Aliénor : conseil et formation

Les dossiers de la rédaction
Voir les autres dossiers du JDP N° 100 Voir les dossiers de tous les JDP
JDP N° 91 : Offshore - Qu'est ce que le Offshore ? Quel avenir ? Les conséquences sur l'emploi Extrait

Date : 22/09/2008

•    Qu’est ce que le offshore ?
•    Quel avenir pour le offshore ?
•    Les conséquences sur l’emploi


Par Thomas Houdré et Mathias Lelièvre, Ingénieurs des Mines

Il y quelques années, le terme offshore désignait les entreprises pétrolières qui installaient leurs plates-formes de forage au large des côtes. Aujourd’hui, il  s’applique aux grandes entreprises qui installent des plates-formes de service dans des pays tiers, autrement dit qui délocalisent et / ou sous-traitent leurs activités de « services » dans des pays à moindre coût de main-d’œuvre. L’arbitrage salarial est bien sûr le moteur principal du offshore, mais d’autres raisons expliquent aussi l’essor du phénomène : les économies d’échelle grâce au regroupement des fonctions au sein de centres de services partagés, la flexibilité accrue dans la gestion de la main-d’œuvre, ou encore le recentrage sur le cœur de métier.

Le Journal des Professionnels


QU’EST-CE QUE LE OFFSHORE ?

Le offshore désigne l’ensemble des délocalisations de « services ». C’est, en quelque sorte, l’Acte II des délocalisations vers des pays à faibles coûts de main d’œuvre, après l’acte I des délocalisations industrielles. Dans le domaine de l’informatique, le offshore est devenu une pratique répandue : les développements de logiciels se font en Inde, en Roumanie ou au Maroc tandis que l’analyse des besoins et la définition de la solution technique sont réalisées au plus proche de l’utilisateur final, dans les pays occidentaux. Aujourd’hui, aucune des activités supports des entreprises n’est épargnée par le offshore. Qu’il s’agisse de l’ingénierie, des ressources humaines, de la comptabilité ou des centres d’appels , il est toujours possible de redessiner les contours de ces activités avec l’objectif d’en réaliser une partie dans un pays à bas coût de main-d’œuvre.

L’ Inde : leader incontesté du offshore
La première des fonctions touchées a été l’informatique : le passage de l’an 2000 a suscité une importante demande qui a véritablement lancé le modèle du offshore aux Etats-Unis. Puis, dans un contexte de réduction des coûts subséquents à l’explosion de la bulle internet, le offshore a définitivement pris son essor. Aujourd’hui, l’Inde s’impose comme le leader mondial incontesté du offshore avec 65% de parts de marché (et 30% de taux de croissance du offshoring), profitant d’une population nombreuse, anglophone et susceptible de fournir des formations d’ingénieurs de très bon niveau. 

Le offshore pour les entreprises françaises : une réalité complexe
Le offshore en France reste encore dans l’ombre des délocalisations industrielles aux yeux du grand public. Il n’en est pas moins une réalité concrète pour une partie des entreprises françaises, puisque plus des trois quarts des entreprises du CAC 40 ont déjà mis en place un projet de ce type, motivées par les perspectives de réduction de leurs coûts. L’informaticien indien est ainsi payé six fois moins cher que son homologue français. On parle même de dix fois moins cher pour un employé dans les services de comptabilité ou de ressources humaines. Pourtant, d’autres raisons expliquent l’essor du phénomène : les économies d’échelle grâce au regroupement des fonctions supports au sein de centres de services partagés, la flexibilité accrue dans la gestion de la main-d’œuvre, ou encore le recentrage sur le cœur de métier.
Pour autant, il faut rester lucide quant aux gains potentiels d’une opération offshore. De nombreux surcoûts viennent dégrader la rentabilité d’un tel projet comme la mise en place d’infrastructures dans des pays où le prix de l’immobilier explose, un encadrement plus important par rapport à une situation onshore, ou encore une moindre productivité des ingénieurs locaux par rapport à leurs homologues occidentaux. Pourtant, en prenant en compte ces surcoûts et sur la base des expériences recensées, il apparaît qu’un projet offshore permet de réaliser de l’ordre de 30% d’économies pour des fonctions telles que la comptabilité ou les ressources humaines.

( . . . )


VOUS DEVEZ ETRE ABONNÉ POUR POUVOIR LIRE CE DOSSIER DANS SON INTÉGRALITÉ


La suite du dossier :

•    Qu’est ce que le offshore ?
•    Quel avenir pour le offshore ?
•    Les conséquences sur l’emploi

Reproduction interdite - Copyright JdP© / 2000 - 2007 • Directeur de la publication : Y.Guerin / Rédacteur en chef : D.Reuter
Illustrations : C.Burgaud • N°ISSN 1156-8801 - Dépôt légal N°367 - Réalisation : N1bus-Expériences Copyrights© 2007-2008