LES 100 PREMIERES ENTREPRISES
EN POITOU-CHARENTES - VENDÉE – LIMOUSIN
CLASSEMENT EXCLUSIF EN COLLABORATION AVEC ALTARES
A l’occasion de son 100ème N°, le Journal Des Professionnels propose le TOP 100 des entreprises dont le siège social est installé en Poitou-Charentes, Vendée ou Limousin, soit la zone de diffusion du JDP.
Ce TOP 100 est complété par un palmarès sectoriel répartis selon 12 secteurs d’activités :
• Agriculture & Agroalimentaire,
• Automobile & Matériel de transport,
• BTP & Immobilier,
• Chimie & Pharmacie
• Environnement & Energie,
• Industrie manufacturière, Informatique,
• Electronique & Electrique,
• Métallurgie & Mécanique,
• Tourisme & Loisirs,
• Recherche & Santé,
• Commerce
• Transports & Logistique.
Pour réaliser ces classements qui constituent une « Première » dans la mesure où elle englobe un territoire géographique original et homogène comprenant 8 départements de proximité, le « Journal Des Professionnels » s’est appuyé sur les bases de données fournies par Altares, un des premiers acteurs en France de l’information sur les entreprises (300 collaborateurs, 24.000 clients en France, 2 millions de rapport de solvabilité par an).
Les sociétés retenues sont celles qui ont publié leur bilan 2008 ( ou 2008/2009) sur 12 mois à la date d’extraction des données, soit début Mai 2010. Les sociétés sont classées par ordre décroissant de chiffre d’affaires HT.













Lionel Bellenger, maître de conférence à Paris 3 et au Groupe HEC, est l’auteur du livre « Les secrets des vrais pros » chez ESF.
Il a donné plus de 1000 conférences dans le monde et a bien voulu, pour le N° 100 du « Journal Des Professionnels, apporter son éclairage sur l’état d’esprit et les réflexes d’un « VRAI PRO » .
GAGNER EN PROFESSIONNALISME
En cette période de fortes turbulences et de lourdes incertitudes où chacun cherche à s’en sortir du mieux qu’il peut, on ne saurait perdre de vue cependant de bien faire ce que l’on a à faire. Dire d’un cuisinier, d’un artisan, d’une société de services, des prestations d’une administration, des réalisations d’une PME, c’est du travail de « pro », voilà le compliment qui plus que jamais fait la différence et procure satisfaction et plaisir. Mais qu’est-ce qu’un mental de pro ? Qu’est-ce que ça veut dire être pro ? Et comment gagner en professionnalisme ?
D’ABORD UN ETAT D’ESPRIT
Les lecteurs du JdP (Journal des Professionnels) qui fêtent avec la rédaction leur numéro 100, ont fait l’expérience que le professionnalisme n’est pas qu’une affaire d’expertise, de connaissance, de techniques, voire de bonnes pratiques ou d’un peu d’astuce ou d’entregent. C’est plus profond que cela : c’est une affaire d’exigence avec soi-même et de respect des autres. Bref, une question d’état d’esprit. Il y a du professionnalisme quand quelqu’un s’efforce de donner le meilleur de lui-même, prend du plaisir, le partage, a envie de produire de la satisfaction.
Le professionnalisme ne se confond pas avec la perfection. Ce n’est pas une utopie, au contraire c’est faire du mieux qu’on a pu avec ce dont on dispose. C’est mettre son intelligence et son désir au service d’une réalisation pour qu’elle soit appréciée et remarquée, pour qu’elle soit à la hauteur d’une promesse (tout acte commercial est fondé sur une promesse) voire qu’elle aille au-delà.
Derrière le professionnalisme il y a une éthique de la relation (respecter la promesse) et beaucoup de travail. Le professionnalisme c’est le contraire de la négligence, de la suffisance, de l’esbroufe. Le pro ne compte pas son temps et ses efforts pour préparer ce qu’il va « livrer » (ce « livrable » cher aux informaticiens dans la démarche de projet).
Générosité et honnêteté sont au cœur des vraies clés du professionnalisme. C’est pourquoi les ratages sont possibles. Mais ils sont assumés et reconnus. Il serait bon de revaloriser dans l’entreprise, l’idée de conscience professionnelle, c’est-à-dire cet état d’esprit qui consiste à penser et agir autant en connaissance de cause, qu’en conséquence de cause. C’est-à-dire à s’interroger sur le « pourquoi » des décisions mais aussi sur leurs effets.
Décider et agir en professionnel intègre la notion de sens des responsabilités. C’est urgent car c’est la seule manière de lutter sérieusement contre les ravages du court terme. Prendre en compte la durée, c’est s’inscrire dans la voie de la pérennité. Or tout dirigeant qui se comporte en pro, continue même en période de turbulences à prendre en compte du mieux qu’il peut l’avenir.
Être pro, c’est avoir le souci de servir, de contribuer à faire avancer les choses, de construire, d’expérimenter, d’inventer, d’oser au risque de se tromper. Pour le Prix Nobel De Gennes, « progresser c’est changer d’erreur ». Pour Jean Todt, grand pro de la compétition automobile, aujourd’hui, Président de la F.I.A., « celui qui se croit le meilleur est perdu ». Gagner en professionnalisme c’est faire une bonne cure d’humilité.
ET DES REFLEXES A CULTIVER
S’il y a un état d’esprit pro, il y a plusieurs manières de cultiver le professionnalisme, chacun à sa façon.
L’écoute active
S’ouvrir, être disponible, fonctionner comme un radar, collecter de l’information, être en prise directe sur son environnement, développer sa curiosité, questionner, faire l’effort de chercher à comprendre, dépasser les apparences (l’ombre du zèbre n’est pas rayée), autant de conditions intéressantes et pas faciles à préserver pour ceux qui veulent être pro. Il faut se nourrir, s’enrichir, se frotter. Écouter, lire, entendre, échanger, discuter, c’est accepter de se mettre à l’épreuve. C’est trier, sélectionner, aller vers l’inconnu, sortir des sentiers battus, découvrir. Un pro a le souci de connaître, vérifier, comparer pour se faire son idée et aller confronter le monde… et mieux se connaître le lui-même.
L’engagement
Les pros sont des gens de conviction. Ils ont fait des choix, pris des décisions. Ce qui leur permet de fixer des priorités, des objectifs et de faire preuve de consistance : ils choisissent, décident et mettent en accord ce qu’ils disent et ce qu’ils font. Ils prennent des risques car ils ont une volonté d’aboutir et de réaliser. Ils ne procrastinent pas, ne confondent pas douter et tergiverser. Il y a un temps pour délibérer et un temps pour décider et agir.
L’engagement constitue une des qualités fondamentales du dirigeant d’entreprise comme des cadres. L’autorité en dépend. La réputation d’exemplarité y est associée. Les équipes ont besoin de savoir où l’entreprise va, pourquoi et comment. L’esprit de décision est au cœur du professionnalisme. Et ce sont les bonnes décisions qui font la réussite d’une entreprise.
La combativité
Le professionnalisme est un combat de tous les jours. Que ce soit pour défendre une cause, réaliser une performance, sauver une situation, créer, faire preuve de professionnalisme c’est mettre en œuvre un potentiel de combativité. C’est sûrement un désir profond qui produit l’énergie nécessaire aux grandes œuvres et aux aventures. Rien ne se fait dans la facilité. On peut même compter sur des temps de sacrifice. Et le pro apprend à ménager sa monture. Il y a des combats à livrer et des moments de récupération à préserver, sinon on « casse » (voir les maladies du stress actuel).
Pour un pro on entend par combativité, la capacité à renverser des tendances défavorables plus qu’à alimenter l’idée du « toujours plus ». Il s’agit d’améliorer, corriger, réparer, faire grandir (ouvrir un nouveau point de vente, rétablir un compte d’exploitation, embaucher…). L’échec fait partie d’un parcours ou d’une expérience. Rebondir a du sens. On peut sortir plus costaud d’une épreuve ou en tout cas changé. L’optimisme est un bon allié du pro qui croit en la possibilité d’améliorer une situation. Se sentir « en progrès » fournit l’élan et le souffle qui permettent d’aller de l’avant et de vaincre des résistances.
L’expérimentation
Routines et habitudes ne suffisent pas à assurer développement et pérennité. Il faut bouger, si ce n’est « se bouger ». Bref chercher à faire autrement, comme pour se renouveler en quelque sorte. Les entreprises qui marchent bien, dirigées par des pros vivent de l’expérimentation, c’est-à-dire de la capacité à :
- faire un inventaire, un diagnostic
- tirer des enseignements
- oser prendre des décisions de changement
- mettre en application
- dresser un bilan
- ajuster
Dans un monde de convoitises et de concurrence, l’initiative est vitale car elle alimente la différenciation et la quête d’amélioration. Il ne s’agit pas de changer pour changer. Le changement doit avoir du sens et être maîtrisé avec des phases de transition.
Expérimenter est un jeu à risques. On peut s’y consumer ou s’y révéler ; Tenter quelque chose c’est se mettre à l’épreuve (lancer un nouveau produit, se reconvertir, tester un circuit de distribution inhabituel, externaliser un service…). Il peut il y avoir un vertige, un sentiment d’effroi. Mais les pros ont compris que c’est dans l’expérimentation qu’on apprend véritablement à connaître les parties de soi les plus opaques et les plus profondes. C’est dans l’inconnu qu’on peut grandir et s’enrichir car l’expérimentation sollicite les capacités d’adaptation. Il y a du professionnalisme dans le fait de croire en la force et la richesse parfois inattendue et insoupçonnée des nouvelles réponses que l’on est capable de promouvoir.
LE PROFESSIONNALISME EST UNE AVENTURE
La conduite d’une entreprise est assimilable à une aventure au plan humain. La gestion et la technique n’y peuvent pas grand chose. Il faut faire avec la dimension humaine, ses hauts et ses bas, ses dits et ses non-dits, ce qui est clair et ce qui l’est moins ou pas du tout. Gagner en professionnalisme, c’est en ce sens oser faire la part des choses, respecter les autres et se respecter soi-même, chercher à aller de l’avant et partager au mieux l’idée de construire ensemble quelque chose d’acceptable si ce n’est d’enthousiasmant. Et comme dans toute aventure il convient de tenir bon et de faire avec les revers.
Professionnalisme et leadership : les secrets des vrais pros
Etre pro, c’est une réputation qui se construit. C’est avant tout une culture d’exigence mais aussi de passion et de plaisir. Pour les dirigeants, c’est la seule garantie d’une progression durable et d’une montée en compétences des équipes. Cet ouvrage, tonique, illustré, concret, met à plat les ressorts du professionnalisme. Ce qu’il faut cultiver en soi ou corriger… si on veut être un leader et un vrai pro. Bref, des petits secrets aux grands effets à partager. Du vrai bon sens à l’écart des modes managériales. Un décryptage vivant et attractif de la dimension humaine de la performance.
Lionel Bellanger
www.lionelbellenger.fr