JDP N° 91 : Entreprises en difficulté - Les indicateurs, 3 procédures juridiques de prévention, Motifs de mise en cause du dirigeant
Extrait
Dirigeant : sortir des difficultés par le haut
Date : 26/09/2008
• Les indicateurs de difficulté
• 3 procédures juridiques de prévention
• Les motifs de mise en cause du dirigeant
LES INDICATEURS DE DIFFICULTÉ
N’EST PAS SUPERMAN QUI VEUT !
Dans l’absolu, si la qualité était partout il n’y aurait plus de difficultés passagères ou chroniques au sein des entreprises. Le dirigeant serait alors en permanence un super bon chef d’orchestre capable d’interpréter tous les signaux émergents et/ou négatifs provenant de son environnement de travail. Que ce soit dans le cadre d’une TPE, PME ou filiale d’un grand groupe, il serait alors capable d’utiliser avec maestria le principe stratégique de la «roue de Deming». Du nom de son inventeur, William Edwards Deming gourou de la qualité totale, la «roue de Deming» consiste à gérer un cycle perpétuel d’amélioration de la qualité baptisé PDCA : Plan (préparer), Do (faire), Check (comprendre), Act (réagir en conséquence). Le cycle PDCA est une sorte d’auto-diagnostic permanent consistant à contrôler et à corriger tout ce que l’on entreprend en pratiquant une remise en question permanente suivi d’actions adéquates. En admettant que tout chef d’entreprise en soit capable, il faut y ajouter la mise en place du principe de Michaël Porter, professeur de stratégie à Harward, pour qui «La masse totale de profit potentiel dans un secteur d’activité dépend de l’intensité des forces de la concurrence». Selon lui, il existe 5 forces ou menaces concurrentielles de nature à obérer l’activité normale de l’entreprise : l’intensité de la concurrence ; les nouveaux entrants ; le pouvoir de négociation des clients ; le pouvoir de négociation des fournisseurs ; les produits de substitution
Il faudrait enfin que le dirigeant utilise de manière fine et pertinente le modèle SWOT, dont le but est de diagnostiquer les forces et les faiblesses de l’entreprise dans 4 domaines clés : management-ressources humaines ; administration-finance ; production-technique ; commercial-marketing. En fait, dans ce scénario idéal, il faudrait que chaque dirigeant soit un cousin de «Superman» en étant doué de super pouvoirs d’anticipation des problèmes comme en disposant de larges connaissances utiles, d’une capacité hors du commun pour prendre les bonnes décisions et surtout, disposer d’un bon blindage contre tous les mauvais coups du sort et consorts. Le rêve quoi !
LE MODÈLE SWOT
L’analyse SWOT s’applique aux forces et aux faiblesses des facteurs internes à l’entreprise en proposant 4 éclairages :
• S (Strengths) = Force de l’entreprise
• W (Weaknesses) = Faiblesses notables
• O (Opportunities) = Opportunités dont elle dispose
• T (Threats) = Menaces pesant sur elle
4 PHASES D’AVERTISSEMENT
Pourtant si aucun individu ne peut prévoir s’il sera atteint ou non d’une grave maladie, un jour ou l’autre, de la même façon aucun dirigeant ne peut prédire si son entreprise, au gré de circonstances souvent involontaires, ne subira pas non plus une crise économique ou financière sévère à un moment donné. C’est la raison pour laquelle, il existe depuis longtemps une comparaison entre la direction et la gestion de l’entreprise avec la conduite d’un véhicule. Par exemple, dans le cas des feux de signalisation il existe une analogie avec les difficultés rencontrées par les entreprises selon 4 phases distinctes. Chaque phase correspond à un degré d’importance faisant qu’en l’absence d’un diagnostic pertinent ou de mesures adaptées, l’entreprise rentre alors dans un cycle d’enchaînement d’événements la faisant passer très rapidement d’une phase à l’autre.
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