses importantes sur la boîte surtout pour les entreprises très médiatisées. Les forums, les blogs, les sites qui disent tout, sont également une mine d’informations. Un autre moyen est de se faire ami avec un journaliste bien informé ! C. ARRIVER À L’HEURE AU RENDEZ-VOUS Selon une étude Ipsos/Chronopost, 20% des européens jugent inacceptable d’arriver en retard à un rendez-vous. Pour être ponctuel, quelques règles simples doivent être respectées : 18. Se préparer dès la veille Pour cela, il faut s’habituer à jeter un coup d’oeil à son agenda afin d’avoir en tête le programme du lendemain. Dans le même temps, il est nécessaire de rassembler ses documents, de se renseigner sur les trajets et de s’efforcer de prévoir les impondérables. 19. Avancer sa montre de 10 minutes Cette astuce bien connue consiste à avancer systématiquement l’heure de sa montre d’une dizaine de minutes. Ce petit décalage incite inconsciemment à presser le pas et, par le fait, gagner quelques précieuses minutes. 20. Arriver 10 minutes en avance Napoléon faisait remarquer à ses généraux qu’«Etre pile à l’heure, c’est prendre le risque d’être en retard». Avec une légère avance, il est possible de s’imprégner des lieux, de boire un café, de revoir ses documents, d’aller aux toilettes… permettant ainsi de se présenter beaucoup plus détendu à son interlocuteur. 21. S’accorder une marge de sécurité Si l’on prévoit de discuter 5 minutes avec un collègue, la bonne règle consiste à en prévoir 10 ; Si le trajet est estimé à 30 minutes en prévoir alors 45, sachant que l’on a toujours tendance à sous-estimer le temps dont on a besoin. 22. Se méfier des petits riens qui s’accumulent Passer un dernier coup de fil, jeter un oeil sur les mails, laisser un petit mot à son assistante ou collègue, tend à additionner des minutes qui peuvent ensuite coûter chers à l’arrivée. 23. Laisser sa voiture au garage ou au parking En ville, mieux vaut prendre le métro, le bus ou le tramway afin d’éviter les bouchons, le trafic ou des problèmes de stationnement et surtout éviter de stresser ou de s’énerver inutilement. 24. Huiler son emploi du temps Ce réflexe consiste à se ménager chaque jour 2 ou 3 plages de temps libre d’un quart d’heure chacun (ou plus) afin d’éviter la surchauffe entre les obligations, les rendez-vous, les tâches à accomplir. 25. Tout noter dans son agenda Afin d’éviter de chercher des papiers ou des infos diverses et multiples dans son sac ou sa mallette, la bonne technique consiste à noter tous les numéros et données utiles sur un seul et même agenda électronique ou papier. 26. Eviter de commettre 2 fois la même erreur Afin d’être plus serein la prochaine fois, il faut absolument noter ou se remémorer clairement les pièges à éviter sur le trajet, les bons raccourcis ou les choses à faire pour gagner du temps ou du confort. 27. Eviter tout simplement le rendez-vous Le meilleur moyen de ne pas être en retard, c’est encore de rester chez soi ou au bureau. Beaucoup de situations permettent de favoriser le rendez-vous téléphonique ou encore la visioconférence à la place du face-à-face. Au final, cela permet de gagner beaucoup de temps et d’énergie à condition de ne pas les reperdre ailleurs ! D. LUTTER CONTRE LA ROUTINE PROFESSIONNELLE Alors que l’enthousiasme du début avec sa petite pointe de stress ont disparu depuis longtemps, le quotidien est devenu banal et routinier même si relativement confortable. Pour réagir contre cet affadissement de la vie au bureau, rien de tel qu’un petit cocktail de changements pour se redonner un coup de fouet ! 28. Se fixer des objectifs ambitieux Créer un blog, participer à un événement, envisager une nouvelle formation, doper ses objectifs de chiffre d’affaires… rien de tel, y compris à l’occasion de l’entretien annuel d’évaluation, que de redéfinir certains objectifs professionnels, voire personnels. 29. Demander une promotion En faisant valoir le fait que ses compétences sont souvent sous-utilisées au poste actuel, il est possible d’accéder à davantage de responsabilités en profitant, à la clé, d’une augmentation de nature à faire vraiment plaisir. 30. S’inscrire à une formation En considérant qu’un bon apprentissage permet à chacun d’élargir son horizon, le choix d’une formation motivante et ambitieuse, d’une langue étrangère, de séances de développement personnel ou d’un séminaire de team building, permet de relancer automatiquement le moral et sa dynamique interne. 31. Changer d’horizon si nécessaire Il n’y a rien de tel que de changer de ville, de région ou de pays, pour réintroduire de la nouveauté et de l’excitation dans sa vie. Une mission à l’étranger, une mutation sont à l’évidence des accélérateurs de changement. 32. Refuser les tâches fastidieuses Se faire respecter et savoir dire «non» sont des contre-mesures efficaces contre le fait d’être considéré comme une trop «bonne poire» à qui l’on refile tous les dossiers rasoirs et les tâches dont personne ne veut. 33. Redécouvrir ses collègues En donnant un peu on reçoit souvent beaucoup en retour. Au bureau, des gestes simples suffisent parfois pour redécouvrir ses collègues comme : arriver avec des croissants le matin, offrir le café après le repas ou ne pas toujours déjeuner avec les mêmes… 34. Faire circuler les ondes positives En ajoutant quelques touches de couleur et en déplaçant un ou deux meubles, le bureau prend alors une autre allure. Même si l’on n’est pas obligé de pratiquer le feng shui, cet art chinois de l’ameublement qui privilégie la circulation de l’air et les ondes positives, ce petit arrangement induit déjà l’idée de changement. 35. Faire respirer son emploi du temps Tout doit être bon pour changer de rythme et s’offrir un changement d’air : RTT, jours de vacances en retard, week-end adossé à des jours fériés… Même le temps partiel, le télétravail chez soi 1 à 2 jours par semaine, l’année sabbatique ou le congé de solidarité international, sont salutaires pour l’esprit et le corps. 36. Réorienter sa carrière En effectuant un bilan de compétences, il est envisageable de changer de poste, de fonction, d’entreprise, voire de métier. Et si, au final, le vrai luxe dans la vie était de se remettre librement en question «quand je veux et comme je veux» ? À L’ECOUTE DU CHANGEMENT Le changement ne se décrète pas, il s’accompagne. L’écoute de soi, des autres, du milieu, en est la pierre angulaire sachant que, par principe, écouter n’implique pas l’acceptation du point de vue de l’autre mais induit, au contraire, d’accueillir l’autre ou les événements. Cette disposition intellectuelle habilement pratiquée mobilise l’intelligence émotionnelle et apprend à mieux percevoir, comprendre et partager. Elle produit à la source des idées nouvelles et/ou accélère positivement et opportunément le processus engagé. Lorsqu’elle devient empathique et non superficielle, elle favorise un authentique tremplin de la performance individuelle et collective de nature à faire progresser la qualité des décisions et des relations humaines. Henri de Régnier a écrit que sans véritable écoute, «Les gens n’entendent pas ce qu’on leur dit, à force d’écouter ce qu’ils vont dire.» E. ANNONCER UNE MAUVAISE NOUVELLE À SON CHEF Lorsqu’il incombe d’informer son supérieur d’un problème grave ou important (départ d’un gros client, perte d’un collaborateur précieux, risque de fiasco sur un projet en cours…), la meilleure solution consiste à retourner la situation à son avantage. Pour cela, il faut un peu de méthode et beaucoup de psychologie sachant que «faute avouée est à moitié pardonnée». 37. Se renseigner sur son état d’esprit Une mauvaise nouvelle est perçue de manière plus ou moins bonne selon l’humeur des personnes. Si le temps est à l’orage mieux vaut reporter à plus tard. Si le baromètre est au beau fixe, il faut alors foncer. 38. Bien présenter l’affaire Afin d’éviter le sort du messager de Marathon mis à mort pour avoir annoncé la nouvelle de la défaite, il est d’abord judicieux de bien réfléchir à la manière de présenter le problème. 39. Préparer le terrain avec sang-froid Le choix des mots et des phrases clés est essentiel. En prenant l’exemple du projet d’un client ajourné, au lieu de dire : «On risque de perdre une affaire» suggérant par là qu’elle a été piquée par la concurrence, mieux vaut dire «Il faut reprendre la négociation à zéro». 40. S’assurer des soutiens de poids Si un groupe de collaborateurs, de partenaires, de fournisseurs ou de clients partagent la même analyse sur les causes du problème, le patron sera alors bien plus disposé à écouter la mauvaise nouvelle. 41. Utiliser un émissaire de charme En demandant à une collaboratrice appréciée du patron ou à l’un de ses propres amis de préparer le terrain, la pression sera certainement retombée et la situation digérée au moment d’entrer soi-même en scène. 42. Parler les yeux dans les yeux Il vaut mieux être seulement deux dans la pièce au moment d’annoncer la nouvelle, en évitant que le boss puisse avoir des réactions inconsidérées devant des tiers en vue de défendre, à tort ou à raison, son image de chef. 43. Toujours rester factuel Aller le plus vite possible au coeur du sujet en évoquant les faits rien que les faits. Cette relation adulte évite le pathos et la dramatisation, renforce l’esprit de responsabilité et contribue à donner une image d’homme ou de femme de la situation. 44. Se montrer constructif et magnanime Si la faute objective incombe directement à ses collaborateurs ou à ses collègues de travail, il faut se considérer alors comme étant le responsable principal du problème en évitant de dire «C’est de leur faute, ce sont eux qui ont tout gâché !» car alors l’effet sera plus désastreux encore lorsque ceux-ci en seront informés. 45. Revêtir l’armure de chevalier blanc L’idéal est de proposer des solutions de sortie de crise avec un plan A, B ou C, tout en valorisant le fait que seul le patron peut trancher. Des options claires lui facilitent la décision et prouvent ainsi qu’il est bien le seul vrai commandant de bord dans la tempête. 46. L’adversité rapproche Henry de Montherlant disait «En annonçant de bonnes nouvelles, on se rend aimable. En en annonçant de mauvaises, on se rend important». Il est vrai que l’adversité à petites doses tend très souvent à renforcer la proximité avec son boss. Elle permet aussi de démontrer sa capacité d’initiative, voire d’avancer ses pions. 3 TYPES DE CARACTÈRES BELLIQUEUX Le faux calme : Il n’ose pas exprimer ce qu’il a sur le cœur et prend sur lui de peur de blesser l’autre. Il bride son agressivité Le sanguin : Il part au 1/4 de tour et devient violent à la moindre contrariété. Son agressivité est directe. Le joueur : Il se sert volontiers de piques et de provocations pour agresser l’autre sur un mode qu’il trouve ludique. Son agressivité est indirecte. F. CONTREDIRE SON INTERLOCUTEUR SANS LE VEXER Il n’est pas toujours possible d’être d’accord avec son supérieur hiérarchique. Pourtant montrer sa réticence ou son désaccord est normal dans un échange même si l’exercice s’avère délicat. Quelques ruses bien connues des commerciaux. 47. Prendre les devants Le fin du fin consiste à ne pas avoir à contrer son interlocuteur en prenant les devants. Aussi, avant que l’objet du désaccord ne soit clairement formulé, il s’agit de l’anticiper en essayant d’infléchir la décision en usant d’un raisonnement permettant de sauver la face à tout le monde. 48. Utiliser la formule «oui mais» Afin de ne pas braquer son interlocuteur par une opposition frontale de type «non, je ne suis pas d’accord», mieux vaut dire : «L’idée est intéressante (ou novatrice) mais je m’interroge sur les conséquences qu’elle risque d’entraîner». 49. 3 techniques commerciales Il existe 3 options dans le cas où l’on fait l’objet soi-même d’une critique personnelle : la technique du sphinx qui consiste à rester impassible en regardant l’autre droit dans les yeux ; la technique de l’édredon qui permet d’amortir la violence des mots en considérant que cela ne s’adresse pas à soi (don’t take it personal) tout en répondant sans émotion apparente «Peut-être, mais c’est votre opinion» ; la troisième technique du disque rayé nécessite de sortir une réplique béton et de la marteler sans cesse sans la développer. Il est également possible de mixer simultanément les 3 techniques, ce qui a encore plus d’effet ! 50. Pratiquer la reformulation Afin que l’interlocuteur prenne du recul sur ses propres arguments, une bonne façon est de reformuler ses propos en disant, par exemple : «Si je comprends bien… » ou «Vous êtes en train de me dire que… je souhaiterais savoir pourquoi.» 51. Miser sur un trait d’esprit L’humour est certainement le meilleur vecteur pour faire passer un message critique. Tout en restant en phase avec la situation, il est possible de raconter une histoire vraie, décalée ou drôle pour illustrer son propos. Le recours à un proverbe, une maxime ou une pensée connue est également très judicieux du type «Qui ne demande rien n’a rien, alors je demande…» 52. Le flagrant délit Lorsque le prétexte invoqué est contraire aux valeurs habituellement défendues, il faut alors le souligner en se montrant éventuellement outré comme par exemple : «Vous voulez annuler cette réunion avec l’entreprise xyz, alors que vous n’arrêtez pas de nous dire que notre société est orientée client. Là, sincèrement je ne comprends pas !» 53. Faire semblant de partir A condition de ne pas passer à l’acte ce qui briserait la communication, une bonne technique lorsque l’on est à bout d’argument est de faire semblant de partir en se levant. Cette posture impromptue tend à impressionner l’interlocuteur sachant que si les mots comptent, l’attitude bien davantage encore. 54. Utiliser un intermédiaire Au lieu de parler directement à son interlocuteur, il est peut être judicieux de le faire avec un adjoint ou un proche collaborateur qui saura peut être présenter la requête avec plus de doigté. Quelquefois, il vaut mieux s’adresser à ses Saints qu’au Bon Dieu lui-même. 55. Jouer de son charme En désespoir de cause, il est possible d’utiliser l’atout de la féminité en faisant appel à la séduction et/ou au charme d’une collaboratrice appréciée du patron en ne dépassant pas les bornes et en s’arrêtant là où il le faut. LE CAS DE L’ALIEN Un «alien» est quelqu’un d’incompréhensible ou pervers qui enquiquine volontairement les autres, use d’une langue de vipère et/ou a un comportement hystérique qui oscille entre idéalisation et déception. Pour Gérard Apfeldorfer, psychiatre et psychothérapeute, «Il faut d’abord essayer de le comprendre puis il faut ensuite négocier. Si aucune négociation n’est possible, il faut alors déterminer avec lui (ou elle) des règles rigides, à la façon d’un dompteur avec des fauves.» ZOOM SUR L’INTERIM LES CHIFFRES DE L’INTERIM • En 2007, le volume journalier d’emplois intérimaires a évolué entre 400.000 et 450.000 par mois, soit une augmentation de 5,3% sur un an. • 45,4% des intérimaires travaille dans le secteur de l’industrie et 4 emplois sur 5 concernent des emplois d’ouvriers. • Les secteurs qui ont le plus progressé sur un an sont l’industrie automobile (+29,8%), les services aux particuliers (+23,4%) et les ceux liés à l’éducation, la santé et l’action sociale (+21,8%). • 7 missions sur 10 durent au plus deux semaines avec des disparités importantes : BTP (2,8 semaines), Industrie (2,3 sem.), Agriculture (1,6 sem.) Tertiaire (1,3 jour). L’ESSOR DE L’INTERIM DES CADRES Longtemps réservé aux emplois peu qualifiés, le travail temporaire s’étend de plus en plus aux cadres confirmés ou débutants ainsi qu’aux métiers tertiaires. Evolution de l’image de l’intérim Le point de vue des cadres et des DRH concernant l’Intérim a nettement évolué. Pour les premiers, l’expérience intérimaire est considéré comme un tremplin vers l’emploi mais aussi comme une manière efficace d’acquérir de nouvelles compétences et de s’ouvrir à de nouveaux secteurs d’activités, donc de gagner en professionnalisme. Pour les recruteurs, le recours à l’Interim est devenu plus naturel, preuve du gain de crédibilité du travail temporaire pour les cadres. Par ailleurs, il ne se limite plus aux grandes entreprises mais concerne de plus en plus de PME. Les tendances récentes • L’Intérim comme moyen d’entrée dans la vie active : aujourd’hui, 65% des cadres qui s’inscrivent dans une agence d’intérim sont des personnes en recherche d’emploi depuis seulement un mois, alors qu’en 1995, la majorité concernait plutôt des cadres à la recherche d’emploi depuis plus d’un an. • Amélioration du taux d’emploi : plus de 80% des cadres en intérim seraient embauchés à la fin de leur mission, dont la moitié en CDI. • Présence renforcée des seniors : depuis deux ans, un nombre croissant de missions cadres sont confiées à des personnes de plus de 50 ans. • Besoin de « Manager de projet » : Les entreprises font de plus en plus appel à l’intérim-cadres pour accompagner un changement et manager un projet (35H, restructuration, transition) alors qu’auparavant il s’agissait le plus souvent de remplacements. ELARGISSEMENT DES COMPETENCES DES ETT Toutes les Entreprises leader de Travail Temporaire ont élargi leurs domaines d’intervention puisqu’ils sont dorénavant acteurs pour des recrutements directs en CDD ou CDI et très investis dans la formation G. PASSER LE BARRAGE D’UNE PERSONNE RÉTIVE Que ce soit une secrétaire ou une assistante intraitable, il est toujours possible de contourner le barrage du téléphone en associant plusieurs attitudes. 56. Avoir un moral de vainqueur La «main invisible» qui fait que tout réussit lorsque l’on est sûr de soi, non stressé et serein, est certainement le meilleur moyen pour faire passer le sentiment au bout du téléphone que l’on n’est ni un gêneur ni un importun. Pour cela, il faut considérer que l’on est principalement dans un gagnant-gagnant et que l’appel ouvre sur une solution ou un service utile à son interlocuteur. 57. Bien préparer son entrée en matière Tout ce qui filtre de manière négative au téléphone amplifie la résistance de l’autre. Aussi au lieu de faire passer une hésitation, un blanc, un soupir qui pourrait être mal interprété, il est plutôt souhaitable d’être clair, simple et direct en indiquant le motif de son appel et le «court» temps que l’on pense prendre à son interlocuteur. 58. Demander de l’aide Le plus simple est souvent de mettre en valeur la secrétaire ou l’assistante en lui faisant sentir que votre sort est entre ses mains. Il faut, pour cela, lui poser des questions du type : «Selon vous, comment dois-je procéder pour rencontrer M… ?» ou «Comment puis-je vous faire perdre le moins de temps possible ?» 59. Prouver sa détermination Pour savoir si l’on a affaire à un vrai ou à un faux barrage de type «Impossible, il est en réunion», la solution consiste à demander «à quelle heure précise est-il possible de rappeler sans déranger» en proposant une alternative d’heure et de date. 60. Ne pas se laisser embobiner Si l’interlocutrice propose elle-même de rappeler, le mieux est de lui faire préciser la date et l’heure de son prochain coup de téléphone en soulignant fortement le fait que «C’est vraiment important pour moi.» 61. Eviter les clichés habituels Afin d’éviter de braquer la personne, il faut bannir les arguments éculés et les formules passe-partout de type : «Je dois lui parler» ; «C’est urgent» ; «C’est personnel». Forcer la main est le meilleur moyen pour se voir éconduire. 62. Se référer à une connaissance commune Même si le nom et la fonction invoqués ne disent rien à l’interlocutrice, celle-ci peut lever le barrage par crainte de faire une gaffe. Aussi, le «J’appelle de la part de …» peut être un élément de mise en confiance et servir de «Sésame ouvre toi…» 63. Appeler tôt, ou tard, dans la journée Il est possible de tenter sa chance, après avoir obtenu le numéro direct de la personne cible, en appelant avant que la secrétaire n’arrive le matin ou après qu’elle soit partie le soir. A force d’entendre le téléphone sonner, il existe une forte probabilité pour que l’interlocuteur décroche lui-même. 64. Renforcer par un mail L’usage du courrier électronique permet d’atteindre directement son interlocuteur. Pour cela, il faut indiquer l’objet ou le but de la proposition en suggérant d’appeler à une heure et à un jour précis. 4 COMPORTEMENTS QUI EMPOISONNENT LA VIE DES AUTRES Selon l’écrivain Hemingway «Il faut trois ans à un être humain pour apprendre à parler et cinquante ans pour apprendre à se taire». Exemples de comportement de non écoute de la part d’autrui : • L’avocat du diable : Il utilise volontiers le registre du «oui mais» en écartant régulièrement les suggestions à coups de «oui, mais» ; «oui, non, mais» ; «je suis d’accord si ce n’est que…». • La prise de pouvoir : A force de chasser par avance les objections putatives (qu’on suppose légitime malgré l’absence de fondement réel), certains individus en font un mode de management. Le «non» est constamment au programme si bien que les prises de positions commencent par un «non» systématique et se terminent par un «Non, non, je suis d’accord». • Le jugement de valeur : Certaines expressions de non écoute tendent à disqualifier d’entrée de jeu les arguments ou les idées d’autrui avec des formules à l’emporte-pièce du type : «Cela n’a rien à voir avec le sujet» ; «Vous n’avez rien compris» ; «C’est faux, car je pense que…». Le «je pense que» à répétition est souvent le signe d’une personne dont la volonté est d’imposer ses propres critères d’appréciation. • L’égocentrisme : Le registre du «moi, je» traduit également une certaine vanité dans une formidable capacité à occuper le terrain en s’adjugeant le premier et le dernier mot. Il s’agit le plus souvent d’individus qui ramènent ostensiblement tout à eux par un «Moi, je pense personnellement qu’il faut opter pour…» H. RÉUSSIR UN REPAS D’AFFAIRE Du choix du restaurant, des plats, de l’ambiance jusqu’au paiement de la note, tout est important au restaurant lorsqu’il s’agit de conclure un contrat ou rencontrer un futur client. Quelques conseils de savoir-vivre et de doigté. 65. Se renseigner sur son invité Avant de sélectionner un type d’établissement, il vaut quelquefois mieux se renseigner auprès de l’assistante ou directement auprès de la personne afin d’éviter que ce moment de plaisir ne devienne pour lui une corvée de plus à manger ou à fréquenter toujours le même type de restaurant. Il faut également tenir compte des différences culturelles lorsqu’il s’agit de choisir les plats ou le menu et surtout prendre en considération le planning de l’invité si celui-ci doit impérativement partir à 14 heures... 66. Sortir le grand jeu Par précaution, il faut d’abord confirmer le rendez-vous le matin même puis réserver une table afin d’éviter d’attendre ou de se voir refoulé. Pour donner de l’éclat à ce rendez-vous, il est conseillé d’accueillir personnellement son invité ou mieux encore passer le prendre en taxi. 67. Faire comme lui Il faut laisser l’invité choisir ses plats en premier. Si c’est un bon vivant et pour éviter de lui gâcher le plaisir, il est conseillé de faire comme lui en prenant éventuellement un apéritif et une entrée. En réalité, rien n’oblige à finir son propre verre ou son assiette si cela paraît trop copieux ou non appétissant. 68. Eviter les plats qui salissent Pour éviter d’asperger la cravate de son invité ou son propre costume, les salades sont à proscrire ainsi que les fruits de mer et les spaghettis. La règle est que tout ce qui complique ou parasite la conversation en mangeant est à éviter. 69. Parler d’affaires uniquement au dessert Avant de parler affaires, il est vivement conseillé d’aborder préalablement des sujets généraux en tendant de temps en temps des perches. «En attaquant bille en tête, souligne Jean-François Thuler consultant chez Altédia, on risque de braquer son invité». Si celui-ci n’entre pas de lui-même dans le vif du sujet, attendre la fin du repas pour avancer ses pions. 70. Prendre discrètement des notes Si des informations utiles sont fournies lors du repas, au lieu de sortir un cahier format A4, son portable ou un Palm trop fragile ou encombrant à table, le plus discret consiste généralement à griffonner quelques mots-clés sur une carte de visite ou un petit calepin. 71. Gérer le moment de la note Pas question que l’invité connaisse le montant du repas. Il faut faire en sorte que le serveur vous apporte directement la note et mieux encore qu’il adresse la facture à l’entreprise. 72. Relancer après Un déjeuner ou un dîner d’affaires n’est qu’une prise de contact considérant que les vraies décisions se prennent plus tard. Aussi dans les 24 heures, il est judicieux d’adresser un mot ou un mail à son invité pour le remercier et lui proposer des pistes pour une future collaboration. POUR ÉVITER DE COMMETTRE UN IMPAIR Invité(e) à un cocktail, à une soirée professionnelle ou à un dîner d’affaires, 5 conseils pour devenir un hôte irréprochable. • Se renseigner avant avec discrétion du lieu et de ses obligations. • Décliner éventuellement l’offre avec tact en invoquant une raison sérieuse dans la semaine qui suit. • Etre impérativement ponctuel mais surtout jamais en avance, voire dans les 5 à 10 minutes suivant l’heure du rendez-vous. • Soigner sa tenue vestimentaire en «décontracté chic» ou en costume pour une soirée en «tenue de ville» ou en smoking et robe du soir pour une invitation en «tenue de soirée». • Savoir observer, écouter et surtout rester discret en évitant l’exubérance, la prise de parole à tous crins, l’auto-satisfaction sur ses propres réalisations LA GESTION DU TEMPS AU BUREAU MALADE DE L’OVERBOOKING Dans l’entreprise, les délais se raccourcissent de plus en plus, tout devient urgent et le recours aux nouvelles technologies (e-mails, portable, téléphonie mobile…) n’arrange rien en occupant tout le temps disponible. Selon Maryse Bailloeuil, consultante au Cnof, un organisme de conseil et de formation, «Les managers ne savent plus gérer leurs priorités». Un constat validé par une étude Chronopost-Ipsos qui indique que 2 cadres sur 3 reconnaissent être souvent surchargés. Pour Jean-Paul Guedj, coach spécialisé dans la gestion du temps, «Etre ou paraître débordé dans la gestion du temps ça donne de l’importance. Cela fait trop souvent partie du statut du cadre.» Chacun est personnellement responsable de ce surbooking quotidien qui donne, quelquefois et jusqu’à la griserie, le sentiment de vivre intensément et de faire quelque chose d’utile de ses journées. Ce qui est souvent faux, car personne n’est vraiment indispensable et que tout travail effectué reste fondamentalement relatif quant à son utilité ou à son efficacité réelle. Aussi des mesures s’imposent dès que l’on ne sait plus décrire précisément le déroulement de la journée de travail d’hier. Cela signifie tout simplement que l’on ne maîtrise plus son temps. Pour travailler avec moins de stress et sortir un peu plus tôt le soir, quelques règles simples s’imposent. «Il faut un mois pour que les contraintes que vous vous serez imposées se transforment en réflexes» prévient toutefois Maryse Bailloeuil. AGENDA • Ne pas affecter plus de 70% de son temps disponible dans la journée afin de pouvoir faire face aux imprévus. • Noter le lundi matin, tous les points importants à traiter durant le courant de la semaine. • Séquencer les tâches en ne consacrant pas plus de 2 heures à la même occupation. • Matérialiser par un trait de crayon le créneau de temps occupé. • Ajouter une heure de plus pour un rendez-vous afin d’absorber un éventuel retard. • Centraliser toutes ses occupations autres que professionnelles (sorties, sport…) sur le même agenda. • Prévoir de vraies plages de temps sans rien de prévu afin de pouvoir prendre du recul et faire avancer les projets à plus long terme BUREAU • Faire disparaître du bureau tout ce qui ne sert pas immédiatement car l’esprit tend à se balader sur toutes les piles de dossiers. • Faire régulièrement le ménage avec 3 rythmes de rangement : quotidien, hebdomadaire, bisannuel. • «Clair sur le bureau, clair dans la tête» on réalise mieux que la journée est terminée lorsqu’on range son espace de travail avant de partir. • Penser également à «ranger» les dossiers dans l’ordinateur en jetant à la corbeille tout ce qui n’est pas vraiment utile. E-MAILS • Supprimer l’alerte qui signale l’arrivée d’un nouveau message. • Consulter seulement 1 ou 2 fois par jour les messages reçus, de préférence à la même heure avant le déjeuner ou juste après. • Balayer rapidement les messages reçus et traiter immédiatement ceux qui appellent une réponse immédiate. • Répondre rapidement dans les 48 heures, car il est sûr que d’autres urgences viendront se superposer et que rien ne sera probablement jamais fait. TELEPHONE • Mieux vaut appeler que de se faire appeler en groupant ses coups de fils à un moment précis de la journée. • Filtrer les appels (répondeur, boîte vocale, secrétaire) en indiquant les plages de disponibilité sur l’annonce d’accueil • Demander à son interlocuteur combien doit durer la conversation si l’on sollicite un entretien téléphonique. • Limiter l’échange à 3 minutes en moyenne. • Si la conversation s’attarde, parler au passé en disant «J’ai été heureux de m’entretenir avec vous, nous avons donc convenu…» REUNION • Choisir un horaire favorable notamment le matin car les gens sont plus disponibles et créatifs • Limiter la durée de la rencontre, car au bout d’1h30, la concentration faiblit. • Préparer l’ordre du jour avec un planning minuté à respecter. • Pour éviter les digressions, mettre l’ordre du jour dans une animation de type PowerPoint • Choisir le bon animateur qui saura canaliser les interventions. • Dans certains cas, préférer une entrée différée en ne participant qu’aux moments où sa présence est utile. SE FAIRE RECRUTER SUR LE WEB LE PREMIER MÉDIA POUR LES OFFRES D’EMPLOI Pour sortir du lot sur le web il existe plusieurs méthodes sachant que chacune d’elles nécessite de travailler ses fondamentaux (CV Word actualisé, réseau actif, bonne connaissance de l’entreprise visée…). Pour Thibault Gemignani, directeur général de Cadremploi.fr, «On a l’impression que tout change continuellement mais au final, le sésame, c’est toujours le CV. En définitive, on retrouve sur Internet ce qui existait déjà offline, seuls les moyens de communication ont changé.» Un avis partagé par Valérie Vaillant, directrice de CadresOnline, qui indique que «Pour la première fois en 2007, les annonces via Internet ont dépassé les offres d’emplois proposées dans la presse». Elle confirme qu’en matière d’emploi, Internet s’est largement démocratisé. Selon elle, «Les chercheurs d’emploi ne sont pas seulement des cadres ou de jeunes diplômés. On trouve, aujourd’hui, tous les types de profils correspondant à une très grande variété de postes, des grands comptes aux PME». De plus, «Par rapport à la presse, où les premières réponses mettent plus de quinze jours à arriver, Internet permet de diffuser quasi immédiatement les candidats qui ont mis en place un système d’alerte des offres leur correspondant.» METTRE EN PLACE UNE STRATÉGIE Selon cette présidente de l’Appei (Association des professionnels pour la promotion de l’emploi sur l’Internet), la meilleure stratégie à mettre en place pour trouver un job sur Internet consiste à : • S’inscrire sur 1 ou 2 sites généralistes pour avoir un maximum d’offres ainsi que sur un site spécialisé correspondant à son domaine précis. • Choisir 2 ou 3 critères qui vous correspondent afin de recevoir des offres adaptées. • Ne jamais cliquer sur «postuler» sans envoyer un petit mot personnalisé. • Eviter de se disperser sur la Toile en faisant partie d’une communauté où l’on échange ses expériences et des tuyaux utiles. • Pratiquer les sites de cooptation pour entrer en contact avec des personnes qui peuvent à leur tour vous mettre en relation directe. • Donner un titre à son CV et surtout travailler ses mots-clés sachant que la plupart des sites enregistrent ces mots. LES TENDANCES ACTUELLES Actuellement les entreprises se ruent sur les sites de mise en relation professionnelle comme Viadeo, ou LinkedIn. A tel point qu’en une année, l’indice de diffusion des offres cadres sur Internet a augmenté de 50 points et ce, sur une pente régulièrement croissante depuis 2004. Les réseaux, les univers virtuels, les blogs personnels, ont dorénavant acquis une véritable utilité dans la recherche d’emploi. Les principales tendances actuelles concernent : • Web 2.0 ou social networking : Ces sites offrent une excellente occasion de se différencier d’autant plus que les entreprises se sont engouffrées depuis plus d’un an sur les sites de cooptation et de mise en relation professionnelle tels : JobMetteers, Viadeo, Cooptin, LinkedIn, Ziki, FaceBook. Ces sites offrent l’avantage d’une approche directe de type one to one en vue de proposer une invitation, une journée porte ouverte, une découverte de postes dans les entreprises. • Second Life Ce site virtuel introduit une méthode considérée comme marginale mais qui doit se répandre dans les grandes entreprises. L’institut d’études américain Gartner prévoit que 80% des internautes et les 500 plus grandes entreprises mondiales auront une «vie virtuelle» sur la Toile d’ici à 2011. Avec ce système, un avatar en 3D aux superpouvoirs se téléporte pour passer un entretien d’embauche. Une formule qui trouve du sens dans le cadre d’un rendez-vous programmé à un instant T et répondant à une offre précise. Pour un cyberrecruteur de la Caisse d’Epargne : «C’est comme dans la vie réelle, sauf qu’on n’a pas le tac au tac des questions-réponses par écrans interposés.» • La vidéo online Des sites comme YouTube offrent également la possibilité de présenter sa candidature en «4D» de manière encore plus présente et complète en remplaçant la traditionnelle photo et la lettre de motivation par une vidéo du chercheur d’emploi et/ou du recruteur. Le principal atout de cette formule est sa compatibilité avec les téléphones portables. Selon Jérôme Jaunasse, vice-président de RH Jobpartners, «De plus en plus de clients nous demandent de travailler sur l’utilisation de la Webcam et de la vidéo». • Utiliser un blog Pour Valérie Vaillant, «Cela dépend des secteurs dans lesquels l’internaute intervient. Pour un créateur, avoir son book sur un blog, oui ; pour un job classique, moins.» WEB, UN OUTIL EFFICACE DE RECRUTEMENT POUR LES ENTREPRISES Simple, rapide et d’un coût abordable, une annonce en ligne bien rédigée permet de recevoir un maximum de candidatures. 10 conseils pour optimiser l’usage du Net : • Définir clairement le poste à pourvoir en détaillant les différents éléments de l’offre : type de contrat, volume horaire, fonction, niveau d’expérience, nature des tâches confiées… • Présenter de manière attractive le secteur d’activité, l’offre produit, l’environnement… • Développer les points et les caractéristiques que l’on juge déterminants chez le candidat. • Prévoir un budget pour le passage de l’annonce durant 4 semaines (entre 400 et 700e) • Choisir un site spécialisé dans son secteur d’activité pour un seul poste à pourvoir • Faire appel à plusieurs sites généralistes ou régionalisés pour un recrutement multiple • Diffuser son annonce dans des newsletter spécialisées du secteur pour une recherche de profils pointus • Utiliser son propre site en mettant en place une boîte mail dédiée afin de réceptionner les candidatures et ne pas surcharger sa messagerie habituelle. • Prévoir une lettre-type pour les inévitables réponses négatives QUAND ATTIRER ET GARDER LES TALENTS INTERPELLENT L’ENTREPRISE DANS SES PRATIQUES … Force est de constater que les comportements des nouvelles générations de salariés au travail changent et que la force et la rapidité de ces changements interpellent quelquefois de manière brutale les dirigeants d’entreprise, les managers et les responsables des ressources humaines. Le cahier spécial « Place aux jeunes/Questions de management » réalisé à l’initiative de la Commission « Nouvelles Générations » du Medef, en liaison avec l’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines a le mérite de mettre en évidence des défis auxquels les entreprises sont souvent confrontées : Que mettre en œuvre pour que le « respect » fonctionne dans les deux sens, dans le cadre de la relation « Supérieur hiérarchique - collaborateur » ? Quelles pratiques développer, quels comportements mettre en œuvre au quotidien pour que les collaborateurs reconnaissent l’autorité de leur manager ? Quelles réponses apporter à des collaborateurs souvent pressés d’avancer dans leur vie professionnelle ? Comment répondre à leur besoin de bien être qui prend des formes et s’exprime souvent de manière très différente ? Comment satisfaire de manière durable et réaliste l’exigence souvent exprimée de donnant/donnant ? Apporter réponse à toutes ces interrogations est loin d’être chose aisée. Ne pas y répondre ou plus encore ne pas les considérer comme d’actualité peut conduire les entreprises concernées à rencontrer de réelles difficultés pour attirer et garder les talents, et par incidence se mettre à risque en termes de compétitivité et de survie. Des solutions existent. Toutes les entreprises ayant compris les demandes se cachant derrière ces défis (donner du sens, restaurer la confiance, réconcilier les jeunes générations avec l’entreprise …) initient des pratiques telles que : Soigner l’intégration et cela dès les premiers jours, en expliquant clairement au collaborateur les exigences de l’entreprise; Mettre en œuvre des « trophées » pour valoriser l’importance des savoir-être en entrepris ; Valoriser l’exemplarité dans les processus de recrutement et de promotion des managers ; Mesurer de façon régulière, au même titre que cela peut se faire auprès des clients, les points de satisfaction et d’insatisfaction des collaborateurs ; Apporter les « bonnes explications » au bon moment ; expliquer constamment les règles du jeu en « parlant vrai » à ses équipes ; Procéder à des évaluations annuelles ou plus fréquentes, à l’aide de critères perçus comme objectifs, pertinents et transparents ; Pendre en compte les valeurs des nouvelles générations en offrant la possibilité de s’engager ; Expliquer ce que l’entreprise offre déjà ; être facteur d’ambiance et de convivialité mais également favoriser les progressions, l’apprentissage, les évolutions et la possibilité d’essayer ; … sans oublier de communiquer en interne et en externe, pour faire savoir que ces pratiques sont mises en œuvre lorsque c’est le cas. Si cette liste est loin d’être exhaustive, chacun l’aura compris, favoriser l’implication, l’engagement et de bonnes relations entre générations au sein des équipes, reste heureusement possible. Les nouvelles générations ne sont ni pires ni meilleures que celles qui les ont précédées, elles sont par essence différentes, comme l’est d’ailleurs le contexte ! Il appartient donc aux dirigeants d’entreprise, managers et responsables des ressources humaines d’être « à l’écoute » et de faire preuve de créativité, pour adapter en continu leurs pratiques de management, de gestion des ressources humaines et de communication, et ainsi faire que le plaisir de travailler ensemble de manière productive reste une valeur partagée. L’appui d’un consultant, ouvert de par sa raison d’être et de par la variété des missions qu’il conduit, apportera dans certains cas une vraie valeur ajoutée. Stéphane HERIN, Responsable Agence Poitou-Charentes - Cabinet ACTIFORCES |






