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JDP N° 85 : Innovation et Qualité - Devoir d'innover, Pôles de compétitivité, les inventions, les certifications
Extrait
Date : 06/12/2007
UNE FRANCE QUI DÉCROCHE Les derniers chiffres publiés par l’institut Eurostat, organisme statistique de l’Union Européenne, indiquent que la France décroche en matière de recherche. En 2005, les dépenses de R&D ont stagné à 2,13% du PIB alors qu’elles étaient de 2,2% en 2001, en contradiction avec l’objectif de 3% à atteindre d’ici 2010 annoncé lors du sommet de Lisbonne. Davantage que l’effort engagé envers le secteur public qui stagne, ce sont les dépenses en R&D du privé qui marquent le pas avec une régression à 1,11% contre 1,19% en 2001. Le paradoxe est d’autant plus grand que la France dispose d’un nombre important de chercheurs rapporté à la population (3,2°/°°) et que c’est elle qui consacre le plus d’argent public à la recherche (0,89% du PIB). Un autre problème est sans doute dans le fait que 48% des chercheurs sont salariés du secteur public contre, par exemple, 40% en moyenne au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède. Pour les spécialistes, c’est ce faible engagement des entreprises dans la R&D qui entretient une spécialisation bas de gamme de l’ensemble de l’appareil industriel français. Une baisse qui affecte tous les secteurs de pointe depuis la fin des années 90 et qui se traduit, selon un rapport de l’IGF (Inspection générale des finances), par les 4 constats suivants : • Un niveau de partenariat entre la recherche publique et les entreprises qui ne progresse ni en nombre ni en valeur. • Un taux de dépôt de brevets qui augmente depuis 1997 mais pas du tout les ressources tirées des licences. • Un nombre d’entreprises nées des laboratoires qui croît mais qui peine ensuite à se développer avec seulement 1 établissement sur 13 qui dépasse le million d’€ de chiffre d’affaires après 4 ans d’existence. • Un nombre de docteurs au sein des entreprises qui est passé de 1 620 en 2000 à 1 140 en 2004. LA PROBLÉMATIQUE DE LA RECHERCHE PUBLIQUE D’après l’IGF, bien plus que les moyens disponibles, ce sont les mentalités et le corset des procédures administratives qui asphyxient la productivité attendue en matière de R&D. Dans son dernier rapport, l’IGF note une dilution des moyens dans le cadre de la recherche publique, la complexité de son organisation administrative et une répartition trop dispersée de ses universités avec, en prime, une moindre productivité en regard de l’érosion du nombre de publications scientifiques. En conclusion, chacun fait quelque chose mais mal, peu ou imparfaitement. Même son de cloche du côté des entreprises qui sont accusées de trop peu investir, d’être faibles sur certains secteurs industriels comme, par exemple, les biotechnologies. Il est cité, par exemple, le montant des contrats de recherche passés par les universités et les organismes de recherche français avec les entreprises qui s’établit à 172,5 millions d’euros en 2004 (près de 190M€ en 1999), alors que les revenus tirés des brevets par les organismes de recherche stagnent à 133,5M€ en 2004 contre 130M€ en 1999. ( . . . ) |
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La suite du dossier : LE DEVOIR D’INNOVER
LES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ FRANÇAIS
LES INVENTIONS QUI ONT ACCÉLÉRÉ LE PROGRÈS
Y VOIR CLAIR DANS LE MAQUIS DES CERTIFICATIONS
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