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Date : 11/06/2008

• Faire carrière à l’international
• Partir dans de bonnes conditions
• Bien préparer son retour

FAIRE CARRIÈRE À L’INTERNATIONAL


LES FRANÇAIS ÉTABLIS HORS DE FRANCE
A la fin 2007, la population française établie et inscrite hors de France se monte à 1 326 087, soit une diminution de 3,5% par rapport à l’année précédente. La tendance observée au sein des ambassades et des consulats, durant ces 10 dernières années, confirme une augmentation moyenne des nouveaux expatriés de l’ordre de 3 à 4% par an.

UNE VÉRITABLE OPPORTUNITÉ
Que l’expatriation résulte d’un choix mûrement réfléchi, d’un coup de tête, d’une promotion interne ou d’une opportunité pour améliorer de manière substantielle son salaire, elle reste une expérience marquante dans la vie des individus. Vécu parfois comme dramatique pour la famille, le déracinement peut se révéler être une véritable opportunité professionnelle ainsi qu’une chance pour améliorer sa qualité de vie. L’expatriation est toujours un nouveau défi offrant des potentiels d’ouvertures à saisir au vol que ce soit au niveau professionnel, pour la famille, le couple ou le conjoint.

Sur le plan du travail
L’international est une obligation, voire un passage obligé, dans les grandes entreprises afin de pouvoir progresser plus haut et plus rapidement dans sa carrière. L’expatriation procure une plus grande culture et une meilleure maturité dans les pratiques managériales en constatant que les méthodes utilisées dans son pays restent souvent limitées et aseptisées. Toutes les fonctions sont concernées aujourd’hui par l’expatriation avec le commercial et le marketing mais aussi la finance, l’informatique, le juridique, les filières techniques et industrielles. Il est vrai qu’avec l’essor de l’externalisation, un séjour à l’étranger est particulièrement différenciant dans l’entreprise avec, en plus, l’atout de pouvoir maîtriser une seconde ou une troisième langue étrangère. Même si l’ère du jackpot salarial n’est plus de mise, l’évolution de carrière et l’enrichissement du CV sont ensemble des raisons suffisantes pour tenter l’expérience le plus tôt possible, y compris au cours de ses études.

Sur le plan du couple
De l’avis de beaucoup d’expatrié(e)s, lorsque l’on a réussi à se libérer de certaines contraintes familiales, sociales et culturelles, le fait de partir à l’étranger permet de s’épanouir et de se construire à part entière en tant que couple. «Ceci nécessite cependant une volonté commune, un projet d’avenir et une communication efficace. Des tensions apparaîtront probablement lors de la période de transition, pendant laquelle, «lui» est entièrement absorbé par ses nouvelles fonctions, ses nouvelles responsabilités et «elle» se démène en solo pour trouver ses marques et reconstruire un univers familier. Pourtant, si chacun reste à l’écoute de l’autre et respecte ses sentiments, les tensions disparaîtront rapidement. Affronter ensemble le défi de l’expatriation, faire équipe, se serrer les coudes peut même renforcer le couple» confirme un couple d’expatriés en soulignant que rien ne vaut de vivre ensemble les mêmes galères pour encore mieux être soudé l’un à l’autre.

Sur le plan de la famille
Un déménagement à l’étranger peut être l’occasion rêvée de recadrer ses priorités familiales et de changer certaines habitudes de vie. Par exemple, avec les enfants, il est conseillé de «Maintenir un style de conduite et certaines habitudes sachant qu’un changement de règle interne concernant, par exemple, le temps d’utilisation des jeux vidéo ou de la télévision, peut avoir des répercussions positives sur le développement de ceux-ci».

Sur le plan du conjoint
Lorsque l’épouse se sent bien et qu’elle est en confiance avec elle-même, l’expatriation est une excellente chose. L’observation montre que beaucoup de femmes ont réussi à s’épanouir grâce à une activité très différente de celle pratiquée dans leur pays d’origine ou encore, grâce à un nouveau projet professionnel nécessitant une formation supplémentaire. Il est vrai que «L’épouse est fréquemment stressée dans un premier temps à l’idée de perdre une identité, un statut professionnel. L’expatriation lui donne pourtant la chance de construire une nouvelle vie, de repenser à ce qui lui ferait vraiment plaisir, de sortir d’une certaine routine et de la contingence de certaines contraintes sociales et familiales».

UNE DYNAMIQUE DE CHANGEMENT
Il est évident que l’expatriation n’est plus seulement une question d’aventure pour ceux qui choisissent de partir s’installer et faire carrière dans un pays étranger. C’est devenu également la possibilité de découvrir de nouvelles cultures, d’autres langues, d’avoir des rapports avec des personnes en provenance de tous les continents. Dès lors, tout projet professionnel à l’étranger concrétise un objectif important qu’il convient de prendre au sérieux considérant qu’il peut en découler de grands changements pour soi comme pour sa famille.

Il existe actuellement 3 dominantes en matière d’expatriation :

La force d’attirance de certains pay
s
Pour bien réussir son expatriation, il faut choisir avec attention son pays de destination. Est-il stratégique pour l’entreprise ? Quels y sont les secteurs de pointe ? Le pays a-t-il besoin de mes compétences ? En ce domaine, le vieillissement de l’Europe offre de nouvelles opportunités professionnelles. C’est le cas en Norvège, en Finlande et en Suède, à condition de se décider rapidement. L’élargissement de l’Europe offre également un nouveau réservoir de main d’œuvre qualifiée, probablement plus mobile et moins exigeante financièrement. Le vieux continent reste le choix majoritaire des jeunes cadres qui rêvent de carrières dorées et de salaires confortables. Pour un jeune diplômé, une première expérience professionnelle, des études ou des stages effectués à l’étranger s’avèrent indispensables voire incontournables dans le parcours d’initiation au monde du travail ainsi que sur le CV. Attention toutefois au fait qu’un départ en solo en globe-trotter est fortement déconseillé et qu’il est bien plus préférable d’opter pour un séjour conclu dans le cadre d’un programme d’échanges.

Une aventure multiculturelle
Entre l’envie de découvrir les plaisirs et avantages qu’offrent l’expatriation et, le désir de travailler et d’évoluer dans une dimension multiculturelle, l’expatriation reste un bon choix à condition de ne pas mettre sa famille en difficulté. Pour cela, il est nécessaire de bien mûrir son projet en le décidant de manière commune avec son conjoint et ses enfants. Un changement bien préparé est forcément la source de nouveaux projets, de nouveaux enrichissements personnels et familiaux. La découverte d’une autre culture nécessite également l’apprentissage d’une seconde ou troisième langue comme l’allemand, l’espagnol ou le chinois, en plus d’une certaine maîtrise de l’anglais.

Des responsabilités plus importantes
En général, l’expatriation permet aux cadres d’accéder sur place à des responsabilités plus importantes, de développer des compétences plus importantes en management, d’apprendre à maîtriser une technologie encore inexistante ou peu développée dans leur pays d’origine. A ces avantages professionnels s’ajoutent souvent les petits et les grands «bonus» du statut d’expatrié.

4 PRINCIPAUX STATUTS
2 formules sont possibles pour contractualiser les missions temporaires de courte durée à l’étranger (détachement, séjour avec retour en France) et 2 autres, pour les séjours de longue durée ou à durée indéterminée (expatriation, contrat local).

•  Le détachement

Les PME ont surtout recours à cette formule lorsqu’elles souhaitent envoyer un salarié à l’étranger pour une mission courte d’une durée inférieure à 2 ans. Dans ce cas, le contrat de travail initial est maintenu en faisant seulement l’objet d’un avenant. Le salarié conserve la Sécurité sociale en France mais paie ses impôts à l’étranger dès qu’il passe plus de 183 jours en dehors du territoire français.

•  Les séjours avec retour permanent en France
Cette formule s’adresse à ceux que l’on appelle les «commuters» et qui travaillent à l’étranger durant la semaine et rentrent en France le week-end. En Europe, cette forme de mobilité est assez répandue (eurocommuters) car elle évite de déménager même si elle fait supporter à l’entreprise d’importants frais de transport, d’hôtel et de restaurant. Souvent, une prime non imposable pouvant atteindre jusqu’à 40% du salaire de base est allouée au «commuter». Si, en plus, celui-ci exerce une activité de prospection commerciale à l’étranger de plus de 120 jours par an (4 mois), il n’est pas imposé en France et ses jours de récupération, ses week-end et ses vacances pris hors France sont comptabilisés dans ce total.

•  L’expatriation

Cette formule concerne une durée assez longue passée à l’étranger en s’appliquant surtout dans les grandes entreprises et multinationales. Elle n’a pas la cote auprès des dirigeants de PME sachant qu’elle coûte chère en faisant de l’expatrié cadre «l’aristocrate de la mobilité internationale» comme le confie Isabelle Brokman, auteur de Travailler à l’étranger paru aux Editions L’Express. Ainsi, par exemple, l’entreprise est obligée de proposer un package équivalent de 2 à 5 fois la rémunération de base, dont une «hardship premium» c’est-à-dire une prime de difficulté de vie. Par ailleurs, la corbeille de l’expatrié cadre dirigeant comprend presque toujours la location tous frais payés d’une grande maison, du personnel local à sa disposition, le gardiennage, l’école pour les enfants, la voiture et le chauffeur, la prise en charge des cotisations à la CFE (Caisse des Français à l’étranger), une assurance complémentaire destinée au rapatriement immédiat en cas de pépin de santé, des billets d’avion pour la France pour toute la famille au moins 1 fois par an… Si le contrat de travail initial avec son entreprise en France est suspendu mais pas rompu, l’expatriation suppose la conclusion d’un contrat spécifique avec la filiale du pays d’accueil.

•  Le contrat local

C’est la formule «low cost» de l’expatriation certainement la plus utilisée par les PME. Techniquement, elle propose aux salariés de démissionner pour signer un CDI avec la filiale du pays d’affectation. En cela, il n’existe plus de filet de sécurité avec la France en percevant uniquement une rémunération «sèche» et en étant soumis au régime social comme à la fiscalité du pays d’accueil. Néanmoins compte tenu du peu d’attrait de cette formule, les PME proposent assez souvent un contrat local «Plus» incluant une rémunération plus attrayante ainsi que la prise en charge du déménagement, une participation au loyer, une cotisation à la CFE, une assurance privée, une prime d’expatriation et un engagement de réintégration de retour au pays.

CE QU’IL FAUT NÉGOCIER AVANT DE PARTIR

•  Le statut d’expatriation ;
•  Les conditions de départ
•  Les conditions de travail
•  Le contrat de travail à l’étranger
•  La durée du travail
•  Le salaire (au minimum base France)
•  Le rapport à l’impôt local (salaire net d’impôt)
•  Le logement
•  Le véhicule de fonction
•  Les avantages divers (indemnités  de déplacement, voyage aller-retour France..)
•  La protection sociale à l’étranger
•  Le licenciement et le chômage
•  La retraite à l’étranger et en France


PARTIR DANS DE BONNES CONDITIONS

CHECK-LIST AVANT LE DÉPART
Partir pour mieux rebondir professionnellement est aujourd’hui devenu LA principale motivation à l’expatriation. C’est l’avis de Jean-Luc Dubois, directeur de l’Espace emploi international qui confirme que “Ceux qui partent travailler à l’étranger voient en général leur expatriation comme temporaire, contrairement à ce qui se faisait auparavant. Ils comptent acquérir de nouvelles compétences pour les utiliser à leur retour et ainsi accélérer leur carrière”. Aussi que l’on soit étudiant, jeune diplômé, technicien, ingénieur, cadre, professionnel, le départ à l’étranger nécessite une préparation minutieuse sans rien laisser au hasard. Il est impératif de bien s’informer sur le but poursuivi, le moment du départ, le pays choisi, la durée de l’expatriation et ses différentes modalités à l’aller comme au retour. Une première check-list permet de mieux fixer le jugement ainsi que le périmètre des actions et des modalités à accomplir.

Une trentaine de postes à solutionner avant de partir:
Les documents à emporter ; Les formalités et les visas ; La protection sociale ; La scolarisation des enfants ; La banque et le patrimoine ; La santé et les vaccinations ; Les assurances ; Le déménagement - garde-meubles ; Les impôts/Quitus Fiscal

LE PROBLÈME DE LA FISCALITÉ

Le départ à l’étranger entraîne en général, sauf cas particulier des fonctionnaires ou de la famille restant en France, le transfert du domicile fiscal dans le pays d’accueil et l’imposition comme non-résident. Il appartient à l’expatrié de communiquer sa nouvelle adresse à l’étranger au centre des impôts qui lui a adressé le dernier avis d’imposition. Ainsi l’année qui suit le départ, il est nécessaire d’adresser au même centre des impôts sa déclaration. Cette déclaration doit comprendre les revenus perçus pendant l’année entière (les revenus perçus avant le départ sur l’imprimé n°2042 et, le cas échéant, les revenus de source française perçus après le départ sur l’imprimé n°2042-NR). Le centre des impôts transférera alors le dossier fiscal et la déclaration au centre des impôts des non-résidents (CINR) qui établira l’imposition sur le revenu. Durant les années suivantes, la déclaration annuelle d’impôt sur le revenu (modèle 2042) doit être souscrite au centre des impôts des non-résidents avec les revenus de source française uniquement.
Le paiement des impôts doit être effectué à la trésorerie habituelle, sauf si la déclaration de revenus a été effectuée auprès du centre des impôts des non-résidents en devant payer à la Trésorerie des non-résidents TNR).


Le Passeport ; La Carte Nationale d’Identité  ; Le permis de conduire ; Le permis de conduire international ; Les extraits d’actes de naissance ; Le livret de famille ; Les fiches individuelles d’état civil ; Les fiches familiales d’état civil ; L’extrait d’acte de mariage ; Le jugement du divorce ; Le certificat de décès du conjoint ; L’extrait du casier judiciaire ; Les papiers militaires ; L’autorisation de sortie du territoire pour les enfants mineurs

LES OBLIGATIONS DOUANIÈRES

Au départ, si la résidence est transférée dans un État membre de l’Union européenne il n’y a pas de formalités douanières à accomplir. Dans le cas d’un pays n’appartenant pas à l’Union européenne, il est nécessaire de fournir au service des douanes : un inventaire détaillé, estimatif, daté et signé de tous les biens (mobilier, véhicule, etc.) en double exemplaire, ainsi que tout document justifiant le transfert de résidence (passeport, contrat de travail, etc.). Dans tous les cas de transfert de résidence au sein de l’Union européenne ou vers un pays situé hors de l’Union européenne, la sortie de France de certains biens reste soumise à l’accomplissement de formalités particulières : armes et munitions, espèces de la faune et de la flore menacées d’extinction, biens culturels, etc. En ce qui concerne le transferts de moyens de paiement, il faut déclarer lors de la sortie de France les sommes, titres ou valeurs que l’on transporte et dont le montant est égal ou supérieur à 10 000 euros.
Au retour, si vous revenez d’un Etat membre de l’Union européenne, vous n’avez pas de formalités douanières à accomplir. Vous pouvez bénéficier de la franchise pour l’importation de vos biens personnels à conditions de respecter les règles suivantes : avoir une résidence à l’étranger depuis plus de 12 mois, utiliser et posséder ces biens depuis plus de 6 mois avant le transfert de résidence. Certains animaux, les motocycles, les véhicules automobiles, les caravanes de camping, les bateaux de plaisance et les avions de tourisme doivent avoir été acquis toutes taxes comprises dans le pays d’origine ou de provenance.

Vous devez toutefois être capable de fournir au service des douanes les documents suivants :

•  un inventaire des biens (y compris les véhicules) détaillé, estimatif, daté et signé ;
•  tout document prouvant que vous possédiez votre résidence normale à l’étranger ;
•  tout document probant attestant que vous vous installez en France (certificat de changement de résidence, ordre de mutation, contrat de travail...).

Si vous possédez des objets de valeur (antiquités, objets d’art...) ou des biens exigeant l’accomplissement de formalités particulières, vous devrez remplir une déclaration spécifique que vous remettra le service des douanes. Les biens admis en franchise ne peuvent être cédés, loués ou prêtés pendant 12 mois suivant leur importation en France.



Les formulaires E 111 et le formulaire E 101 ; Les photocopies certifiées conformes des diplômes et le CV ; L’original et photocopies certifiés conformes du contrat de travail ; La carte de groupe sanguin ; L’ordonnance des traitements suivis ; Le carnet de vaccination international ; Le carnet de santé des enfants ; Les livrets de vaccinations des animaux familiers ; Les coordonnées des personnes à contacter en cas d’urgence ; Les coordonnées de la Compagnie Assurance-Assistance en cas d’urgence ; La résiliation des contrats avant le départ ; L’envoi d’un avis de changement d’adresse (Faire suivre le courrier)

BIEN PRÉPARER SON RETOUR

UN CHOC CULTUREL INVERSÉ
Dans la vie d’un expatrié, le retour au pays est un moment difficile qu’il faut assumer et gérer au mieux. D’après Jean-Luc Dubois, “Pour profiter pleinement d’une expérience à l’étranger, il faut savoir ne pas rester plus de cinq ans en expatriation, L’idéal est de passer trois ou quatre ans dans le pays.” puis éventuellement revenir ou changer de pays. Il est vrai que si les 4 à 6 premières semaines d’expatriation provoquent un dépaysement plus ou moins cafardeux, le retour demande également des efforts considérables pour se réintégrer. C’est la raison pour laquelle il doit se préparer dès le premier jour d’expatriation. L’impatriation (contraire de l’expatriation) est l’un des points les plus délicats de la mobilité internationale notamment en ce qui concerne l’aspect matériel et logistique de la transition entre le pays d’origine et le pays de destination. Les problèmes liés à l’installation et les formalités qui l’accompagnent sont souvent sources de stress et tracas et peuvent même, dans le pire des cas, déboucher sur l’échec de l’expatriation.
Souvent méconnus ou sous-estimés, les changements au niveau professionnels risquent également d’avoir un impact important sur toute la cellule familiale. Beaucoup d’expatriés reviennent après quelques années à l’étranger avec un bagage culturel plus important, de nouvelles compétences et un certain statut. Ils peuvent alors éprouver certaines difficultés à s’adapter aux nouvelles exigences de l’entreprise, au manque de reconnaissance de leur expérience et au changement de statut. L’une des grandes difficultés pour les expatriés de retour en entreprise est la difficulté à valoriser de nouveaux atouts professionnels différents des pratiques internes manquant parfois de transparence et de précision pour les collègues de travail et la hiérarchie. Aussi, la règle d’or de l’expatriation réussie est-elle de continuer à faire vivre son réseau pendant son absence en le tenant informé de ses évolutions professionnelles.

LES RAISONS DU CHOC

L’expatrié a connu pendant la durée de son contrat :

•  Une facilité de vie et de bien-être
• Un droit à des privilèges et à des avantages divers
• La pratique des langues et une ouverture d’esprit
• Une liberté, autonomie et autorité professionnelle
• Le goût du voyage et des découvertes
•  Le dépaysement et des changements dans le mode de vie
• Une nouvelle culture et le respect des coutumes
• Des expériences nouvelles et enrichissantes

UNE PHASE DE DÉSILLUSION
Si dans un premier temps, on peut parler du phénomène «Lune de Miel» de retour dans le pays d’origine en étant heureux de se rapprocher de sa famille, de ses parents âgés, de ses amis, de re-goûter aux joies simples des habitudes anciennes, arrive rapidement la phase de désillusion. Une désillusion souvent due à l’image trop idéale que les individus se font de leur pays durant leur expatriation, mais aussi un désenchantement lié aux différents changements constatés de retour au pays. L’impatrié(e) se sent paradoxalement étranger parmi les siens, ce qui nécessite de sa part une bonne dose de patience et de tolérance afin de ne pas s’isoler, ni rompre les liens avec toutes les anciennes relations.

•  Exemples de «choc culturel inversé» pour l’expatrié(e) qui, ayant développé une autre vision du monde au cours de son expérience à l’étranger, se trouve confronté à des modifications notables de son environnement initial :
•  Changements familiaux, naissances, mariages, divorces, décès
•  Déménagement, mode de vie, relation aux gens…
•  Remise en question de certaines croyances, valeurs, désaccords avec le point de vue des proches
•  Indifférence de la famille, amis, collègues souvent peu intéressés par l’apport de nouvelles idées, expériences, références
•  Changements politiques, économiques et sociaux affectant le quotidien
•  Disparition de petits commerces, de lieux de rendez-vous, évolution du système scolaire, développements urbanistiques…
•  Changement de langage, expressions et argot utilisés

PENSER À L’IMPATRIATION

Après la phase de déception vient ensuite la phase d’adaptation, d’acceptation et de connexion. La plupart des difficultés rencontrées lors de la transition sont étroitement liées aux nombres d’années passées à l’étranger, aux caractéristiques du ou des pays d’accueil, ainsi qu’aux caractéristiques propres aux familles, aux entreprises et aux individus. Pour faciliter l’impatriation, il faut d’abord accepter l’idée que tout n’est pas idéal dans son pays d’origine en essayant de passer au-dessus des points négatifs survenant inévitablement lors du retour. Il s’agit également de réintégrer le «moule» en s’obligeant à recréer un nouveau style de vie forcément différent de celui vécu avant et pendant l’expatriation. Aussi pour bien vivre son retour au pays, il est nécessaire d’envisager par avance un certain nombre de conséquences en s’obligeant à prendre des décisions utiles telles que :

•  Communiquer sa date de retour à la famille, aux amis, aux membres de son réseau
•  Utiliser sans modération des check-lists en sachant faire du tri et du rangement
•  Rester en contact avec sa famille et ses amis durant toute la durée d’expatriation (visites, courrier, coups de téléphone, webcam,...) et en encourageant les enfants à faire de même
•  Se tenir au courant des évolutions du pays d’origine à l’aide d’Internet, du satellite, de la presse, de la radio
•  Préparer les démarches administratives du retour quelques mois à l’avance (inscriptions, résiliation de contrats, choix du logement, des écoles...)
•  Profiter au maximum des derniers mois d’expatriation
•  Organiser une petite soirée d’adieu de manière à quitter sereinement ses amis d’expatriation en échangeant les coordonnées
•  Ne pas hésiter à contacter et à prendre des informations auprès d’autres familles qui ont connu le même genre de parcours
•  Rassembler les souvenirs d’expatriation sous la forme d’album ou de journal
•  Ne rien attendre des autres afin d’éviter d’être désagréablement surpris
•  Respecter les proches restés au pays qui ont tous des qualités individuelles mais qui ne souhaitent pas forcément entendre comment c’était bien ou mieux ailleurs
•  Faire l’effort de s’intéresser d’abord à leur vie, à leurs joies, à leurs difficultés
•  S’obliger à continuer les efforts linguistiques ou autres entrepris à l’étranger
•  Réfléchir aux nouveaux choix d’orientation professionnelle possibles 
•  Ne pas oublier la préparation des enfants et l’influence de son propre comportement sur eux
• Rester tolérant(e) envers soi-même
• Se préserver des moments de détente pour rester serein(e)

CONTACTS

www.cfe.fr : Caisse des Français de l’étranger
www.cimed.org : Comité d’informations médicales (CIMED)
www.cleiss.fr : Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale (CLEISS)
www.diplomatie.gouv.fr : Conseils donnés aux voyageurs par le site du ministère des Affaires étrangères et européennes 
www.douane.gouv.fr
www.impots.gouv.fr
www.mfe.org : Maison des Français de l’étranger
www.mondial-assistance.fr : Solutions d’assistance pour expatriés
www.pasteur.fr/externe : Institut Pasteur

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Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008